Italie flag

Italie Italie Flux RSS

Aperçu opérationnel sous-régional 2013 - Europe septentrionale, occidentale, centrale et méridionale

Environnement opérationnel

En 2012, cette sous-région, qui couvre 36 pays en Europe septentrionale, occidentale, centrale et méridionale, est demeurée une terre d'asile majeure. Vingt-sept des pays sont membres de l'Union européenne (UE) et s'efforcent d'appliquer le régime d'asile européen commun (RAEC). D'autres pays de la région ont suivi de près ce processus et harmonisent leur système avec celui de l'UE. Toutefois, les variations abondent dans les régimes de protection des réfugiés et s'il est vrai que certains pays ne reçoivent que quelques demandes d'asile chaque année, d'autres en enregistrent près de 50 000.

L'année 2011 a marqué la première augmentation du nombre de demandeurs d'asile depuis plusieurs années, une tendance qui s'est confirmée au premier semestre 2012. Les deux pays en recevant le plus grand nombre demeurent l'Allemagne et la France, suivies de près par la Suède, qui a pris la troisième place à l'Italie.

La crise en République arabe syrienne (Syrie) a provoqué une hausse substantielle des demandes d'asile de Syriens, pour la plupart en Allemagne et en Suède. Parmi les autres principaux pays d'origine figurent l'Afghanistan, la Fédération de Russie, l'Iraq, le Pakistan, la Serbie et la Somalie. La sous-région accueille un grand nombre de réfugiés et plusieurs pays ont établi des programmes de réinstallation.

Les mouvements de migrants et de réfugiés depuis l'Afghanistan, l'Afrique du Nord, l'Iraq et la Somalie vers l'Europe continuent de poser des difficultés au HCR qui s'efforce de garantir des contrôles aux frontières sensibles aux principes de la protection et la conformité des régimes d'asile aux normes internationales. Garantir l'accès à des systèmes d'asile justes et efficaces est donc au centre des activités du HCR dans la région. D'autres priorités sont de persuader les Etats de réduire le recours à la détention, d'apporter un appui aux enfants non accompagnés ou séparés et de mobiliser l'attention sur les problèmes de genre dans la protection.

Le HCR travaille en étroite collaboration avec les Etats européens, les institutions de l'UE et d'autres parties prenantes pour soutenir le fonctionnement des régimes nationaux d'asile et élaborer d'autres réponses de protection fondées sur la solidarité et le partage des responsabilités. Il a contribué au développement du RAEC en 2012, notamment pour la réforme de la législation et le renforcement de la coopération pratique sur l'asile, parmi d'autres domaines politiques.

Les difficultés économiques ont réduit la disponibilité des services publics pour l'intégration des réfugiés. Le HCR reste préoccupé par des incidents racistes et xénophobes observés à l'encontre de réfugiés. Il étudie de nouvelles manières d'aborder ces problèmes en entrant en contact avec de nouveaux partenaires et en sensibilisant l'opinion publique au sort des personnes déplacées.

Stratégie en 2013

Les bureaux du HCR dans les pays de la sous-région sont coordonnés par les bureaux régionaux à Bruxelles, Budapest, Rome et Stockholm, ainsi que par un bureau national autonome en Espagne. Les bureaux de liaison du HCR collaborent avec l'OSCE à Vienne, le Conseil de l'Europe à Strasbourg, le Bureau européen d'appui en matière d'asile à Malte et l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des Etats membres de l'UE (Frontex), basée à Varsovie.

Les partenariats demeureront au cœur du travail du HCR pour promouvoir des procédures d'asile équitables, l'appui à l'intégration des réfugiés et l'accès à l'emploi et au logement pour toutes les personnes relevant de sa compétence. Le Haut Commissariat collabore aussi avec les ONG pour promouvoir le dialogue entre les gouvernements et plusieurs groupes de réfugiés, ce qui facilitera le

264 Appel global 2013 du HCR - actualisation développement de politiques nationales sur l'asile. Dans ses efforts pour épauler les pays de la sous-région, il conseillera sur les meilleures pratiques, apportera ses commentaires sur les instruments juridiques et plaidera devant les tribunaux nationaux et régionaux.

Contraintes

Dans certaines régions, les difficultés économiques et la montée d'attitudes négatives à l'égard des étrangers ont amené des politiques plus strictes en matière d'asile. Le soutien populaire dont bénéficient les mesures restrictives contrarie l'appui politique apporté aux activités réalisées pour établir des mécanismes plus équitables de partage des responsabilités et de solidarité avec les pays au-delà de la sous-région.

