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Profil d'opérations 2014 - République arabe syrienne

| Aperçu |

Environnement opérationnel

  • La situation humanitaire en République arabe syrienne (Syrie) est catastrophique et continue de se détériorer à grande vitesse, plus de 6,8 millions de Syriens (en majorité des déplacés internes) ayant actuellement besoin d'une aide humanitaire.

  • En 2012, le HCR s'est rallié aux efforts inter-organisations destinés à aider les personnes déplacées à l'intérieur de la Syrie (déplacés internes). Dans le cadre du Plan national de réponse et d'assistance humanitaire pour la Syrie (SHARP), le HCR soutient le secteur des produits non alimentaires et celui des abris, ainsi que les secteurs de l'aide financière, de la santé, des services communautaires et de la protection.

  • Le conflit actuel en Syrie a des implications majeures pour les opérations destinées aux réfugiés et celles destinées aux déplacés internes, en particulier en matière d'accès et d'espace opérationnel. L'insécurité restreint les mouvements à travers le pays, les communications sont souvent interrompues et l'accès du HCR aux populations touchées est limité. D'où l'importance accrue d'atteindre, de suivre et d'assister les bénéficiaires par d'autres moyens, notamment par l'intermédiaire des partenaires nationaux.

  • Les sanctions ont eu un impact considérable sur la situation socio-économique de larges portions du pays. La livre syrienne a subi une dévaluation de plus de 50 pour cent depuis l'éclatement du conflit il y a deux ans. Dans la plupart des régions du pays, les prix de l'alimentation de base et des produits ménagers augmentent, et le pays connait des pénuries extrêmes de gaz de cuisine, de mazout pour le chauffage et d'électricité.

  • La prévision des activités du HCR se base sur l'hypothèse essentielle selon laquelle la situation sécuritaire en Syrie ne se détériorera pas au point de mettre l'organisation dans l'incapacité d'intervenir dans ce pays, même si cela fait peser des contraintes considérables sur les opérations en Syrie.

Personnes relevant de la compétence du HCR

Selon les estimations du Bureau des Nations Unies chargé de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), d'ici fin 2013, 6,5 millions de Syriens, sur une population totale de 22 millions, seraient touchés, dont 4,25 millions de déplacés internes. Sur les 4,25 millions de déplacés internes, en 2014, le HCR assistera 3,3 millions de personnes (soit 660 000 familles). La planification globale concernant les déplacements internes a été basée sur l'hypothèse selon laquelle les réfugiés et les déplacés internes syriens seront peu nombreux à retourner dans leurs régions d'origine en 2014.

La Syrie accueille divers groupes de réfugiés, principalement des Iraquiens, mais aussi de petits groupes de Somaliens, d'Afghans et de Palestiniens. Le nombre total de réfugiés en Syrie a diminué, passant de près de 110 000 début 2012 à quelque 70 000 fin 2012, dont environ 64 000 Iraquiens (89 pour cent). On s'attend à ce que cette diminution continue en raison de la situation sécuritaire instable et imprévisible.

Chiffres HCR prévisionnels pour la République arabe syrienne
Type de population Origine Déc. 2013 Déc. 2014 Déc. 2015
Total dans le pays Nb personnes
assistées par le HCR
Total dans le pays Nb personnes
assistées par le HCR
Total dans le pays Nb personnes
assistées par le HCR
Total 4 000 000 2 550 000 4 408 010 3 338 010 4 377 110 3 527 110
Réfugiés Afghanistan 1 600 1 600 1 400 1 400 1 400 1 400
Iraq 44 000 44 000 33 000 33 000 22 100 22 100
Somalie 1 800 1 800 1 500 1 500 1 500 1 500
Pays divers 1 100 1 100 1 100 1 100 1 100 1 100
Demandeurs d'asile Afghanistan 200 200 100 100 100 100
Iraq 600 600 450 450 450 450
Somalie 50 50 30 30 30 30
Pays divers 650 650 430 430 430 430
Déplacés internes Rép. arabe syrienne 3 800 000 2 500 000 4 250 000 3 300 000 4 250 000 3 500 000
Apatrides Apatrides 150 000 - 120 000 - 100 000 -

| Réponse |

Besoins et stratégies

Compte tenu de l'insécurité qui règne dans l'ensemble du pays, le cœur de la stratégie du HCR en Syrie consiste à employer tous les moyens pour maintenir l'accès et continuer de mener des activités vitales pour toutes les personnes relevant de sa compétence. La présence du HCR et l'aide qu'il apporte sur le long terme en Syrie constituent des éléments essentiels de sa stratégie.

En ce qui concerne les déplacés internes, les services humanitaires essentiels fournis seront la protection, la santé, les produits ménagers de base, les abris et les aides en espèces. En outre, le HCR continuera de jouer son rôle de coordination inter-organisations en tant que chef de file dans les secteurs des produits non alimentaires/abris et de la protection/services communautaires. La présence du HCR dans de nouveaux endroits sur le terrain dans l'ensemble du pays sera combinée à des centres opérationnels, c'est-à-dire des bureaux communs inter-organisations comportant des bases logistiques et des entrepôts. Cela permettra de décentraliser les stocks de produits non alimentaires et d'assurer une meilleure distribution et une surveillance plus étroite.

