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Profil d'opérations 2013 - Libye

Environnement opérationnel

Contexte

Récemment sortie d'une révolution historique inspirée par le printemps arabe, la Libye traverse une délicate période de transition post-conflit, riche en opportunités mais aussi en défis. Les premières élections nationales du pays ont été organisées avec succès en juillet 2012, à la suite de quoi le Conseil national de transition a transféré le pouvoir au Congrès national démocratiquement élu. Néanmoins, les affrontements entre milices armées, l'instabilité grandissante dans l'est du pays et l'escalade des conflits interethniques et tribaux posent des problèmes considérables au nouveau Gouvernement. Le HCR et d'autres organisations ont été amenés, suite à une série d'attaques contre la communauté internationale à Benghazi, à réduire leur présence en Libye orientale.

La Libye est toujours un pays de toute première importance pour les flux migratoires qui sillonnent la région. Les réfugiés et les demandeurs d'asile participent à ces mouvements mixtes, dont la gestion est rendue plus difficile par l'absence de régime d'asile national. Fin août 2012, environ 10 000 réfugiés et demandeurs d'asile étaient enregistrés auprès du HCR.

Quoique signataire de la Convention de l'OUA régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique , la Libye n'a pas promulgué de législation nationale ni établi de structures administratives pour gérer les questions d'asile. En dépit des discussions qui ont été entamées avec les autorités à ce propos, il n'a pas été possible de parvenir à un accord officiel définissant le statut du HCR dans le pays. En attendant que cette question soit réglée, le Haut Commissariat cherche à élargir l'espace de protection pour les personnes relevant de sa compétence, notamment en aidant les autorités libyennes à élaborer des politiques migratoires attentives aux besoins de protection.

Plus de 550 000 personnes ont été déplacées au cours du soulèvement ; la plupart d'entre elles ont regagné leur région d'origine et s'y réintègrent progressivement. Néanmoins, des conflits locaux ont entraîné le déplacement de plus de 25 000 autres personnes dans le pays.

A la fin du mois d'août 2012, il y avait encore 65 000 à 80 000 personnes déplacées en Libye ; cette population était composée pour l'essentiel de membres de minorités, comme les Taouarghas, qui ne peuvent ou ne veulent pas rentrer dans leur région d'origine de crainte d'être victimes de représailles.

Depuis le soulèvement, le HCR évalue les risques d'apatridie auxquels sont exposées certaines populations résidant dans le sud du pays. Selon ses estimations, quelque 50 000 personnes pourraient être menacées d'apatridie.

Besoins

Des réfugiés et des demandeurs d'asile continuent d'arriver en Libye en dépit de la dégradation de l'environnement de protection. Les personnes originaires d'Afrique subsaharienne, en particulier, risquent davantage d'être arrêtées et placées en détention. L'accès des personnes qui relèvent de la compétence du HCR aux denrées alimentaires ainsi qu'aux services essentiels, notamment dans les secteurs de l'eau, de l'assainissement et de la santé, continue de susciter les plus vives inquiétudes. Les réfugiés et les demandeurs d'asile qui ont perdu leurs moyens de subsistance pourraient décider de rallier l'autre rive de la Méditerranée en empruntant des itinéraires migratoires dangereux.

Selon les informations reçues par l'Organisation, des milliers de Syriens sont entrés en Libye en 2011 et 2012. Si bon nombre d'entre eux avaient vécu et travaillé dans le pays avant le soulèvement, d'autres fuyaient la violence qui sévit en République arabe syrienne et comptent dans leurs rangs des personnes vulnérables, ayant des besoins particuliers.

Pour les déplacés internes qui ne peuvent toujours pas regagner leur lieu d'origine, le HCR travaillera de concert avec la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) et l'organisme gouvernemental d'aide humanitaire (LibAid) pour répondre aux problèmes de protection pendant la période de déplacement, assurer la continuité de l'assistance humanitaire et trouver des solutions temporaires et durables.

Les efforts de prévention et de réduction des cas d'apatridie se poursuivront. Bon nombre de membres de populations transnationales et semi-nomades, comme les Touaregs et les Toubous, sont dépourvus de documents attestant leur nationalité, notamment d'actes de naissance, et ont également été touchés par les conflits locaux.

2013 Chiffres HCR prévisionnels pour la Libye
TYPE DE POPULATION ORIGINE JAN 2013 DEC 2013
TOTAL DANS LE PAYS NB PERS. ASSISTEES
PAR LE HCR
TOTAL DANS LE PAYS NB PERS. ASSISTEES
PAR LE HCR
Total 114 570 114 570 75 010 75 010
Réfugiés Pays divers 8 000 8 000 12 000 12 000
Assimilés réfugiés Pays divers 5 500 5 500 8 000 5 000
Demandeurs d'asile Pays divers 7 000 7 000 8 000 8 000
Réfugiés rapatriés Libye 500 500 10 10
Déplacés internes Libye 47 000 47 000 35 000 35 000
Déplacés de retour Libye 46 570 46 570 12 000 12 000

Objectifs et cibles prioritaires en 2013

Environnement de protection favorable

L'accès au territoire est amélioré et le risque de refoulement réduit pour les réfugiés et les demandeurs d'asile.

