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Profil d'opérations 2012 - Kenya

Environnement opérationnel

Contexte

En 2011, l'environnement opérationnel du HCR a été marqué par un afflux significatif de réfugiés somaliens dans le nord-est du Kenya et par la décision du Gouvernement kenyan d'allouer des terrains supplémentaires pour décongestionner les camps de réfugiés de Dadaab et y améliorer les conditions de vie.

En septembre 2011, Dadaab avait accueilli plus de 140 000 nouveaux réfugiés, essentiellement originaires de Somalie. La population réfugiée atteignait 450 000 personnes, un nombre bien supérieur à la capacité des trois camps, initialement prévus pour accueillir 90 000 réfugiés au total, et qui est venu accroître la charge pesant sur des infrastructures et des services déjà mis à rude épreuve.

En raison de la congestion et du surpeuplement des camps, les nouveaux arrivants se sont installés spontanément aux alentours de Dadaab, ce qui a compliqué l'enregistrement et la prestation de services. En outre, les effets de cet afflux dans une zone semi-aride à l'écosystème fragile sont devenus très visibles, les réfugiés et les communautés d'accueil se disputant des ressources rares -- eau, bois de chauffe- pour subvenir à leurs besoins essentiels.

Le camp de Kakuma, situé dans la province de la Vallée du Rift, abrite plus de 80 000 réfugiés et demandeurs d'asile, dont plus de 43 000 Somaliens. Les autres réfugiés sont principalement originaires du Soudan, de l'Ethiopie et de la République démocratique du Congo.

En septembre, le Kenya accueillait au total environ 559 000 réfugiés et demandeurs d'asile, dont 52 000 personnes relevant de la compétence du HCR à Nairobi.

Besoins

Les besoins essentiels ont considérablement augmenté, en raison de l'ampleur de l'afflux observé en 2011, de la création de camps supplémentaires et des efforts déployés pour améliorer les conditions de vie des réfugiés. L'autosuffisance et la résilience doivent être renforcées au sein des communautés locales et des communautés réfugiées. La protection de l'environnement, au travers de diverses mesures, est également un impératif dans les régions qui accueillent des réfugiés.

En s'appuyant sur les résultats de l'enquête réalisée pour recenser les populations exposées à un risque d'apatridie, le HCR et un consortium de partenaires plaideront pour une réglementation nationale sur la réduction et la prévention de l'apatridie, ainsi que l'adoption des traités internationaux applicables.

HCR 2012-2013 chiffres prévisionnels pour le Kenya
TYPE DE POPULATION ORIGINE JAN 2012 DEC 2012 - JAN 2013 DEC 2013
Total dans
le pays
Nb pers. assistées
par le HCR
Total dans
le pays
Nb pers. assistées
par le HCR
Total dans
le pays
Nb pers. assistées
par le HCR
Total 839 600 619 600 975 800 735 800 1 112 000 862 000
Réfugiés Ethiopie 20 980 20 980 14 300 14 300 6 500 6 500
Somalie 479 000 479 000 623 100 623 100 769 100 769 100
Soudan 27 500 27 500 33 000 33 000 39 000 39 000
Pays divers 9 090 9 090 14 550 14 550 13 000 13 000
Demandeurs d'asile RDC 6 530 6 530 5 050 5 050 3 520 3 520
Ethiopie 13 500 13 500 15 000 15 000 12 500 12 500
Soudan 7 520 7 520 5 300 5 300 4 200 4 200
Pays divers 4 880 4 880 4 700 4 700 4 180 4 180
Réfugiés rapatriés Kenya 600 600 800 800 -- --
Déplacés internes Kenya 250 000 30 000 230 000 10 000 230 000 10 000
Déplacés de retour Kenya -- 20 000 -- 10 000 -- --
Apatrides Apatrides 20 000 -- 30 000 -- 30 000 --

Objectifs et cibles prioritaires en 2012

Environnement de protection favorable

Favoriser l'élaboration ou le renforcement de lois et de politiques.

  • La politique nationale sur les réfugiés, la législation révisée sur l'asile et l'apatridie, les politique et législation nationales sur les déplacés internes sont conformes aux normes internationales et/ou régionales.

Améliorer l'accès au territoire et réduire le risque de refoulement

  • Des campagnes de sensibilisation, des réunions et des sessions de formation régulières sur la loi relative aux réfugiés et sur la protection internationale sont organisées à l'intention des responsables gouvernementaux et des forces de l'ordre.
  • Les personnels de protection voient leur capacité de suivi et d'évaluation de la situation des personnes relevant de la compétence du HCR améliorée.

