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Profil d'opérations 2013 - Situation au Mali (Mali, Niger, Burkina Faso)

Environnement opérationnel

Contexte

Depuis que des affrontements entre rebelles armés et forces gouvernementales ont éclaté dans le nord du Mali au début de l'année 2012, des centaines de milliers de personnes ont été contraintes de fuir leur domicile. Ces hostilités ont encore aggravé le sort de la population civile, déjà rudement touchée par la sécheresse et l'insécurité alimentaire qui frappent la région du Sahel. La situation s'est encore détériorée en mars, lorsqu'un coup d'Etat a été perpétré par des éléments des forces armées maliennes. L'organisation rebelle touareg appelée Mouvement national de Cependant, les islamistes n'ont pas tardé à écraser le MNLA et à prendre le contrôle de la majeure partie de la région, y compris de villes comme Tombouctou.

Les services essentiels ne sont plus assurés auprès de la population et des violations des droits de l'homme ont été signalées. Du fait de la présence de groupes lourdement armés, les organisations humanitaires n'ont quasiment plus accès au nord du Mali. Cette situation a entraîné le déplacement interne d'une population estimée à 204 000 personnes, tandis que 200 000 autres Maliens trouvaient refuge dans des pays voisins, à savoir la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso. Par conséquent, le HCR a libération de l'Azawad (MNLA) et ses alliés islamistes ont profité de considérablement accru sa présence au Mali, au Niger et au Burkina Faso.

2013 Chiffres HCR prévisionnels pour la situation au Mali
TYPE DE POPULATION JAN 2013 DEC 2013
TOTAL DANS LE PAYS NB PERS. ASSISTEES
PAR LE HCR
TOTAL DANS LE PAYS NB PERS. ASSISTEES
PAR LE HCR
Total 293 840 105 000 460 000 180 000
1. Les chiffres prévisionnels relatifs aux Maliens réfugiés en Mauritanie figurent dans le chapitre correspondant.
Réfugiés maliens au Burkina Faso 40 000 40 000 50 000 50 000
Réfugiés maliens au Niger 50 000 50 000 60 000 60 000
Déplacés internes au Mali 203 840 15 000 350 000 70 000

Objectifs et cibles prioritaires en 2013

Processus de protection et documents adéquats

L'accès aux documents individuels est amélioré.

  • Au Burkina Faso, 10 000 cartes d'identité et documents de voyage seront délivrés à tous les réfugiés âgés de 18 ans et plus.

L'enregistrement et l'accès aux documents d'état civil sont améliorés.

  • Au Burkina Faso, des certificats de naissance seront délivrés à 50 pour cent des enfants de moins de 12 mois.

La qualité de l'enregistrement et du profilage est améliorée ou maintenue.

  • Au Burkina Faso, l'enregistrement de niveau 2 fournit des statistiques plus précises pour l'évaluation des besoins.

Les conditions d'accueil sont améliorées.

  • Au Mali, le HCR aide les autorités à offrir une assistance psychosociale et des conseils juridiques aux déplacés internes.

Sécurité face à la violence et à l'exploitation

La protection des enfants est renforcée.

  • Au Burkina Faso, 18,5 pour cent des enfants sont considérés en situation de risque. Un appui matériel leur est offert pour répondre à leurs besoins essentiels. Des soins médicaux spécialisés, des programmes de compléments nutritionnels, ainsi que des vêtements, des logements et des fauteuils roulants sont également proposés.

Le risque de violence sexuelle et sexiste est réduit et la qualité de la prise en charge améliorée.

  • Des mécanismes d'orientation sont mis en place pour appuyer et améliorer l'identification des victimes par le biais d'ONG locales.

Besoins de base et services essentiels

L'état de santé de la population est amélioré.

  • Au Burkina Faso, tous les réfugiés ont accès à des soins de santé primaires.

  • Au Mali, 56 pour cent des déplacés internes ont accès à des soins de santé primaires.

Les services en faveur des personnes ayant des besoins spécifiques sont renforcés.

  • Au Niger et au Burkina Faso, tous les réfugiés qui ont des besoins spécifiques bénéficient d'une aide.

La population bénéficie d'un accès optimal à l'éducation.

  • Au Burkina Faso, 40 enseignants sont formés et 600 enfants réfugiés reçoivent un appui éducatif.

  • La communauté est sensibilisée afin de permettre la scolarisation de 4 000 enfants dans le primaire.

  • Au Niger, quelque 6 700 enfants réfugiés ont accès à l'éducation primaire et 2 800 autres à l'enseignement secondaire.

Des abris et des infrastructures sont construits, améliorés et entretenus.

