Accueil > Où nous travaillons > Afrique > Afrique centrale et Grands Lacs
Afrique centrale et Grands Lacs
Aperçu opérationnel sous-régional 2013 - Afrique centrale et Grands Lacs
Environnement opérationnel
Bien que la recherche de solutions durables à la situation des Angolais, Burundais, Congolais et Rwandais réfugiés en République démocratique du Congo (RDC) et en République-Unie de Tanzanie ait progressé, il y avait toujours plus de 2,7 millions de personnes déplacées à l'intérieur de leur pays ou réfugiées à l'étranger au début de l'année 2012 dans la région de l'Afrique centrale et des Grands Lacs.
La lutte contre la pauvreté et la mise en œuvre de réformes structurelles dans le cadre de l'intégration économique régionale sont au premier plan des préoccupations des différents pays. Les progrès demeurent néanmoins lents, entravés par une inflation élevée au Burundi et par un taux de chômage massif chez les jeunes en République du Congo (Congo).
En RDC, le président récemment réélu a prêté serment en décembre 2011 et remporté la majorité aux élections législatives, selon les résultats définitifs publiés en mars 2012. La plus grande partie du territoire est demeurée stable en 2012, exception faite des deux provinces du Kivu, situées dans l'est du pays, qui sont en proie à une nouvelle vague de violence et d'insécurité depuis le début de l'année.
La dégradation des conditions de sécurité en RDC a provoqué l'exode de quelque 20 000 réfugiés au Rwanda depuis la fin du mois d'avril 2012. Le HCR leur offre protection et assistance. Dans le même temps, plus de 7 000 réfugiés rwandais vivant en RDC ont regagné leur pays avec l'aide du Haut Commissariat.
Au Cameroun, le président sortant a été réélu à l'issue du scrutin d'octobre 2011, qui s'est déroulé dans une atmosphère assez calme, en dépit de quelques incidents isolés, accompagnés de violences.
Stratégie en 2013
En 2013, le HCR continuera de rapatrier les réfugiés originaires du Burundi, de la République du Congo, de la RDC et du Rwanda. D'autres solutions seront recherchées pour ceux qui ont encore besoin de protection internationale et ceux qui ont opté pour l'intégration sur place. Les activités dans ce domaine seront centrées sur des interventions communautaires et dispenseront également une assistance ciblée, destinée à renforcer les qualifications professionnelles et les moyens de subsistance, en particulier chez les personnes qui ont des vulnérabilités spécifiques.
La sensibilisation à la violence sexuelle et sexiste, accompagnée d'une action visant à lutter contre ce problème, sera un objectif transversal. Le HCR continuera de venir en aide aux victimes, en leur offrant un accompagnement psychosocial, médical et judiciaire. L'intégration des victimes de violences sexuelles et sexistes dans des projets d'appui aux moyens de subsistance renforcera leur indépendance économique.
L'Organisation mettra en œuvre sa politique pour les réfugiés en milieu urbain, destinée à améliorer l'accès aux services essentiels et à l'autosuffisance, au Burundi et au Cameroun. Elle offrira également une assistance technique aux Etats pour renforcer leur cadre national d'asile, notamment au Burundi, au Cameroun, en République centrafricaine, au Congo, en RDC et au Gabon.
Le HCR continuera à offrir une protection internationale et une assistance aux réfugiés vivant dans des camps, des sites et dans des zones d'installation, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des enfants. La réinstallation sera utilisée à la fois comme un instrument de protection et comme un moyen de garantir des solutions durables, en particulier pour les réfugiés les plus vulnérables et pour les réfugiés originaires de RDC.
L'Organisation se concentrera sur la prévention de l'apatridie, tout en attirant l'attention sur l'importance des documents d'identité au Cameroun, en République centrafricaine et en RDC.
Le HCR demeurera chef de file des modules de la protection et des abris/articles non alimentaires. Il continuera également à participer aux activités du module de relèvement accéléré en République centrafricaine et en RDC.
