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Profil d'opérations 2013 - Rwanda

Environnement opérationnel

Contexte

Le Rwanda bénéficie d'un environnement politique relativement stable mais a subi les répercussions de la violence qui sévit de l'autre côté de la frontière, en République démocratique du Congo (RDC). Les affrontements provoqués depuis le début de l'année 2012 par les tensions ethniques et les conflits au sujet des terres dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu ont entraîné un exode de réfugiés en direction du Rwanda, où l'on dénombrait quelque 20 000 nouveaux arrivants en septembre.

Parmi ces nouveaux arrivants, plus de 14 000 ont été transférés dans un nouveau camp aménagé à Kigeme. Les six mille autres ont soit regagné la RDC de leur plein gré, soit décidé de s'intégrer aux communautés rwandaises qui vivent le long de la frontière, de sorte que le centre de transit de Nkamira n'accueille plus aujourd'hui qu'un petit nombre d'individus, attendant leur transfert au camp de Kigeme.

Outre ces nouveaux arrivants, le Rwanda accueille 43 000 réfugiés, originaires de la RDC à plus de 99 pour cent. La plupart de ces réfugiés vivent dans trois camps, situés à Gihembe, Kiziba et Nyabiheke, un petit nombre d'entre eux résidant dans la capitale, Kigali. Il y a donc au total plus de 57 600 réfugiés et demandeurs d'asile au Rwanda. Leurs perspectives de retour sont limitées, en raison de la dégradation des conditions de sécurité en RDC.

Le 31 décembre 2011, le HCR a publié un mémorandum sur la mise en œuvre de la stratégie globale relative à la situation des Rwandais réfugiés de longue date. Ce mémorandum recommandait principalement aux Etats d'appliquer progressivement tous les éléments de la cessation du statut (y compris les procédures d'exemption) aux réfugiés rwandais ayant fui leur pays jusqu'à la fin de l'année 1998. L'objectif est de mettre un terme à la situation de ces réfugiés de longue date au plus tard en juin 2013.

Le HCR facilite le rapatriement librement consenti des réfugiés rwandais et recherche des solutions pour ceux qui ne pourraient pas rentrer. Pour sa part, le Gouvernement rwandais continue à encourager les réfugiés rwandais vivant dans les pays voisins à opter pour le rapatriement librement consenti. Le Gouvernement cherche également à mettre en œuvre les accords tripartites conclus avec les divers pays qui prodiguent l'hospitalité à des réfugiés rwandais. En 2011, quelque 7 600 réfugiés rwandais, accueillis pour la plupart en RDC, ont regagné leur pays d'origine avec l'aide du HCR. En 2012, à la fin du mois d'août, plus de 8 000 Rwandais étaient rentrés.

Besoins

Les ménages réfugiés au Rwanda sont toujours fortement tributaires de la protection et de l'assistance du HCR. La pénurie de terres (notamment pour l'agriculture), le manque d'activités génératrices de revenus, l'accès limité des réfugiés à l'enseignement et leur faible niveau de qualification sont autant d'obstacles à leur autosuffisance. Les conditions de vie dans les camps, déjà éprouvantes, sont rendues plus difficiles encore par la pauvreté des sols, la tendance à l'érosion des coteaux, une météorologie peu clémente et le surpeuplement des abris. Faute de terres arables dans les environs des camps, il est impossible aux réfugiés de compléter leurs rations alimentaires par des cultures vivrières.

Dans les anciens camps, la surface moyenne par personne est de 16,2 mètres carrés, c'est-à-dire nettement inférieure aux 45 mètres carrés prévus par la norme minimale. Comme les populations augmentent au rythme de 30 naissances par mois, des problèmes d'assainissement et d'hygiène sont apparus. Ces conditions de vie déplorables sont lourdes de conséquences, offrant un terrain propice à la violence sexuelle et sexiste, au VIH et au sida, aux grossesses précoces, aux taux élevés de décrochage scolaire chez les filles, à la prostitution et au « sexe pour la survie », ainsi qu'aux problèmes psychosociaux chez les enfants et les autres individus vulnérables.

Le site retenu pour le nouveau camp à Kigeme est vallonné et nécessite de coûteux travaux de préparation du terrain. Les pentes seront étagées en terrasses et des canaux de drainage construits afin d'éviter les glissements de terrain à la saison des pluies et d'adapter le site à l'accueil d'environ 25 000 arrivants d'ici à la fin de l'année 2012. Il faut de toute urgence doter le camp d'équipements si l'on veut assurer des services essentiels -- tels que l'approvisionnement en eau (actuellement de 8 litres par personnes et par jour), les soins de santé et l'assainissement -- conformes aux normes du HCR. Tous les réfugiés logés dans les camps bénéficient d'une aide alimentaire, bien que la norme de 2 100 kcal par jour ne soit pas toujours respectée en raison des pénuries temporaires qui frappent certaines denrées alimentaires. L'approvisionnement en eau est variable. S'il est limité dans les camps de Gihembe et Nyabiheke, où le volume d'eau disponible est compris entre 7 et 14 litres par personne et par jour, il est beaucoup plus important à Kiziba, où les résidents reçoivent plus de 20 litres par personne et par jour.

