Quelque 5 500 Nigérians fuient vers le Cameroun et le Niger

Points de presse, 24 janvier 2014

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 24 janvier 2014 au Palais des Nations à Genève.

De récents affrontements entre l'Armée nigériane et des groupes insurgés dans le nord-est du pays ont poussé environ 4 000 personnes à chercher refuge au Cameroun depuis la mi-janvier, alors que 1 500 personnes environ ont fui vers le Niger.

Une équipe du HCR présente au Cameroun dans la région de l'Extrême-Nord s'est entretenue avec des réfugiés originaires de Banki, une ville juste de l'autre côté de la frontière dans l'Etat de Borno au Nigéria. Les réfugiés ont indiqué que leurs villages ont été bombardés, que plusieurs personnes ont trouvé la mort et qu'au moins deux villages ont été réduits en cendres.

Au nord-est du Nigéria, l'état d'urgence avait été décrété dans les Etats d'Adamaoua, de Borno et de Yobe depuis mai 2013. Les violences incessantes ont déplacé des milliers de personnes. Parmi les personnes ayant fui vers le Cameroun, la plupart se trouvent désormais dans la région de Logone-et-Chari dans la région de l'Extrême-Nord. Désormais, après ce nouvel afflux, 12 428 réfugiés nigérians se trouvent au Cameroun, selon les autorités locales camerounaises. Sur ce nombre, quelque 2 183 personnes ont déjà été transférées vers un camp du HCR à Minawao, à 130 kilomètres plus à l'intérieur du pays. Conjointement avec les organisations partenaires, nous fournissons aux réfugiés des abris, des soins de santé, des installations d'assainissement, l'éducation, des vivres et d'autres aides.

Au Niger, les nouveaux arrivants de réfugiés ont rejoint la région de Diffa dans le sud-est du Niger. Les réfugiés rapportent avoir fui l'attaque contre une mosquée en date du 16 janvier dans le village de Gashagar juste de l'autre côté de la frontière. Sept personnes auraient été tuées lors de l'attaque, et sept voitures ont été incendiées ainsi que 60 magasins. Les réfugiés sont accueillis par les communautés locales et la plupart sont des femmes et des enfants. Le HCR envoie des articles de secours.

Un recensement mené par les autorités a été publié en novembre dernier. Il montrait que quelque 37 000 personnes dont 8 000 Nigérians et 30 000 ressortissants nigériens qui vivaient au Nigéria sont déracinés et ont trouvé refuge dans la région de Diffa depuis mai 2013. Début décembre, le gouvernement du Niger a émis un décret accordant le statut de réfugié temporaire aux Nigérians ayant fui les trois Etats où a été décrété l'état d'urgence au Nigéria.

Nous exhortons à nouveau les États de la région à maintenir leurs frontières ouvertes pour les Nigérians qui fuient leur pays et qui pourraient avoir besoin d'une protection internationale. Nous invitons également les Etats à éviter tout retour forcé vers le Nigéria. Un document du HCR sur les Recommandations concernant le retour des Nigérians a été publié en octobre 2013. Ces recommandations visent à garantir que les principes humanitaires et d'asile soient respectés au vu de l'insécurité persistante dans le nord-est du Nigéria.

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Nigéria : Les victimes du conflit

Un an après que le Gouvernement nigérian a déclaré l'état d'urgence dans les Etats de l'Adamaoua, de Borno et de Yobe au nord du pays, la violence continue à déplacer des populations à l'intérieur du Nigéria et vers les pays voisins, le Cameroun , le Tchad et le Niger où se trouvent désormais quelque 22 000 réfugiés nigérians. Les civils pris au piège dans leur pays sont confrontés à des attaques récurrentes commises par les insurgés, avec des enlèvements et des assassinats puis, à la mi-avril 2014, l'enlèvement de plus de 200 jeunes filles dans une école de Chibok, dans l'Etat de Borno.

Hélène Caux du HCR s'est récemment rendue dans la région pour y rencontrer quelques-unes parmi les 250 000 personnes déplacées internes, y compris des étudiants pris dans les violences. Les personnes avec lesquelles elle s'est entretenue lui ont parlé de leurs craintes, des atrocités et des souffrances qu'elles ont endurées ou dont elles ont été témoins. Les gens ont parlé de leurs maisons et de leurs champs détruits, d'attaques à la grenade sur des marchés, de mise à mort d'amis et de proches et, enfin, d'arrestations arbitraires. Tous leurs témoignages traduisent un sentiment de terreur. Il a été difficile pour Hélène Caux de photographier des personnes vivant dans la peur constante d'être attaquées. « L'équilibre est fragile entre recueillir leur témoignage, le publier et les protéger », explique-t-elle.