Procédures de protection équitables et délivrance de documents

Améliorer ou maintenir la qualité de l'enregistrement et du profilage.

  • Soutenir les investissements pour des infrastructures et des capacités d'enregistrement de qualité.
  • La capacité du Gouvernement en matière d'asile, en particulier celle du Département chargé des affaires de réfugiés, est consolidée par la formation du personnel et l'introduction de procédures de partage des données.

Améliorer les conditions d'accueil.

  • Les conditions d'accueil dans les centres d'accueil, ainsi que les services proposés aux nouveaux arrivants, s'améliorent.

Protection contre la violence et l'exploitation

Renforcer la protection des enfants.

  • Des espaces réservés aux enfants, adaptés et de bonne qualité, sont accessibles.
  • Environ huit pour cent des enfants non accompagnés ou séparés bénéficient d'une procédure de détermination de l'intérêt supérieur (DIS).

Réduire le risque de violence sexuelle ou sexiste et améliorer la qualité des interventions.

  • Renforcer et élargir la portée des systèmes communautaires de réduction et de prévention.
  • Les survivants de violence sexuelle ont accès à une aide médicale, juridique et psychologique adaptée et en bénéficient rapidement.

Besoins et services essentiels

Améliorer le bien-être nutritionnel des personnes relevant de la compétence du HCR.

  • Le taux de malnutrition aiguë globale est réduit chez les enfants âgés de six mois à cinq ans.

Améliorer l'état de santé de la population relevant de la compétence du HCR.

  • Les taux de mortalité, y compris chez les enfants de moins de cinq ans, sont stabilisés à moins de un pour 1 000 par mois grâce à des effectifs et des ressources en quantité suffisante dans les hôpitaux et les centres de santé.

Construire, améliorer ou maintenir des abris et des infrastructures.

  • Environ 33 pour cent des ménages vivent dans des logements convenables.

Améliorer ou maintenir l'approvisionnement en eau potable.

  • Le volume d'eau disponible passe de 17 à 20 litres par jour et par personne.

Offrir à la population un accès optimal à l'éducation.

  • Environ 52 pour cent des enfants de six à onze ans relevant de la compétence du HCR sont scolarisés dans le primaire.

Solutions durables

Réaliser tout le potentiel en matière de réinstallation.

  • Plus de huit pour cent des individus ayant fait l'objet d'une demande de réinstallation partent pour des pays tiers.

Stratégie et activités en 2012

La stratégie globale du HCR au Kenya vise à préserver (et, si possible, à élargir) l'espace d'asile, et à renforcer le plaidoyer en faveur de toutes les personnes qui relèvent de sa compétence à Nairobi, ainsi que dans les camps de Dadaab et Kakuma. Cette stratégie sera mise en œuvre en tenant compte des conditions sécuritaires, politiques, socio-économiques et environnementales observées dans le pays.

Le HCR veillera en priorité à ce que toutes les personnes relevant de sa compétence dans les camps et en milieu urbain bénéficient d'une protection conforme à la législation et aux politiques nationales, ainsi qu'aux conventions internationales applicables en la matière. La protection des groupes vulnérables, comme les femmes, les enfants, les mineurs non accompagnés et séparés, les personnes âgées et les personnes ayant des besoins spécifiques occupera une place centrale dans le programme de protection.

Parmi les autres priorités, citons l'accès à des logements convenables, la santé, l'eau, l'assainissement, l'éducation et l'accès à des moyens d'existence, au bénéfice des réfugiés vivant en milieu urbain, des résidents des camps et des communautés d'accueil vivant aux alentours de ces sites.

Le renforcement des mesures destinées à garantir la sécurité nationale a entraîné une réduction de l'espace d'asile, qui s'est traduite par le refoulement de demandeurs d'asile somaliens, ainsi que par des restrictions sur les déplacements des réfugiés à l'extérieur des camps. La décision prise par le Gouvernement kenyan de fournir des terrains supplémentaires pour les réfugiés et son aval pour ouvrir un centre de transit à Liboi, à proximité de la frontière entre le Kenya et la Somalie, vont permettre de filtrer les nouveaux arrivants et d'améliorer l'accès à l'asile, ainsi que la qualité des interventions de protection.