En ce qui concerne les réfugiés et les demandeurs d'asile qui demeurent en Syrie, la priorité du HCR pour 2014 est d'assurer leur protection de base, dans un environnement particulièrement difficile où l'espace de protection risque de se réduire. Le HCR maintiendra ses principaux programmes d'aide humanitaire, comme l'aide mensuelle en espèces, permettant de faire face aux besoins en matière de nourriture et d'abris.

Une autre grande priorité consiste à réduire les risques de protection auxquels sont confrontées les personnes relevant de la compétence du HCR, notamment la discrimination, la violence sexuelle et sexiste ainsi que les risques spécifiques auxquels sont confrontés les enfants. Le soutien pour la délivrance de documents aux réfugiés est également prioritaire. Le programme de réinstallation du HCR en cours, bien que remis en cause, constitue un mécanisme essentiel en matière de solutions durables, en particulier pour les personnes en situation prolongée de réfugiés en Syrie.

| Mise en œuvre |

Coordination

Outre la fourniture d'une protection et de produits et de services de secours, le HCR conserve un rôle stratégique dans la réponse destinée aux déplacés internes, en tant qu'organisation chef de file dans les domaines de la protection, des produits non alimentaires et des abris. Le HCR s'efforcera de garantir la participation de partenaires existants et nouveaux. Si le Croissant-Rouge arabe syrien demeure un partenaire clé pour la planification et la distribution de produits non alimentaires, le HCR continue d'identifier des partenaires locaux supplémentaires afin d'augmenter et de compléter sa portée et sa capacité d'action.

Le Ministère de l'Administration locale et le Ministère des Affaires sociales et du Travail font partie des principaux ministères techniques impliqués dans l'aide humanitaire en coordination avec le HCR.

2014 Partenaires du HCR - République arabe syrienne
Partenaires d'exécution
Organismes gouvernementaux : Assemblée générale de l'Hôpital de Damas, Gouvernorat d'El Hassakeh, Institut de cardiologie Al Bassel, Ministère de l'Enseignement supérieur
ONG : Action contre la faim - Espagne, Al Batool, Al Talouf Charity Association, Al-Nada Development, Conseil danois pour les réfugiés, Dummar Charity Association, Institut Européen de Coopération et de Développement, International Medical Corps, Patriarcat grec orthodoxe d'Antioche, Première Urgence, Syria Trust for Development, Syrian Society for Social Development, Syrian Women's Association
Autres : Croissant-Rouge arabe syrien
Partenaires opérationnels
Organismes gouvernementaux : Ministère de l'Administration locale, Ministère de l'Education, Ministère de l'Enseignement supérieur, Ministère de l'Intérieur, Ministère de la Santé, Ministère des Affaires sociales et du Travail
ONG : CICR, FICR, Help, Mercy Corps, OIM
Autres : FNUAP, OMS, PNUD, UNICEF, UNOPS, UNRWA, VNU

| Informations financières |

L'augmentation spectaculaire des besoins financiers pour l'opération du HCR en Syrie est liée à la multiplication rapide des projets du HCR destinés aux déplacés internes dans le pays en raison de l'urgence, le budget consacré aux déplacés internes passant de 41,8 millions de dollars E.-U. en 2012 à 193 millions de dollars E.-U. en 2014. A l'inverse, le budget dédié au programme pour les réfugiés a diminué, passant de 164,9 millions de dollars E.-U. en 2010 à 64,3 millions de dollars E.-U. en 2014, du fait de la diminution progressive du nombre de réfugiés iraquiens, liée en particulier à l'insécurité ces deux dernières années. Le budget global pour la Syrie en 2014 est fixé à 257,9 millions de dollars E.-U., la majorité du budget étant consacré à la réponse d'urgence. Ces besoins financiers sont fondés sur les meilleures estimations pour 2014, sur la base des informations disponibles mi-2013. Compte tenu de l'évolution de la situation dans le pays, les besoins supplémentaires seront présentés dans le Plan de réponse et d'assistance humanitaire pour la Syrie (SHARP), la situation faisant l'objet d'un examen complémentaire au cours de l'année 2014.

Source : Appel global 2014-2015 du HCR

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autres documents

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Les équipes de l'UNHCR ont commencé dès la deuxième quinzaine d'août 2006 à distribuer de l'aide humanitaire dans les villages meurtris du sud du Liban. Des tentes, des bâches en plastique et des couvertures sont distribuées aux personnes les plus vulnérables. Le matériel de l'UNHCR provient des entrepôts de Beyrouth, Saïda et Tyr, et continue d'arriver au Liban par voie aérienne, maritime et par camion.

Bien que 90 pour cent des personnes déplacées soient rentrées chez elles dans les premiers jours qui ont suivi le cessez-le-feu du 14 août, de nombreux Libanais n'ont pas pu regagner leur foyer et sont hébergés chez des proches ou dans des abris publics, tandis que quelques milliers sont restés en Syrie.

Depuis le début de la crise à la mi-juillet, l'UNHCR a acheminé 1 553 tonnes de matériel de secours en Syrie et au Liban pour venir en aide aux victimes du conflit. Cela représente environ 15 000 tentes, 154 510 couvertures, 53 633 matelas et 13 474 kits de cuisine. L'agence pour les réfugiés a également importé 5 camions et 15 autres sont en route.

Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Réfugiés iraquiens en Syrie

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés est de plus en plus préoccupée par la violence en Iraq et par l'absence d'une réponse humanitaire internationale face au nombre très important de personnes déplacées. Suite à une mission d'évaluation effectuée en novembre 2006, des responsables de l'UNHCR ont signalé que l'agence faisait face à une crise humanitaire de plus grande ampleur que celle prévue pour 2002-2003. Cependant l'UNHCR et les autres organisations manquent cruellement de fonds pour venir en aide aux personnes déplacées en nombre croissant. Pour combler ce manque de financement, l'UNHCR a donc publié en janvier 2007 un appel de 60 millions de dollars pour financer ses programmes d'assistance aux réfugiés iraquiens en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Egypte et en Turquie, ainsi qu'aux réfugiés non iraquiens et aux déplacés internes au sein de l'Iraq déchiré par la guerre.

Plus le conflit durera en Iraq, plus la situation deviendra difficile pour des centaines de milliers de déplacés ainsi que les communautés qui tentent de les aider - à l'intérieur et à l'extérieur de l'Iraq. Le fardeau pour les gouvernements et les communautés d'accueil de la région est important, il est donc essentiel que la communauté internationale soutienne les efforts humanitaires.

Réfugiés iraquiens en Syrie

Les Libanais rentrent après le cessez-le-feu

Des dizaines de milliers de Libanais déplacés à l'intérieur du Liban et en Syrie ont pris le chemin du retour chez eux dès l'application du cessez-le-feu le lundi 14 août 2006. D'après les équipes mobiles de l'UNHCR surveillant les routes menant aux zones les plus durement affectées par les combats au Liban, le nombre de rapatriés devrait s'accroître dans les prochains jours.

Les équipes de l'UNHCR ont surveillé 24h sur 24 les quatre points de passage de la frontière avec la Syrie et distribué des kits de retour qui incluent de l'eau, des sels de réhydratation, des serviettes humides et des biscuits énergétiques. Ils s'occupent particulièrement des personnes vulnérables ayant besoin d'une aide spécifique. L'agence pour les réfugiés organise également une aide au transport pour les Libanais qui n'en ont pas les moyens.

Au Liban, les équipes de l'UNHCR ont mis en place sur les routes de retour, des points de distribution de matériel de secours incluant des bâches en plastique, des matelas, de l'eau et d'autres articles pour les rapatriés. Une mission approfondie sera nécessaire pour évaluer l'aide dont auront besoin ceux qui vont reconstruire leurs maisons dans les zones les plus affectées.

Les Libanais rentrent après le cessez-le-feu

Angelina Jolie appelle le monde à ne pas oublier les réfugiés iraquiens

L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR Angelina Jolie est retournée le 2 octobre 2009 à Damas, la capitale syrienne, pour y rencontrer des réfugiés iraquiens deux ans après sa dernière visite. L'actrice américaine, lauréate d'un oscar et accompagnée de son partenaire Brad Pitt, a saisi cette occasion pour lancer un appel d'urgence à la communauté internationale afin qu'elle n'oublie pas les centaines de milliers de réfugiés iraquiens vivant toujours en exil, malgré une relative amélioration de la situation de sécurité en Iraq. Angelina Jolie a indiqué que la plupart des réfugiés iraquiens ne peuvent pas rentrer en Iraq à cause des sévères traumatismes qu'ils y ont subis, à cause de l'incertitude liée aux prochaines élections iraquiennes, des problèmes de sécurité et d'une pénurie de services essentiels. Ils auront besoin d'un soutien continu de la part de la communauté internationale, a-t-elle affirmé. L'Ambassadrice de bonne volonté du HCR a rendu visite à deux familles vulnérables vivant dans la banlieue de Jaramana, au sud de Damas. Elle a été particulièrement émue durant sa rencontre avec une femme appartenant à une minorité religieuse, qui a expliqué à Angelina Jolie les abus physiques qu'elle a subis ainsi que les tortures endurées par son fils, après qu'ils aient été enlevés plus tôt cette année en Iraq et retenus en otage durant des jours. Ils ont décidé de fuir vers la Syrie, un pays hôte généreux envers les réfugiés.

Angelina Jolie appelle le monde à ne pas oublier les réfugiés iraquiens

Des secours pour les déplacés libanais en Syrie

Un convoi humanitaire, chargé d'articles de secours venant de l'entrepôt régional de l'UNHCR à Amman en Jordanie, est arrivé à Damas cette semaine. Une partie du chargement composée de matelas, couvertures, sets de cuisine, savon et de réchauds sera distribuée aux demandeurs d'asile et réfugiés libanais en Syrie. Le reste sera acheminé par camion vers le Liban pour aider quelque 100 000 déplacés internes accueillis dans des lieux d'hébergement publics ou dans des familles.