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Les enfants réfugiés centrafricains tout juste arrivés au Cameroun souffrent de malnutrition

Les réfugiés centrafricains arrivent au Cameroun en nombre croissant, dans un état de grande faiblesse physique. Ils passent des semaines voire des mois cachés dans la brousse, où il leur était difficile de trouver de la nourriture et de l'eau. Ils dorment en plein air. Ils ne peuvent pas retourner chez eux. Parmi ces réfugiés, les plus vulnérables sont les enfants âgés de moins de cinq ans. Rencontrer ces enfants émaciés est bouleversant. Ils ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence après s'être nourris de racines et de feuilles. Selon les estimations, environ 40% des enfants récemment arrivés souffrent de malnutrition. Pour certains, le voyage est de trop. Le HCR aide à sauver des vies dans l'est du Cameroun. Avec Médecins Sans Frontières, le HCR appuie un centre d'aide nutritionnelle à Batouri. MSF y envoie des enfants depuis son dispensaire de la ville frontalière de Gbiti, où se trouvent environ 20 000 sur les 80 000 réfugiés centrafricains arrivés au Cameroun. Le dispensaire de Gbiti est débordé. Les partenaires étendent la capacité du centre d'aide nutritionnelle, qui traite environ 100 enfants. Davantage encore arrivent chaque jour et le HCR a monté des tentes pour y abriter les enfants et leurs Mamans. Le photographe Frédéric Noy s'est rendu la semaine dernière à Gbiti et Batouri. Il y a capturé la série suivante d'images saisissantes et évocatrices.

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2014 : Les réfugiés centrafricains subissent des attaques alors qu'ils fuient au Cameroun

Chaque semaine, environ 10 000 musulmans traversent la frontière vers l'est du Cameroun pour échapper à la violence qui déchire la République centrafricaine (RCA). Beaucoup parmi les nouveaux arrivants racontent avoir été attaqués à plusieurs reprises lors de la fuite en exil. Les miliciens anti-balaka ont bloqué les routes principales vers le Cameroun, forçant les civils à trouver d'autres itinéraires à travers la brousse. Beaucoup marchent durant deux à trois mois pour rejoindre le Cameroun. Ils arrivent en état de malnutrition et ils portent des blessures de machettes ou par balles.

Le HCR et ses partenaires ont mis en place des cliniques mobiles supplémentaires aux points de passage frontière pour fournir des soins d'urgence dès l'arrivée des réfugiés. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés appuie également des dispensaires publics qui sont submergés par le nombre de réfugiés et leur mauvais état de santé.

Parallèlement, le HCR a transféré quelque 20 000 réfugiés qui vivaient en plein air dans les zones frontalières de Garoua Bouai et de Kenzou. Ils se trouvent désormais dans de nouveaux sites à Lolo, Mborguene, Gado et Borgop dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua.

Depuis début 2014, le Cameroun a reçu près de 70 000 réfugiés centrafricains. Ce chiffre s'ajoute aux 92 000 réfugiés arrivés lors de précédents afflux survenus depuis 2004 pour échapper aux groupes rebelles et aux bandits qui écumaient le nord de leur pays.

Paul Spiegel et Michele Poletto, employés du HCR, se sont récemment rendus dans l'est du Cameroun et ils ont pris les photos suivantes avec leur iPhone ou un appareil photo.

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Guichet unique Niamey

Le Guichet Unique de Niamey est un lieu d'accueil, d'information et d'orientation où tous les réfugiés urbains peuvent accéder à des services pour défendre leurs droits et améliorer leurs moyens de subsistance.
Niger: Renforcement des capacités des moyens de subsistance des réfugiés dans les campsPlay video

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Pour permettre aux réfugiés d'améliorer leur autonomie et leurs conditions de vie, l'UNHCR Niger appuie les activités génératrices de revenu en faveur des personnes vulnérables.
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Niger : fuir le Nigéria

Les personnes qui fuient les combats entre l'armée nigériane et les rebelles Boko Haram sont accueillis chaleureusement au Niger.