Les réfugiés rapatriés au Rwanda reçoivent des rations alimentaires de trois mois, ainsi que des articles non alimentaires de première nécessité, avant de regagner leur district d'origine. Entre le début de l'année 2012 et la fin du mois d'août, plus de 8 000 réfugiés avaient été accueillis et aidés par le HCR.

Cependant, pour soutenir la réintégration des rapatriés, il est également nécessaire d'organiser des formations techniques, ainsi que des activités de création de revenus et de renforcement des moyens de subsistance. Les rapatriés sont confrontés à une pauvreté extrême, au manque de terres, de logement et de couverture médicale, ainsi qu'à la pénurie d'emplois. Beaucoup doivent parcourir de longues distances pour se procurer de l'eau.

2013 Chiffres HCR prévisionnels pour le Rwanda
TYPE DE POPULATION ORIGINE JAN 2013 DEC 2013
TOTAL DANS LE PAYS NB PERS. ASSISTEES
PAR LE HCR
TOTAL DANS LE PAYS NB PERS. ASSISTEES
PAR LE HCR
Total 79 370 79 370 101 780 101 780
Réfugiés Burundi 430 430 430 430
Tchad 10 10 10 10
RDC 68 440 68 440 70 840 70 840
Pays divers 20 20 30 30
Demandeurs d'asile Burundi 40 40 40 40
RDC 320 320 320 320
Pays divers 10 10 10 10
Réfugiés rapatriés Rwanda 10 000 10 000 30 000 30 000
Autres pers. rel. de la compétence du HCR RDC 70 70 70 70
Rwanda 20 20 20 20
Somalie 10 10 10 10

Objectifs et cibles prioritaires en 2013

Processus de protection et documents adéquats

L'enregistrement et la délivrance d'actes d'état civil sont améliorés.

  • Tous les enfants de moins de 12 mois sont enregistrés.

  • Toutes les personnes relevant de la compétence du HCR sont en possession de certificats de naissance délivrés par les autorités.

Le nombre de documents individuels distribués augmente.

  • Toutes les personnes relevant de la compétence du HCR sont en possession de pièces d'identité en cours de validité.

Sécurité face à la violence et à l'exploitation

Le risque de violence sexiste est réduit et la qualité de la réponse améliorée.

  • Environ 90 pour cent des victimes connues de violences bénéficient d'un appui.

La protection des enfants est améliorée.

  • Tous les adolescents déscolarisés participent à des programmes ciblés.

  • Une procédure de détermination de l'intérêt supérieur (DIS) a été entreprise ou menée à terme pour tous les enfants non accompagnés et séparés.

Besoins de base et services essentiels

Des abris et infrastructures sont construits, améliorés et entretenus.

  • Environ 95 pour cent des ménages vivent dans des logements convenables.

L'approvisionnement en eau potable est augmenté ou maintenu.

  • En moyenne, un volume de 20 litres d'eau potable par personne et par jour est mis à disposition.

La population vit dans de bonnes conditions hygiéniques et sanitaires.

  • Tous les réfugiés accueillis dans des camps bénéficient de services d'assainissement suffisants.

La population a un accès optimal à l'éducation.

  • Quelque 20 000 réfugiés, soit tous les enfants de 6 à 11 ans relevant de la compétence du HCR, sont scolarisés dans le primaire.

L'état de santé de la population relevant de la compétence du HCR est amélioré.

  • Le taux de mortalité des moins de cinq ans n'excède pas 1 pour 1000 par mois.

Le bien-être nutritionnel de la population relevant de la compétence du HCR est amélioré.

  • Le taux de malnutrition aiguë chez les enfants de 6 à 59 mois est maintenu au-dessous de 5 pour cent dans tous les camps.

Solutions durables

Tout le potentiel en matière de réinstallation est réalisé.

  • Quelque 2 400 individus, sur environ 13 000 individus identifiés, font l'objet d'une demande de réinstallation.

  • Tous les individus dont les dossiers ont été soumis partent se réinstaller dans un pays tiers.