En Syrie, cette semaine, l'UNHCR a distribué 6 544 matelas, la majeure partie destinée à la ville d'Homs dans le nord, où nous estimons à 20 000 le nombre de Libanais hébergés. L'UNHCR en Syrie a commencé à distribuer aux familles d'accueil et aux Libanais dans le besoin des articles de secours achetés localement, dont 3 300 oreillers, des draps, quelque 67 000 sous-vêtements et 6 400 couches pour bébé.

Depuis le début du conflit il y a un mois, quelque 160 000 Libanais ont traversé la frontière avec la Syrie, 1 500 nouvelles personnes arrivant maintenant quotidiennement. La plupart des Libanais sont hébergés par des familles d'accueil syriennes ou dans des écoles, des camps de vacances, des centres communautaires, des mosquées et des hôtels. Bien que la générosité locale ait été débordante, elle risque d'atteindre ses limites.

Des secours pour les déplacés libanais en Syrie

Réfugiés syriens au Liban

Alors que le monde s'émeut du sort de centaines de milliers de Syriens déplacés, y compris plus de 200 000 réfugiés, le personnel du HCR travaille sans relâche pour apporter une aide indispensable dans les pays voisins. Sur le plan politique, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres devait prendre la parole mardi (30 août) devant le Conseil de sécurité de l'ONU réuni à huis clos sur la Syrie.

Un grand nombre de personnes ont franchi la frontière libanaise pour fuir la violence en Syrie. À la fin du mois d'août, plus de 53 000 Syriens s'étaient enregistrés ou avaient obtenu un rendez-vous pour s'enregistrer partout au Liban. Les opérations du HCR pour les réfugiés syriens à Tripoli et dans la vallée de la Bekaa ont repris le 28 août après avoir été brièvement suspendues en raison de l'insécurité.

De nombreux réfugiés sont pris en charge par des familles d'accueil dans certaines des régions les plus pauvres du Liban, ou sont hébergés dans des établissements publics, notamment des écoles. Comme l'année scolaire commence bientôt, cela pose problème. Le HCR s'efforce de leur trouver rapidement un autre toit. La plupart des personnes venues chercher refuge au Liban sont de Homs, d'Alep et de Daraa; plus de la moitié ont moins de 18 ans. Tandis que le conflit en Syrie perdure, la situation des Syriens ayant rejoint le Liban demeure précaire.

Réfugiés syriens au Liban

Environ 90 000 réfugiés syriens sont hébergés dans les camps en Turquie

A la mi-septembre, plus de 200 000 réfugiés syriens avaient traversé la frontière vers la Turquie. Le HCR estime que la moitié d'entre eux sont des enfants, et beaucoup ont vu leur foyer détruit par le conflit avant de s'enfuir vers la frontière en quête de sécurité.

Les autorités turques ont monté, pour les réfugiés, des camps très bien organisés construits le long du sud de la frontière avec la Syrie. La Turquie porte assistance à 120 000 réfugiés depuis l'éruption du conflit en Syrie. On compte actuellement 12 camps accueillant 90 000 réfugiés et quatre autres sont en cours de construction. La Turquie a déjà dépensé près de 300 millions de dollars, continue de gérer les camps ainsi que de fournir des vivres et des services médicaux.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a fourni à la Turquie des tentes, des couvertures et des batteries d'ustensiles de cuisines à distribuer aux réfugiés. Le HCR propose également des conseils opérationnels et des lignes directrices, tandis que le personnel de l'organisation facilite les mesures de rapatriement volontaire des réfugiés.

La plupart des réfugiés ayant traversé la frontière vers la Turquie sont originaires du nord de la Syrie, notamment la ville d'Alep. Dans un premier temps, certains vivaient dans des écoles ou d'autres bâtiments publics. Depuis, ils ont été transférés dans des camps où les familles vivent dans des tentes ou des conteneurs aménagés en logements et où tous les services essentiels sont assurés.

Environ 90 000 réfugiés syriens sont hébergés dans les camps en Turquie

Angelina Jolie en mission auprès des réfugiés syriens et iraquiens en Moyen-Orient

Dans son nouveau rôle en tant qu'Emissaire du HCR, Angelina Jolie a effectué cinq missions cette année auprès des réfugiés. Elle s'est rendue en Jordanie, au Liban et en Turquie en septembre 2012, pour y rencontrer des réfugiés syriens parmi les dizaines de milliers de Syriens qui ont fui le conflit dans leur pays d'origine et qui ont trouvé refuge dans les pays voisins. Angelina Jolie a achevé sa visite au Moyen-Orient par l'Iraq où elle a rencontré des réfugiés syriens dans le nord ainsi que des déplacés internes iraquiens et des réfugiés rapatriés à Bagdad.

Angelina Jolie en mission auprès des réfugiés syriens et iraquiens en Moyen-Orient

Personnes déplacées à l'intérieur de la Syrie : le HCR et son personnel dévoué aide les plus démunis

La violence en Syrie continue de pousser les gens à abandonner leurs domiciles, certains cherchant refuge ailleurs en Syrie tandis que d'autres prennent le risque de passer la frontière vers les pays voisins. Les Nations Unies estiment qu'environ quatre millions de personnes ont besoin d'aide, parmi lesquels on évalue à deux millions les personnes déplacées à l'intérieur de la Syrie.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés compte 350 employés à l'intérieur de la Syrie. Malgré l'insécurité, ils continuent à fournir une assistance vitale dans les villes de Damas, Alep, Al Hassakeh et Homs. Grâce à leur travail et à leur dévouement, plus de 350 000 personnes ont reçu une aide non alimentaire, comme des couvertures, des ustensiles de cuisine et des matelas. Ce sont des articles essentiels pour ces personnes ayant souvent quitté leurs maisons uniquement avec les vêtements qu'ils portaient ce jour-là. Une aide financière en espèces a été allouée à plus de 10 600 familles syriennes vulnérables.

