Pont aérien du HCR pour transporter des vaccins et du matériel contre les conditions hivernales au nord-est de la Syrie

Communiqués de presse, 2 décembre 2013

2 décembre 2013 L'agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a transporté par avion du matériel d'équipement contre les conditions hivernales qui est nécessaire de toute urgence pour des familles extrêmement vulnérables ainsi que des vaccins contre la polio pour plus de 538 000 enfants, depuis Damas à Al Hassakeh en Syrie, dans le cadre de plusieurs rotations aériennes ces derniers jours.

Samedi 30 novembre, un avion-cargo Antonov-12 affrété par le HCR a transporté 14,4 tonnes d'aide, y compris 2 000 couvertures à haute performance thermique, 1 000 bâches en plastique et d'autres articles de secours vers Al Hassakeh pour une livraison ultérieure vers la plateforme de stockage des Nations Unies à Qamishly, dans le nord-est de la Syrie.

Ce pont aérien a suivi une rotation effectuée le jeudi 28 novembre. L'Antonov-12 avait alors transporté des vaccins contre la polio pour 538 000 enfants depuis la capitale syrienne de Damas vers Al Hassakeh jeudi, dans le cadre d'une contribution à l'effort interinstitutions dirigé par l'OMS et l'UNICEF pour assurer la vaccination des enfants vivant dans des zones difficiles d'accès en Syrie. En plus des vaccins contre la polio, l'avion-cargo du HCR transportant 12,5 tonnes d'aide avait à son bord des dizaines de milliers de vaccins contre la méningite, la tuberculose, ROR (rougeole oreillons rubéole) ou le tétanos pour 150 000 personnes au total.

Le transport des vaccins est délicat car la chaîne du froid doit être préservée pour qu'ils restent efficaces. Le pont aérien du HCR pour transporter des articles de secours d'urgence est particulièrement important car la route principale de Damas à Al Hassakeh reste périlleuse pour les livraisons d'aide. Aucune livraison significative de matériel de secours n'a pu atteindre la région par la route depuis mai 2013.

Le pont aérien du HCR comprenait également cinq incubateurs pour l'unité néonatale de l'hôpital de Qamishly et une tonne de liquide de perfusion qui a été envoyée à l'antenne locale du ministère de la santé à Al Hassakeh d'où il sera livré aux centres hospitaliers du gouvernorat d'Al Hassakeh.

« Les médicaments livrés à Al Hassakeh serviront à combler les pénuries au nord-est de la Syrie, y compris dans des zones difficiles d'accès des gouvernorats de Raqqa, de Deir Ezzor et d'Al Hassakeh », a déclaré le Représentant du HCR en Iraq, Tarik Kurdi. « Ces vaccins contre la polio seront utilisés pour la deuxième série de vaccinations qui débutera le 8 décembre. »

Le HCR dispose d'un bureau à Al Hassakeh depuis 2010 et a étendu sa présence à Qamishly en mai 2013 pour aider à répondre aux besoins des personnes déplacées et des réfugiés vivant dans la région.

En raison de son accès exclusif à Al Hassakeh, le HCR participe activement à l'enregistrement des personnes déplacées internes. Par ailleurs, le HCR fournit des articles de secours de base comme du matériel pour l'abri, des couvertures, des batteries d'ustensiles de cuisine, des nattes, des articles d'hygiène et d'autres produits ainsi que des allocations en espèces pour aider les familles vulnérables. Le HCR assure également des soins de santé.

En 2013, le HCR a déjà enregistré 33 000 familles déplacées (soit environ 115 000 personnes) à Al Hassakeh, dont 23 000 d'entre elles sont originaires de Deir Ezzor. Le HCR a fourni un kit spécialement conçu et contenant des articles de secours de base pour 23 500 personnes à Al Hassakeh et 94 500 personnes à Deir Ezzor.

Le HCR gère également au nord-est de la Syrie un programme d'allocations en espèces qui a permis d'aider 57 400 personnes déplacées vulnérables en 2013.

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés continue de gérer un dispensaire à Al Hassakeh qui sert à la fois les réfugiés et les déplacés syriens vulnérables. En 2013, ce dispensaire a déjà fourni des soins de santé primaires à plus de 48 000 patients.

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Réfugiés syriens au Liban : Survivre à la tempête

Une violente tempête hivernale a balayé le Moyen-Orient cette semaine apportant des températures glaciales, des vents violents et d'abondantes chutes de neige. Dans la plaine de la Bekaa au Liban, plus de 400 000 réfugiés endurent de difficiles conditions hivernales. Le niveau des chutes de neige n'avait pas été observé depuis de nombreuses années.

