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Profil d'opérations 2012 - Myanmar

Environnement opérationnel

Contexte

Au cours de l'année 2011, l'environnement politique du Myanmar a été marqué par le passage d'un régime militaire à un gouvernement civil, qui a pris ses fonctions en février. Alors que la première session du nouveau Parlement avait été principalement consacrée aux questions liées à la passation de pouvoirs, la deuxième session a permis d'aborder des domaines qui concernent le HCR, et notamment des propositions d'amélioration du statut des résidents musulmans du nord de l'Etat de Rakhine. En réponse à ces propositions, le Gouvernement s'est toutefois contenté de reconduire la politique actuelle, ce qui laisse présager qu'il sera nécessaire de poursuivre les programmes d'aide aux résidents apatrides dans cette région.

Le Haut Commissariat viendra également en aide aux populations apatrides vivant dans d'autres régions du Myanmar. Pour ce faire, il réalise actuellement un état des lieux de l'apatridie dans le pays, en déterminant le nombre et le statut juridique des populations privées de citoyenneté. Parmi les autres priorités du HCR figurent le soutien aux communautés touchées par les déplacements dans le sud-est du pays, ainsi que l'aide aux réfugiés du Myanmar rapatriés de Thaïlande.

Au nord de l'Etat de Rakhine, le HCR porte assistance à quelque 800 000 résidents musulmans privés de citoyenneté. Ceux-ci ont été autorisés à voter lors des élections de novembre 2010, grâce à des cartes d'enregistrement temporaires délivrées à cette fin par les autorités. Des discussions portant sur le remplacement de ces documents temporaires par des cartes leur accordant la pleine citoyenneté ont été menées à différents niveaux administratifs, mais n'ont abouti à aucun résultat concret. En réalité, aucune amélioration n'a été apportée au statut juridique ni aux conditions de vie des résidents musulmans du nord de l'Etat de Rakhine.

Au sud-est du Myanmar, le HCR apporte son soutien à quelque 239 000 personnes dans des communautés touchées par les déplacements. Ce soutien consiste en un suivi des conditions de protection, ainsi qu'en plaidoyers auprès du Gouvernement pour obtenir un meilleur accès aux services essentiels. En 2012, l'Organisation prévoit d'étendre sa zone d'opération dans la région, afin de pouvoir accéder et porter assistance à plus de 100 000 personnes, ainsi qu'à environ 2 000 réfugiés rentrés spontanément de Thaïlande.

Comme les années précédentes, le HCR maintiendra sa capacité d'intervention d'urgence, afin de pouvoir, à la demande des autorités, venir en aide aux familles et aux individus touchés par des catastrophes naturelles à l'intérieur et à l'extérieur de ses zones d'opération. Cette aide consiste à fournir des abris d'urgence et des articles non alimentaires, ainsi qu'à remédier aux problèmes de protection.

Besoins

L'absence de citoyenneté, ainsi que la politique et les pratiques administratives restrictives adoptées par les autorités, constituent les principaux problèmes auxquels sont confrontés les musulmans du nord de l'Etat de Rakhine en termes et de protection et de moyens de subsistance. Le développement des services essentiels tels que les soins de santé, l'eau, l'assainissement et l'éducation, ainsi que la sécurité alimentaire et les infrastructures collectives de base, ont été négligés dans cet Etat, et l'accès a été limité au peu qui existe.

Encourager la coexistence pacifique entre les communautés locales et musulmanes et accroître la participation des femmes et des jeunes filles aux décisions communautaires sont d'autres domaines d'intervention cruciaux pour le HCR. De surcroît, celui-ci répondra aux besoins des ménages les plus vulnérables en leur distribuant des articles non alimentaires et des abris rudimentaires. Les activités de plaidoyer, de sensibilisation et de formation destinées à réduire l'apatridie au sein de la population musulmane se poursuivront en 2012.

Au sud-est du pays, le HCR s'efforce de renforcer les mécanismes de survie des communautés touchées par les déplacements. Des évaluations ont montré la nécessité d'améliorer l'accès aux services essentiels tels que les soins de santé, l'eau et l'assainissement, ainsi qu'aux articles non alimentaires et aux abris. Des années de conflit et de déplacements ont affaibli les structures traditionnelles d'autogestion des communautés, et celles-ci doivent être renforcées.