Personnes déplacées à l'intérieur de la Syrie : le HCR et son personnel dévoué aide les plus démunis

Depuis Paris avec affection, des jouets pour les enfants syriens

Chaque année, le Musée du Quai Branly à Paris organise une collecte de jouets auprès d'écoliers à Paris et, avec un peu d'aide du HCR et d'autres partenaires clés, les envoie aux enfants réfugiés qui ont tant perdu.

Cette année, les bénéficiaires étaient des dizaines d'enfants syriens vivant dans deux camps de réfugiés en Turquie, l'un des principaux pays d'accueil pour plus de 1,4 million de Syriens qui ont fui leur pays, avec ou sans leurs familles. La plupart des enfants sont traumatisés et ils ont perdu toutes leurs affaires dans les décombres en Syrie.

La semaine dernière, le personnel du musée, le HCR et la Fédération des Associations d'Anciens du Scoutisme ont rassemblé les jouets et les ont emballés dans 60 colis. Ces colis ont ensuite été transportés vers la Turquie par Aviation sans Frontières puis acheminés vers l'école maternelle et des garderies dans les camps de Nizip-1 et Nizip-2 près de la ville de Gaziantep.

Ce cadeau a été donné par des enfants grandissant paisiblement dans la capitale française. Les jouets ont apporté un rayon de soleil dans la vie de ces jeunes réfugiés syriens et leur rappelle qu'ils ne sont pas oubliés par d'autres enfants dans le monde extérieur.

Ces images de la distribution de jouets ont été prises par le photographe Aytac Akad et Selin Unal du HCR.

Depuis Paris avec affection, des jouets pour les enfants syriens

Enfants d'Erbil : des réfugiés syriens dans une zone urbaine en Irak

Les enfants qui ont trouvé refuge dans des zones urbaines avec leurs familles, font partie des réfugiés syriens parmi les plus vulnérables. A la différence de ceux qui sont hébergés dans des camps, les réfugiés qui vivent en ville dans des pays comme l'Irak, la Turquie et la Jordanie, ont souvent du mal à accéder à l'aide et à la protection. Dans un camp de réfugiés, il est plus facile pour des organisations humanitaires comme le HCR de fournir un abri et une assistance régulière, notamment des vivres, des soins de santé et un accès à l'éducation. Trouver les réfugiés en zones urbaines, sans parler de les aider, n'est pas une tâche facile.

En Irak, environ 100 000 réfugiés syriens sur les 143 000 présents dans le pays, vivraient en zones urbaines - dont 40% d'enfants âgés de moins de 18 ans. Les photos suivantes, prises par Brian Sokol dans la ville d'Erbil au nord de l'Irak, donnent un aperçu de la vie de certains de ces jeunes réfugiés urbains. Elles montrent la dureté de la vie quotidienne mais aussi la résilience, l'adaptabilité et le courage de ces jeunes dont la vie a été bouleversée au cours des deux dernières années.

La vie est difficile à Erbil, la capitale de la région du Kurdistan en Iraq. Le coût de la vie est élevé et il n'est pas facile de trouver du travail. Les réfugiés doivent aussi consacrer une part importante de leurs ressources limitées au loyer. Le HCR et ses partenaires, dont le Gouvernement régional kurde, se démènent pour aider les personnes dans le besoin.

Enfants d'Erbil : des réfugiés syriens dans une zone urbaine en Irak

L'Emissaire du HCR Angelina Jolie rencontre des réfugiés syriens tout juste arrivés en Jordanie

L'Emissaire du HCR Angelina Jolie s'est rendue en Jordanie près de la frontière avec la Syrie le 18 juin au début d'une visite pour célébrer la Journée mondiale du réfugié. Elle a rencontré des réfugiés qui venaient d'arriver et a écouté le récit de leur fuite en exil. Elle a exhorté la communauté internationale à faire davantage pour aider les survivants du conflit et les pays qui les accueillent. « La pire crise humanitaire du 21e siècle se développe actuellement au Moyen-Orient », a-t-elle déclaré. « La réponse internationale à cette crise est clairement insuffisante par rapport à l'ampleur de cette tragédie humaine. Une aide humanitaire considérable reste nécessaire et, par-dessus tout, une solution politique à ce conflit doit être trouvée. » Le conflit en Syrie a forcé davantage de civils à fuir l'année dernière que tout autre conflit à travers le monde. Ces six derniers mois, le nombre de personnes déracinées a plus que doublé pour atteindre 1,6 million, dont 540 000 se trouvent en Jordanie. En Jordanie, Angelina Jolie, au côté du Haut Commissaire du HCR António Guterres, rencontreront de hauts représentants jordaniens ainsi que des réfugiés vivant dans des villes jordaniennes et au camp de réfugiés tentaculaire de Za'atri.

