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Profil d'opérations 2015 - République démocratique du Congo

| Aperçu |

Environnement opérationnel

  • La République démocratique du Congo (RDC) est caractérisée par un conflit persistant, des infrastructures délabrées ou inexistantes et des problèmes logistiques considérables -- et tous ces éléments conjugués rendent l'accès aux réfugiés et aux autres populations relevant de la compétence du HCR très difficile. En raison principalement du conflit qui trouble les régions orientales du pays, environ 430 000 réfugiés originaires de RDC sont toujours exilés dans des pays limitrophes, notamment le Burundi, l'Ouganda, la République-Unie de Tanzanie et le Rwanda.

  • En août 2014, environ 70 000 réfugiés originaires de la République centrafricaine (RCA), ayant fui en raison de la dégradation de la situation dans leur pays, ont bénéficié des activités de protection et d'assistance du HCR en RDC, tout comme des réfugiés originaires du Burundi et du Rwanda.

  • L'ampleur des déplacements à l'intérieur et à l'extérieur de la RDC reste considérable. Quelque 2,7 millions de personnes étaient déplacées à l'intérieur du pays en 2014 du fait de la poursuite du conflit armé dans l'Est. Le HCR est chef de file du module de la protection, ainsi que du module des abris, et joue un rôle important dans les groupes de travail du module de la gestion des camps et de la coordination des camps (CCM).

  • Des accords tripartites ont été conclus avec des pays limitrophes en prévision du rapatriement librement consenti des réfugiés congolais (RDC) mais l'insécurité persistante s'oppose à des rapatriements massifs dans l'est de la RDC.

Personnes relevant de la compétence du HCR

Les principaux groupes relevant de la compétence du HCR en 2015 sont formés de réfugiés centrafricains ayant fui l'insécurité et la violence qui troublaient leur pays ; de déplacés internes vivant dans des camps ou des familles d'accueil, chassés par le conflit armé en cours dans l'Est ; de réfugiés angolais qui résident en RDC et qui n'ont pas opté pour le rapatriement librement consenti lors de l'application des clauses de cessation ou ont été exemptés ; de réfugiés rwandais vivant dans l'est de la RDC ; et d'anciens réfugiés rapatriés de pays limitrophes, en particulier du Burundi, du Congo, de l'Ouganda et de République centrafricaine.

Chiffres HCR prévisionnels pour la République démocratique du Congo
Type de population Origine Janvier 2015 Décembre 2015
Total dans le pays Nb personnes
assistées par
le HCR
Total dans le pays Nb personnes
assistées par
le HCR
Total 3 890 830 2 654 370 3 793 290 2 606 840
Réfugiés Rép. centrafricaine 75 000 25 000 50 000 30 000
Rwanda 129 440 20 000 109 440 20 000
Pays divers 2 150 2 150 2 240 2 240
Demandeurs d'asile Burundi 280 280 190 190
Rwanda 110 110 140 140
Somalie 20 20 20 20
Pays divers 130 130 110 110
Réfugiés rapatriés durant l'année Rép. dém. du Congo 53 640 53 640 41 100 41 100
Déplacés internes Rép. dém. du Congo 2 658 000 1 860 600 2 658 000 1 860 600
Déplacés internes rentrés durant l'année Rép. dém. du Congo 932 060 652 440 932 060 652 440
Autres personnes relevant de la compétence du HCR Angola 40 000 40 000 - -

| Réponse |

Besoins et stratégies

En 2015, les réfugiés centrafricains bénéficieront d'une protection et d'une assistance multisectorielle dans les camps et les communautés d'accueil, s'il est possible d'y accéder. Pour réduire la dépendance à l'égard de l'aide alimentaire, une attention particulière sera accordée aux activités de renforcement de l'autosuffisance et des moyens de subsistance. A partir d'une étude nutritionnelle prévue en juin 2015, une stratégie différenciée sera élaborée et mise en œuvre pour réduire la dépendance, moyennant la diminution de l'aide alimentaire offerte aux réfugiés.

Le rapatriement des réfugiés angolais accueillis en RDC devrait prendre fin au 30 juin 2015. Parallèlement, le HCR poursuivra le processus destiné à intégrer sur place les réfugiés angolais restants, en prévoyant de se désengager d'ici 2016.

Les réfugiés continueront d'être enregistrés et de recevoir des documents qui améliorent leur protection. En 2015, la recherche et la mise en œuvre de solutions durables adéquates seront au cœur de l'action du HCR en RDC; dans le même temps, l'Organisation continuera à s'assurer que les personnes qui demandent la protection internationale ont accès en permanence à l'asile et que le principe de non-refoulement est respecté à leur égard. Le HCR travaillera avec le Gouvernement et les communautés pour minimiser les risques de violence sexuelle et sexiste et d'autres violations des droits fondamentaux. De concert avec les autorités, il cherchera également à assurer le caractère civil de l'asile.

