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Aperçu opérationnel sous-régional 2014 - Europe septentrionale, occidentale, centrale et méridionale

| Aperçu |

Environnement opérationnel

Les 36 pays de cette sous-région possèdent une longue tradition de protection des réfugiés, de solides cadres juridiques et, pour la majorité d'entre eux, des régimes nationaux d'asile opérationnels. Néanmoins, les traditions juridiques et expériences de l'asile et des migrations façonnent le paysage de la protection dans chaque pays de manière spécifique. La Croatie, qui est devenue le 28e Etat membre de l'Union européenne en juillet 2013, est le plus récent pays participant au régime d'asile européen commun (RAEC).

La nouveauté la plus importante en 2013 a été l'adoption d'une législation amendée de l'Union européenne sur l'asile et l'accueil des demandeurs d'asile. Les statuts révisés, qui exigeront une transposition détaillée au niveau national en 2014, renforcent les normes de protection dans la région. Toutefois, des incohérences persistent dans la mise en œuvre, ce qui aboutit à des déficits de protection dans certains pays et pose des difficultés pour le fonctionnement du RAEC, notamment des écueils dans l'application du Règlement Dublin II, qui détermine l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande d'asile.

La tendance à une augmentation du nombre des demandes d'asile présentées dans la région en 2011 et 2012 s'est poursuivie pendant la première moitié de 2013. La crise en République arabe syrienne a en particulier accru la quête d'asile dans l'ensemble de la région. L'Allemagne et la Suède ont été les pays les plus touchés : à eux deux, ils ont reçu plus de 50 pour cent des requêtes émanant de Syriens.

En 2013, l'Allemagne a enregistré le plus grand nombre de demandes d'asile dans la région, suivie de la France et de la Suède.

Si les Syriens forment désormais le deuxième groupe de demandeurs d'asile, le groupe le plus important, et en constante augmentation, est celui composé de personnes originaires de la Fédération de Russie. Les groupes de demandeurs d'asile afghans et serbes arrivent respectivement en troisième et quatrième position. Parmi les personnes en quête d'asile chaque année, on trouve aussi des apatrides. On estime actuellement que 436 000 apatrides vivent dans la région.

Garantir l'accès des réfugiés à l'asile, y compris aux frontières maritimes ou terrestres, demeure un pari ardu. Le HCR demande aux Etats d'honorer leurs obligations en matière de protection internationale lorsqu'ils font face à des migrations illégales. Les débats publics ne font guère de différence entre les migrants clandestins et les réfugiés, et la xénophobie restreint l'espace d'asile dans beaucoup de pays de la région. Par ailleurs, la crise économique a également eu des répercussions négatives sur l'image des migrants dans l'opinion publique. Elle a réduit les possibilités pour les réfugiés de trouver un emploi et a limité la disponibilité de ressources pour construire ou consolider les régimes d'asile et de protection.

Dans cet environnement opérationnel difficile, le HCR doit continuer d'inciter les gouvernements et les institutions de l'Union européenne à soutenir l'accès à l'asile, relever la qualité de l'octroi de l'asile, encourager des régimes d'asile justes et efficaces, définir et clarifier les normes juridiques et trouver des solutions durables, notamment l'intégration, pour les réfugiés et les apatrides.

| Réponse |

Stratégie

  • Le HCR appuiera les processus de définition des politiques de l'Union européenne relatifs aux personnes relevant de sa compétence et mobilisera un

  • Le HCR aidera les gouvernements et d'autres partenaires à édifier et conserver des régimes d'asile et de protection justes et efficaces.

  • Pour préserver l'espace d'asile dans le contexte migratoire plus large, le HCR s'emploiera à garantir une gestion des frontières plus sensible aux impératifs de la protection. Il ne ménagera pas ses efforts pour faire en sorte que la détention soit utilisée uniquement en dernier recours. Il fera également campagne pour que les conditions d'accueil, notamment des demandeurs d'asile ayant des besoins spéciaux, tels que les enfants non accompagnés ou séparés et les victimes de la traite ou de traumatismes, respectent les normes internationales minimales.