  • Au Burkina Faso, 8 600 abris d'urgence sont renforcés grâce à un matériau de couverture plus durable et 4 000 abris en brique crue sont construits.

  • Au Niger, 2 600 tentes et abris d'urgence sont progressivement remplacés par des tentes construites à l'aide de matériaux locaux.

La population vit dans des conditions d'assainissement et d'hygiène satisfaisantes.

  • Au Burkina Faso, 6 700 latrines/installations sanitaires et plus de 6 400 douches sont munies d'un toit.

  • Au Niger, 1 400 installations sanitaires sont construites, 450 sont remplacées et 3 700 sont entretenues.

L'approvisionnement en eau potable est accru ou maintenu.

  • Au Burkina Faso, chaque personne dispose d'au moins 15 litres d'eau par jour et 57 comités de gestion de l'eau sont créés.

  • Au Niger, tous les réfugiés installés dans des camps disposent de 20 litres d'eau par personne et par jour.

L'état nutritionnel est amélioré.

  • Au Niger, tous les enfants réfugiés de moins de 2 ans bénéficient de programmes de compléments nutritionnels pour lutter contre l'anémie et autres carences en oligoéléments.

Solutions durables

Tout le potentiel en matière de rapatriement librement consenti est réalisé.

  • Au Mali, 57 pour cent des déplacés internes ayant des besoins spécifiques et regagnant leur localité d'origine bénéficient d'une assistance.

Stratégie en 2013

La stratégie et les activités du HCR en faveur des Maliens réfugiés en Mauritanie sont décrites dans un autre chapitre.

Tandis que le nombre des déplacés internes et des personnes fuyant le pays devrait continuer à croître en 2013, le HCR et ses partenaires ont élaboré des plans d'intervention d'urgence en prévision d'une éventuelle intervention militaire. L'Organisation intensifiera également ses plaidoyers auprès du Gouvernement, afin que les déplacés internes bénéficient d'une réelle protection et que leur bien-être soit assuré.

Face à la situation qui règne au Mali, la stratégie du HCR s'oriente selon deux axes : apporter protection et assistance aux Maliens réfugiés dans les Etats voisins et assurer la coordination des actions humanitaires pour les personnes déplacées à l'intérieur du pays. En ce qui concerne les déplacés internes, le HCR dirigera les modules chargés de la protection, des abris d'urgence, ainsi que de la coordination et de la gestion des camps.

Après des mois d'intenses opérations d'urgence, les équipes du HCR au Niger et au Burkina Faso vont désormais aider les autorités locales à installer les réfugiés dans des sites sûrs, à assurer la prise en charge de leurs besoins essentiels et à leur délivrer des documents d'identité. L'approvisionnement en eau, l'assainissement et l'hygiène, la santé, l'éducation, la lutte contre la violence sexuelle et sexiste et la protection de l'enfance constitueront ses principales priorités.

En dépit des nombreux obstacles, le HCR s'est efforcé de garantir des normes d'assistance et de protection adéquates. Ce faisant, il a bénéficié de l'appui d'autres institutions des Nations Unies et de partenaires qui se sont forgé une solide expérience en luttant contre les effets de l'insécurité alimentaire chronique au Niger et au Burkina Faso.

Au Mali, une approche modulaire a été mise en place, afin de veiller à ce que la communauté humanitaire mobilise des ressources suffisantes pour faire face aux importants déplacements de population survenus dans le nord. Dans ce contexte, le HCR constituera un réseau d'acteurs locaux pour fournir des informations fiables sur les besoins des déplacés internes, les problèmes de protection et les mouvements de population. De plus, il renforcera la capacité du Gouvernement et des organisations humanitaires à travailler auprès des déplacés internes et à évaluer leurs besoins par le biais d'une approche communautaire. Les plaidoyers en faveur de la protection des personnes déplacées et de la prévention des violations des droits de l'homme figureront en tête de ses priorités.

Contraintes

L'insécurité qui règne dans le nord du Mali et qui menace de déstabiliser l'ensemble de la région demeure un obstacle majeur. Les zones les plus touchées par les déplacements de population se situent le long des frontières, dans des régions sous-développées, pauvres en infrastructures et difficiles d'accès, en particulier à la saison des pluies. La composante islamiste et la fragmentation du pouvoir entre différents groupes armés ajoutent encore à la complexité du paysage politique de la région.

Les opérations menées au Mali risquent d'être entravées par l'instabilité politique et les difficultés d'accès dues au manque de sécurité, encore aggravé par la prolifération des armes. Des problèmes logistiques ont également été posés par les dures conditions climatiques. Celles-ci se caractérisent par une sécheresse chronique entraînant une insécurité alimentaire, ainsi que par des inondations après la saison des pluies. A cela s'ajoutent la fréquence des épidémies et l'extrême faiblesse des infrastructures en dehors des principales villes.