Par une action de proximité et un travail avec la société civile, le HCR soutiendra également la protection fondée sur la collectivité et l'autonomisation des ménages de réfugiés urbains qui ont des besoins particuliers.

L'Organisation continuera à rechercher des solutions pour les réfugiés congolais (République du Congo) et rwandais, dans le cadre des accords tripartites existants et de la stratégie globale pour la situation des réfugiés rwandais.

Afin de faciliter la réintégration des rapatriés en RDC, le HCR entend promouvoir la coexistence pacifique en menant des activités de réconciliation et de résolution des conflits dans les communautés locales, et solliciter et encourager l'engagement d'autres institutions onusiennes et d'acteurs du développement ; dans le même temps, il subviendra aux besoins essentiels en matière de santé, d'hébergement et d'éducation dans le cadre d'un dispositif de protection global.

La stratégie en faveur des déplacés internes sera fondée sur des efforts destinés à aider les autorités à promulguer une loi les concernant et, si possible, à apporter un soutien technique et opérationnel, de concert avec tous les acteurs compétents présents dans le pays, pour faciliter sa mise en œuvre. Le HCR encouragera également la protection fondée sur la collectivité, en collaboration avec l'éventail complet des partenaires, et appuiera la création d'un environnement propice aux retours. Le rôle de coordination du HCR au sein du module de la protection visera comme précédemment à renforcer les activités, les projets et les efforts de sensibilisation liés à la protection, en veillant tout particulièrement à ce que les déplacés soient protégés de la violence sexuelle et sexiste, ainsi que des effets physiques et psychologiques du conflit. Le HCR participe à une stratégie nationale de lutte contre la violence sexuelle et sexiste, en coordonnant des groupes de travail sur la prévention de ces violences et en mettant en œuvre l'approche pour un accès sans risques aux combustibles et à l'énergie (SAFE).

| Mise en œuvre |

Coordination

En 2015, le principal partenaire gouvernemental du HCR en RDC sera comme précédemment la Commission nationale pour les réfugiés (CNR), au sein du ministère de l'Intérieur, en particulier dans les domaines de l'enregistrement des réfugiés et de l'assistance en leur faveur.

En qualité de chef de file des modules de la protection et des abris dans le contexte du déplacement interne, le HCR poursuivra sa collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux présents dans le pays et continuera de contribuer au renforcement des capacités des ONG partenaires.

En tant que chef de file du pilier « Protection et Prévention » de la stratégie nationale de lutte contre la violence sexuelle et sexiste en RDC, le HCR continuera à coordonner les groupes de travail sur la protection et la prévention en RDC orientale, et à conduire la stratégie SAFE conjointement avec le ministère du Genre.

2015 Partenaires du HCR - République démocratique du Congo
Partenaires d'exécution
ONG : Agence de développement économique et social, Agir pour le genre, Association pour le développement social et la sauvegarde de l'environnement, Actions et Interventions pour le développement et l'encadrement social, African Initiatives for Relief and Development, Cooperazione Internazionale, Encadrement des réfugiés urbains de Kinshasa, International Emergency and Development Aid, INTERSOS, Mouvement international des droits de l'enfant, de la femme, de l'homme veuf et de leur promotion sociale, Search for Common Ground, Terre Sans Frontières, Women for Women International
Partenaires opérationnels
Organismes gouvernementaux : Commission nationale pour les réfugiés
Autres : FAO, FNUAP, OMS, ONU-Femmes, PAM, UNICEF

| Informations financières |

Les besoins financiers de l'opération du HCR en RDC ont augmenté, passant de 139,6 millions de dollars E.-U. en 2011 à 216.4 millions au titre du budget révisé de 2014. Cette hausse était principalement due à l'afflux incessant de réfugiés centrafricains, au déplacement continu de personnes à l'intérieur du pays et au rapatriement de réfugiés congolais (RDC) accueillis dans des pays limitrophes.

En 2015, les besoins financiers sont chiffrés à 216,3 millions de dollars E.-U., en prévision de l'augmentation du nombre de réfugiés centrafricains. L'impossibilité de satisfaire des besoins dans les domaines de la sécurité alimentaire, de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène, des articles non alimentaires, des abris et de l'éducation, aurait des conséquences négatives sur le mandat de protection du HCR et exposerait les réfugiés à l'exploitation et à la violence sexuelle et sexiste.

