Le HCR exhorte à un passage sûr nécessaire d'urgence pour l'acheminement des vivres au Soudan du Sud

Points de presse, 7 mars 2014

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 7 mars 2014 au Palais des Nations à Genève.

Les populations au Soudan du Sud, y compris les réfugiés se trouvant dans l'Etat du Haut Nil, sont menacées, si les conditions empêchent le HCR et ses partenaires de leur livrer des vivres dans un délai très court.

Les réfugiés se trouvant dans les camps du comté de Maban avaient reçu des vivres pour la dernière fois en février et que, ce mois-ci, ils pourraient seulement recevoir une ration partielle d'aide alimentaire. « De récents cas de malnutrition sévère parmi les enfants nous ont particulièrement inquiétés sur les risques en cas d'interruption prolongée.

En temps normal, le HCR, le Programme alimentaire mondial (PAM) et d'autres partenaires préparent l'aide alimentaire et d'autres articles de secours durant les quatre premiers mois de l'année, avant la saison des pluies. En 2014, les récents affrontements et les violences dans la ville de Malakal au nord du Soudan du Sud ainsi que d'autres villes clés pour le transport par voies terrestre et fluviale ont rendu ce pré-positionnement impossible.

A moins que des vivres ne leur soient livrés immédiatement, la santé et l'état nutritionnel des réfugiés seront sévèrement menacés. Nous sommes en pleine saison sèche, la période durant laquelle les réfugiés ne peuvent pas se nourrir de leurs cultures pour remplacer ou compléter les rations du PAM. Le problème ne vient pas seulement des pénuries de vivres, mais aussi de la nécessité d'un passage sûr pour l'acheminement d'autres articles de secours.

Toutes les populations de l'Etat du Haut Nil y compris les réfugiés, les déplacés internes et, de plus en plus, les communautés hôtes souffrent des effets de cette crise alimentaire. Celle-ci s'ajoute et elle a aussi été exacerbée par le conflit qui déchire certaines régions du pays depuis bientôt trois mois.

Le comté de Maban héberge 130 000 réfugiés soudanais originaires de l'Etat du Nil Bleu en proie aux combats et n'a pas été directement affecté par la guerre. Toutefois, l'insécurité généralisée et les restrictions de passage des frontières dans la chaîne de l'approvisionnement ont entravé la livraison des articles de secours depuis début 2014. La situation s'est encore aggravée au début de la saison des pluies, qui a rendu les routes impraticables.

Les individus les plus vulnérables composent un tiers de la population réfugiée, y compris les enfants âgés de moins de cinq ans, les femmes enceintes et allaitantes, les personnes âgées, les handicapés et les personnes souffrant de maladies chroniques. Avec le début de la saison des pluies normalement en avril la vulnérabilité aux maladies transmises par l'eau, au paludisme et aux infections respiratoires s'accroît encore davantage.

Ces dernières semaines, il y a eu plusieurs cas de malnutrition sévère parmi les très jeunes enfants dans les camps de réfugiés, ce qui est symptomatique d'un déficit en protéines qui peut être causé par des maladies. « Les pénuries alimentaires peuvent de plus générer des différends entre les réfugiés et les communautés hôtes, lors de la cueillette de fruits et de plantes sauvages. Déjà, nous avons vu des tensions au sujet de pâturages et de sources d'eau naturelles », a indiqué Adrian Edwards.

A part les réfugiés soudanais, des dizaines de milliers de personnes déplacées internes sont confrontées aux mêmes problèmes dans différentes parties de l'Etat du Haut Nil. Tout porte à croire que beaucoup vont traverser la frontière vers l'Ethiopie en quête d'une aide humanitaire. Les réfugiés déjà arrivés dans les pays voisins seraient en très mauvais état nutritionnel.

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Un camp de réfugiés rouvre au nord de l'Ouganda

Depuis décembre, les combats au Soudan du Sud entre les troupes gouvernementales et les forces rivales ont déplacé des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup ont trouvé refuge dans des centres de transit temporaire et d'autres centres d'accueil juste de l'autre côté de la frontière au nord de l'Ouganda. Depuis début janvier, le HCR a rouvert trois anciens camps de réfugiés et y a transféré environ 50 000 personnes. Ces sites sont localisés plus à l'intérieur de l'Ouganda. Il y est plus facile de leur assurer protection et assistance. Après avoir été transportés par camion vers l'un de ces sites, Nyumanzi I, situé à environ 30 kilomètres de la frontière, les nouveaux arrivants reçoivent des articles de secours, notamment des vivres, des couvertures, des nattes et des ustensiles de cuisine ainsi qu'un carré de terrain alloué par les autorités pour y construire un abri. Le site s'est rempli rapidement. Le HCR et ses partenaires ont travaillé sans relâche pour construire des routes, installer des réseaux de distribution d'eau et des dispensaires. Début février, des maisons et des petits commerces se construisent à travers le site. Les Sud-Soudanais ont repris le rythme de leur vie tout en surveillant de près la situation dans leur pays avec l'espoir d'y rentrer un jour.

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Depuis trois semaines après l'éruption de violences au Soudan du Sud, environ 200 000 Sud-Soudanais sont désormais déplacés dans leur propre pays. Environ 57 000 d'entre eux ont trouvé abri dans des bases des troupes des Nations Unies pour le maintien de la paix, à travers tout le pays. Ces photos de Kitty McKinsey, chargée d'information régionale au HCR, donnent un aperçu de la vie quotidienne de 14 000 personnes déplacées ayant trouvé refuge à l'intérieur d'un complexe abritant des bureaux des Nations Unies connu localement sous le nom de Tong Ping, près de l'aéroport de Juba, la capitale du Soudan du Sud. Les agences humanitaires, y compris le HCR, se mobilisent pour apporter des abris, des couvertures et d'autres articles d'aide. Toutefois, les premiers jours, les personnes déplacées ont dû se débrouiller par elles-mêmes. Les complexes abritant des bureaux ont pris l'apparence de petites villes avec des marchés, des kiosques, la collecte des ordures et des toilettes publiques. Étonnamment, les enfants parviennent encore à sourire et à organiser leurs jeux avec du matériel de fortune.

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Des milliers de réfugiés déplacés avant la saison des pluies au Soudan du Sud

Depuis début mai, une opération est en cours au Soudan du Sud afin de transférer plus de 18 000 réfugiés soudanais vers un camp nouvellement construit. Six jours par semaine, environ 500 personnes sont transportées du camp de Jamam, dans l'Etat du Nil supérieur, vers un site récemment construit, dénommé Kaya. La saison des pluies, longue et intense au Soudan du Sud, va bientôt commencer pour de bon et l'opération permettra de transférer les réfugiés d'un endroit propice aux graves inondations vers un autre, conçu pour rester accessible et fonctionnel pendant les pluies torrentielles. Les pluies laissent de vastes zones du pays coupées pendant des mois à cause des inondations. Les résidents de Jamam sont assistés pour déplacer leurs affaires et se voient allouer un lopin de terre à leur arrivée à Kaya, où les partenaires du HCR ont installé des écoles et des structures de santé. Les réfugiés nouvellement arrivés du Soudan sont également transportés vers Kaya, où des produits de secours et un abri leur sont fournis. Tim Irwin, du HCR, se trouvait sur place avec son appareil photo.

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