L'Emissaire du HCR Angelina Jolie rencontre des réfugiés syriens tout juste arrivés en Jordanie

Un nouvel espace de création pour des artistes syriens réfugiés

Quand Raghad Mardini a vu pour la première fois cet ancien garage à calèches d'architecture ottomane, en ruines et ravagé par la guerre dans les montagnes au-dessus de Beyrouth, elle en a immédiatement perçu le potentiel. Ayant suivi des études d'ingénierie civile en Syrie, son pays natal, elle avait les compétences pour faire revivre cette bâtisse qu'elle a restaurée pendant un an avec soin. Le bâtiment avait été gravement endommagé durant la guerre civile au Liban entre 1975 et 1990. Elle connait également le potentiel de jeunes artistes syriens à la dérive, qui ont été déracinés par la guerre tragique dans leur pays. Ils avaient besoin de son aide à Beyrouth, où ils avaient tous fui. Avec de hauts plafonds voûtés, de la lumière, de l'espace et un emplacement paisible dans la ville d'Aley, elle savait que ce beau bâtiment ancien ferait à la fois un parfait atelier et aussi un lieu de refuge pour des artistes dans le besoin. Elle a créé la Résidence d'Aley pour les artistes syriens pour qu'ils puissent recommencer à créer. La photographe Elena Dorfman, qui travaille pour le HCR au Liban, s'y est rendue, dans la petite ville d'Aley. Voici quelques-unes de ses photos.

Un nouvel espace de création pour des artistes syriens réfugiés

A nouveau un triste record pour la Syrie : un million d'enfants syriens sont exilés

Avec la guerre civile en Syrie engagée dans sa troisième année, les Nations Unies estiment qu'il y a désormais plus d'un million d'enfants syriens vivant hors de leur pays en tant que réfugiés et, parmi eux, Aya, âgée de huit ans et qui a été forcée de fuir avec sa famille au Liban en 2011. Ils vivent actuellement dans une installation informelle au côté de plus d'un millier d'autres réfugiés. Ils sont entourés de champs de tomates, de poivrons et de carottes dans la plaine fertile de la Bekaa. Cette jeune fille est curieuse de tout et elle aime apprendre. Mais elle n'a pas pu aller à l'école, pour la plupart du temps ces deux dernières années. Elle rêve d'étudier et elle veut un jour devenir pédiatre. Mais son père est malade et sans emploi. Il ne peut pas se permettre de payer les frais mensuels de 20 dollars pour le bus vers l'école la plus proche. Les frères et les soeurs d'Aya travaillent dans les champs pour gagner de l'argent. Aya reste à la maison pour s'occuper de sa soeur Labiba, 11 ans, qui est handicapée. Sa famille dit Aya est résistante mais toutefois également très positive, une qualité qui déteint sur les autres.

A nouveau un triste record pour la Syrie : un million d'enfants syriens sont exilés

A l'approche de l'hiver, les Syriens continuent d'arriver au camp de réfugiés de Za'atri en Jordanie

À l'approche de l'hiver et avec la guerre faisant rage en Syrie et ne montrant aucun signe de ralentissement, les civils syriens continuent leur fuite éperdue vers les frontières en quête de sécurité. La plupart ont fui sans rien. Certains arrivent pieds nus en Jordanie, après avoir marché des kilomètres sans chaussures. Les civils rejoignent la frontière dans des conditions de plus en plus difficiles et dans le froid. A leur arrivée au centre de réception du HCR au camp de Za'atri, c'est souvent la première fois depuis le début de la guerre qu'ils se trouvent sans crainte dans une pièce chauffée. A l'aube, quand la plupart arrivent, ils apparaissent épuisés sous des couvertures. Et quand ils se réveillent, l'épreuve se lit sur les traits de chacun des visages. A travers le camp de réfugiés, des ateliers de confection artisanale surgissent à chaque coin de rue. Dans toute la région, le HCR et ses partenaires acheminent rapidement des couvertures à haute performance thermique, des rations alimentaires supplémentaires et des vêtements pour assurer que tous les réfugiés sont protégés. Les photos suivantes ont été prises par Greg Beals, qui travaille pour le HCR.

A l'approche de l'hiver, les Syriens continuent d'arriver au camp de réfugiés de Za'atri en Jordanie

Forcé de grandir trop vite au Liban : Mahmoud

Mahmoud est âgé de 15 ans et il ne va plus à l'école depuis trois ans. Dans sa Syrie natale, ses parents avaient peur de l'envoyer à l'école à cause de la guerre civile. Ils ont fini par fuir il y a un an lorsqu'un matin, très tôt, une bombe est tombée sur une maison du voisinage. La famille, encore engourdie après avoir été réveillée aussi brutalement, a préparé quelques affaires et a fui vers le Liban. Depuis, leur maison et l'école locale ont été détruites.

Au Liban, le père de Mahmoud ne trouve pas de travail et la famille peut désormais à peine payer le loyer.