Opérations

La « situation au Mali » concerne le Mali, le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie. En 2012, les opérations du HCR au Mali, au Burkina Faso et au Niger étaient placées sous la responsabilité du bureau régional au Sénégal. Afin de garantir une bonne coordination et une réponse efficace au flot de réfugiés maliens, le Représentant régional à Dakar a été nommé en février Coordinateur régional chargé des réfugiés pour l'opération liée à la crise malienne.

Tout au long de l'année, les frontières du Burkina Faso, du Niger et de la Mauritanie sont demeurées ouvertes aux personnes en quête de protection internationale ; aucun cas de refoulement ni de renvoi n'a été signalé.

La présence jusque-là minime du HCR au Niger et au Burkina Faso s'est transformée en une vaste opération multisectorielle. Au Mali, où ses activités concernaient surtout un ancien groupe de réfugiés mauritaniens et des réfugiés urbains de diverses nationalités, le HCR se consacrera principalement à son rôle de responsable de module. L'Organisation dirige en effet le module de protection et participe également à des activités de protection de l'enfance et de lutte contre la violence sexuelle et sexiste, respectivement placées sous l'égide de l'UNICEF et du FNUAP.

Au Niger et au Burkina Faso, le HCR s'efforcera d'accroître l'approvisionnement en eau potable afin d'atteindre les normes internationales, d'assurer une gestion et une coordination adéquates des camps, d'améliorer l'accès aux soins de santé primaires et à l'éducation et de fournir un abri convenable aux personnes relevant de sa compétence. Il leur fournira également des produits essentiels et des articles domestiques et coopérera étroitement avec le PAM pour lutter contre l'insécurité alimentaire.

La qualité de l'enregistrement et du profilage doit répondre à des normes élevées, afin que puissent être identifiés les besoins de protection des personnes les plus vulnérables parmi les réfugiés et les déplacés internes. La priorité sera accordée aux programmes de lutte contre la violence sexuelle et sexiste, tout comme aux activités de regroupement familial. Une fois la phase d'urgence passée, il sera important de mettre en œuvre des projets visant à promouvoir la coexistence pacifique au sein des communautés locales et à améliorer l'autosuffisance des réfugiés.

Informations financières

Les besoins financiers pour les opérations du HCR en faveur des réfugiés et des déplacés internes maliens situés au Mali, au Burkina Faso et au Niger avoisineront les 120,1 millions de dollars E.-U. en 2013. A l'heure de la mise sous presse, les besoins financiers du HCR pour le Burkina Faso étaient en cours de révision, compte tenu de la baisse du nombre de réfugiés dans le pays.

Un financement adéquat permettra à l'Organisation de répondre aux besoins essentiels des réfugiés et des déplacés internes maliens, ainsi que de renforcer les capacités des Etats dans le domaine de la protection des réfugiés et des droits des déplacés internes.

Source: HCR Appel global 2013 - Actualisation

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Les réfugiés maliens fuient au Niger en quête de sécurité

Des milliers de familles maliennes sont arrivées au Niger depuis la mi-janvier, après avoir fui les combats entre un mouvement rebelle touareg et les forces gouvernementales maliennes au nord du Mali. Les réfugiés vivent dans des installations de fortune le long de la frontière. Ils sont exposés au soleil et au vent durant la journée et au froid la nuit. Le HCR a commencé à distribuer des biens de secours et prévoit d'ouvrir des camps dans des zones plus sûres situées hors des régions frontalières. Hélène Caux, du HCR, a rencontré certains parmi ces réfugiés qui lui ont fait part de leur souhait de retourner dans leur pays dès que la sécurité y serait restaurée.

Les réfugiés maliens fuient au Niger en quête de sécurité

Le chef du HCR rencontre des réfugiés au Burkina Faso

Le 1er août, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres s'est rendu au nord du Burkina Faso avec Anne C. Richard, la Secrétaire d'Etat américaine adjointe à la Population, aux Réfugiés et à la Migration (BRPM). Au camp de Damba, ils ont rencontré des réfugiés maliens qui ont fui le Mali au cours des six derniers mois pour échapper à la poursuite du conflit et à l'instabilité politique. A ce jour, plus de 250 000 réfugiés maliens ont fui leurs maisons et trouvé refuge dans l'un des pays de la région, y compris 250 000 réfugiés maliens au Burkina Faso. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a reçu seulement un tiers de l'appel de fonds de 153 millions de dollars dont elle a besoin pour fournir une aide vitale y compris des abris, de l'eau, des installations sanitaires, des soins de santé, des vivres et une protection aux réfugiés. Le HCR craint que la situation politique instable et l'urgence humanitaire au Mali ne génèrent d'autres afflux vers les pays voisins. colombienne.

