Le HCR et ses partenaires distribuent de l'aide aux Libanais et aux Syriens déplacés à cause des affrontements dans la vallée de la Bekaa

Points de presse, 8 août 2014

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ariane Rummery à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 8 août 2014 au Palais des Nations à Genève.

Dans la vallée de la Bekaa, au nord-est du Liban, le HCR, en coopération avec le gouvernement libanais et d'autres partenaires, distribue des produits humanitaires, notamment des kits d'hygiène et pour bébés, des matelas, des couvertures, du pain et des boites de conserve aux civils libanais et aux réfugiés syriens qui ont fui les affrontements entre l'armée et les groupes armés dans la ville d'Arsal, proche de la frontière syrienne.

Les autorités municipales libanaises estiment que plus de 2 000 Libanais et Syriens, principalement des femmes et des enfants, ont fui Arsal depuis le début des affrontements samedi. Ils sont actuellement hébergés dans des maisons privées, des centres communautaires et des écoles dans des villes de la Bekaa comme Al Marj, Bar Elias et Baalbek.

La circulation vers et dans Arsal étant encore restreinte à cause de la situation sécuritaire, l'accès demeure limité et, selon certaines informations, les stocks de nourriture et de produits pour bébés commencent à s'épuiser. L'électricité reste coupée, ce qui empêche le pompage d'eau dans les puits, et l'approvisionnement en eau est précaire. Deux camions citernes ont cependant pu livrer de l'eau mercredi dans plusieurs maisons et abris collectifs de la ville.

Des informations indiquent que les centres de soins de santé à Arsal commencent à manquer de fournitures médicales. Les activités de soins primaires et de l'unité médicale mobile ont, pour la plupart, été suspendues, un seul centre de soins primaires restant ouvert pour recevoir des patients. Les organisations humanitaires ont envoyé des unités médicales mobiles dans plusieurs zones et villes de la Bekaa qui accueillent les personnes déplacées d'Arsal.

Ceux qui ont pu fuir la ville évoquent les préoccupations sécuritaires, notamment le risque d'être pris entre deux feux, comme la principale raison de fuir de chez eux. Environ 35 000 civils libanais vivent à Arsal, tandis que le HCR a enregistré 42 000 réfugiés syriens dans cette même ville. Ces derniers ont fui la Syrie voisine ravagée par une quatrième année de conflit.

Le Liban accueille actuellement plus de réfugiés syriens que tout autre pays, le HCR en ayant enregistré 1,2 million, soit plus de 25 % de la population du Liban. La plupart de ces réfugiés enregistrés, plus de 400 000, se trouvent dans la vallée de la Bekaa.

Pour plus d'informations sur ce sujet, veuillez contacter :

  • A Genève, Ariane Rummery, portable +41 79 200 7617
  • Au Liban, Brian Hansford, portable +961 763 206 25
• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Crise en République arabe syrienne : Appel urgent

Vous pouvez sauver la vie de milliers de réfugiés.

Donnez pour cette crise

La Distinction Nansen pour les réfugiés 2008

La distinction Nansen pour les réfugiés 2008 est remise au Centre de coordination de l'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban.

Le coordonnateur britannique d'un programme d'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban, ainsi que son équipe composée de près de 1 000 démineurs civils - des Libanais pour la plupart - ont été nommés, par le HCR, lauréats de la distinction Nansen pour les réfugiés 2008.

Christopher Clark, un ancien officier de l'armée britannique, est devenu en 2003 responsable du Centre de coordination de l'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban (UNMACC-SL). Ses équipes ont détecté et détruit des tonnes de munitions non explosées (UXO) et des dizaines de milliers de mines antipersonnel.

Ces chiffres incluent près de 145 000 sous-munitions, provenant de bombes à sous-munitions, trouvées au Sud-Liban après la guerre de cinq semaines ayant eu lieu mi-2006. Leur travail a permis à près d'un million de déplacés libanais par le conflit de rentrer chez eux en sécurité. Il a cependant eu un coût, 13 démineurs ont perdu la vie et 38 autres ont été blessés depuis 2006. Le Sud-Liban retrouve sa prospérité et la reconstruction se poursuit rapidement, en grande partie grâce au travail mené par les lauréats de la distinction Nansen 2008.

La Distinction Nansen pour les réfugiés 2008

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Les équipes de l'UNHCR ont commencé dès la deuxième quinzaine d'août 2006 à distribuer de l'aide humanitaire dans les villages meurtris du sud du Liban. Des tentes, des bâches en plastique et des couvertures sont distribuées aux personnes les plus vulnérables. Le matériel de l'UNHCR provient des entrepôts de Beyrouth, Saïda et Tyr, et continue d'arriver au Liban par voie aérienne, maritime et par camion.

Bien que 90 pour cent des personnes déplacées soient rentrées chez elles dans les premiers jours qui ont suivi le cessez-le-feu du 14 août, de nombreux Libanais n'ont pas pu regagner leur foyer et sont hébergés chez des proches ou dans des abris publics, tandis que quelques milliers sont restés en Syrie.

Depuis le début de la crise à la mi-juillet, l'UNHCR a acheminé 1 553 tonnes de matériel de secours en Syrie et au Liban pour venir en aide aux victimes du conflit. Cela représente environ 15 000 tentes, 154 510 couvertures, 53 633 matelas et 13 474 kits de cuisine. L'agence pour les réfugiés a également importé 5 camions et 15 autres sont en route.

Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Liban: Afflux de réfugiés syriens à ArsalPlay video

Liban: Afflux de réfugiés syriens à Arsal

L'afflux est important pour Arsal, une ville libanaise qui tente de faire face. Des abris d'urgence ont été installés dans tous les espaces disponibles de la ville. Les autorités locales, le HCR et ses partenaires font leur possible pour gérer l'afflux des réfugiés.
Réfugiés syriens : L'attente à LampedusaPlay video

Réfugiés syriens : L'attente à Lampedusa

L'année dernière, plus de 13 000 personnes sont arrivées à Lampedusa en Italie. Beaucoup d'autres sont mortes durant la tentative de traversée. De jeunes hommes originaires du continent africain aux familles syriennes…. Tous partagent le même rêve…. de sécurité et de stabilité en Europe.
Turquie: Accueil des réfugiés à la frontière à AkcakalePlay video

Turquie: Accueil des réfugiés à la frontière à Akcakale

Plus de 10 000 réfugiés syriens ont afflué vers la ville d'Akcakale au sud de la Turquie. Akcakale est une ville de 30 000 habitants, qui est désormais voisine d'un camp de plus de 30 000 réfugiés syriens qui sont arrivés en quête de sécurité.