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Galeries photo
Une image en dit plus qu'un long discours. Le HCR en compte plus de 250 000 d'entre elles dont certaines remontent à plusieurs décennies. La photothèque du HCR à Genève dispose de la plus importante collection au monde de photos relatives aux réfugiés et couvrant la presque totalité des déplacements importants de ces 60 dernières années. Ces images dressent un portrait complet de la vie des réfugiés, des demandeurs d'asile, des personnes déplacées et des apatrides dans toutes les régions de la planète. Elles présentent par ailleurs le travail des milliers de fonctionnaires des Nations Unies qui les ont aidés. Une sélection de nos meilleures photos est disponible sur ce site ainsi que sur le site de réseau social Flickr. Pour les médias, l'utilisation de nos photos est gratuite.
Les changements climatiques et le déplacement
Ces dernières années, des millions de personnes ont été déracinées par des catastrophes naturelles, dont la plupart sont considérées comme résultant directement des changements climatiques. Des phénomènes climatiques brutaux - comme le cyclone Nargis en 2008, des inondations dans les camps de réfugiés de Dadaab au Kenya en 2006 et la sécheresse qui a frappé l'Ethiopie dans les années 80 - peuvent traumatiser des populations entières et les laisser sans abri ni eau potable ni denrées de première nécessité.
La communauté internationale a confié au HCR une responsabilité dans les domaines de la protection et de l'assistance aux personnes qui sont déplacées de force et qui ne peuvent pas rentrer chez elles dans la sécurité. Bien que la majorité des personnes déplacées par les changements climatiques resteront au sein même de leur pays, où les Etats ont clairement des responsabilités clairement définies, un soutien additionnel pourrait s'avérer nécessaire.
Quand le HCR est appelé à intervenir, l'organisation est en mesure de déployer des équipes d'urgence et de fournir un soutien concret en termes d'enregistrement, de documentation, de regroupement familial ainsi que d'abri, de moyens d'hygiène élémentaire et de vivres de première nécessité.
Parmi les personnes ayant traversé des frontières durant leur déplacement résultant des changements climatiques, certaines seront des réfugiés alors que d'autres ne satisfont pas aux critères. Nombre d'entre elles pourraient néanmoins avoir besoin de protection et d'assistance.
Pakistan : les déplacés internes fuient les combats à Swat
Les combats entre l'armée et les militants talibans dans et autour de la vallée de Swat, au nord-ouest du Pakistan, a provoqué le déplacement de plus de 1,5 million de personnes depuis le début du mois de mai. Certains des déplacés se trouvent dans des camps établis par le gouvernement et approvisionnés par le HCR. D'autres - la majorité en fait- sont hébergés dans des bâtiments publics comme des écoles, chez des membres de leur famille élargie ou des amis.
Les conditions de vie sont difficiles. L'arrivée de l'été et la montée des températures contribuent au développement de maladies, en particulier pour les villageois de Swat habitués à un climat plus tempéré.
L'afflux sans précédent de personnes déplacées au Pakistan a suscité un élan de générosité au sein du pays. Le Haut Commissaire pour les réfugiés António Guterres appelle également la communauté internationale à un effort humanitaire de grande envergure.
Colombie : lutter pour les droits
Des décennies de conflits internes violents, ignorées du reste du monde, ont contraint plus de 3,5 millions de Colombiens à quitter leur foyer alors que d'autres continuent à fuir presque quotidiennement. Certains recherchent un abri à l'étranger, mais environ 80% se dirigent vers des centres urbains situés à l'intérieur de leur propre pays.
Pour la plupart d'entre eux, les villes représentent la sécurité tant appréciée, après que des êtres chers aient tués devant leurs yeux ou qu'ils aient délivré leurs enfants de la menace du recrutement forcé par des groupes armés. Toutefois les endroits où ils ont les moyens de vivre sont généralement les barrios les plus pauvres - situés sur une falaise manacée de glissements de terrain ou sur un front de mer inondable.
Les populations rurales et les agriculteurs ont souvent des difficultés à gagner leur vie dans une ville. Plutôt que de cultiver du plantain et de pêcher du poisson, ils doivent trouver les moyens de gagner suffisamment d'argent pour nourrir quotidiennement leurs familles.
Les Colombiens déplacés souffrent également de traumatismes. Des femmes jusqu'alors indépendantes, habituées à travailler ou à rester seules, vivent constamment entourées d'autres personnes.
Le HCR coopère avec le Gouvernement colombien pour que les services soient accessibles aux personnes déplacées de force. Première étape importante, une collaboration de longue date a conduit à la délivrance de cartes d'identité à plus de trois millions de déplacés colombiens.
Afrique du Sud: En marche vers la coexistence
L'Afrique du Sud est l'un des rares pays d'Afrique où les réfugiés et les demandeurs d'asile enregistrés bénéficient légalement d'une liberté de mouvement ainsi que de l'accès aux services sociaux et aux emplois au même titre que les citoyens.
Mais si ces droits sont garantis par la loi, ils sont parfois ignorés dans la pratique. Les réfugiés et les demandeurs d'asile se voient souvent rejetés par les employeurs ou mis en compétition avec les citoyens les plus pauvres pour obtenir les pires emplois - en particulier ces dernières années, quand des millions de personnes ont fui les difficultés politiques et économiques survenant dans des pays comme le Zimbabwe. La récession économique mondiale n'a pas aidé.
Durant cette dernière décennie, quand la situation est devenue plus difficile, les réfugiés des villes sont parfois devenus la cible de frustrations de la population locale. En mai 2008, des violences xénophobes ont éclaté à Johannesburg et se sont rapidement propagées à d'autres parties du pays, causant la mort de plus de 60 personnes et le déplacement d'environ 100 000 autres.
A Atteridgeville, une ville située en bordure de la capitale Pretoria - et théâtre de l'une des pires situations de violence - des commerçants sud-africains et somaliens, aidés par le HCR, ont négocié un accord détaillé pour régler le contentieux commercial initial ayant conduit à l'embrasement des magasins tenus par des Somaliens. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés soutient également l'action de la Fondation Nelson Mandela visant à lutter contre la xénophobie.
Malaisie : Les réfugiés s'entraident
De nombreux Malais ne peuvent cacher leur étonnement lorsqu'ils apprennent que leur pays accueille des réfugiés. Cela montre à quel point les quelque 67 800 réfugiés sont invisibles. Ils ne vivent pas dans des camps mais dans les villes de Malaisie, dans des appartements et des maisons à bas prix au côté des Malais. Les réfugiés, dont l'écrasante majorité est originaire du Myanmar, vivent par groupes très unis de 20 à 30 personnes dans de petits appartements.
Comme dans de nombreux autres pays asiatiques, le statut officiel de réfugié du HCR ne confère pas toujours une protection adaptée. Les réfugiés ne sont pas autorisés à travailler légalement et ils sont exploités pour effectuer des métiers sales, dangereux et difficiles que refuse la population locale.
Plus que dans d'autres pays, les réfugiés en Malaisie se regroupent pour s'entraider en l'absence de services assurés par les pouvoirs publics. Le HCR, les organisations non gouvernementales et des bénévoles soutiennent ces initiatives, y compris des petits commerces d'artisanat ainsi que des écoles et des dispensaires, qui sont essentiellement menées par les réfugiés eux-mêmes.