  • Les services frontaliers orientent davantage les demandeurs d'asile sur les autorités compétentes.

Processus de protection et documents adéquats

Le nombre de documents individuels distribués augmente.

  • Toutes les personnes relevant de la compétence du HCR reçoivent des documents de protection individuels.

Besoins de base et services essentiels

Les services destinés aux réfugiés qui ont des besoins particuliers sont renforcés.

  • Environ 70 pour cent des réfugiés handicapés ont accès à des services adaptés à leurs besoins spécifiques.

  • Près de 70 pour cent des réfugiés âgés ayant des besoins spécifiques ont accès à des services.

Autonomisation et autogestion communautaires

L'autosuffisance et les moyens de subsistance des réfugiés sont renforcés.

  • Quelque 675 réfugiés bénéficient de formations professionnelles.

Sécurité face à la violence et à l'exploitation

Le risque de violence sexuelle et sexiste est réduit et la qualité de la réponse améliorée.

  • Le soutien offert aux victimes de violences sexuelles et sexistes est amélioré.

Stratégie et activités en 2013

Si le HCR s'est détourné de l'aide humanitaire pour mettre l'accent sur les interventions à plus long terme destinées à appuyer la création d'un régime d'asile national, les besoins immédiats des personnes qui relèvent de sa compétence dans cet environnement post-révolutionnaire instable nécessiteront une réponse rapide.

En 2013, la stratégie de l'Organisation visera à optimiser l'espace de protection disponible et à offrir l'assistance requise dans les zones urbaines, dans les sites assimilables à des camps et dans les centres de détention. En coordination avec les autorités libyennes, la stratégie s'attachera à renforcer les activités d'enregistrement et de détermination du statut de réfugié, à promouvoir et à faciliter des solutions durables et à aider les personnes vulnérables qui relèvent de sa compétence.

En étroite coopération avec les autorités libyennes, le HCR s'emploiera à répondre aux défis engendrés par les migrations mixtes. Il soutiendra la mise en place d'un cadre d'asile et de gestion des migrations attentif à la protection en renforçant les capacités des autorités et des ONG. Le suivi de la protection sera une priorité, en particulier pour les personnes originaires d'Afrique subsaharienne qui relèvent de sa compétence, tout comme l'assistance humanitaire et l'aide juridique pour les individus qui ont été secourus en mer ou se morfondent dans des centres de détention.

La population encore déplacée à l'intérieur du pays recevra la protection du HCR et bénéficiera de son plaidoyer en faveur de solutions temporaires et durables, qui continueront d'être liées au processus plus vaste de réconciliation nationale. L'Organisation entend également, au titre de sa stratégie en 2013, assurer le suivi de la protection des populations qui risquent de devenir apatrides et promouvoir des solutions durables en collaboration avec la MANUL et les autorités libyennes.

Contraintes

En 2013, l'environnement opérationnel devrait rester instable et imprévisible. L'absence d'accord de siège et l'incertitude générale caractérisant cette période de transition post-conflit contrarient les projets visant à améliorer l'espace de protection offert aux personnes qui relèvent de la compétence du HCR.

Organisation et mise en œuvre

Coordination

Bon nombre des modules interorganisations d'assistance humanitaire désactivés au début de l'année 2012 ont été remplacés par divers groupes de travail sectoriels et thématiques, qui répondent aux besoins humanitaires restants. Le HCR continue de présider le Groupe de travail sur la protection et apporte un soutien essentiel à la structure de coordination des activités en faveur des déplacés internes. Il continue également à renforcer ses partenariats avec des ONG locales, ainsi qu'avec le Croissant-Rouge libyen et LibAid.

Informations financières

Dans l'attente de la conclusion d'un accord de siège avec les autorités, officialisant la présence et les activités du HCR en Libye, les besoins globaux pour l'opération ont été réduits de moitié, passant de 31,4 millions de dollars E.-U. en 2012 à 16,6 millions de dollars E.-U. en 2013.