Par une présence élargie, un meilleur accès et de nouveaux partenariats avec les ONG locales, le Haut Commissariat surveillera la situation de cette population et signalera les problèmes de protection aux autorités centrales et régionales. De plus, il offrira si nécessaire une assistance juridique, grâce à l'amélioration du système de collecte et de gestion des données et à l'orientation des bénéficiaires vers des services spécialisés.

HCR 2012-2013 chiffres prévisionnels pour le Myanmar
TYPE DE POPULATION ORIGINE JAN 2012 DEC 2012 - JAN 2013 DEC 2013
Total dans
le pays
Nb pers. assistées
par le HCR
Total dans
le pays
Nb pers. assistées
par le HCR
Total dans
le pays
Nb pers. assistées
par le HCR
Total 1 038 390 189 000 1 942 000 523 000 1 959 000 579 000
[1] Le Centre de suivi des déplacements internes estime qu'au moins 446 000 déplacés internes se trouvent dans les zones rurales de l'est du Myanmar, dont 239 200 dans les trois Etats et Régions dans lesquels le HCR est présent.
Rapatriés Pays divers 2 000 2 000 3 000 3 000 20 000 20 000
Déplacés internes [1] Myanmar 239 000 67 000 239 000 100 000 200 000 100 000
Déplacés de retour Myanmar -- -- -- -- 39 000 39 000
Apatrides Apatrides 797 390 120 000 1 700 000 420 000 1 700 000 420 000

Objectifs et cibles prioritaires en 2012

Environnement de protection favorable

Élaborer ou renforcer la législation relative aux apatrides.

  • L'apatridie est progressivement réduite ou prévenue grâce à des activités de plaidoyer, de suivi et de sensibilisation, ainsi que par des formations sur la protection dispensées aux autorités régionales et centrales.

Procédures de protection équitables et délivrance de documents

Améliorer la qualité du profilage.

  • Dans ses zones d'opération, le HCR assure le suivi et l'évaluation des besoins et des problèmes de protection d'environ 50 pour cent des populations déplacées.

Protection contre la violence et l'exploitation

Réduire le risque de violence sexuelle et sexiste et améliorer la qualité des interventions.

  • Environ 80 pour cent des victimes connues de violences sexuelles et sexistes bénéficient d'une assistance médicale et juridique ou d'un accompagnement psychosocial, selon les besoins.

Besoins et services essentiels

Maintenir ou accroître l'approvisionnement en eau potable.

  • Au moins 20 litres d'eau potable sont fournis par personne et par jour aux communautés d'accueil et aux populations déplacées accessibles au HCR et à ses partenaires.

Offrir à la population un accès optimal à l'éducation.

  • Le taux de scolarisation dans le primaire atteint 95 pour cent.
  • Le taux d'alphabétisation atteint 30 pour cent.
  • Jusqu'à 60 pour cent des enfants âgés de 3 à 5 ans fréquentent des classes de maternelle.
  • Un nombre accru de filles sont en mesure de poursuivre des études secondaires.

Autonomisation et autosuffisance communautaires

Renforcer la mobilisation communautaire.

  • Dans les zones accessibles, les structures dirigeantes des communautés sont composées pour au moins de 50 pour cent de femmes, tandis que les chefs et les membres des communautés sont formés aux fonctions dirigeantes et à l'autonomie fonctionnelle.

Permettre la coexistence pacifique entre les communautés.

  • Les tensions entre les populations locales et musulmanes diminuent progressivement.
  • La participation des femmes et des jeunes filles aux prises de décisions s'accroît grâce aux centres communautaires interethniques existants ou nouvellement créés, qui proposent des classes de maternelle, des formations professionnelles, des formations aux fonctions dirigeantes et des cours d'alphabétisation et d'informatique.

Stratégie et activités en 2012

Sachant qu'il exerce un rôle clé dans la mise en œuvre du cadre stratégique des Nations Unies pour le Myanmar (2012-2015) et qu'il dirige le groupe de travail national sur la protection, le HCR traitera un grand nombre de problèmes de protection liés aux populations apatrides et aux communautés touchées par les déplacements.