Source: HCR Appel global 2015 (actualisation)

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2013 Partenaires du HCR - République démocratique du Congo
Partenaires d'exécution
Organismes gouvernementaux : Commission nationale pour les réfugiés
ONG : Action et intervention pour le développement et l'encadrement social ; African Conservation Fund ; African Initiative for Relief and Development ; Agence adventiste de secours et de développement ; Arche d'alliance ; Association pour le développement social et la sauvegarde de l'environnement ; Centre d'assistance médico-psychosociale ; Centre d'intervention psychosociale ; Centre de développement intégral ; Communauté des églises libres pentecôtistes ; Cooperazione e sviluppo (Cesvi) ; Deutscher Caritasverband ; Encadrement des réfugiés urbains de la ville de Kinshasa ; Fédération luthérienne mondiale ; Femmes en mission pour soutien et action aux vulnérables confondus ; German Agro-Action ; Groupe d'appui-conseils aux réalisations pour le développement endogène ; Hope in Action ; International Emergency and Development Aid ; Intersos ; Les Aiglons ; MEDAIR ; Multi-actions d'assistance aux marginalisés et sinistrés ; Oxfam, Québec ; Pain pour les déshérités ; Première Urgence - Aide Médicale Internationale ; Save the Children International/DRC ; Search for Common Ground ; Women for Women International
Autres : BSP/ONU ; OIM
Partenaires opérationnels
Autres : PAM ; UNICEF

Le HCR et ses partenaires apportent de l'aide au Nord-Kivu

Alors qu'une distribution alimentaire massive a lieu dans six camps gérés par le HCR pour des dizaines de milliers de déplacés internes congolais au Nord-Kivu, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés continue à fournir des abris et des articles domestiques dont le besoin se fait ressentir d'urgence.

Un convoi de quatre camions, transportant 33 tonnes de divers biens de secours, notamment des bâches en plastique, des couvertures, des ustensiles de cuisine et des jerrycans, a voyagé mercredi depuis le Rwanda vers Goma, la capitale de la province affectée par le conflit et située à l'est de la République démocratique du Congo (RDC). L'aide, en provenance d'un entrepôt régional d'urgence situé en Tanzanie, devait être distribuée immédiatement. L'aide d'urgence est arrivée à Goma alors que le Programme alimentaire mondial (PAM) débutait, conjointement avec le HCR, une distribution de vivres pour quelque 135 000 déplacés internes hébergés dans les six camps situés aux alentours de Goma et gérés par le HCR.

Plus de 250 000 personnes sont déplacées dans le Nord-Kivu depuis la reprise des combats en août. On estime que la population déplacée s'élève à plus de 1,3 million de personnes dans cette province à elle seule.

Le HCR et ses partenaires apportent de l'aide au Nord-Kivu

Déplacements incessants de population au Nord-Kivu

Les combats font rage dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), sans aucune perspective d'accalmie en vue pour des centaines de milliers de Congolais forcés à fuir la violence et l'insécurité ces deux dernières années. Des vagues successives de conflit sont à l'origine de déplacements en continu, et souvent les familles sont séparées. Au moins un million de personnes sont déracinées dans le Nord-Kivu, la province la plus touchée. Après des années de conflit, plus de 1 000 personnes meurent chaque jour - principalement de faim ou de maladies qui pourraient être pourtant soignées. Dans certaines régions, deux femmes sur trois sont victimes de viols. Les enlèvements sont toujours fréquents, et des enfants sont recrutés de force pour combattre. Des cas de choléra et d'autres maladies se sont accrus, alors que la situation se détériore et que les organisations humanitaires luttent pour répondre aux besoins de la population.

Lorsque la crise de déplacement a empiré dans le Nord-Kivu en 2007, l'agence pour les réfugiés a envoyé plusieurs équipes d'urgence sur place et a mis en oeuvre des opérations dans plusieurs camps accueillant des déplacés. Les efforts d'assistance comprennent aussi l'enregistrement de la population déplacée et la distribution d'articles non alimentaires. Le HCR mène également un contrôle dans le domaine de la protection pour identifier les abus des droits humains et d'autres problèmes, auxquels sont confrontés les déplacés dans le Nord et le Sud-Kivu.

Juin 2009

Déplacements incessants de population au Nord-Kivu

La crise continue au Nord-Kivu

Dans la province du Nord-Kivu en RDC (République démocratique du Congo), l'insécurité persiste et plus de 500 000 personnes sont des déplacés internes. Un grand nombre d'entre eux sont déplacés pour la deuxième ou la troisième fois consécutive. Le conflit armé, la persécution des populations civiles, les meurtres, les enlèvements, les abus sexuels et le recrutement forcé des enfants sont les motifs de déplacement. Les signalements de viols et de meurtres se comptent par milliers. Quelque 176 000 déplacés vivent dans le district de Masisi, y compris 49 000 d'entre eux accueillis dans 19 camps. Les conditions de vie sont précaires, des familles entières vivent dans des huttes de fortune comptant une pièce unique sans eau potable ni accès aux services essentiels. Le HCR est préoccupé par la situation sécuritaire, les conditions de vie et l'avenir de ces personnes déplacées. Même si quelque 36 000 personnes auparavant hébergées dans des camps au Nord-Kivu ont réussi à rentrer dans leurs villages d'origine en 2010, environ 72 000 personnes restent déplacées à ce jour.