  • Le HCR encouragera une augmentation du nombre de places de réinstallation et un renforcement des capacités d'intégration dans les pays de réinstallation, ainsi qu'une mise en œuvre de projets d'intégration locale pour les quelque 1,6 million de réfugiés dans la région.

  • Pour prévenir et résoudre les situations d'apatridie, le Haut Commissariat continuera d'inviter les Etats à adhérer aux Conventions de 1954 et 1961 sur l'apatridie et d'améliorer les mécanismes destinés à recenser les apatrides. appui politique et financier dans la région pour son travail dans le monde entier.

Défis

Les difficultés économiques ressenties dans l'ensemble de la région ont eu des conséquences sur la capacité et la volonté de nombreux pays de renforcer la protection, alors que des restrictions budgétaires ont touché les organisations de la société civile qui assurent des services et soutiennent les demandeurs d'asile et les réfugiés. Dans certains pays, la xénophobie et l'intolérance qui en découle ont débouché sur des incidents de discrimination et de violence. Ces phénomènes, allant de pair avec des conflits dans les pays voisins, ont aiguisé la montée d'attitudes négatives à l'égard des nouveaux afflux de demandeurs d'asile et ils ont parfois incité les Etats à donner la priorité à la lutte contre les mouvements clandestins, notamment par un contrôle renforcé aux frontières, le recours à la détention et la pénalisation des entrées illégales, aux dépens de leurs obligations en matière de protection internationale.

| Mise en œuvre |

Opérations

Le HCR atteindra ses objectifs dans la sous-région moyennant une stratégie à plusieurs facettes ayant trait à la définition de normes, au plaidoyer et aux partenariats. Des commentaires sur la législation, des analyses comparées et la participation à des procédures judiciaires permettront au HCR de contribuer à la définition de normes juridiques aux niveaux national et régional. Le suivi et les rapports sur les pratiques nationales, ainsi que la comparaison par des études portant sur plusieurs pays, faciliteront l'analyse des lacunes et l'identification des bonnes pratiques. Le Haut Commissariat nouera le dialogue avec tous les niveaux des gouvernements et des institutions régionales. Il tiendra des consultations avec les réfugiés, les demandeurs d'asile et les apatrides et collaborera avec la société civile et de nouveaux acteurs. Les opérations dans les pays se fonderont sur les principes du HCR en matière d'âge, de genre et de diversité et elles encourageront la participation concrète des réfugiés à la planification et la mise en œuvre de programmes gouvernementaux.

Préserver l'espace d'asile dans le contexte migratoire plus large

Les opérations du HCR dans la sous-région s'emploient à garantir que les arrivants ayant des besoins de protection soient adressés aux autoritéscompétentes.Avecl'ampleur actuelle des crises humanitaires, davantage d'arrivées dans la sous-région sont à attendre. Une priorité particulière sera accordée aux personnes arrivant par mer. En surveillant les pratiques d'admission et en consolidant les capacités des officiers de l'immigration et des garde-côtes, le HCR s'efforcera d'éviter le risque de refoulement. Les projets de surveillance aux frontières se poursuivront également dans les trois Etats baltes, en Italie et en Espagne, ainsi qu'en Europe centrale. Le HCR organisera la troisième université d'été sur le droit des réfugiés pour les gardes-frontières en France en plus d'événements et de réunions de coopération transfrontalière. Il collaborera avec la Belgique pour recenser les pratiques relatives à l'aiguillage des victimes de la traite et avec des homologues spécialisés en Espagne pour identifier les victimes de trafics aux points d'entrée.

Des conditions d'accueil adaptées et des procédures capables de répondre aux besoins spécifiques des demandeurs d'asile sont des éléments essentiels d'un régime d'asile de qualité. Le HCR continuera de travailler pour garantir des normes d'accueil dignes, y compris l'utilisation de la détention uniquement comme mesure de dernier recours.