Le chef du HCR rencontre des réfugiés au Burkina Faso

Poursuite de l'exode de Maliens vers le Niger

Fuyant les combats, l'insécurité générale et l'instabilité politique de leur pays, des réfugiés maliens continuent d'arriver au Niger. Sur le site de Mangaizé où sont accueillis des réfugiés, ils sont quelque 3000 à vivre dans des conditions difficiles, exposés pendant le jour à une chaleur étouffante et se demandant quand ils pourront rentrer chez eux. Dans ce pays aride du Sahel, l'eau et la nourriture sont comptés, ce qui pose un problème considérable et aux réfugiés et aux communautés locales. Ce sont plus de 40 000 Maliens qui ont trouvé refuge au Niger depuis janvier, lorsque les forces gouvernementales maliennes et le mouvement rebelle touareg en sont venus à un affrontement armé. Cent soixante mille réfugiés maliens se répartissent entre le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie. En outre, on compte 133 000 déplacés internes au Mali. Au début du mois de mai, António Guterres, Haut Commissaire pour les réfugiés, s'est rendu au Niger, notamment à Mangaizé, en compagnie de Mme Ertharin Cousin, Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial, dans l'intention de sensibiliser encore davantage l'opinion mondiale à la crise et de rallier de l'aide en faveur des déplacés.

Poursuite de l'exode de Maliens vers le Niger

La vie est dure pour les réfugiés maliens au Burkina Faso

Environ 3 900 réfugiés maliens vivent au camp de Damba, dans le nord du Burkina Faso. Ils ont fui les villages de Gossi ou Gao au nord du Mali pour échapper aux combats entre le mouvement rebelle touareg et l'armée malienne ainsi qu'aux menaces posées par des bandes criminelles et les groupes islamistes. Plusieurs familles sont récemment arrivées dans le camp, car ils étaient inquiets d'une attaque contre Gao en juin qui se dérouler également dans d'autres villes. La vie est dure au camp et le HCR doit de toute urgence trouver de nouveaux fonds pour assurer une aide vitale dans cette crise humanitaire silencieuse.

Plus de 380 000 maliens ont été forcés de fuir leurs maisons cette année. Plus de

65 000 d'entre eux se sont exilés au Burkina Faso. Et ceci tombe à un moment où les pays du Sahel souffrent de sécheresse et de pénurie alimentaire.

La vie est dure pour les réfugiés maliens au Burkina Faso

Aperçu de la vie des personnes déplacées à Bamako, capitale du Mali

Près d'un an après l'éruption des combats au nord du Mali entre les troupes gouvernementales et un mouvement rebelle touareg, près de 200 000 personnes sont déplacées à l'intérieur du Mali. La plupart ont fui vers le sud du pays, comme à Segou, à Mopti et à Bamako, la capitale, où 47 000 personnes ont trouvé refuge. Ils viennent principalement des régions de Tombouctou et de Gao, qui sont maintenant sous le contrôle de groupes islamistes extrémistes.

De nombreux déplacés ont été victimes de violations des droits de l'homme par les groupes armés et par les extrémistes islamistes qui opèrent dans le nord. Des femmes et des jeunes filles ont été violées, des hommes ont été amputés de membres, des personnes ont été torturées ou assassinées. A Bamako, de nombreux survivants à ces violences ont besoin d'urgence d'une aide médicale et psychologique. De plus, les personnes déplacées en milieu urbain luttent pour joindre les deux bouts, acheter leur nourriture, payer leur loyer et trouver un emploi. Les enfants vont souvent à l'école le matin avec le ventre vide. La communauté internationale, y compris le HCR et ses partenaires, a besoin de fonds de toute urgence pour aider les personnes déplacées les plus vulnérables au Mali. Les images suivantes décrivent la vie quotidienne de ces personnes déplacées internes à Bamako.

Aperçu de la vie des personnes déplacées à Bamako, capitale du Mali

Mali : La prudence l'emporte chez les familles déplacées souhaitant rentrer

Alors que la situation au nord du Mali reste instable, des familles déplacées ont décidé de rentrer chez elles. Après avoir utilisé les transports publics pour rejoindre Mopti, elles prennent place à bord de bateaux pour un voyage de deux jours vers Tombouctou. La majorité des personnes déplacées disent toutefois vouloir attendre l'évolution de la situation humanitaire et le rétablissement de la sécurité avant de rentrer chez elles. Le conflit au nord du Mali a forcé 241 000 personnes à fuir leurs maisons vers des lieux plus sûrs ailleurs dans le pays.