Le HCR continuera d'appuyer les efforts déployés par le Gouvernement pour consolider ses systèmes de gestion des réfugiés et travaillera en étroite collaboration avec le Département chargé des affaires de réfugiés sur les questions stratégiques. La mise en œuvre pleine et entière du projet de renforcement de la sécurité, monté en partenariat avec le Gouvernement kenyan, améliorera les conditions générales de sécurité à l'intérieur et aux alentours des camps, en créant un environnement propice à une protection et à une aide efficaces, au profit des personnes qui relèvent de la compétence du HCR. L'Organisation cherchera également à élargir l'éventail des possibilités qui s'offrent en matière de solutions durables, en facilitant le rapatriement librement consenti, le retour volontaire et la réintégration, ainsi que la réinstallation et l'intégration sur place, de facto ou de jure, pour les réfugiés qui répondent aux critères définis par la loi sur les réfugiés et la citoyenneté de 2011.

Contraintes

L'arrivée d'un nombre croissant de réfugiés somaliens sur le territoire kenyan, perçue comme une menace pour la sécurité nationale, a entraîné un rétrécissement de l'espace d'asile qui constitue une contrainte. Les moyens d'existence qui s'offrent aux réfugiés et aux communautés d'accueil sont limités, de sorte qu'il est plus difficile au HCR de trouver des solutions durables en renforçant l'autosuffisance. Les défis rencontrés pour maintenir l'état de droit dans les régions d'accueil situées au nord-est du Kenya pourraient être à l'origine d'autres contraintes.

Organisation et mise en œuvre

Coordination

La présence du HCR au Kenya se compose d'une délégation à Nairobi, de deux sous-délégations à Dadaab et Kakuma, et d'un bureau de terrain à Alinjugur. Pour mieux répondre aux besoins de la zone sud de Dadaab, Alinjugur sera transformé en sous-délégation en 2012 et couvrira les camps de Hagadera et de Kambioos.

Le HCR compte parmi ses partenaires le Gouvernement du Kenya, divers organismes du système des Nations Unies et de la société civile. Le ministère de l'Immigration et de l'Immatriculation des personnes et son Département chargé des affaires de réfugiés (DRA) sont les homologues gouvernementaux du HCR pour la gestion du programme en faveur des réfugiés. Le PAM fournit les rations alimentaires pour les distributions générales ainsi que pour d'autres programmes d'alimentation. Le HCR et l'UNICEF renforcent actuellement leur partenariat dans le domaine de l'éducation et la protection de l'enfance.

Informations financières

De même que la population relevant de la compétence du HCR, les besoins budgétaires globaux pour l'opération au Kenya ont augmenté, passant de 55 millions de dollars E.-U. à 230 millions de dollars E.-U. en 2011. En raison de la croissance de la population, de l'ouverture de nouveaux camps et de projets visant à améliorer et à renforcer la prise en charge des besoins, les besoins budgétaires devraient atteindre 236 millions de dollars E.-U.

Source : HCR Appel Global 2012-2013

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Kenya UNHCR Rapports sur la collecte de fonds Flux RSSRapports sur la collecte de fonds

autres documents
2011 Partenaires du HCR - Kenya
Partenaires d'exécution
Organismes gouvernementaux : Département chargé des affaires de réfugiés ; Ministère de l'Administration provinciale et de la Sécurité intérieure ; Ministère de l'Immigration et de l'Immatriculation des personnes
ONG : CARE Kenya ; Comité international de secours ; Conseil norvégien pour les réfugiés ; Fédération luthérienne mondiale ; FilmAid International ; GOAL (Irlande) ; Handicap International ; Kituo cha Sheria ; National Council of Churches of Kenya ; Refugee Consortium of Kenya ; Save the Children (R.-U.) ; Service jésuite des réfugiés ; Société kenyane de la Croix-Rouge ; Windle Trust Kenya
Autres : Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit ; GTZ Kenya
Partenaires opérationnels
Organismes gouvernementaux : Ministères de la Santé et de l'Éducation
ONG : Don Bosco ; Médecins Sans Frontières
Autres : BCAH ; PAM ; PNUD ; UNICEF

Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Les trois camps de Dadaab, dont la capacité d'accueil était initialement prévue pour 90 000 personnes, comptent désormais une population d'environ 250 000 civils somaliens, ce qui fait de ce complexe accueillant des réfugiés l'un des plus grands et des plus surpeuplés au monde. Le HCR craint l'arrivée de dizaines de milliers d'autres réfugiés en 2009 dans cette région isolée située au nord-est du Kenya, alors que la situation continue à se détériorer dans leur pays en proie à des troubles.

Les ressources, comme l'eau et la nourriture, se réduisent dangereusement dans les camps surpeuplés, avec parfois 400 familles se partageant l'usage d'un robinet d'eau. Il n'y a plus de place pour monter de nouvelles tentes, et les nouveaux arrivants doivent partager des abris déjà surpeuplés avec d'autres réfugiés.