Le HCR coordonne la gestion de 31 camps de déplacés et fournit une assistance d'urgence. Ces camps sont localisés à travers tout le Nord-Kivu. Le HCR est confronté à des défis de taille en termes d'accès aux zones où les déplacés ont trouvé refuge et l'agence pour les réfugiés continue à réclamer l'accès humanitaire aux personnes dans le besoin afin de leur venir en aide.

La crise continue au Nord-Kivu

Rapatriement en RDC depuis l'Angola

Le HCR a repris le programme de rapatriement librement consenti pour les réfugiés angolais vivant en République démocratique du Congo (RDC). Quelque 43 000 Angolais ont fait part de leur souhait de rentrer chez eux dans le cadre d'un projet qui avait été suspendu il y a quatre ans pour diverses raisons. Un premier groupe de 252 civils angolais a quitté le 4 novembre 2011 le centre de transit du HCR de la ville de Kimpese, à l'ouest de la RDC. Ils ont traversé la frontière quelques heures plus tard et ont été chaleureusement accueillis par des fonctionnaires et des habitants de Mbanza Congo. Au cours des deux premières semaines de l'opération de rapatriement, plus de 1 000 réfugiés angolais sont rentrés chez eux depuis la province du Bas-Congo à l'ouest et de Katanga au sud. Sur les 113 000 réfugiés angolais vivant dans les pays de la région, 80 000 sont hébergés par la RDC.

Rapatriement en RDC depuis l'Angola

Exode de réfugiés congolais vers le Rwanda

Pendant la première décade de mai 2012, plus de 6500 réfugiés sont arrivés au Rwanda en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), fuyant les combats entre l'armée congolaise et des troupes en rébellion. En coopération avec divers partenaires de Nations Unies et avec les autorités rwandaises, le HCR s'est employé à fournir à ces réfugiés une aide humanitaire dès le début de la crise, et aussi à trouver une solution au problème dans l'attente d'un retour sûr.

Certains des réfugiés ont marché des jours pour rejoindre Goma-Gisenyi, une ville à cheval sur la frontière et point de passage entre la RDC et le Rwanda, en emportant quelques maigres effets - matelas, vêtements et peut-être un ou deux jouets pour les enfants. Les photos présentées ici ont été prises à la frontière ainsi qu'au centre de transit de Nkamira, situé à 22 kilomètres de là en territoire rwandais. Les possibilités d'accueil de ce centre sont médiocres : 5400 personnes seulement peuvent y trouver place, de surcroît dans des abris de fortune. Cependant, la population y croît sans cesse à mesure que de nouveaux réfugiés franchissent chaque jour la frontière.

Exode de réfugiés congolais vers le Rwanda

Déplacés en RDC par le renouveau des combats au Nord-Kivu

Les combats sporadiques observés dans l'est de la République démocratique du Congo depuis la fin du mois d'avril dernier ont entraîné le déplacement de dizaines de milliers de personnes, dont un grand nombre à l'intérieur de la province ; parallèlement, des réfugiés ont afflué vers le district de Kisoro, dans le sud-ouest de l'Ouganda, ou bien au Rwanda, par la ville frontière de Goma-Gisenyi.

Les affrontements armés épisodiques entre les forces gouvernementales et des troupes en rébellion loyales à Bosco Ntaganda, leur ancien chef, ont débuté au Kivu, dans les territoires de Masisi et Walikale. Ils se sont ensuite étendus vers le territoire de Rutshuru, limitrophe de l'Ouganda.

Du 10 au 20 mai 2012, l'une des ONG locales partenaire du HCR a enregistré plus de 40 000 déplacés internes dans les secteurs de Jomba et de Bwesa.

Ces déplacés internes ont des conditions d'existence difficiles dans les églises qui les abritent ou les familles qui les accueillent. La nourriture et le logement sont insuffisants, de même que les services de santé. Il a été signalé que certains d'entre eux ont été soumis au racket ou au travail forcé ; d'autres ont été battus, et des mineurs ont été recrutés de force dans des unités combattantes.

Le HCR et d'autres grands organismes d'aide ont planifié des distributions, notamment de nourriture et de médicaments. Selon les estimations des Nations Unies, ce sont plus de 300 000 personnes qui, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, se sont trouvées déplacées contre leur gré depuis le début de l'année.