Source: HCR Appel global 2013 - Actualisation

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Contributions des gouvernements au HCR
Contributions depuis 2000
Annéedollars E.-U.
2012 0
2011 0
2010 0
2009 0
2008 0
2007 0
2006 0
2005
More info 100 000
100 000 dollars E.-U., dont 100% non affectés.
2004 0
2003 0
2002 0
2001 0
2000 0

Libye UNHCR Rapports sur la collecte de fonds Flux RSSRapports sur la collecte de fonds

2013 Partenaires du HCR - Libye
Partenaires d'exécution
ONG : ACTED ; Al-Wafa Charity Society ; CESVI ; Conseil danois pour les réfugiés ; International Medical Corps ; Libyan Society for First Aid and Response ; Mercy Corps ; Mine Action Group ; Secours islamique
Autres : Croissant-Rouge libyen
Partenaires opérationnels
Organismes gouvernementaux : Libyan Humanitarian Relief Agency (LibAid)
ONG : Médecins Sans Frontières
Autres : CICR ; MANUL ; OIM ; PAM ; UNICEF ; UNMAS

Une foule dense à la frontière tunisienne

À la frontière entre la Libye et la Tunisie, une foule dense de plusieurs milliers de personnes attendant avec angoisse de quitter l'insécurité de la Libye s'est rassemblée dans un no man's land, du côté libyen de la frontière, le 2 mars 2011. Il s'agissait pour la plupart de jeunes hommes et principalement de travailleurs migrants originaires de Tunisie et d'Égypte. Ils cherchaient désespérément à rentrer dans leur pays d'origine ou à trouver un refuge et la sécurité en Tunisie. Après plusieurs nuits passées à la belle étoile, beaucoup étaient épuisés et affamés. Alors que la foule se pressait en direction du poste frontière, plusieurs individus ont été blessés. Le Croissant-Rouge tunisien a dispensé des soins médicaux à ceux qui en avaient besoin. Des employés du HCR se trouvaient également du côté tunisien de la frontière, en appui aux autorités tunisiennes et aux organisations humanitaires.

Une foule dense à la frontière tunisienne

Attente à la frontière égyptienne

Trois semaines après l'éruption de violence en Libye qui a provoqué des déplacements de population, des milliers de personnes sont toujours bloquées à la frontière égyptienne dans l'attente du retour vers leur pays d'origine. Beaucoup sont arrivés épuisés après avoir voyagé pendant des jours sans nourriture ni eau en quantité suffisante. Certains ont livré des récits poignants d'hommes armés faisant du porte à porte de nuit, forçant des Africains sub-sahariens à partir après avoir détruit leurs papiers d'identité et pris leur argent.

Des vols long-courriers supplémentaires vers le Bangladesh et d'autres pays asiatiques sont nécessaires afin de décongestionner la frontière, bien que les ressortissants érythréens et somaliens ne puissent rentrer chez eux. De ce fait, un grand nombre de personnes sont bloquées à la frontière depuis des jours et elles sont obligées de dormir en plein air dans le froid. Le HCR a fourni des couvertures, des matelas en plastique, de la nourriture et de l'eau potable à ceux qui attendent le rapatriement.

Plus de 100 000 personnes sont arrivées au poste frontière de Sallum depuis le début de la crise en Libye. La plupart étaient des travailleurs migrants d'Egypte qui ont réussi à passer la frontière rapidement, mais bien d'autres nationalités attendent toujours du côté libyen.

Attente à la frontière égyptienne

Crise en Libye

Le HCR travaille avec les autorités tunisiennes et égyptiennes et les organisations humanitaires pour faire face à l'afflux massif de dizaines de milliers de personnes qui fuient la Libye. Début mars, deux semaines après le déclenchement des violences en Libye, plus de 140 000 personnes avaient fui vers les pays voisins, alors que des milliers d'autres attendaient de traverser la frontière. Il s'agit pour la plupart de citoyens égyptiens et tunisiens, même si un petit nombre de Libyens et de ressortissants d'autres pays sont parvenus à s'échapper. Le HCR s'inquiète particulièrement du sort de milliers de réfugiés et d'autres étrangers pris au piège à l'intérieur de la Libye, en particulier des personnes originaires de l'Afrique sub-saharienne. Ce reportage photographique donne un aperçu de la situation aux frontières.

Crise en Libye

Fuir la Libye par la mer

Des milliers de personnes, principalement originaires de l'Afrique subsaharienne, s'entassent dans des embarcations de fortune impropres à la navigation pour fuir la guerre faisant rage en Libye, leur pays d'adoption. Leur destination de choix est l'île touristique de Lampedusa, située dans la mer Méditerranée à environ 600 kilomètres au nord de la Libye. Bon nombre de ces passagers arrivent traumatisés et épuisés par la traversée en haute mer. D'autres trouvent la mort durant ce voyage.

Un migrant ivoirien décrit ainsi la vie à Tripoli avant son départ : « Il n'y avait aucun lieu en paix. On entendait des tirs partout. Puis l'OTAN a débuté les bombardements. Nous n'avions rien à manger. Des Libyens ont commencé à attaquer les étrangers la nuit, pour voler leur argent, leur téléphone mobile, tout ce qu'ils avaient... Impossible de rester là-bas avec eux. Il valait mieux prendre la fuite. »

Le HCR estime qu'une personne sur dix meurt pendant le voyage en mer. Les corps rejetés par la mer sont inhumés au cimetière de Lampedusa.