Stratégie et activités en 2013

Conformément aux priorités stratégiques globales, l'objectif du HCR au Rwanda est d'améliorer le bien-être des réfugiés, des demandeurs d'asile et des rapatriés en les aidant à subvenir à leurs besoins de base et en assurant des services essentiels. La construction d'un nouveau camp de réfugiés à Kigeme, entreprise en 2012, se poursuivra en 2013 ; les équipements de base du nouveau site, ainsi que les services essentiels qui y seront assurés, respecteront les normes du HCR. De surcroît, l'Organisation améliorera la protection des enfants en assurant un enseignement secondaire, en menant une action de prévention et de traitement de la violence sexuelle et sexiste, et en montant des projets de formation technique et de renforcement de l'autosuffisance pour les réfugiés.

Le rapatriement librement consenti en RDC sera facilité si les conditions de sécurité s'y prêtent. Cependant, en raison de l'instabilité politique observée dans la région des Grands Lacs, aucune opération de rapatriement librement consenti à grande échelle n'est prévue en 2013. L'Organisation recherchera également d'autres solutions durables, telles que l'intégration sur place et la réinstallation, bien que les perspectives en la matière soient limitées. La réinstallation sera utilisée comme un instrument de protection pour les réfugiés vulnérables et les réfugiés dont les chances d'intégration sur place sont jugées faibles ou nulles au terme d'un séjour de plus de 14 ans au Rwanda.

Le HCR continuera de travailler en partenariat avec d'autres organisations humanitaires et facilitera la réintégration des rapatriés rwandais en assurant le suivi des rapatriés et en exécutant le programme pluriannuel de réintégration conjointement mis sur pied avec l'Equipe des Nations Unies dans le pays. La communication avec les pays d'asile, au sujet des questions de protection qui touchent les rapatriés, sera améliorée. Le Haut Commissariat veillera également à ce que les besoins de toutes les personnes qui relèvent de sa compétence soient inclus dans le prochain Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement, qui porte sur la période 2013-2017.

Contraintes

La croissance de la population réfugiée, due au taux de natalité élevé et à l'absence de rapatriements librement consentis en RDC, a entraîné des problèmes de surpeuplement dans les camps. De plus, le manque de terres agricoles prive les réfugiés de moyens de subsistance, entrave leurs efforts d'autosuffisance et réduit considérablement leurs possibilités d'intégration sur place.

Les travaux de stabilisation entrepris au camp de Kigeme pour réduire les risques de glissement de terrain entraîneront des frais très élevés.

Organisation et mise en œuvre

Coordination

Le HCR travaille avec le Gouvernement rwandais et plusieurs ONG internationales présentes dans le pays. Il collabore avec le PAM pour fournir des rations alimentaires dans les camps et les centres de transit, ainsi qu'avec l'UNICEF dans le domaine de la protection de l'enfance. De nouveaux partenaires d'exécution et partenaires opérationnels sont venus s'associer à son action, en raison de la situation d'urgence survenue en 2012.

Informations financières

Le budget global du HCR au Rwanda en 2013 s'élève à 29,8 millions de dollars E.-U. Il fera l'objet d'une révision ultérieure, afin de prendre en charge les besoins additionnels liés à la situation d'urgence dans l'est de la RDC, qui n'avaient pu être évalués lorsque le présent budget a été approuvé.

Source: HCR Appel global 2013 - Actualisation

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Contributions des gouvernements au HCR
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2003 0
2002 0
2001 0
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autres documents
2013 Partenaires du HCR - Rwanda
Partenaires d'exécution
Organismes gouvernementaux : Ministère de la Gestion des catastrophes et des Affaires de réfugiés (MIDIMAR) ; Partenaires de districts
ONG : Africa Humanitarian Action ; Agence adventiste de secours et de développement ; American Refugee Committee
Partenaires opérationnels
Organismes gouvernementaux : Ministère de l'Administration locale ; Direction générale de l'immigration et de l'émigration ; Ministère de la Gestion des catastrophes et des Affaires de réfugiés
ONG : Armée du Salut ; Associazione Volontari per il Servizio Internazionale ; Care International ; Concern Worldwide ; Deseret International Charities ; Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ; Oxfam R.-U. ; Save the Children ; Société rwandaise de la Croix-Rouge ; Vision mondiale Rwanda
Autres : FNUAP ; OMS ; ONU-Femmes ; PAM ; UNICEF

Exode de réfugiés congolais vers le Rwanda

Pendant la première décade de mai 2012, plus de 6500 réfugiés sont arrivés au Rwanda en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), fuyant les combats entre l'armée congolaise et des troupes en rébellion. En coopération avec divers partenaires de Nations Unies et avec les autorités rwandaises, le HCR s'est employé à fournir à ces réfugiés une aide humanitaire dès le début de la crise, et aussi à trouver une solution au problème dans l'attente d'un retour sûr.