Déplacés en RDC par le renouveau des combats au Nord-Kivu

Avenir incertain pour une famille déplacée dans un camp à l'est du Congo

Depuis la fin avril, le Nord-Kivu, dans l'est du Congo, est le théâtre de violents combats. À peine six mois plus tard, le mouvement M23, constitué de soldats déserteurs, a pris la capitale de la province, Goma, aux forces gouvernementales. Devant l'avance des rebelles, des dizaines de milliers de personnes se sont enfuies, venant grossir les rangs de plus de 220 000 civils déjà déplacés depuis avril dernier dans cette région par de précédentes flambées de violence et l'anarchie. Lorsque la ville de Goma est tombée, le 20 novembre, le jeune Sukuru, 10 ans, et sa famille se trouvaient dans le camp de déplacés internes de Mugunga III où ils avaient trouvé refuge après avoir été contraints de quitter leur foyer dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.

Précédemment, Sukuru et sa famille avaient été plusieurs fois déplacés ; pour l'heure ils jouissent d'une sécurité relative à Mugunga III, encore qu'il leur faille être aidés. Si les épreuves qu'ils ont traversées sont -hélas- monnaie courante dans cette région, on relèvera néanmoins que, dans la confusion entourant l'abandon du village natal, Sukuru s'est trouvé séparé de ses parents durant plusieurs jours. Le HCR a suivi l'existence de cette famille dans le camp et constaté que, malgré tous ces malheurs, l'avenir continue de sourire au garçonnet.

Avenir incertain pour une famille déplacée dans un camp à l'est du Congo

La souffrance et la résilience des déracinées congolaises

Dans le cycle de violence sans fin à l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ce sont les plus vulnérables qui souffrent le plus, en particulier les femmes et les enfants. Le problème des violences sexuelles largement répandues à l'encontre des femmes est une préoccupation très importante pour le HCR et qui ne disparait jamais. L'agence pour les réfugiés a reçu des douzaines de rapports faisant état de viols et d'agressions contre les femmes pendant la dernière vague de combats entre les troupes gouvernementales, les troupes rebelles et les milices au Nord- et au Sud-Kivu. C'est une région où le viol est utilisé comme arme de guerre.

La peur des agressions sexuelles et physiques contraint des milliers de femmes à prendre la fuite et à chercher refuge au-delà des frontières comme au Rwanda ou en Ouganda. Souvent leurs hommes restent derrière et les femmes se retrouvent chefs de foyer, seule pour protéger leurs jeunes enfants. Elles sont le fondement de la société mais aussi les premières à souffrir lorsque l'instabilité apparait dans leurs régions.

Les images suivantes ont été prises récemment en République démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda par Frédéric Noy. Elles montrent des Congolaises qui ont fui leurs foyers, laissant tout derrière elles pour chercher refuge dans un endroit qu'elles espèrent meilleur que celui qu'elles ont quitté. Dans bien des cas, elles se sont endurcies dans les épreuves mais nombre d'entre elles continuent à garder espoir pour elles-mêmes et leurs enfants. Elles sont une source d'inspiration pour ceux qui les aident.

La souffrance et la résilience des déracinées congolaises

Kigémé : Pour les réfugiés congolais, un lieu d'accueil façonné dans les collines

Au Rwanda, le camp de réfugiés de Kigémé, dans la Province du sud, a dû être rouvert en juin 2012. En effet, depuis la fin avril, des milliers de civils congolais ont franchi la frontière pour échapper aux affrontements armés opposant les forces gouvernementales de la République démocratique du Congo (RDC) aux rebelles du mouvement M23. Implanté le long d'une colline préalablement terrassée, le camp accueille actuellement une population de plus de 14 000 réfugiés. Il n'a pas subi de contrecoup notable après les récents combats dans l'est de la RDC, lors desquels le M23 s'est emparé de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, avant de s'en retirer. Tandis que la plupart des réfugiés adultes habitant le camp appellent de leurs voeux une paix durable dans leur région, les jeunes désirent quant à eux poursuivre leur scolarité. Par centaines, ils suivent donc des cours de rattrapage en vue d'intégrer le système rwandais d'instruction primaire et secondaire, ce qui exige d'apprendre des langues qu'ils ne parlent pas. Dans un camp où plus de 60% de la population est âgée de moins de 18 ans, cet enseignement aide des enfants traumatisés à aller de l'avant, à s'instruire et à nouer des amitiés.