A Chypre et au Portugal, le HCR prodiguera un soutien direct aux demandeurs d'asile présentant des besoins spéciaux. A Malte, le bureau travaillera avec le Gouvernement pour réduire, et ultérieurement éliminer, l'emploi de la détention. Les solutions de remplacement à la détention seront encouragées plus largement, notamment en Belgique et dans tous les pays qui appliquent le Règlement de Dublin. Au Royaume-Uni, le HCR préconisera une approche plus centrée sur la protection, qui tienne compte des besoins spéciaux des demandeurs d'asile en détention dont le dossier fait l'objet d'un examen accéléré. En Finlande, les conclusions des consultations de 2013 sur l'âge, le genre et la diversité seront mises en œuvre et des méthodes participatives relatives au système de réception seront promues dans l'ensemble des pays nordiques et des Etats baltes.

Dans toute la région, le HCR donnera la priorité aux besoins spécifiques de certains demandeurs d'asile, en particulier les enfants séparés ou non accompagnés. L'intérêt supérieur de chaque enfant restera la principale considération dans toutes les décisions les concernant, y compris celles qui sont prises dans le contexte du Règlement de Dublin. Un centre relais financé par le HCR à Patras, en Grèce, sera consacré à l'assistance des enfants non accompagnés qui sont en transit et sont exposés à de graves risques en matière de protection.

Les bureaux du HCR en Bulgarie, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, au Royaume-Uni et en Slovaquie donneront suite au projet Répondre à la vulnérabilité. Des procédures de fonctionnement standard seront instituées dans les centres de réception pour faire face à la violence sexuelle et sexiste.

Construire et maintenir des régimes efficaces d'asile et de protection

Le HCR cherche depuis longtemps à améliorer la qualité des décisions de la part des organes de première instance dans la région et il poursuivra son travail avec les autorités pour appliquer des mécanismes de contrôle de la qualité. Un accent spécial sera placé sur les procédures d'asile adaptées aux enfants, comprenant des mécanismes pour déterminer l'intérêt supérieur de l'enfant. Le HCR prônera une meilleure connaissance des liens entre la traite et l'asile, les besoins de protection relatifs à la mutilation sexuelle féminine et l'utilisation des concepts de pays tiers sûr ou de pays d'asile sûr.

En 2013, le HCR a publié Beyond Proof, une analyse détaillée de l'évaluation de la crédibilité dans le régimed'asiledel'Unioneuropéenne. Une étude complémentaire portant sur l'évaluation de la crédibilité dans les cas d'enfants demandeurs d'asile sera achevée en 2014.

Le HCR continuera de compléter les efforts du Bureau européen d'appui en matière d'asile pour améliorer la coopération pratique entre les Etats membres de l'Union européenne dans la consolidation des régimes d'asile et relever la qualité de l'information sur les pays d'origine. Des interprètes seront formés en Autriche, en République tchèque et dans d'autres pays. Le HCR créera des réseaux de praticiens juridiques et encouragera les progrès de l'aide juridique, en particulier en Espagne et en Autriche. En Albanie, le HCR prêtera une assistance juridique directe aux demandeurs d'asile.

En 2014, le HCR publiera un manuel sur la jurisprudence des tribunaux régionaux en Europe. Il continuera de soutenir la conférence des juges en matière de droit des réfugiés en Allemagne et l'université d'été annuelle pour les gardes-frontières à Strasbourg. Il participera au processus d'octroi de l'asile en Espagne, en France et en Italie. En Grèce, l'Organisation fournira un appui opérationnel direct aux autorités engagées dans la réforme de la procédure d'asile.

Pour faciliter la transposition des normes juridiques récemment adoptées du RAEC, le HCR fera des commentaires sur la législation et mettra en commun ses analyses juridiques avec des parties prenantes au niveau national, tout en plaidant pour la pleine application des normes juridiques existantes. La participation aux procédures judiciaires et les interventions devant les tribunaux permettront au HCR de garantir la mise en œuvre correcte des lois pertinentes dans les affaires concernant des réfugiés. A cette fin, et spécialement dans la perspective du Règlement de Dublin, les opérations du HCR continueront de formuler des recommandations aux autorités nationales en charge de l'asile.

