Un membre du personnel du HCR est tué en RCA

Communiqués de presse, 2 mai 2014

Bangui 2 mai 2014

Un membre du personnel national du HCR en République Centrafricaine a été assassiné le 1er Mai 2014 à Bangui. L'employé du HCR a été enlevé dans la matinée du quartier PK16 de la capitale et son corps a été retrouvé dans l'après- midi du même jour.

Le HCR déplore la mort de ce membre du personnel dévoué, qui a été au service de l'Agence depuis 2008. « Nous sommes profondément attristés par l'assassinat d'un collègue exceptionnel. Nous tenons à exprimer nos plus sincères condoléances à sa famille et offrir notre soutien », a déclaré le Représentant du HCR en RCA, Kouassi Lazare Etien.

Alors que les circonstances entourant l'incident font l'objet d'une enquête en cours, l'assassinat peut être placé dans le cadre de la violence intercommunautaire qui déchire la République Centrafricaine depuis Décembre 2013.

Le HCR lance un appel à toutes les parties au conflit afin de reconnaître et de respecter la neutralité et l'indépendance de son personnel dans le pays.

Près de 100 employés de l'Agence travaillent dans des conditions difficiles afin d'assister quelques milliers de réfugiés, des déplacés et d'autres personnes relevant de la compétence du HCR, dans six localités autour de la République Centrafricaine.

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

Katerina Kitidi, porte-parole de l'HCR à la République Centrafricaine, kitidi@unhcr.org

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Crise en République Centrafricaine : Appel urgent

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Nombre des déplacés internes vivent dans la brousse, non loin de leurs villages. Ils y ont construit des abris de paille et d'herbe, ils cultivent des légumes et ils crééent même des écoles de brousse pour leurs enfants. Cependant, l'accès à l'eau potable et aux soins de santé demeure un vaste problème. De nombreux enfants souffrent de diarrhées et du paludisme, mais leurs parents ont trop peur de les emmener dans des hôpitaux ou des cliniques pour les faire soigner.

Des gardiens de troupeaux au nord de la République centrafricaine sont la proie des zaraguinas - des bandits qui enlèvent des enfants contre rançon. Les villageois sont alors contraints de vendre leur bétail pour pouvoir payer les rançons.

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Des batailles de rue ont déplacé environ 400 000 personnes uniquement à Bangui, la capitale. Quelque 100 000 d'entre elles ont trouvé refuge à l'Aéroport international et bénéficient d'une relative protection de la part d'une force de l'Union africaine et des militaires français qui sont basés à l'aéroport. A la fois les civils chrétiens et musulmans craignent des attaques de représailles de la part des rebelles et des militants si d'aventure ils rentraient chez eux. D'énormes défis humanitaires sont à relever pour approvisionner les camps en abris, en eau potable, en latrines, en vivres et pour assurer des soins médicaux. Le HCR a répondu en fournissant des tentes et des articles non alimentaires aux personnes déplacées à l'aéroport et dans des églises dans la capitale.

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