Kigémé : Pour les réfugiés congolais, un lieu d'accueil façonné dans les collines

Nyakabande : Un havre de paix en Ouganda après avoir fui le conflit au Nord-Kivu

Le centre de transit de Nyakabande au sud de l'Ouganda a été rouvert par le HCR et les autorités ougandaises en février 2012 pour faire face au nombre croissant de civils congolais qui traversent la frontière pour échapper à l'anarchie généralisée dans la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC). Initialement prévu pour accueillir 500 personnes, le centre de transit a été submergé par des vagues d'arrivants fuyant la violence sévissant depuis avril entre les forces gouvernementales de la RDC et les combattants rebelles du mouvement M23. Le HCR a contribué à élargir la capacité d'accueil jusqu'à 11 000 personnes ainsi qu'à organiser le transport à partir de la frontière, mais l'afflux a porté une forte pression sur les installations. Le centre a enregistré et aidé plus de 51 000 personnes depuis janvier. La plupart d'entre elles sont originaires du Nord-Kivu. Au pic de l'afflux, en juillet dernier, le centre de transit accueillait plus de 10 000 réfugiés. Pour décongestionner le centre, le HCR a assuré le transport de plus de 30 000 Congolais vers l'installation de réfugiés de Rwamwanja, à environ 350 kilomètres au nord de Nyakabande. Pour beaucoup de ceux qui fuient l'est de la RDC, Nyakabande était une lueur d'espoir et un havre de paix après avoir fui le conflit déchirant leur région d'origine. Les derniers combats au Nord-Kivu en novembre n'ont pas eu beaucoup d'impact, mais des personnes continuent à arriver chaque jour.

Nyakabande : Un havre de paix en Ouganda après avoir fui le conflit au Nord-Kivu

Trouver une occupation dans le camp de Kibiza au Rwanda

Le camp de Kibiza a été ouvert en décembre 1996, après le début de la guerre en République démocratique du Congo voisine. Cette installation avait alors été construite pour faire face à l'afflux de dizaine de milliers de réfugiés congolais. La plupart des réfugiés sont entre temps rentrés chez eux dans l'est de la RDC sauf environ 16 000 d'entre eux qui sont restés dans ce camp isolé, situé sur une colline à l'ouest du Rwanda. L'éruption de violence, l'année dernière dans la province du Nord-Kivu en RDC, n'a pas affecté ce camp car les nouveaux arrivants ont été installés au camp de Kigémé qui a été rouvert au sud du Rwanda. La plupart des réfugiés de Kiziba ont déclaré ne pas vouloir rentrer mais les perspectives d'intégration locale sont limitées en raison du manque de terrains et des possibilités limitées en matière d'emploi. Pendant ce temps, les résidents de ce camp font leur possible pour mener une vie normale, suivent des formations et tiennent de petits commerces afin de devenir autosuffisants. Pour les jeunes, pouvoir faire du sport et recevoir une éducation est très important pour assurer qu'ils ne soient pas attirés par des influences négatives ainsi que pour maintenir leur moral et leur confiance en l'avenir.

Trouver une occupation dans le camp de Kibiza au Rwanda

Les Congolais en Ouganda : de la fuite en exil au camp de réfugiés

Après trois années de paix relative, des violences ont à nouveau éclaté en République démocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu en avril 2012, ce qui a généré de nouveaux déplacements de population. Les combats dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu entre les forces gouvernementales et les combattants rebelles du mouvement M23 ont poussé des dizaines de milliers de civils congolais à chercher refuge de l'autre côté de la frontière en Ouganda, principalement dans le district de Kisoro. Beaucoup ont rejoint l'installation de Rwamwanja grâce aux convois organisés par le HCR. Ce site a été ouvert en avril dernier pour gérer l'afflux des réfugiés. À la fin 2012, il accueillait plus de 30 000 réfugiés. Chaque famille réfugiée se voit attribuer un carré de terrain pour y construire une maison et faire des plantations, afin d'encourager l'autosuffisance. Le HCR veut améliorer d'urgence les infrastructures de ce site et recherche des fonds supplémentaires.

Cette galerie de photos présente la vie à Rwamwanja d'une famille dirigée par Harerimana, âgé de 52 ans. La famille vivait à Bitwo, au Rutshuru. Elle s'est enfuie quand le village a été attaqué en juin dernier. Harerimana a été séparé de sa famille et il a passé cinq jours tout seul sur la route, avant de retrouver sa famille dans la forêt. Après deux semaines, ils ont traversé la frontière vers l'Ouganda et ils ont rejoint le centre de transit de Nyakabande. Ils se sont ensuite enregistrés pour être transférés vers Rwamwanja, où la famille élargie vit désormais sur deux parcelles de terrain.