Accroître le nombre de places de réinstallation et relever la capacité de réception et d'intégration dans les pays de réinstallation, tout en améliorant les perspectives d'intégration locale de quelque 1,6 million de réfugiés vivant dans la région

Vingt et un des 36 pays de la sous-région contribuent aux efforts de réinstallation du HCR dans le monde, dont 16 en opérant un programme annuel de réinstallation. En dépit de cela, le nombre de places de réinstallation dans la région est limité si on le compare au nombre de places au niveau mondial, avec des quotas et une capacité de réception et d'intégration très différents selon les pays. Le HCR s'emploiera à garantir des contingents de réinstallation plus généreux et consolidera les capacités nationales de réception et d'intégration par le biais du projet de réinstallation d'urgence mené de manière conjointe par la Commission internationale catholique pour les migrations, l'Organisation internationale pour les migrations et le HCR, et financé par l'Union européenne. Ce projet encourage les bonnes pratiques avec son site Internet dédié et aide à mettre en place un réseau de praticiens de la réinstallation.

En 2014, une attention particulière sera accordée à la réinstallation et à l'admission pour motifs humanitaires de réfugiés syriens. Le HCR continuera de gérer les centres de transit d'urgence de Timisoara (Roumanie) et Humenne (Slovaquie). Les centres accueillent des réfugiés éligibles pour la réinstallation qui doivent être évacués de toute urgence en lieu sûr où leur procédure de réinstallation pourra être menée à bien.

L'intégration locale des réfugiés et d'autres personnes bénéficiant d'un statut protégé est au centre de régimes d'asile efficaces. Les opérations du HCR feront mieux connaître les difficultés particulières que rencontrent les réfugiés pour s'intégrer, ainsi que le montre la recherche réalisée dans des pays choisis en 2013 au titre du projet financé par l'Union européenne, Intégration des réfugiés : capacité et évaluation. L'outil d'évaluation de l'intégration, dont l'utilisation a fait l'objet d'un programme pilote en Europe centrale, aidera les gouvernements à jauger la qualité de leurs programmes d'intégration et à en déceler les lacunes.

Pour favoriser l'intégration, le HCR encouragera les bonnes pratiques relatives à l'intégration sur le marché de l'emploi, au logement et à la construction de réseaux sociaux et professionnels. Des campagnes de sensibilisation mettront en lumière les problèmes particuliers que connaissent les jeunes.

Prévenir et résoudre les situations d'apatridie

En 2014 Le HCR saisira l'occasion offerte par le 60e anniversaire de la Convention de 1954 sur l'apatridie pour plaider en faveur de l'adhésion aux Conventions sur l'apatridie dans les 16 pays de la région qui ne les ont pas encore signées. Des études ont été entreprises dans 12 pays et en particulier en Belgique, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, pour évaluer pleinement l'ampleur des problèmes d'apatridie et les lacunes de la protection des apatrides. L'absence de procédures de détermination de l'apatridie dans la plupart des pays a été citée comme un manque particulier qui doit être corrigé. Dans les pays où des procédures sont en place, comme l'Espagne, la France, l'Italie, la Hongrie et le Royaume-Uni, le HCR collaborera avec les autorités pour améliorer la qualité de la prise de décision. Des efforts apparentés souligneront la réforme de la législation sur la nationalité, l'enregistrement des naissances et la naturalisation facilitée. La coopération se poursuivra sur les initiatives de plaidoyer et de formation dans la région avec le Réseau européen sur l'apatridie.

Renforcer les relations extérieures du HCR et mobiliser un soutien pour le travail de l'Organisation dans le monde entier

Les opérations du HCR dans la sous-région jouent un rôle important dans la sensibilisation à son travail et aux besoins des réfugiés dans le monde. Au sein de l'Europe, les attitudes à l'égard des personnes relevant de la compétence du Haut Commissariat sont souvent liées aux débats nationaux sur les migrations, légales et illégales.