Opérations

Préserver l'espace de protection internationale et renforcer l'efficacité des régimes d'asile

Après l'amendement des lois de l'Union européenne sur l'asile en 2013, le HCR donnera la priorité au travail avec les autorités nationales et les institutions européennes pour garantir la prise en compte des perspectives de protection dans leur mise en œuvre. Les efforts du HCR pour assurer la qualité des prises de décisions viseront non seulement à une application correcte des normes juridiques, mais aussi à la mise en œuvre de procédures adaptées à l'âge et au sexe des intéressés.

Le HCR continuera à participer directement à la procédure relative à l'asile en Espagne, en France, en Grèce et en Italie. Il renforcera le soutien qu'il prête au processus de réforme de l'asile en Grèce, notamment le nouveau service d'asile, et renforcera son étroite collaboration avec le Bureau européen d'appui en matière d'asile et d'autres organismes.

Le maintien du recours au Règlement Dublin II pour déterminer l'Etat responsable de l'évaluation de la demande d'asile, ainsi que l'utilisation d'accords de réadmission avec des pays non signataires des accords de Schengen et Dublin II, amènent à se demander si des normes acceptables de protection sont respectées dans tous les pays concernés.

Le HCR poursuivra sa surveillance de différents aspects des régimes nationaux d'asile. Parallèlement au contrôle des conditions d'accueil, ce travail mettra l'accent sur les victimes de trafic d'êtres humains, la recherche de solutions durables ainsi que des activités de plaidoyer pour limiter le recours à la détention des personnes en en quête de protection internationale.

Des procédures opérationnelles uniformes pour répondre à la violence sexuelle et sexiste seront établies et mises en œuvre dans les pays d'Europe centrale de même qu'en Autriche et à Malte. Le HCR aidera à élaborer des stratégies nationales pour juguler le trafic d'êtres humains et promouvoir la création de mécanismes d'orientation des victimes vers les services compétents.

Se fondant sur une enquête de 2012 relative aux attitudes publiques, le HCR préparera une formation pour communiquer ses préoccupations au grand public dans la région. Nombre d'initiatives dans ce domaine cibleront tout particulièrement les jeunes.

Garantir l'accès à la protection territoriale et à des procédures d'asile équitables, notamment aux frontières

Pour garantir une gestion des frontières sensible aux exigences de la protection et prévenir la détention arbitraire, le HCR travaillera en étroite collaboration avec les gouvernements et Frontex. Il élaborera aussi du matériel de formation sur la protection internationale et l'asile pour les gardes-frontières dans l'Union européenne, tout en surveillant les procédures aux frontières. Le HCR encouragera des solutions de remplacement à la détention et militera pour que cette mesure ne soit utilisée qu'en dernier recours.

Sur la base des nouvelles normes de l'UE pour l'accueil des demandeurs d'asile, le Haut Commissariat observera les lois et les pratiques nationales pour s'assurer de leur mise en œuvre de manière satisfaisante. Les meilleures pratiques seront identifiées en rapport avec les enfants non accompagnés ou séparés, pour lesquels le HCR publiera de nouvelles directives sur la détermination de l'intérêt supérieur.

La sous-région a enregistré une augmentation des dossiers présentés par les demandeurs d'asile venant de pays d'Europe du Sud-Est, dont beaucoup d'origine rom. Le HCR examinera les pratiques nationales et soutiendra les activités en cours pour l'inclusion des Roms en Europe.

Le HCR collaborera avec la Belgique, l'Espagne et le Luxembourg en vue de donner suite à leur engagement, souscrit en 2011, d'adhérer à l'une ou aux deux conventions sur l'apatridie. Des études sur les lacunes existant dans la législation ou les pratiques de lutte contre l'apatridie ont été réalisées en Belgique, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. D'autres enquêtes sont entreprises dans les Etats baltes et les pays nordiques, ainsi qu'à Malte, en Slovaquie et en Slovénie. Début 2013, une conférence sur l'apatridie sera organisée pour les Etats baltes et les pays nordiques.