Contraintes
Le manque d'infrastructures et l'éloignement de certains sites, conjugués aux difficultés d'accès aux personnes qui relèvent de la compétence du HCR, ne sont que quelques-uns des défis logistiques rencontrés dans la région.
L'insécurité qui sévit en République centrafricaine et en RDC entrave gravement les déplacements des travailleurs humanitaires et retarde l'exécution des programmes de protection et d'assistance.
Au Rwanda, la pénurie de terres empêche d'agrandir les camps de réfugiés existants et entrave le développement des activités de subsistance.
Opérations
Les opérations du HCR au Burundi, au Cameroun, en République centrafricaine, en République du Congo, en République démocratique du Congo, au Rwanda et en République-Unie de Tanzanie sont présentées dans des chapitres séparés.
Fin 2011, le Gabon accueillait au total quelque 13 000 réfugiés et demandeurs d'asile, dont environ 9 000 étaient originaires du Congo. Le Gouvernement ayant décidé de déclarer unilatéralement la cessation du statut pour ces réfugiés en 2010, le HCR a travaillé en coopération avec les autorités congolaises et gabonaises et préparé un plan pour apporter des solutions durables aux personnes concernées, notamment par le biais du rapatriement librement consenti et de l'intégration sur place.
En conséquence, 708 réfugiés ont regagné leur pays de leur plein gré en 2011 et le HCR a soutenu financièrement la délivrance de 1 462 permis de séjour, au profit de 2 696 individus. En outre, 103 réfugiés ont vu leur demande de réinstallation acceptée et 39 individus ont obtenu confirmation de leur statut de réfugié. Environ 5 200 Congolais n'ont choisi ni l'une ni l'autre des solutions proposées car ils souhaitent être réinstallés. Compte tenu de la forte diminution du nombre de réfugiés présents au Gabon, le HCR entend fermer son bureau en 2013. Les activités restantes seront exécutées, le cas échéant, par le personnel national, sous la supervision du bureau régional de Kinshasa.
Informations financières
Le total des besoins financiers pour la région de l'Afrique centrale et des Grands Lacs en 2013 se monte à 322,6 millions de dollars E.-U., ce qui représente une diminution significative par rapport aux 383,7 millions sollicités en 2012 et aux 417 millions requis en 2011.
| Budget 2013 du HCR en Afrique centrale et dans les Grands Lacs (dollars E.-U.) | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Opération | 2012 Budget révisé (au 30 juin 2012) |
2013 | ||||
| Programme pour les réfugiés PILIER 1 |
Programme pour les apatrides PILIER 2 |
Projets pour la réintégration PILIER 3 |
Projets pour les déplacés internes PILIER 4 |
TOTAL | ||
| Total | 383 669 068 | 188 844 735 | 8 816 926 | 56 384 349 | 68 600 026 | 322 646 037 |
| 1. Coordonne les activités au Gabon et au Congo. 2. A partir de 2013, le Gabon sera rattaché au Bureau régional de la République démocratique du Congo. |
||||||
| Burundi | 30 820 847 | 23 738 659 | 619 346 | 0 | 682 325 | 25 040 330 |
| Cameroun | 20 656 549 | 18 232 098 | 782 931 | 0 | 0 | 19 015 029 |
| République centrafricaine | 27 795 778 | 9 908 597 | 5 519 680 | 5 070 163 | 3 121 223 | 23 619 663 |
| Congo | 30 608 224 | 29 584 799 | 0 | 0 | 0 | 29 584 799 |
| République démocratique du Congo - Bureau régional[1] | 151 018 845 | 64 729 635 | 1 894 970 | 24 576 432 | 64 796 478 | 155 997 515 |
| Gabon[2] | 5 652 551 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Rwanda | 37 139 855 | 27 437 230 | 0 | 2 344 429 | 0 | 29 781 659 |
| République-Unie de Tanzanie | 79 976 419 | 15 213 717 | 0 | 24 393 325 | 0 | 39 607 042 |