Début 2009, le Gouvernement kényan a donné son accord pour allouer des terres supplémentaires à Dadaab, ce qui permettra d'héberger quelque 50 000 réfugiés. Les photos ci-après montrent les conditions de vie dans le camp de Dadaab en décembre 2008.

Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Kenya : largages aériens pour les camps de réfugiés affectés par les inondations

Ce week-end, l'UNHCR a commencé, avec l'aide de l'armée américaine, le largage aérien d'urgence d'environ 200 tonnes de biens de secours destinés aux milliers de réfugiés affectés par de graves inondations dans les camps de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya.

Ces largages aériens offrent un spectacle impressionnant. Un avion cargo C-130 a largué, à chaque rotation, 16 tonnes de bâches en plastique, de moustiquaires, de tentes et de couvertures, au-dessus d'un site préalablement évacué de toute présence humaine et animale. Des réfugiés ont ensuite chargé le matériel dans des camions pour l'acheminer vers les camps.

Dadaab, un complexe de trois camps accueillant quelque 160 000 réfugiés, principalement originaires de Somalie, a été coupé du monde par un mois de fortes pluies qui ont emporté la seule route permettant de relier les camps isolés depuis la capitale kenyane, Nairobi. Le transport aérien s'est avéré la seule solution pour faire parvenir les secours vers les camps.

L'UNHCR a transféré 7 000 réfugiés parmi les plus touchés depuis Ifo vers le camp d'Hagadera, à quelque 20 kilomètres plus loin. 7 000 autres réfugiés ont été transférés vers un nouveau site, appelé Ifo 2, situé plus en altitude.

Kenya : largages aériens pour les camps de réfugiés affectés par les inondations

Inondations dans les camps de réfugiés au Kenya

Des inondations dans le nord-est du Kenya à la mi-novembre ont causé des dégâts dans les trois camps de réfugiés du complexe de Dadaab. Plus de 100 000 réfugiés sur les 160 000 qui y sont accueillis ont été affectés par ces inondations, en particulier au camp d'Ifo. Les réfugiés ont perdu leurs abris et les latrines ont été inondées et détruites. La route d'accès principale reliant Dadaab au reste du Kenya a été coupée par les inondations dues aux fortes pluies, empêchant tout approvisionnement d'aide par voie terrestre.

L'UNHCR a commencé à transférer les réfugiés - souvent avec des charrettes, tirées par des ânes - vers un lieu plus en sécurité, le camp de Hagadera, situé à 20 kilomètres et à une altitude plus élevée. La mise en place d'un pont aérien a permis d'apporter du carburant pour les générateurs, des kits médicaux d'urgence, des bâches en plastique et des pelles pour remplir des sacs de sable afin de consolider les digues anti-inondations. Des biens de premier secours ainsi que de la nourriture ont été distribués aux réfugiés démunis.

L'ampleur de ces inondations rappelle celle des inondations massives ayant suivi les pluies record d'El Nino en 1997, qui avaient submergé toutes les basses terres de l'est du Kenya.

Inondations dans les camps de réfugiés au Kenya

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La longue marche vers la sécurité au Kenya est particulièrement difficile pour des mères somaliennes comme Maryanne, qui était enceinte, ou Fatuma, dont le bébé a trouvé la mort en route.
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Au Kenya, le complexe de Dadaab comprenant trois camps de réfugiés surpeuplés lutte pour faire face aux arrivées massives de réfugiés somaliens. Toutefois la situation va pouvoir s'améliorer grâce à une expansion prévue sous peu.
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Deck a vécu la plupart de sa vie dans le camp de réfugiés de Dadaab au Kenya. Ce jeune Somalien espère que des études studieuses pourront l'aider à avoir un avenir meilleur en tant qu'avocat.
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Des réfugiés au Kenya pourraient ne pas être présents le jour de l'élection au Sud-Soudan. Mais cela ne les a pas empêchés de voter.
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A Dadaab, le complexe de camps de réfugiés le plus vaste au monde augmente régulièrement alors qu'une nouvelle vague de civils somaliens fuient pour échapper à la sécheresse et au conflit.
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Les Nubiens sont arrivés au Kenya depuis le Soudan il y a plus d'un siècle avec l'armée britannique. Après l'indépendance, beaucoup d'entre eux sont devenus apatrides.
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Le complexe de réfugiés de Dadaab continue de grossir. De plus en plus de Somaliens fuient la sécheresse et le conflit, comme Shukri Abdi Sieki et ses six enfants.
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