Promouvoir des solutions durables

Dans beaucoup de pays, l'intégration des réfugiés reste difficile. Le HCR entamera la dernière phase du projet d'intégration financé par l'UE dans huit pays européens : Autriche, Bulgarie, France, Irlande, Pologne, Roumanie, Slovaquie et Suède. Ce projet consolidera la capacité d'intégration au niveau national et local, tout en jaugeant le niveau d'intégration des réfugiés.

Dans son travail, le HCR mettra fortement l'accent sur le regroupement familial, la capacité locale à soutenir l'intégration, le recensement des meilleures pratiques, ainsi que la prévention et le suivi des crimes motivés par la haine. A Chypre et à Malte, l'appui direct aux efforts d'intégration recevra la priorité.

Le HCR et ses partenaires ont fixé un objectif ambitieux avec le chiffre de 20 000 réfugiés réinstallés dans la région d'ici à 2020. Le HCR continuera d'aider les institutions de l'UE à mettre en œuvre le Programme européen commun de réinstallation. Les centres de transit d'urgence en Roumanie et en Slovaquie recevront un financement supplémentaire et bénéficieront de remises à niveau car ils jouent un rôle important pour offrir un havre sûr aux réfugiés réinstallés.

Mobiliser des ressources et un soutien pour le travail du HCR dans le monde

Les contributions de l'UE et des Etats dans la sous-région représentent une source vitale de fonds pour le HCR et elles l'aident à soutenir les autres régions qui accueillent la majorité des déplacés dans le monde. Ce soutien sera crucial en 2013 et au-delà. Le HCR travaillera avec les Etats et les organismes concernés pour identifier les principaux besoins et élaborer des réponses susceptibles d'obtenir les meilleurs résultats.

Informations financières

Le budget pour la sous-région enregistre une augmentation de 4,6 pour cent de 2012 à 2013, passant de 54,3 millions de dollars E.-U. à 56,9 millions de dollars E.-U. Cette hausse est principalement due à l'intensification des activités pour réformer le régime d'asile en Grèce. Ailleurs dans la sous-région, les budgets sont stables ou ont diminué. Près de 93 pour cent du budget de 2013 sont alloués aux réfugiés et aux demandeurs d'asile, les 7 pour cent restants revenant aux apatrides.

Budget 2013 du HCR en Europe septentrionale, occidentale, centrale et méridionale (dollars E.-U.)
Opération 2012
Budget révisé
(au 30 juin 2012)
2013
Programme
pour les
réfugiés
PILIER 1
Programme
pour les
apatrides
PILIER 2
TOTAL
Total 54 305 180 52 786 061 4 112 091 56 898 152
1. Inclut les activités en Allemagne, Autriche, Belgique, France, Irlande, aux Pays-Bas et du Bureau de liaison en Suisse et au Royaume-Uni.
2. Inclut les activités en Bulgarie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie.
3. Inclut les activités en Albanie, à Chypre, en Grèce, en Italie et à Malte.
4. Inclut les activités au Danemark, en Estonie, Finlande, Islande, Lettonie, Lituanie, Norvège et Suède.
Belgique - Bureau régional[1] 15 291 335 12 667 947 1 710 838 14 378 785
Hongrie - Bureau régional[2] 11 143 005 9 903 173 1 389 143 11 292 316
Italie - Bureau régional[3] 18 958 690 21 016 381 210 702 21 227 083
Espagne 1 520 606 1 430 778 28 343 1 459 121
Suède - Bureau régional[4] 2 786 892 2 600 465 773 066 3 373 531
Activités régionales 4 604 653 5 167 316 0 5 167 316