Ses interventions en matière de protection consisteront en premier lieu à plaider auprès du Gouvernement pour l'inciter à accorder la citoyenneté aux populations apatrides, à reconnaître ses responsabilités envers les communautés touchées par les déplacements et à mettre fin aux pratiques juridiques et administratives restrictives. La stratégie du HCR prévoit également l'expansion de l'aide juridique pour remédier à l'absence de documents d'état civil, à la confiscation des terres et autres conséquences des mouvements de population.

En 2012, le Haut Commissariat poursuivra ses efforts pour continuer à instaurer une relation de confiance et un dialogue ouvert avec le nouveau Gouvernement. Il renforcera en outre ses partenariats avec les organisations issues de la société civile, telles que les groupes communautaires et religieux, les institutions universitaires et les ONG locales et internationales. Il coopérera avec elles pour améliorer les conditions de vie des communautés touchées par les déplacements, des réfugiés rapatriés de Thaïlande et des populations apatrides dans ses zones d'opération.

La formation à la protection et le renforcement des capacités, en particulier sur le terrain, seront des éléments clés de cette entreprise. Le HCR redoublera également d'efforts pour former les représentants des autorités centrales et régionales aux problèmes de protection auxquels sont confrontées les personnes relevant de sa compétence. Le suivi de la protection en tant que mesure préventive, les plaidoyers et le renforcement des capacités seront complétés par un meilleur accès aux services essentiels tels que l'eau, l'assainissement, la santé et l'éducation, ainsi que par la fourniture d'articles non alimentaires de base. L'accent sera mis sur le renforcement des structures dirigeantes des communautés, de la coexistence pacifique entre les groupes ethniques et de la participation des femmes et des jeunes filles aux prises de décision.

Contraintes

Dans le nord de l'Etat de Rakhine, le programme du HCR repose sur l'espoir qu'un dialogue constructif avec les nouvelles autorités centrales et régionales, ainsi qu'un investissement dans des programmes de développement et d'infrastructures ciblés, conduiront à la création d'un plus vaste espace humanitaire. Le Haut Commissariat espère également que ce programme lui permettra de discuter des projets communautaires avec les autorités et de les sensibiliser aux problèmes de protection. Bien que la situation qui règne dans le nord de l'Etat de Rakhine ne soit pas susceptible d'être résolue dans l'immédiat, des mesures progressives visant à instaurer la confiance et à faciliter la coexistence sont actuellement mises en œuvre.

Au sud-est du Myanmar, l'absence de statistiques fiables pose divers problèmes au HCR, de même que l'éloignement des zones touchées par les déplacements. La faible présence des associations humanitaires dans la région rend également difficile l'accès aux personnes ayant besoin d'une assistance.

Organisation et mise en œuvre

Coordination

Le HCR continue à participer activement à divers mécanismes de coordination, tant au niveau central que local. Par exemple, il dirige le groupe de travail national sur la protection, qui a été créé au sein du module de protection lors de l'intervention liée au cyclone Nargis, et qui a ensuite été étendu à l'échelle du pays. En tant que chef de file des organisations présentes dans ses deux régions d'intervention, le Haut Commissariat entretient des relations étroites avec ses partenaires opérationnels, à savoir les autres institutions des Nations Unies, les ONG et les autorités centrales et régionales. Il accueille régulièrement des réunions interorganisations sur le terrain et à Yangon et a créé en 2011 un groupe de travail sur la protection au nord de l'Etat de Rakhine. Le HCR a également conclu des accords opérationnels avec plusieurs organisations qui travaillent sous son égide au Myanmar.

Informations financières

Le budget du HCR a connu une progression régulière au cours des cinq dernières années, avec un pic en 2008 dû à l'intervention en faveur des victimes du cyclone Nargis. Les budgets consacrés aux populations du sud-est du Myanmar et du nord de l'Etat de Rakhine sont toutefois demeurés stables. Depuis 2009, l'Organisation a dégagé des ressources supplémentaires pour étendre l'assistance offerte à la population musulmane du nord de l'Etat de Rakhine dans cinq secteurs prioritaires également soutenus par les pouvoirs publics. Ces activités ont été poursuivies en 2011 et des fonds supplémentaires ont été alloués à l'aide aux victimes des catastrophes naturelles survenues dans l'Etat de Rakhine.