Les Congolais en Ouganda : de la fuite en exil au camp de réfugiés

Sur la route : le HCR transfère des réfugiés congolais vers leur future maison en Ouganda

À la mi-juillet 2013, des milliers de réfugiés congolais ont commencé à affluer à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et l'Ouganda, dans le district de Bundibugyo à l'ouest du pays. Ils fuyaient les combats ayant éclaté quand un groupe rebelle ougandais, les Forces démocratiques alliées, ont attaqué la ville de Kamango dans la province instable du Nord-Kivu en RDC. Beaucoup sont restés dans la zone frontalière montagneuse, mais d'autres ont été transférés vers le centre de transit de Bubukwanga plus à l'intérieur de l'Ouganda. Ils y ont reçu protection et assistance de la part du gouvernement, du HCR et de ses partenaires. Mais le centre de transit a une capacité d'accueil initiale de 12 500 personnes. Il a été rapidement surpeuplé et les gens ont été encouragés à rejoindre l'installation de réfugiés de Kyangwali, située à 280 kilomètres au nord dans le district de Hoima. Depuis que le premier convoi a quitté Bubukwanga pour Kyangwali le 14 août dernier, plus de 11 000 personnes ont rejoint ce site où elles accèdent à des services plus complets et plus durables. Le photographe Michele Sibiloni s'est récemment rendu à Bubukwanga et il a suivi un convoi de réfugiés se rendant à l'installation de Kyangwali.

Sur la route : le HCR transfère des réfugiés congolais vers leur future maison en Ouganda

Un lien hors du commun entre des réfugiés ayant traversé le fleuve Oubangui et les communautés hôtes

Le fleuve Oubangui est une source essentielle de nourriture et d'eau pour des centaines de milliers de personnes qui vivent le long de ses 1000 kilomètres. Beaucoup utilisent le fleuve pour le transport, le commerce et l'agriculture. Le fleuve forme la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC), la République centrafricaine et le Congo. Il a également sauvé la vie de nombreuses personnes fuyant les vagues de violence qui déchirent cette région pauvre - et il a permis des retours dans les pays d'origine lors du rétablissement de la paix. Cette année, plus de 40 000 personnes terrorisées ont fui le conflit en République centrafricaine et ont traversé le fleuve pour trouver refuge en RDC, dans les provinces Orientale et Equateur. Sur place, ces personnes ont reçu un accueil chaleureux de la population locale. Beaucoup d'entre elles savent exactement ce que c'est qu'être un réfugié. Les réfugiés centrafricains nouvellement arrivés recherchent des gens qu'ils avaient accueillis chez eux à Bangui ou dans d'autres localités le long de la rivière. Ces vieux amis leur offrent le gîte dans des maisons où leur propre famille est déjà à l'étroit. Et ils partagent leurs maigres ressources. Le photographe Brian Sokol s'est récemment rendu en RDC dans la province Équateur afin de documenter ce lien hors du commun entre les réfugiés et les communautés hôtes. Voici quelques-uns de ses portraits saisissants sur des hôtes et leurs invités. Tous savent qu'un jour, les rôles pourraient être renversés par le flux et le reflux de la violence.

Un lien hors du commun entre des réfugiés ayant traversé le fleuve Oubangui et les communautés hôtes

Au-dessus des nuages vers l'Allemagne : le voyage d'une famille syrienne

Mercredi, l'Allemagne a débuté un programme humanitaire visant à assurer une admission temporaire et la sécurité pour jusqu'à 5 000 réfugiés syriens parmi les plus vulnérables dans les pays voisins de la Syrie. Un premier groupe de 107 personnes s'est rendu par avion à Hanovre, dans le nord de l'Allemagne. Ces personnes assisteront à des cours d'orientation culturelle qui les prépareront pour les deux prochaines années à la vie en Allemagne, où elles pourront travailler, étudier et accéder aux services essentiels. Parmi le groupe, il y a Ahmad et sa famille. Leur fils est sourd et il a besoin de soins constants qui n'étaient pas disponibles au Liban. La famille a fui la Syrie à la fin 2012, après que la vie soit devenue trop dangereuse et trop coûteuse dans la ville d'Alep, où Ahmad vendait des pièces de rechange pour les voitures. La photographe Elena Dorfman a suivi la famille à Beyrouth, alors qu'elle se préparait à partir pour l'aéroport et pour le voyage vers l'Allemagne.

Au-dessus des nuages vers l'Allemagne : le voyage d'une famille syrienne

Lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés

Soeur Angélique Namaika, une religieuse congolaise qui démontre un courage exceptionnel et qui offre un soutien infaillible aux survivants de la violence en République démocratique du Congo (RDC), est la lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés.

L'Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe rebelle ougandais sans scrupules, a mené une campagne de violences qui a déraciné des centaines de milliers de personnes dans la province Orientale, au nord-est de la RDC, au cours de la dernière décennie. De nombreuses femmes et jeunes filles congolaises ont été kidnappées et terrorisées.

Soeur Angélique est une lueur d'espoir pour ces victimes, notamment par l'approche très personnelle et individualisée qu'elle utilise pour aider les rescapées à sortir de leur traumatisme. Un grand nombre de personnes dont elle s'occupe ont été déracinées et elles ont subi des sévices sexuels.