Dans la plaine de la Bekaa, les réfugiés ont trouvé abri dans toutes sortes de refuges allant de bâtiments abandonnés à des garages, des hangars, des appartements et des installations informelles. Les conditions sont les plus difficiles dans les installations, car les toits des abris de fortune risquent de s'effondrer sous le poids de la neige.

Malgré les équipements contre les conditions hivernales qui ont été fournis, le HCR demeure préoccupé. Le HCR a fait son possible mais la situation au Liban demeure précaire pour les réfugiés, étant données les conditions extrêmement précaires dans lesquelles ils vivent et le fait que la population soit dispersée. Le défi est constant pour assurer que les réfugiés dans plus de 1700 localités demeurent en sécurité et au chaud pendant les mois d'hiver et qu'ils disposent de ressources suffisantes pour survivre aux tempêtes hivernales.

Le photojournaliste Andrew McConnell a passé deux jours dans la plaine de la Bekaa, et il fait le récit de la situation pour le HCR.

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L'histoire de Jihan

Comme des millions d'autres, Jihan, 34 ans, était prête à tout pour échapper à la guerre sévissant en Syrie et pour mettre sa famille en sécurité. Contrairement à la plupart, Jihan est aveugle.

Il y a neuf mois, elle a fui Damas avec Ashraf, son mari âgé de 35 ans, qui est également en train de perdre la vue. Avec leurs deux fils, ils se sont rendus en Turquie par la mer Méditerranée, à bord d'un bateau avec 40 autres personnes. Ils espéraient que le voyage ne durerait huit heures. Ils n'avaient aucune garantie d'arriver sains et saufs.

Après une périlleuse traversée qui aura duré 45 heures, la famille est enfin arrivée à Milos, une île grecque de la mer Egée, à des kilomètres de la destination qui était prévue. Sans aucun soutien ni aucune assistance, ils ont dû se débrouiller pour se rendre à Athènes.

La police les a détenus pendant quatre jours à leur arrivée. On leur a demandé de rester hors d'Athènes, ainsi que trois autres villes grecques, en les laissant à l'abandon.

Démunis et épuisés, la famille a été contrainte de se séparer. Ashraf est parti vers le nord en quête d'asile et Jihan s'est rendue à Lavrion avec ses deux enfants, une installation informelle à une heure de route de la capitale grecque.

Aujourd'hui, Jihan est impatiente de retrouver son mari qui, entre temps, a obtenu le statut de réfugié au Danemark. La chambre qu'elle partage avec ses deux fils, Ahmed, 5 ans, et Mohammad, 7 ans, est minuscule, et elle s'inquiète pour leur éducation. Sans greffe de la cornée, une chirurgie très complexe dont elle a besoin d'urgence, son oeil gauche se fermera à jamais.

« Nous sommes venus ici en quête d'une vie meilleure et pour trouver des personnes qui seraient plus à même de comprendre notre situation », explique-t-elle d'un air triste. « Je suis tellement en colère quand je vois qu'ils ne comprennent pas. »

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Une simple tente pour commencer : un enseignant syrien ouvre une école en Jordanie

Dans la zone semi-rurale de Kherbet Al-Souk, dans la banlieue d'Amman, des réfugiés syriens qui n'avaient pas pu inscrire leurs enfants dans des écoles publiques surpeuplées ont pris les choses en mains. Ils ont ouvert eux-mêmes une petite école dans leur installation spontanée comptant environ 500 réfugiés. Les familles vivaient dans les camps de Za'atri ou d'Al-Aghwar, mais ils ont déménagé pour se rapprocher de leurs proches et accéder aux services essentiels dans la capitale. Assurer l'éducation à tous les enfants réfugiés en Jordanie est difficile pour le gouvernement et ses partenaires, y compris le HCR. Selon les Nations Unies, plus de la moitié de tous les enfants réfugiés syriens en Jordanie ne sont pas scolarisés. A Kherbet Al-Souk, l'école gérée par les réfugiés se compose d'une grande tente où les élèves sont assis à même le sol avec leurs manuels. Ils suivent les cours tous ensemble avec les plus jeunes d'entre eux aux premiers rangs. Avant, ils passaient beaucoup de temps à jouer, mais ils n'apprenaient rien. Un réfugié, Djamal, a décidé de faire quelque chose. Le photographe Shawn Baldwin a rencontré Djamal et s'est rendu dans cette école sous tente. Voici quelques-unes de ses photos.

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L'année dernière, plus de 13 000 personnes sont arrivées à Lampedusa en Italie. Beaucoup d'autres sont mortes durant la tentative de traversée. De jeunes hommes originaires du continent africain aux familles syriennes…. Tous partagent le même rêve…. de sécurité et de stabilité en Europe.
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