En période de crise économique, de chômage élevé et de conflit dans les pays voisins, les réfugiés et les migrants arrivant en nombre croissant dans la région doivent surmonter les attitudes frileuses de la population locale. Pour contrer cette tendance, le HCR collabore étroitement avec les organisations de la société civile et d'autres acteurs de la protection des réfugiés. Il est représenté lors d'événements publics, de séminaires et de conférences, et il travaille avec les médias pour sensibiliser le public aux besoins des réfugiés. Les approches novatrices incluent des campagnes à forte visibilité qui utilisent les espaces publics et les transports. Une attention particulière est accordée à l'amélioration de la communication par les médias sociaux. Là où la xénophobie et le racisme ont causé des violences à l'égard de demandeurs d'asile et de réfugiés, le HCR traitera le problème avec l'aide de partenaires locaux.

| Informations financières |

Ces quatre dernières années, les besoins financiers du HCR dans la sous-région ont augmenté légèrement. En 2014, les besoins financiers sont fixés à 62,5 millions de dollars E.-U., soit une modeste hausse par rapport au budget 2013 révisé de 60,2 millions de dollars E.-U., due principalement au renforcement des responsabilités du Haut Commissariat dans la couverture des pays nordiques et des Etats baltes. Environ 94 pour cent du budget 2014 sont alloués aux réfugiés et aux demandeurs d'asile, alors que 6 pour cent sont consacrés au programme sur l'apatridie.

Budgets du HCR en Europe septentrionale, occidentale, centrale et méridionale (dollars E.-U.)
Opération 2013
Budget révisé
(au 30 juin 2013)
2014 2015
Programme
pour les
réfugiés
PILIER 1
Programme
pour les
apatrides
PILIER 2
Total
Total 60 178 391 58 795 712 3 680 391 62 476 103 60 218 250
Belgique - Bureau régional 14 553 295 12 505 096 1 504 165 14 009 261 14 009 261
Espagne 1 459 619 1 863 715 43 808 1 907 522 1 907 522
Hongrie - Bureau régional 11 294 317 11 724 569 1 004 580 12 729 149 12 729 149
Italie - Bureau régional 21 728 884 22 035 168 191 910 22 227 078 19 969 225
Suède - Bureau régional 3 374 032 4 405 546 935 927 5 341 473 5 341 473
Activités régionales 7 768 243 6 261 619 0 6 261 619 6 261 619

