Au nord du Mali, des violences génèrent de nouveaux déplacements de population

Points de presse, 23 mai 2014

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 23 mai 2014 au Palais des Nations à Genève.

A Kidal, au nord-est du Mali, samedi dernier et de nouveau ce mercredi, des affrontements entre des combattants touaregs du MNLA et les forces gouvernementales ont généré de nouveaux déplacements de population. Les habitants, en nombre limité mais croissant, fuient vers le sud du Mali ou les pays voisins.

Selon notre partenaire au nord du Mali, IEDA Relief, la ville de Kidal s'est déjà vidée de 3 000 habitants ayant fui les quartiers touchés. Ces personnes ont rejoint principalement la périphérie de la ville ou se sont dirigées vers Gao, où 400 d'entre elles sont déjà arrivées. Ces personnes ont indiqué à nos équipes avoir été forcées de se cacher dans leurs maisons à Kidal durant deux jours sans nourriture, en attendant une accalmie des combats. Elles ont également déclaré que davantage d'habitants sont sur le point de fuir Kidal et Menaka vers Gao.

La ville de Gao elle-même n'est pas calme. Des autocars bondés quittent la ville vers Bamako car les habitants ont peur que la ville ne subisse une attaque. Le HCR s'apprête à fournir une aide à 2 000 personnes déplacées à Gao, et en coordination avec d'autres agences des Nations Unies, à 1 000 déplacés internes à Kidal, y compris des couvertures, des jerrycans et des seaux.

Au Niger, 21 réfugiés arrivés depuis Meneka dans la région de Gao ont été vus mercredi dans la région d'Intikane qui accueille des réfugiés près de la frontière avec le Mali. Au Burkina Faso, 18 réfugiés nouvellement arrivés depuis Gao et Bamako ont été vus à Bobo Dioulasso, jeudi soir.

En Mauritanie, au camp de Mbera, juste de l'autre côté de la frontière avec le Mali, les réfugiés signalent avoir été contactés par des proches dans la région de Tombouctou. Ils leur ont demandé de l'aide pour rejoindre Mbera.

Le déplacement constaté cette semaine fait suite à plusieurs mois durant lesquels des réfugiés maliens revenaient spontanément dans leur ville ou village d'origine au Mali. Jusqu'à 12 000 réfugiés sont rentrés dans les régions de Gao et de Tombouctou. Beaucoup ont reçu une aide du HCR. Des milliers de déplacés internes sont également rentrés chez eux depuis la mi-2013.

Début mai, environ 137 000 Maliens étaient toujours des réfugiés au Burkina Faso, au Niger et en Mauritanie, alors que 137 000 autres étaient toujours déplacés internes au Mali, du fait de l'instabilité et de l'insécurité dans le nord du pays.

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Pour les Soudanais, les objets les plus importants étaient des objets de première nécessité qui leur ont permis de survivre durant le voyage long et difficile : une marmite, une hache, une jarre ou un sac. Pour les Syriens, les objets étaient davantage sentimentaux : une bague, une photographie déchirée, une clé pour ouvrir une porte qui n'existe plus. Les objets décrits par les Maliens dans cette galerie de photos ont trait à leur identité culturelle. Ils ont emporté des objets qui renforcent leur sentiment d'appartenance à leur communauté, et ce malgré l'exil

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