Mali : La prudence l'emporte chez les familles déplacées souhaitant rentrer

Long voyage de retour vers Tombouctou

La guerre a atteint Tombouctou en avril dernier, quand des rebelles touaregs se sont emparés de cette ville antique du nord du Mali. Elle est rapidement tombée sous le contrôle des militants, qui ont commencé à imposer aux habitants une version stricte de la charia. Les femmes ont été forcées de porter le voile en public, des personnes suspectées d'adultère étaient fouettées ou lapidées, des voleurs ont eu les mains coupées et des chambres funéraires centenaires ont été détruites.

Des milliers de personnes ont alors fui Tombouctou et beaucoup ont trouvé refuge dans la capitale malienne, Bamako, au sud du pays. Fatima Nialy, une mère de quatre enfants, s'est jointe au flux des civils se dirigeant vers le sud car elle se sentait prisonnière dans sa propre maison à Tombouctou. A Bamako, elle et ses enfants - dont son bébé d'un mois - ont été pris en charge par des proches. Elle a vécu dans une chambre de la maison de son frère aîné.

En février 2013, peu de temps après que les forces françaises et maliennes aient libéré Tombouctou, Fatima a décidé de rentrer chez elle avec ses enfants. Le photographe Thomas Martinez les a suivis

Long voyage de retour vers Tombouctou

Le HCR et ses partenaires luttent contre la malnutrition dans un camp en Mauritanie

Le HCR vient de renouveler son appel de fonds pour aider à répondre aux besoins de dizaines de milliers de réfugiés maliens et de près de 300 000 personnes déplacées internes au Mali. Les fonds recherchés par le HCR seront notamment destinés à fournir des suppléments alimentaires et une alimentation thérapeutique, y compris pour les personnes qui souffrent de malnutrition. C'est l'une des principales préoccupations du HCR dans le camp de réfugiés de Mbéra en Mauritanie, qui accueille plus de 70 000 réfugiés maliens. Selon une enquête sur la nutrition menée en janvier 2013 dans le camp, plus de 13% des enfants réfugiés âgés de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë et plus de 41% de malnutrition chronique. Des mesures ont été prises pour traiter et prévenir la malnutrition, y compris avec la distribution de suppléments nutritionnels pour les nourrissons et les enfants, l'organisation de séances de sensibilisation pour les mères, un accès accru aux services de santé, le lancement d'une campagne de vaccination contre la rougeole, la distribution d'eau potable et la création d'installations d'assainissement . Des fonds supplémentaires sont nécessaires pour améliorer les mécanismes de prévention et de réponse. Le HCR a lancé un appel de fonds en 2012 d'un montant de 144 millions de dollars pour ses opérations relatives à la crise au Mali en 2013, mais cet appel de fonds n'est financé à ce jour qu'à hauteur de 32%. Les besoins les plus urgents sont la nourriture, les abris, les installations d'assainissement, les soins de santé et l'éducation.

Le HCR et ses partenaires luttent contre la malnutrition dans un camp en Mauritanie

Niger : Fuir le conflit au MaliPlay video

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Des centaines de familles ont traversé la frontière depuis le Mali vers le Niger pour fuir les combats déchirant le nord du pays.
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A Sinégodar, près de la frontière entre le Mali et le Niger, des milliers de personnes sont arrivées avec tous les effets personnels qu'elles ont réussi à emporter avec elles. L'urgence, c'est de transférer les nouveaux arrivants vers un lieu plus sûr.
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Depuis mars, les combats entre les forces gouvernementales maliennes et les rebelles touaregs au nord du Mali ont poussé des milliers de personnes à fuir en quête de sécurité.
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Près de 40 000 Maliens se sont réfugiés au Niger depuis l'embrasement du nord de leur pays, en janvier dernier.
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Mauritanie : Aide dans le désert

Le HCR et ses partenaires relèvent de nombreux défis pour aider les réfugiés arrivés depuis le Mali dans une région frontalière aride et isolée, au nord de la Mauritanie.
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Burkina Faso : L'eau, une ressource rare

Dans la région aride du Sahel, au Burkina Faso, des camions-citernes du HCR font la navette pour transporter de l'eau potable aux réfugiés maliens.
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Burkina Faso : En quête de sécurité

Les réfugiés maliens hébergés au camp de Fererio au Burkina Faso sont transférés dans un lieu plus éloigné de la frontière avec le Mali pour leur sécurité.