Source: HCR Appel global 2013 - Actualisation

• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •
Contributions des gouvernements au HCR
Contributions depuis 2000
Annéedollars E.-U.
2012
More info12 714 096
Au 31 décembre 2012
2011 7 841 708
2010
More info11 477 673
Contributions totales (dollars E.-U.) : 11 477 673 (rang : 18)
Contributions totales en devises : 7 762 338 EUR ; 733 355 dollars E.-U.
Contributions non affectées (dollars E.-U.) : 2 164 502 (rang : 17)
Rang du donateur par PIB : 31
Rang du donateur par habitant : 27
2009
More info15 449 784
Contributions totales (dollars E.-U.) : 15 449 784 [1] (rang : 18)
Contributions totales en devises : 9 756 465 EUR ; 1 911 460 dollars E.-U.
Contributions non affectées (dollars E.-U.) : 1 646 904 (rang : 19)
Rang du donateur par PIB : 29
Rang du donateur par habitant : 26
[1] Inclut 150 602 dollars E.-U. de la Région de Veneto.
2008
More info44 117 001
Contributions totales (dollars E.-U.) : 44 117 001 [1] (rang : 10)
Contributions totales en devises : 30 238 213 (EUR)
Contributions non affectées (dollars E.-U.) : 10 204 082 (rang : 11)
Rang du donateur par PIB : 19
Rang du donateur par habitant : 19
[1] Inclut 129 534 dollars E.-U. de la Région de Veneto.
2007
More info19 074 876
Contributions totales (dollars E.-U.) : 19 074 876 [1] (rang : 16)
Contributions totales en devises : 13 907 485 (EUR)
Contributions non affectées (dollars E.-U.) : 2 735 978 (rang : 14)
Rang du donateur par PIB : 23
Rang du donateur par habitant : 23
[1] Inclut 186 966 dollars E.-U. de la Région de Veneto et 25 628 dollars E.-U. de la Municipalité de Rome.
2006
More info10 473 189
Contributions totales (dollars E.-U.) : 10 473 189 [1] (rang : 20)
Contributions totales en devises : 7 126 531 (EUR) ; 1 492 781 dollars E.-U.
Contributions non affectées (dollars E.-U.) : 5 102 041 (rang : 13)
Rang du donateur par PIB : 24
Rang du donateur par habitant : 22
[1] Dont un montant de 84 643 dollars E.-U. de la région Veneto. En outre, le montant de 12 844 dollars E.-U. vers par la région Emilia Romagna apparaît dans le profil des donateurs sous « Donateurs privés Italie ».
2005
More info15 863 839
15 863 839 dollars E.-U., dont 5 821 475 dollars E.-U. (37%) unrestricted ; 323 415 dollars E.-U. (2%) affectés au niveau sous-régional, 9 317 914 dollars E.-U. (59%) affectés au niveau national et 401 035 dollars E.-U. (2%) affectés au niveau sectoriel / thématique.
2004
More info12 175 249
12 175 249 [1] dollars E.-U., dont 5 514 706 (45%) dollars E.-U. non affectés, 6 295 127 dollars E.-U. (52%) affectés au niveau national, 365 415 dollars E.-U. (3%) affectés au niveau sectoriel / thématique et 261 438 dollars E.-U. non définis [2)
[1] Ce montant ne tient pas compte d'une contribution de 261 438 dollars E.-U. effectuée en 2004 et provenant du Fonds d'urgence bilatéral, qui a été allouée en 2005 au Budget-programme supplémentaire : Séisme / tsunami dans l'océan Indien.
[2) La contribution indéfinie de 261 438 dollars E.-U. effectuée en 2004 l'aide du Fonds d'urgence bilatéral a été allouée en 2005 au Budget-programme supplémentaire : Séisme / tsunami dans l'océan Indien.
2003
More info21 555 360
21 555 360 [1] dollars E.-U., dont 5 701 254 (27%) dollars E.-U. non affectés, 12 492 376 dollars E.-U. (58%) affectés au niveau national, 3 133 159 dollars E.-U. (15%) affectés au niveau sectoriel / thématique et 228 572 dollars E.-U. (1%) non définis [2)
[1] Ce montant ne tient pas compte d'une contribution de 173 872 dollars E.-U., provenant du Fonds bilatéral d'urgence, effectuée en 2002 et prsentée sous la rubrique « Non défini » dans le Rapport global 2002. La contribution a été allouée en 2003 l'Appel supplémentaire pour la Côte d'Ivoire, dans le contexte de la situation d'urgence au Libéria.
[2) La contribution non définie de 228 571 dollars E.-U. provenant du Fonds bilatéral d'urgence et effectuée en 2003 a été allouée à la situation d'urgence l'est du Tchad en fvrier 2004.
2002
More info13 809 819
13 809 819 dollars E.-U., dont 5 051 813 dollars E.-U. non affectés, (37), 198 556 dollars E.-U. affectés au niveau sous-régional, [1], 6 749 413 dollars E.-U. affectés au niveau national, (49), 1 636 165 dollars E.-U. affectés au niveau sectoriel (12%), 173 872 dollars E.-U. non définis (1%).
2001
More info24 731 596
24 731 596 dollars E.-U., dont 5 339 670 (22%) non affectés et 19 132 035 (78%) affectés.
2000
More info10 484 922
10 484 922 dollars E.-U., dont 1 116 809 (11%) non affectés et 9 368 113 (89%) affectés.