Fuir la Libye par la mer

Survivre à Misrata, Benghazi ou Tobrouk

Des milliers de personnes déplacées se trouvent toujours dans l'est de la Libye à la suite du conflit qui a éclaté à la mi-février entre les forces gouvernementales et d'opposition. La plupart des déplacés sont hébergés par des familles d'accueil, dans des bâtiments vides ou des écoles. D'autres personnes relevant de la compétence du HCR - réfugiés et demandeurs d'asile - ont fui par bateau les zones de combat comme Misrata pour aller vers des lieux plus sûrs. Les uns espèrent maintenant retrouver leur foyer en Libye, les autres être réinstallés dans un pays tiers tandis que d'autres encore souhaitent retourner dans leur pays d'origine. Hélène Caux du HCR a photographié la vie des personnes déplacées, des réfugiés et des migrants à Misrata, Benghazi et Tobrouk.

Survivre à Misrata, Benghazi ou Tobrouk

La Libye aux prises avec les déplacements

Après les bouleversements de 2011 en Libye, le nouveau gouvernement se heurte à de sérieux obstacles pour faire avancer le pays après quarante ans de domination sans partage de Mouammar Kadhafi. L'une des tâches des responsables sera de trouver une solution pour les dizaines de milliers de déplacés internes. Certains attendent que leur maison soit réparée ou reconstruite, mais beaucoup d'autres ont été obligés de fuir leur ville ou village en raison de leur soutien présumé à Kadhafi et des crimes qu'ils sont soupçonnés d'avoir commis pendant le conflit. Parallèlement, des personnes en nombre croissant, notamment des réfugiés et des demandeurs d'asile, arrivent en Libye depuis l'Afrique subsaharienne par des routes migratoires mixtes très fréquentées. Certains individus sont arrêtés comme immigrants clandestins, même si beaucoup relèvent de la compétence du HCR. D'autres ont pris le risque de s'embarquer pour la dangereuse traversée en mer vers l'Europe méridionale.

La Libye aux prises avec les déplacements

Libye : Echapper à la mort en se cachant dans le désertPlay video

Libye : Echapper à la mort en se cachant dans le désert

La ville d'Ajdabiyya dans l'est de la Libye est le théâtre de combats violents. Des milliers de civils ont trouvé abri dans le désert environnant.
Italie : survivre en haute merPlay video

Italie : survivre en haute mer

Des milliers de personnes risquent leur vie en effectuant la traversée depuis l'ouest de la Libye vers la petite île de Lampedusa, en Italie. Certains échouent. Voici le témoignage de certains survivants.
Tunisie : Tensions à la frontièrePlay video

Tunisie : Tensions à la frontière

Les toutes dernières images de la frontière entre la Libye et la Tunisie où des dizaines de milliers de migrants cherchent à quitter la Libye suite à l'insurrection contre Kaddafi.
Tunisie : Un formidable élan de solidaritéPlay video

Tunisie : Un formidable élan de solidarité

Alors que des dizaines de milliers de personnes ont fui depuis la Tunisie vers la Libye, la population locale a ouvert ses portes aux nouveaux arrivants. L'accueil des Tunisiens est un exemple de solidarité.
Libye : Vivre dans l'angoisse et dans l'ombre Play video

Libye : Vivre dans l'angoisse et dans l'ombre

Ils se cachent. Ils ont peur au point de ne pas ouvrir leurs portes aux visiteurs. Ces Africains sub-sahariens ont peur pour leur vie en Libye.
Tunisie : Sans retour possible dans leur pays d'originePlay video

Tunisie : Sans retour possible dans leur pays d'origine

Parmi les dizaines de milliers de personnes qui fuient la violence en Libye, il y a un groupe de personnes particulièrement vulnérables, car elles sont originaires de pays déchirés par le conflit et n'ont nulle part où rentrer.
Italie : Fuir la TunisiePlay video

Italie : Fuir la Tunisie

Des milliers de Tunisiens ont rejoint l'île italienne de Lampedusa, en quête d'une vie meilleure et ils veulent échapper à la violence dans leur pays.
Italie : Sauvetage en merPlay video

Italie : Sauvetage en mer

Un navire italien de la police douanière et financière, opérant habituellement contre les trafiquants de drogue, arrive sur l'île de Lampedusa avec un groupe de personnes secourues en mer après avoir fui la Libye.
Libye : Africains en dangerPlay video

Libye : Africains en danger

La guerre civile se termine en Libye, mais les ressortissants d'Afrique subsaharienne craignent des représailles.