L'année 2011 a également été marquée par une hausse du budget alloué aux projets mis en œuvre dans le sud-est du Myanmar, grâce au soutien accru des donateurs. Bien que le niveau général du financement ait augmenté, le budget global fondé sur l'évaluation des besoins est demeuré stable depuis son introduction en 2009, en raison principalement de l'accès limité et des capacités de mise en œuvre restreintes dont le HCR dispose sur le terrain.

Source : HCR Appel Global 2012-2013

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Myanmar UNHCR Rapports sur la collecte de fonds Flux RSSRapports sur la collecte de fonds

autres documents
2011 Partenaires du HCR - Myanmar
Partenaires d'exécution
Organismes gouvernementaux : Ministère de l'Immigration et de la Population (Service de l'immigration et de l'enregistrement national)
ONG : Action Contre la Faim ; Bridge Asia Japan ; Comité international de secours ; Community and Family Services International ; Malteser International ; Société de la Croix-Rouge du Myanmar
Autres : UNOPS
Partenaires opérationnels
Organismes gouvernementaux : Ministère du Progrès des zones frontalières, des Ethnies nationales et des Questions de développement
ONG : CARE ; Conseil norvégien pour les réfugiés ; Médecins Sans Frontières (Pays-Bas et Suisse) ; Save the Children ; Vision Mondiale
Autres : OIM ; PNUD/UNOPS (Projet de développement communautaire pour les communes reculées) ; UNICEF

Myanmar : Les besoins persistent dans des zones reculées

Avec huit vols cargo et un convoi terrestre depuis la Thaïlande, l'UNHCR a déjà acheminé vers le Myanmar, en date du 6 juini, 430 tonnes de matériel d'abri et d'articles de première nécessité pour aider environ 130 000 victimes du cyclone Nargis. L'aide inclut des bâches et des rouleaux de plastique, des moustiquaires, des couvertures et des ustensiles de cuisine. Elle est rapidement distribuée une fois sur place.

Aux alentours de Yangon - une région qui a également été touchée par le cyclone - et dans le delta d'Irrawaddy, des familles ont construit des abris de fortune avec des toits de feuilles de palmier. Ils ont cependant désespérément besoin de bâches en plastique pour se protéger des pluies de mousson.

Myanmar : Les besoins persistent dans des zones reculées

L'aide d'urgence de l'UNHCR parvient aux victimes du cyclone au Myanmar

Avec huit vols cargo et un convoi terrestre depuis la Thaïlande, l'UNHCR a déjà acheminé vers le Myanmar, en date du 6 juin, 430 tonnes de matériel d'abri et d'articles de première nécessité pour aider environ 130 000 victimes du cyclone Nargis. L'aide inclut des bâches et des rouleaux de plastique, des moustiquaires, des couvertures et des ustensiles de cuisine. Elle est rapidement distribuée une fois sur place.

Aux alentours de Yangon - une région qui a également été touchée par le cyclone - et dans le delta d'Irrawaddy, des familles ont construit des abris de fortune avec des toits de feuilles de palmier. Ils ont cependant désespérément besoin de bâches en plastique pour se protéger des pluies de mousson.

Légendes.

L'aide d'urgence de l'UNHCR parvient aux victimes du cyclone au Myanmar

Cyclone dévastateur au Myanmar

Les 2 et 3 mai 2008, le cyclone Nargis a dévasté le Myanmar, causant la mort de milliers de personnes et en laissant plus d'un million d'autres sans abri. En réponse immédiate à la catastrophe, le bureau de l'UNHCR à Yangon a acheté et distribué l'équivalent de 50 000 dollars de bâche en plastique et de nourriture en conserve aux rescapés.

Depuis, avec un premier convoi d'aide humanitaire par camion, l'UNHCR a fait parvenir 22 tonnes de tentes et de bâche en plastique en provenance des stocks de l'agence dans le nord-ouest de la Thaïlande. Par ailleurs, plus de 100 tonnes de toile goudronnée, de couvertures, d'ustensiles de cuisine et de moustiquaires sont acheminées par avion depuis l'entrepôt régional de l'UNHCR à Dubaï.

L'UNHCR n'intervient pas habituellement en cas de catastrophe naturelle, mais l'agence a agi en raison de l'ampleur de la dévastation, du besoin urgent des victimes et de la proximité de ses entrepôts d'aide d'urgence, qui sont situés non loin du Myanmar.