Source : Appel global 2014-2015 du HCR

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Contributions des gouvernements au HCR
Ventilation des contributions pour 2012
Contributions totales (dollars E.-U.) : 12 827 585 [Rang 18]
Contributions totales en devises : 9 379 824 (EUR) ; 691 678 (dollars E.-U.)
Rang du donateur par PIB : 33
Rang du donateur par habitant : 28
Contributions depuis 2000
Annéedollars E.-U.
2014
More info 2 116 845
Au 2 juillet 2014
2013
More info10 531 936
Au 31 décembre 2013
2012
More info12 827 585
Contributions totales (dollars E.-U.) : 12 827 585 [Rang 18]
Contributions totales en devises : 9 379 824 (EUR) ; 691 678 (dollars E.-U.)
Rang du donateur par PIB : 33
Rang du donateur par habitant : 28
2011
More info 7 841 708
Contributions totales (dollars E.-U.) : 7 841 708 [rang 19]
Contributions totales en devises : 5 141 469 (EUR) ; 777 245 (dollars E.-U.)
Contributions non affectées (dollars E.-U.) : 408 719 [rang 22]
Rang du donateur par PIB : 30
Rang du donateur par habitant : 27
2010
More info11 477 673
Contributions totales (dollars E.-U.) : 11 477 673 (rang : 18)
Contributions totales en devises : 7 762 338 EUR ; 733 355 dollars E.-U.
Contributions non affectées (dollars E.-U.) : 2 164 502 (rang : 17)
Rang du donateur par PIB : 31
Rang du donateur par habitant : 27
2009
More info15 449 784
Contributions totales (dollars E.-U.) : 15 449 784 [1] (rang : 18)
Contributions totales en devises : 9 756 465 EUR ; 1 911 460 dollars E.-U.
Contributions non affectées (dollars E.-U.) : 1 646 904 (rang : 19)
Rang du donateur par PIB : 29
Rang du donateur par habitant : 26
[1] Inclut 150 602 dollars E.-U. de la Région de Veneto.
2008
More info44 117 001
Contributions totales (dollars E.-U.) : 44 117 001 [1] (rang : 10)
Contributions totales en devises : 30 238 213 (EUR)
Contributions non affectées (dollars E.-U.) : 10 204 082 (rang : 11)
Rang du donateur par PIB : 19
Rang du donateur par habitant : 19
[1] Inclut 129 534 dollars E.-U. de la Région de Veneto.
2007
More info19 074 876
Contributions totales (dollars E.-U.) : 19 074 876 [1] (rang : 16)
Contributions totales en devises : 13 907 485 (EUR)
Contributions non affectées (dollars E.-U.) : 2 735 978 (rang : 14)
Rang du donateur par PIB : 23
Rang du donateur par habitant : 23
[1] Inclut 186 966 dollars E.-U. de la Région de Veneto et 25 628 dollars E.-U. de la Municipalité de Rome.
2006
More info10 473 189
Contributions totales (dollars E.-U.) : 10 473 189 [1] (rang : 20)
Contributions totales en devises : 7 126 531 (EUR) ; 1 492 781 dollars E.-U.
Contributions non affectées (dollars E.-U.) : 5 102 041 (rang : 13)
Rang du donateur par PIB : 24
Rang du donateur par habitant : 22
[1] Dont un montant de 84 643 dollars E.-U. de la région Veneto. En outre, le montant de 12 844 dollars E.-U. vers par la région Emilia Romagna apparaît dans le profil des donateurs sous « Donateurs privés Italie ».
2005
More info15 863 839
15 863 839 dollars E.-U., dont 5 821 475 dollars E.-U. (37%) unrestricted ; 323 415 dollars E.-U. (2%) affectés au niveau sous-régional, 9 317 914 dollars E.-U. (59%) affectés au niveau national et 401 035 dollars E.-U. (2%) affectés au niveau sectoriel / thématique.
2004
More info12 175 249
12 175 249 [1] dollars E.-U., dont 5 514 706 (45%) dollars E.-U. non affectés, 6 295 127 dollars E.-U. (52%) affectés au niveau national, 365 415 dollars E.-U. (3%) affectés au niveau sectoriel / thématique et 261 438 dollars E.-U. non définis [2)
[1] Ce montant ne tient pas compte d'une contribution de 261 438 dollars E.-U. effectuée en 2004 et provenant du Fonds d'urgence bilatéral, qui a été allouée en 2005 au Budget-programme supplémentaire : Séisme / tsunami dans l'océan Indien.
[2) La contribution indéfinie de 261 438 dollars E.-U. effectuée en 2004 l'aide du Fonds d'urgence bilatéral a été allouée en 2005 au Budget-programme supplémentaire : Séisme / tsunami dans l'océan Indien.
2003
More info21 555 360
21 555 360 [1] dollars E.-U., dont 5 701 254 (27%) dollars E.-U. non affectés, 12 492 376 dollars E.-U. (58%) affectés au niveau national, 3 133 159 dollars E.-U. (15%) affectés au niveau sectoriel / thématique et 228 572 dollars E.-U. (1%) non définis [2)
[1] Ce montant ne tient pas compte d'une contribution de 173 872 dollars E.-U., provenant du Fonds bilatéral d'urgence, effectuée en 2002 et prsentée sous la rubrique « Non défini » dans le Rapport global 2002. La contribution a été allouée en 2003 l'Appel supplémentaire pour la Côte d'Ivoire, dans le contexte de la situation d'urgence au Libéria.
[2) La contribution non définie de 228 571 dollars E.-U. provenant du Fonds bilatéral d'urgence et effectuée en 2003 a été allouée à la situation d'urgence l'est du Tchad en fvrier 2004.
2002
More info13 809 819
13 809 819 dollars E.-U., dont 5 051 813 dollars E.-U. non affectés, (37), 198 556 dollars E.-U. affectés au niveau sous-régional, [1], 6 749 413 dollars E.-U. affectés au niveau national, (49), 1 636 165 dollars E.-U. affectés au niveau sectoriel (12%), 173 872 dollars E.-U. non définis (1%).
2001
More info24 731 596
24 731 596 dollars E.-U., dont 5 339 670 (22%) non affectés et 19 132 035 (78%) affectés.
2000
More info10 484 922
10 484 922 dollars E.-U., dont 1 116 809 (11%) non affectés et 9 368 113 (89%) affectés.

A la dérive vers l'Italie

Chaque année, la mer Méditerranée - une destination estivale parmi les plus prisées en Europe - se transforme en cimetière. Des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants s'y noient, au cours de leur tentative désespérée pour atteindre des pays de l'Union européenne (UE).