Certains des réfugiés ont marché des jours pour rejoindre Goma-Gisenyi, une ville à cheval sur la frontière et point de passage entre la RDC et le Rwanda, en emportant quelques maigres effets - matelas, vêtements et peut-être un ou deux jouets pour les enfants. Les photos présentées ici ont été prises à la frontière ainsi qu'au centre de transit de Nkamira, situé à 22 kilomètres de là en territoire rwandais. Les possibilités d'accueil de ce centre sont médiocres : 5400 personnes seulement peuvent y trouver place, de surcroît dans des abris de fortune. Cependant, la population y croît sans cesse à mesure que de nouveaux réfugiés franchissent chaque jour la frontière.

Exode de réfugiés congolais vers le Rwanda

La souffrance et la résilience des déracinées congolaises

Dans le cycle de violence sans fin à l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ce sont les plus vulnérables qui souffrent le plus, en particulier les femmes et les enfants. Le problème des violences sexuelles largement répandues à l'encontre des femmes est une préoccupation très importante pour le HCR et qui ne disparait jamais. L'agence pour les réfugiés a reçu des douzaines de rapports faisant état de viols et d'agressions contre les femmes pendant la dernière vague de combats entre les troupes gouvernementales, les troupes rebelles et les milices au Nord- et au Sud-Kivu. C'est une région où le viol est utilisé comme arme de guerre.

La peur des agressions sexuelles et physiques contraint des milliers de femmes à prendre la fuite et à chercher refuge au-delà des frontières comme au Rwanda ou en Ouganda. Souvent leurs hommes restent derrière et les femmes se retrouvent chefs de foyer, seule pour protéger leurs jeunes enfants. Elles sont le fondement de la société mais aussi les premières à souffrir lorsque l'instabilité apparait dans leurs régions.

Les images suivantes ont été prises récemment en République démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda par Frédéric Noy. Elles montrent des Congolaises qui ont fui leurs foyers, laissant tout derrière elles pour chercher refuge dans un endroit qu'elles espèrent meilleur que celui qu'elles ont quitté. Dans bien des cas, elles se sont endurcies dans les épreuves mais nombre d'entre elles continuent à garder espoir pour elles-mêmes et leurs enfants. Elles sont une source d'inspiration pour ceux qui les aident.

La souffrance et la résilience des déracinées congolaises

Kigémé : Pour les réfugiés congolais, un lieu d'accueil façonné dans les collines

Au Rwanda, le camp de réfugiés de Kigémé, dans la Province du sud, a dû être rouvert en juin 2012. En effet, depuis la fin avril, des milliers de civils congolais ont franchi la frontière pour échapper aux affrontements armés opposant les forces gouvernementales de la République démocratique du Congo (RDC) aux rebelles du mouvement M23. Implanté le long d'une colline préalablement terrassée, le camp accueille actuellement une population de plus de 14 000 réfugiés. Il n'a pas subi de contrecoup notable après les récents combats dans l'est de la RDC, lors desquels le M23 s'est emparé de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, avant de s'en retirer. Tandis que la plupart des réfugiés adultes habitant le camp appellent de leurs voeux une paix durable dans leur région, les jeunes désirent quant à eux poursuivre leur scolarité. Par centaines, ils suivent donc des cours de rattrapage en vue d'intégrer le système rwandais d'instruction primaire et secondaire, ce qui exige d'apprendre des langues qu'ils ne parlent pas. Dans un camp où plus de 60% de la population est âgée de moins de 18 ans, cet enseignement aide des enfants traumatisés à aller de l'avant, à s'instruire et à nouer des amitiés.

Kigémé : Pour les réfugiés congolais, un lieu d'accueil façonné dans les collines

Trouver une occupation dans le camp de Kibiza au Rwanda

Le camp de Kibiza a été ouvert en décembre 1996, après le début de la guerre en République démocratique du Congo voisine. Cette installation avait alors été construite pour faire face à l'afflux de dizaine de milliers de réfugiés congolais. La plupart des réfugiés sont entre temps rentrés chez eux dans l'est de la RDC sauf environ 16 000 d'entre eux qui sont restés dans ce camp isolé, situé sur une colline à l'ouest du Rwanda. L'éruption de violence, l'année dernière dans la province du Nord-Kivu en RDC, n'a pas affecté ce camp car les nouveaux arrivants ont été installés au camp de Kigémé qui a été rouvert au sud du Rwanda. La plupart des réfugiés de Kiziba ont déclaré ne pas vouloir rentrer mais les perspectives d'intégration locale sont limitées en raison du manque de terrains et des possibilités limitées en matière d'emploi. Pendant ce temps, les résidents de ce camp font leur possible pour mener une vie normale, suivent des formations et tiennent de petits commerces afin de devenir autosuffisants. Pour les jeunes, pouvoir faire du sport et recevoir une éducation est très important pour assurer qu'ils ne soient pas attirés par des influences négatives ainsi que pour maintenir leur moral et leur confiance en l'avenir.

Trouver une occupation dans le camp de Kibiza au Rwanda