A la dérive vers l'Italie

Chaque année, la mer Méditerranée - une destination estivale parmi les plus prisées en Europe - se transforme en cimetière. Des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants s'y noient, au cours de leur tentative désespérée pour atteindre des pays de l'Union européenne (UE).

La distance entre l'île italienne de Lampedusa et la côte libyenne est tout juste de 290 kilomètres. En 2006, quelque 18 000 personnes ont traversé ce bras de mer - la plupart dans des embarcations gonflables équipées de moteurs hors-bord. Certains cherchaient du travail, d'autres voulaient retrouver des membres de leur famille ou d'autres encore fuyaient la persécution, le conflit ou les violences. Ils n'avaient pas d'autre choix que celui de fuir, en quête de sécurité, via des itinéraires clandestins.

Parmi ceux qui ont réussi à atteindre Lampedusa, quelque 6 000 d'entre eux ont demandé l'asile. Et près de la moitié ont été reconnus comme réfugiés ou ont obtenu la protection des autorités italiennes.

En août 2007, les autorités à Lampedusa ont ouvert un nouveau centre de réception pour assurer que les personnes arrivant par bateau ou secourues en mer soient accueillies dans la dignité, et hébergées de façon appropriée, et qu'elles puissent recevoir des soins de santé.

A la dérive vers l'Italie

Fuir la Libye par la mer

Des milliers de personnes, principalement originaires de l'Afrique subsaharienne, s'entassent dans des embarcations de fortune impropres à la navigation pour fuir la guerre faisant rage en Libye, leur pays d'adoption. Leur destination de choix est l'île touristique de Lampedusa, située dans la mer Méditerranée à environ 600 kilomètres au nord de la Libye. Bon nombre de ces passagers arrivent traumatisés et épuisés par la traversée en haute mer. D'autres trouvent la mort durant ce voyage.

Un migrant ivoirien décrit ainsi la vie à Tripoli avant son départ : « Il n'y avait aucun lieu en paix. On entendait des tirs partout. Puis l'OTAN a débuté les bombardements. Nous n'avions rien à manger. Des Libyens ont commencé à attaquer les étrangers la nuit, pour voler leur argent, leur téléphone mobile, tout ce qu'ils avaient... Impossible de rester là-bas avec eux. Il valait mieux prendre la fuite. »

Le HCR estime qu'une personne sur dix meurt pendant le voyage en mer. Les corps rejetés par la mer sont inhumés au cimetière de Lampedusa.

Fuir la Libye par la mer

Angelina Jolie auprès des boat people à Malte et à Lampedusa

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR Angelina Jolie a rejoint le chef du HCR António Guterres sur l'île italienne de Lampedusa, pour y rencontrer des boat people ayant fui l'instabilité en Afrique du Nord.

Plus de 40 000 personnes, y compris des réfugiés et des demandeurs d'asile, ont traversé la mer Méditerranée à bord de bateaux bondés et ont débarqué sur la petite île de Lampedusa depuis le début de l'année.

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR se trouvait auparavant à Malte, où arrivent également des personnes ayant fui l'Afrique du Nord par la mer.

Angelina Jolie auprès des boat people à Malte et à Lampedusa

Italie : survivre en haute merPlay video

Italie : survivre en haute mer

Des milliers de personnes risquent leur vie en effectuant la traversée depuis l'ouest de la Libye vers la petite île de Lampedusa, en Italie. Certains échouent. Voici le témoignage de certains survivants.
Italie : Fuir la TunisiePlay video

Italie : Fuir la Tunisie

Des milliers de Tunisiens ont rejoint l'île italienne de Lampedusa, en quête d'une vie meilleure et ils veulent échapper à la violence dans leur pays.
Italie : Sauvetage en merPlay video

Italie : Sauvetage en mer

Un navire italien de la police douanière et financière, opérant habituellement contre les trafiquants de drogue, arrive sur l'île de Lampedusa avec un groupe de personnes secourues en mer après avoir fui la Libye.
Italie : A. Jolie et A. Guterres se rendent à Lampedusa Play video

Italie : A. Jolie et A. Guterres se rendent à Lampedusa

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR Angelina Jolie et le chef du HCR António Guterres se sont rendus compte par eux-mêmes des conditions de promiscuité pour les migrants, y compris des réfugiés, à Lampedusa.