La distance entre l'île italienne de Lampedusa et la côte libyenne est tout juste de 290 kilomètres. En 2006, quelque 18 000 personnes ont traversé ce bras de mer - la plupart dans des embarcations gonflables équipées de moteurs hors-bord. Certains cherchaient du travail, d'autres voulaient retrouver des membres de leur famille ou d'autres encore fuyaient la persécution, le conflit ou les violences. Ils n'avaient pas d'autre choix que celui de fuir, en quête de sécurité, via des itinéraires clandestins.

Parmi ceux qui ont réussi à atteindre Lampedusa, quelque 6 000 d'entre eux ont demandé l'asile. Et près de la moitié ont été reconnus comme réfugiés ou ont obtenu la protection des autorités italiennes.

En août 2007, les autorités à Lampedusa ont ouvert un nouveau centre de réception pour assurer que les personnes arrivant par bateau ou secourues en mer soient accueillies dans la dignité, et hébergées de façon appropriée, et qu'elles puissent recevoir des soins de santé.

A la dérive vers l'Italie

Fuir la Libye par la mer

Des milliers de personnes, principalement originaires de l'Afrique subsaharienne, s'entassent dans des embarcations de fortune impropres à la navigation pour fuir la guerre faisant rage en Libye, leur pays d'adoption. Leur destination de choix est l'île touristique de Lampedusa, située dans la mer Méditerranée à environ 600 kilomètres au nord de la Libye. Bon nombre de ces passagers arrivent traumatisés et épuisés par la traversée en haute mer. D'autres trouvent la mort durant ce voyage.

Un migrant ivoirien décrit ainsi la vie à Tripoli avant son départ : « Il n'y avait aucun lieu en paix. On entendait des tirs partout. Puis l'OTAN a débuté les bombardements. Nous n'avions rien à manger. Des Libyens ont commencé à attaquer les étrangers la nuit, pour voler leur argent, leur téléphone mobile, tout ce qu'ils avaient... Impossible de rester là-bas avec eux. Il valait mieux prendre la fuite. »

Le HCR estime qu'une personne sur dix meurt pendant le voyage en mer. Les corps rejetés par la mer sont inhumés au cimetière de Lampedusa.

Fuir la Libye par la mer

Angelina Jolie auprès des boat people à Malte et à Lampedusa

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR Angelina Jolie a rejoint le chef du HCR António Guterres sur l'île italienne de Lampedusa, pour y rencontrer des boat people ayant fui l'instabilité en Afrique du Nord.

Plus de 40 000 personnes, y compris des réfugiés et des demandeurs d'asile, ont traversé la mer Méditerranée à bord de bateaux bondés et ont débarqué sur la petite île de Lampedusa depuis le début de l'année.

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR se trouvait auparavant à Malte, où arrivent également des personnes ayant fui l'Afrique du Nord par la mer.

Angelina Jolie auprès des boat people à Malte et à Lampedusa

Italie : A. Jolie et A. Guterres se rendent à Lampedusa Play video

Italie : A. Jolie et A. Guterres se rendent à Lampedusa

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR Angelina Jolie et le chef du HCR António Guterres se sont rendus compte par eux-mêmes des conditions de promiscuité pour les migrants, y compris des réfugiés, à Lampedusa.
Italie : Sauvetage en merPlay video

Italie : Sauvetage en mer

Un navire italien de la police douanière et financière, opérant habituellement contre les trafiquants de drogue, arrive sur l'île de Lampedusa avec un groupe de personnes secourues en mer après avoir fui la Libye.
Italie : survivre en haute merPlay video

Italie : survivre en haute mer

Des milliers de personnes risquent leur vie en effectuant la traversée depuis l'ouest de la Libye vers la petite île de Lampedusa, en Italie. Certains échouent. Voici le témoignage de certains survivants.
Italie : Fuir la TunisiePlay video

Italie : Fuir la Tunisie

Des milliers de Tunisiens ont rejoint l'île italienne de Lampedusa, en quête d'une vie meilleure et ils veulent échapper à la violence dans leur pays.