Cyclone dévastateur au Myanmar

Les réfugiés rohingyas au Bangladesh

En 1991, quelque 250 000 réfugiés du nord de l'État de Rakhine au Myanmar ont fui leur pays en bateau ou à pied, pour rejoindre la région de Cox's Bazar au Bangladesh voisin, où ils ont été accueillis dans une vingtaine de camps. Alors que la majorité est depuis rentrée chez elle, environ 20 500 personnes - pour la plupart des Rohingyas, une minorité ethnique musulmane - se trouvent encore dans deux des camps d'origine.

Les conditions de vie dans ces camps sont en-dessous des standards, de nombreux réfugiés vivant dans des abris surpeuplés ayant besoin d'importantes réparations. De fréquentes pluies diluviennes inondent la zone, endommageant davantage l'hébergement et propageant des maladies. Le harcèlement et les discriminations aggravent encore le sort des réfugiés rohingyas, mais la majorité d'entre eux disent ne pas vouloir rentrer au Myanmar avant l'instauration de la paix et de la démocratie.

L'UNHCR a étendu ses activités de suivi de protection à Cox's Bazar pour répondre également aux problèmes de violences sexuelles et à l'encontre des femmes, ainsi qu'au trafic de femmes et d'enfants. En coordination étroite avec d'autres agences des Nations Unies, des organisations non gouvernementales et les gouvernements, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés travaille pour trouver une solution durable pour les réfugiés rohingyas.

Les réfugiés rohingyas au Bangladesh

Réfugiés du Myanmar

Au cours des derniers mois, plus de 2 000 réfugiés originaires du Myanmar sont arrivés dans le nord de la Thaïlande. Ils disent fuir la reprise du conflit et les violations des droits humains dans l'Etat de Kayin au Myanmar. Les réfugiés, qui appartiennent principalement à l'ethnie Karen, disent que leurs maisons et leurs villages ont été brûlés et que des civils ont été tués. Beaucoup sont en très mauvaise santé et souffrent de maladies telles que le paludisme après un voyage long et dangereux vers les camps à travers des zones extrêmement minées. Les réfugiés arrivent dans des camps gérés par le gouvernement, principalement dans la région de Mae Hong Son, au nord de la Thaïlande.

L'UNHCR travaille avec le gouvernement thaïlandais et les organisations non gouvernementales pour s'assurer que les nouveaux arrivants sont admis dans les camps et qu'ils reçoivent l'hébergement et la protection adéquats. L'hébergement est une préoccupation majeure car certains camps de réfugiés sont surchargés. Lors d'une réunion à la mi-mai, les autorités thaïlandaises ont donné leur accord pour la construction de maisons en matériaux plus résistants afin d'y installer les nouveaux arrivants.

Actuellement 140 000 réfugiés originaires du Myanmar vivent en Thaïlande dans neuf camps situés près de la frontière, beaucoup d'entre eux sont là depuis plus de 20 ans.

Septembre 2006

Réfugiés du Myanmar

Rapatriés au Myanmar

Au début des années 90, plus de 250 000 Rohingyas musulmans traversèrent la frontière du Myanmar pour venir se réfugier au Bangladesh, mettant en cause des violations de droits humains perpétrés par le gouvernement militaire de leur pays. En exil, ils furent accueillis dans une vingtaine de camps situés dans la région de Cox's Bazaar au Bangladesh. Plus de 230 0000 de ces réfugiés sont rentrés chez eux depuis 1992, mais il en subsiste encore environ 22 000 dans les camps. L'UNHCR travaille en collaboration avec des ONG pour garantir la stabilité dans les communautés de rapatriés, en les aidant à se réintégrer au mieux dans leur pays. L'UNHCR fournit une présence itinérante sur le terrain, assure la protection et la sécurité des rapatriés et offre enfin des programmes d'éducation primaire et pour adultes, des projets générateurs de revenus et des formations professionnelles.

Rapatriés au Myanmar

Inde : Jeune et seulePlay video

Inde : Jeune et seule

Ni Ang, âgée de 16 ans, parcourt le marché de nuit à Delhi pour trouver de la nourriture pour elle et ses trois frères et soeurs. Ces enfants non accompagnés luttent pour leur survie en Inde après avoir fui leur village au Myanmar.
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