La brutalité de la LRA est notoire, et les témoignages des femmes que soeur Angélique a aidées sont effroyables. Le fait que de nombreuses victimes soient stigmatisées par la société à cause de leur expérience accentue le traumatisme subi. Il faut une personnalité hors du commun pour aider ces femmes à surmonter leur problème et à reconstruire leur vie.

La lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés a passé la dernière décennie à aider les femmes, via notamment des activités génératrices de revenus, des formations professionnelles, des cours d'alphabétisation et une aide psychosociale. Elle a amélioré la vie de milliers de personnes, leur famille et leur communauté.

Lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés

De Batalimo à Batanga et au-delà : Des Congolais rentrent de RCA

Ce mois-ci, près de 6 300 réfugiés originaires de la République démocratique du Congo (RDC) ont quitté le camp de Batalimo en République centrafricaine, un pays déchiré par les violences. Ils sont rentrés chez eux dans la province de l'Equateur sur une base volontaire. Leur décision de rentrer prouve encore une fois, s'il en était besoin, la gravité de la situation en République centrafricaine, où la violence s'est intensifiée depuis décembre. Le conflit a généré des centaines de milliers de personnes déplacées internes et en a forcé près de 350 000 autres à fuir vers les pays voisins. Les réfugiés du camp de Batalimo faisaient partie des quelque 20 000 Congolais ayant fui en République centrafricaine pour échapper aux conflits interethniques en RDC. L'opération de retour depuis Batalimo avait été reportée plusieurs fois pour des raisons de sécurité et de logistique. Toutefois, le 10 avril, un premier convoi a traversé le fleuve Oubangui en bateau. Le tout dernier est arrivé en RDC en date du 10 mai. Le HCR a organisé le transport des réfugiés depuis Batalimo vers la ville fluviale de Zinga en RCA. De là, ils sont montés à bord de bateaux pour la traversée vers Batanga ou Libenge dans la province de l'Equateur en RDC. A Batanga, les rapatriés ont été enregistrés, ils ont reçu des documents d'identité et une subvention d'aide à la réinsertion. Ils ont ensuite été transportés vers leurs villages, où ils bénéficieront d'un suivi. La photographe Leonora Baumann a suivi l'un de ces groupes de rapatriés vers la RDC.

De Batalimo à Batanga et au-delà : Des Congolais rentrent de RCA

Catastrophe humanitaire au Katanga

Les habitants de la province du Katanga en République démocratique du Congo qualifient depuis longtemps la région située entre les villes de Manono, Mitwaba et Pweto comme étant le « triangle de la mort ». Malgré la présence des forces des Nations Unies pour le maintien de la paix et les opérations des militaires gouvernementaux menées avec succès dans d'autres parties du pays, la situation au Katanga, une province riche en ressources, s'est aggravée ces deux dernières années. Le conflit opposant le groupe des milices sécessionnistes au gouvernement et les groupes ethniques Luba (Bantu) et Twa (Pygmy) a fait des milliers de victimes et de personnes déplacées dans le pays, plus de 400 000 personnes depuis 2012, dont 70 000 ces trois derniers mois. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé sa « vive préoccupation » sur la situation humanitaire « catastrophique » au nord de la province du Katanga. La violence règne dans cette région où on déplore des pillages et l'incendie de villages entiers, des violations des droits de l'homme, notamment des meurtres, des viols collectifs et d'autres cas de violence sexuelle, ainsi que le recrutement militaire forcé des enfants.

La présence limitée d'organisations humanitaires et de développement est un sérieux problème, entraînant une assistance insuffisante pour les personnes déplacées qui éprouvent des difficultés à accéder aux services essentiels. Il existe 28 sites accueillant des personnes déplacées internes dans le nord de la province du Katanga et de très nombreuses autres personnes déplacées sont hébergées par les communautés d'accueil. Si le HCR a construit quelque 1 500 abris d'urgence depuis janvier, les personnes déplacées ont également besoin de bien d'autres choses, notamment d'un accès aux soins de santé, à l'eau potable, à de la nourriture et à des possibilités d'éducation. Les photographies ci-dessous ont été prises par Brian Sokol pour le HCR et elles soulignent le désespoir et la souffrance endurés par les populations.

Catastrophe humanitaire au Katanga

RDC : retour à KimokaPlay video

RDC : retour à Kimoka

En 2007 et 2008, les conflits armés avaient contraint des centaines de milliers de Congolais à fuir la province du Nord-Kivu. Les habitants du village de Kimoka sont enfin de retour chez eux.
RDC : Au bord du gouffrePlay video

RDC : Au bord du gouffre

Fatuma Kapuweli, une mère chef de famille et déplacée interne en RDC, craint pour la sécurité et le bien-être de ses enfants.