Arrivée massive de réfugiés syriens au Liban

Articles d'actualité, 19 février 2014

© HCR/A.Purvis
Cette réfugiée syrienne, Hind Al-Hussein, et ses trois enfants ont rejoint Arsal lors du tout dernier afflux de nouveaux arrivants.

ARSAL, Liban, 19 février (HCR) Les yeux pleins de larmes, Alia Abdelkader, 65 ans, explique que son mari pourtant réticent était retourné en Syrie ce matin-là, tout juste quelques jours après l'arrivée du couple au Liban. Leur fille, qui est médecin gynécologue, a été prise au piège dans la ville assiégée de Yabroud avec ses deux enfants. Elle ne répond plus à son téléphone portable depuis cinq jours, alors son père est parti à leur recherche. Alia est en proie à une profonde inquiétude. Au sujet de sa propre fuite en exil la semaine dernière, elle explique : « Je prie Dieu pour que vous ne voyez jamais ce dont j'ai été témoin : Les obus tombaient comme la pluie. » Elle s'essuie les yeux avec un voile noir. « C'est un miracle que nous soyons sains et saufs. »

Alia compte désormais parmi plus de 10 000 Syriens ayant fui vers les montagnes du Liban une nouvelle offensive menée contre la ville de Yabroud et ses environs qui a commencé il y a tout juste une semaine. Les nouveaux arrivants font partie d'une deuxième vague de réfugiés qui fuient les combats survenant dans cette même région de Syrie, après un précédent afflux en novembre 2013.

« Nous sommes désormais confrontés à l'un des plus importants afflux de réfugiés de la Syrie vers le Liban depuis le début de la crise », a déclaré Rayan Koteiche, fonctionnaire libanais en charge de la liaison avec le HCR dans la vallée de la Bekaa, lors d'une interview. Des milliers d'hommes et de femmes attendaient non loin de recevoir du matériel de secours. Avec la poursuite des combats, a-t-il ajouté, d'autres sont attendus.

Étant donné l'ampleur de l'afflux, distribuer les biens de secours s'avère un réel défi. Le HCR et ses partenaires, notamment le Conseil danois pour les réfugiés, le Comité international de la Croix-Rouge et les ONG locales, érigent des abris, distribuent des couvertures ainsi que des vivres et couvrent les besoins essentiels. Les besoins sont énormes. « Maintenant, nous essayons que tout le monde ait un abri et soit au chaud durant la nuit », a déclaré Rayan Koteiche. Les nuits sont fraîches et allouer un abri est une priorité absolue.

Les nouveaux réfugiés arrivent dans une ville déjà mise à rude épreuve par le grand nombre d'arrivants ces derniers mois. Arsal compte habituellement 35 000 habitants. Or sa population dépasse 83 000 habitants depuis cette semaine avec bien davantage de Syriens que de Libanais. Les centres communautaires, les mosquées et d'autres « abris collectifs » sont surpeuplés depuis bien longtemps. À travers la ville, un patchwork de tentes bleues et blanches et d'abris improvisés remplit tout espace en plein-air. Certains parmi les nouveaux arrivants vivent dans des camionnettes et à l'arrière de camions. Avec ce nouvel afflux, le nombre de colonies de tentes informelles dans la ville est passé de six à plus de 30.

Ce tout dernier exode depuis la Syrie a cru lors de l'intensification des bombardements dans la nuit du 12 février. Hind Al-Hussein est la mère de trois enfants âgés de neuf mois à deux ans. Elle-même n'a pas encore 20 ans. Elle a fui avec ses enfants quand les bombardements ont commencé à Yabroud. « On nous a donné un préavis de 24 heures pour évacuer la zone », explique-t-elle. « J'ai pris les enfants avec moi et nous avons réussi à nous masser avec d'autres dans une camionnette. La zone a été fortement bombardée, vous ne savez pas d'où ça vient... Notre maison a été touchée à deux reprises. Mon mari m'a dit de prendre les enfants et de partir. Il ne pouvait pas venir avec nous. » Maintenant, elle attend qu'il les rejoigne à Arsal.

Pour éviter les bombardements, beaucoup de ceux qui fuient Yabroud passent par des chemins secondaires à travers les montagnes le long de pistes escarpées encore recouvertes de neige. Des camions et des motos de construction chinoise, qui sont des moyens de transports courants, arrivent à Arsal couverts de boue et transportant des matelas ainsi que d'autres objets empilés.