Il y a un mois, Mahmoud a commencé à travailler à la commission, il s'occupe de vider des poissons dans une petite boutique non loin de chez lui. Il gagne environ 60 dollars par mois. Avec cet argent, il aide à payer le loyer de la pièce unique souterraine de sa famille, qu'il partage avec ses parents et ses huit frères et soeurs. Mahmoud est fier d'aider sa famille. Toutefois, le magasin de poissons étant situé dans la même structure souterraine que sa maison, il voit à peine le soleil.

Des enfants comme Mahmoud, dont certains âgés de sept ans seulement, travaillent de longues heures pour un maigre salaire, parfois dans des conditions dangereuses. Ces enfants mettent en péril leur avenir en manquant l'école et en perdant les années d'insouciance de l'enfance. Beaucoup sont également traumatisés par ce qu'ils ont vu en Syrie.

Le HCR et ses partenaires, conjointement avec les autorités locales, fournissent des allocations d'aide financière pour aider des familles vulnérables de réfugiés syriens à couvrir des dépenses courantes, comme le loyer et les soins médicaux. Cette aide leur permet de moins retirer les enfants de l'école pour les faire travailler. Les agences des Nations Unies et leurs partenaires ont également mis en place des systèmes de gestion et d'orientation en Jordanie et au Liban pour identifier les enfants à risque et les orienter vers des services appropriés.

Forcé de grandir trop vite au Liban : Mahmoud

Troisième anniversaire de la crise en Syrie: un enfant du conflit

Achraf est né le jour même où le conflit a commencé en Syrie : le 15 mars 2011. C'est le septième enfant d'une famille de Homs. Une semaine après sa naissance, le conflit a atteint son quartier. Pendant des mois, sa famille est restée quasiment recluse à la maison. Certains jours, les bombardements étaient sans interruption, d'autres jours un calme inquiétant régnait. Ces jours-là, la maman d'Achraf se précipitait avec lui dans la clinique locale pour les vaccins et les contrôles.

Quand Achraf avait environ 18 mois, sa tante, son oncle et son cousin ont été assassinés - la gorge tranchée - alors que le garçon dormait à côté dans la maison de sa famille. Terrifiée et craignant d'être les prochains, la famille d'Achraf s'est entassée dans leur voiture, emportant quelques effets précieux, et est partie vers la frontière.

Ils ont abandonné leur maison, construite par le père et l'oncle d'Achraf. Au bout de quelques jours, la maison a été pillée et détruite. Le photographe Andrew McConnell a rendu visite à la famille dans leur nouveau foyer dans la plaine de la Bekaa, au Liban, également construit par le père et l'oncle d'Achraf. Situé au bord d'un champ de boue, c'est un patchwork de bâches en plastique, de toile et de ferraille. Le sol est couvert de couvertures et de matelas fournis par le HCR. Ils font désormais face à de nouveaux défis comme la lutte quotidienne pour que les enfants soient au chaud, au sec et protégés contre les rats. Achraf sursaute toujours quand il entend des bruits soudains et forts, mais le médecin a expliqué à sa mère que le garçon s'y habituerait.

Troisième anniversaire de la crise en Syrie: un enfant du conflit

Un visage parmi un million d'autres : les difficultés des réfugiés syriens au Liban

Ils sont partout au Liban - un million de réfugiés syriens, dans un pays de 4,8 millions d'habitants. Il n'y a pas de camps de réfugiés au Liban. La plupart des réfugiés louent des appartements, tandis que les autres vivent dans des abris de fortune, des garages, des usines et des prisons. Trois ans après le début de la crise en Syrie, le Liban est devenu le pays au monde hébergeant la plus forte densité de réfugiés par habitant. Le Liban tente de faire face. Le montant des loyers a grimpé en flèche, les logements se font rares ; le prix des denrées augmente. Pendant ce temps, une génération pourrait être sacrifiée. La moitié des réfugiés syriens sont des enfants ; la plupart ne vont pas à l'école. Beaucoup travaillent pour aider leurs familles à survivre. Certains se marient jeunes, d'autres mendient pour gagner un peu d'argent. Pourtant, ils ont tous les mêmes rêves d'éducation.

Dans la ville de Tripoli, au nord du Liban, beaucoup de Syriens vivent dans le district d'Al Tanak, surnommé « Tin City » (« ville de tôle »). Longtemps habité par les populations pauvres de la ville, ce quartier est désormais une banlieue surréaliste - des tas d'ordures d'un côté, une grande roue de l'autre. Les habitants cohabitent avec les rats. « Ils sont gros comme des chats », déclare l'un d'eux. « Ils n'ont pas peur de nous, c'est nous qui avons peur d'eux ».

La photo-journaliste plusieurs fois primée, Lynsey Addario, a visité la « ville de tôle » et d'autres régions du Liban avec le HCR pour montrer les visages et faire connaître les souffrances des Syriens dans le monde. A travers ses publications dans le New York Times et National Geographic, Lynsey Addario a mis en lumière les victimes des conflits et les violations des droits dans le monde, en particulier les femmes.