Pour de nombreux réfugiés, la fuite vers le Liban fait suite à plusieurs années de déplacement et de privations en Syrie. Hind Al- Hussein, par exemple, était déjà déplacée dans son propre pays. Originaire de Homs, elle a fui à Yabroud il y a sept mois. Son mari, qui est mécanicien, ne pouvait pas trouver du travail et la famille subsistait avec du pain sec et des dons effectués par des voisins. Deux de ses trois enfants, a-t-elle indiqué à un journaliste, étaient déjà faibles et malades avant d'effectuer le voyage de nuit qui a duré huit heures vers le Liban.

Alia Abdelqadir a réussi à rester dans son village natal à la périphérie de Yabroud jusqu'à l'éruption des tout derniers combats. Plus tôt ce mois-ci, les bombes qui tombaient auparavant près de son village ont commencé à toucher le village lui-même. Alors, elle a été forcée de fuir le pays où elle avait passé toute sa vie. Cinq enfants ont réussi à accompagner Alia et son mari quand ils se sont échappés à bord d'une camionnette bondée vers Arsal la semaine dernière. Maintenant, chaque jour, elle attend et prie pour que son mari, sa fille et leurs petits-enfants puissent les rejoindre en exil.

Par Andrew Purvis à Arsal, Liban

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La Distinction Nansen pour les réfugiés 2008

La distinction Nansen pour les réfugiés 2008 est remise au Centre de coordination de l'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban.

Le coordonnateur britannique d'un programme d'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban, ainsi que son équipe composée de près de 1 000 démineurs civils - des Libanais pour la plupart - ont été nommés, par le HCR, lauréats de la distinction Nansen pour les réfugiés 2008.

Christopher Clark, un ancien officier de l'armée britannique, est devenu en 2003 responsable du Centre de coordination de l'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban (UNMACC-SL). Ses équipes ont détecté et détruit des tonnes de munitions non explosées (UXO) et des dizaines de milliers de mines antipersonnel.

Ces chiffres incluent près de 145 000 sous-munitions, provenant de bombes à sous-munitions, trouvées au Sud-Liban après la guerre de cinq semaines ayant eu lieu mi-2006. Leur travail a permis à près d'un million de déplacés libanais par le conflit de rentrer chez eux en sécurité. Il a cependant eu un coût, 13 démineurs ont perdu la vie et 38 autres ont été blessés depuis 2006. Le Sud-Liban retrouve sa prospérité et la reconstruction se poursuit rapidement, en grande partie grâce au travail mené par les lauréats de la distinction Nansen 2008.

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La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

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Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Les équipes de l'UNHCR ont commencé dès la deuxième quinzaine d'août 2006 à distribuer de l'aide humanitaire dans les villages meurtris du sud du Liban. Des tentes, des bâches en plastique et des couvertures sont distribuées aux personnes les plus vulnérables. Le matériel de l'UNHCR provient des entrepôts de Beyrouth, Saïda et Tyr, et continue d'arriver au Liban par voie aérienne, maritime et par camion.

Bien que 90 pour cent des personnes déplacées soient rentrées chez elles dans les premiers jours qui ont suivi le cessez-le-feu du 14 août, de nombreux Libanais n'ont pas pu regagner leur foyer et sont hébergés chez des proches ou dans des abris publics, tandis que quelques milliers sont restés en Syrie.

Depuis le début de la crise à la mi-juillet, l'UNHCR a acheminé 1 553 tonnes de matériel de secours en Syrie et au Liban pour venir en aide aux victimes du conflit. Cela représente environ 15 000 tentes, 154 510 couvertures, 53 633 matelas et 13 474 kits de cuisine. L'agence pour les réfugiés a également importé 5 camions et 15 autres sont en route.

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L'afflux est important pour Arsal, une ville libanaise qui tente de faire face. Des abris d'urgence ont été installés dans tous les espaces disponibles de la ville. Les autorités locales, le HCR et ses partenaires font leur possible pour gérer l'afflux des réfugiés.
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L'année dernière, plus de 13 000 personnes sont arrivées à Lampedusa en Italie. Beaucoup d'autres sont mortes durant la tentative de traversée. De jeunes hommes originaires du continent africain aux familles syriennes…. Tous partagent le même rêve…. de sécurité et de stabilité en Europe.
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Plus de 10 000 réfugiés syriens ont afflué vers la ville d'Akcakale au sud de la Turquie. Akcakale est une ville de 30 000 habitants, qui est désormais voisine d'un camp de plus de 30 000 réfugiés syriens qui sont arrivés en quête de sécurité.