Un visage parmi un million d'autres : les difficultés des réfugiés syriens au Liban

Une simple tente pour commencer : un enseignant syrien ouvre une école en Jordanie

Dans la zone semi-rurale de Kherbet Al-Souk, dans la banlieue d'Amman, des réfugiés syriens qui n'avaient pas pu inscrire leurs enfants dans des écoles publiques surpeuplées ont pris les choses en mains. Ils ont ouvert eux-mêmes une petite école dans leur installation spontanée comptant environ 500 réfugiés. Les familles vivaient dans les camps de Za'atri ou d'Al-Aghwar, mais ils ont déménagé pour se rapprocher de leurs proches et accéder aux services essentiels dans la capitale. Assurer l'éducation à tous les enfants réfugiés en Jordanie est difficile pour le gouvernement et ses partenaires, y compris le HCR. Selon les Nations Unies, plus de la moitié de tous les enfants réfugiés syriens en Jordanie ne sont pas scolarisés. A Kherbet Al-Souk, l'école gérée par les réfugiés se compose d'une grande tente où les élèves sont assis à même le sol avec leurs manuels. Ils suivent les cours tous ensemble avec les plus jeunes d'entre eux aux premiers rangs. Avant, ils passaient beaucoup de temps à jouer, mais ils n'apprenaient rien. Un réfugié, Djamal, a décidé de faire quelque chose. Le photographe Shawn Baldwin a rencontré Djamal et s'est rendu dans cette école sous tente. Voici quelques-unes de ses photos.

Une simple tente pour commencer : un enseignant syrien ouvre une école en Jordanie

Triste jalon au Liban

Le nombre des réfugiés ayant fui depuis la Syrie vers le Liban voisin a dépassé le cap du million aujourd'hui, un triste jalon exacerbé par l'épuisement des ressources et une communauté hôte mise à rude épreuve et approchant le point de rupture.

Triste jalon au Liban

L'histoire de Jihan

Comme des millions d'autres, Jihan, 34 ans, était prête à tout pour échapper à la guerre sévissant en Syrie et pour mettre sa famille en sécurité. Contrairement à la plupart, Jihan est aveugle.

Il y a neuf mois, elle a fui Damas avec Ashraf, son mari âgé de 35 ans, qui est également en train de perdre la vue. Avec leurs deux fils, ils se sont rendus en Turquie par la mer Méditerranée, à bord d'un bateau avec 40 autres personnes. Ils espéraient que le voyage ne durerait huit heures. Ils n'avaient aucune garantie d'arriver sains et saufs.

Après une périlleuse traversée qui aura duré 45 heures, la famille est enfin arrivée à Milos, une île grecque de la mer Egée, à des kilomètres de la destination qui était prévue. Sans aucun soutien ni aucune assistance, ils ont dû se débrouiller pour se rendre à Athènes.

La police les a détenus pendant quatre jours à leur arrivée. On leur a demandé de rester hors d'Athènes, ainsi que trois autres villes grecques, en les laissant à l'abandon.

Démunis et épuisés, la famille a été contrainte de se séparer. Ashraf est parti vers le nord en quête d'asile et Jihan s'est rendue à Lavrion avec ses deux enfants, une installation informelle à une heure de route de la capitale grecque.

Aujourd'hui, Jihan est impatiente de retrouver son mari qui, entre temps, a obtenu le statut de réfugié au Danemark. La chambre qu'elle partage avec ses deux fils, Ahmed, 5 ans, et Mohammad, 7 ans, est minuscule, et elle s'inquiète pour leur éducation. Sans greffe de la cornée, une chirurgie très complexe dont elle a besoin d'urgence, son oeil gauche se fermera à jamais.

« Nous sommes venus ici en quête d'une vie meilleure et pour trouver des personnes qui seraient plus à même de comprendre notre situation », explique-t-elle d'un air triste. « Je suis tellement en colère quand je vois qu'ils ne comprennent pas. »

L'histoire de Jihan

Liban: Afflux de réfugiés syriens à ArsalPlay video

Liban: Afflux de réfugiés syriens à Arsal

L'afflux est important pour Arsal, une ville libanaise qui tente de faire face. Des abris d'urgence ont été installés dans tous les espaces disponibles de la ville. Les autorités locales, le HCR et ses partenaires font leur possible pour gérer l'afflux des réfugiés.

Réfugiés syriens : L'attente à LampedusaPlay video

Réfugiés syriens : L'attente à Lampedusa

L'année dernière, plus de 13 000 personnes sont arrivées à Lampedusa en Italie. Beaucoup d'autres sont mortes durant la tentative de traversée. De jeunes hommes originaires du continent africain aux familles syriennes?. Tous partagent le même rêve?. de sécurité et de stabilité en Europe.

Turquie: Accueil des réfugiés à la frontière à AkcakalePlay video

Turquie: Accueil des réfugiés à la frontière à Akcakale

Plus de 10 000 réfugiés syriens ont afflué vers la ville d'Akcakale au sud de la Turquie. Akcakale est une ville de 30 000 habitants, qui est désormais voisine d'un camp de plus de 30 000 réfugiés syriens qui sont arrivés en quête de sécurité.

Jordanie : Angelina Jolie à la frontière syriennePlay video

Jordanie : Angelina Jolie à la frontière syrienne

L'Emissaire spéciale du HCR Angelina Jolie et le chef de l'agence pour les réfugiés António Guterres rencontrent des réfugiés syriens en Jordanie et écoutent leurs témoignages déchirants.