Le chef du HCR Antonio Guterres préoccupé par le sort tragique des enfants syriens

Articles d'actualité, 2 décembre 2013

© HCR/M.Hofer
Le Haut Commissaire Antonio Guterres écoute le récit d'une famille syrienne qui a trouvé refuge dans un centre de transit à Arsal, au Liban.

ARSAL, Liban, 2 décembre (HCR) Arsal, une robuste ville montagnarde située dans la plaine de la Bekaa au Liban, compte habituellement 18 000 personnes, en temps de paix.

Or, depuis le 15 novembre, sa population a plus que doublé avec l'arrivée de réfugiés ayant fui la violence dans la région de Qalamoun, à l'ouest de la Syrie. Ceux-ci continuent d'affluer à la frontière, qui est située seulement à 17 kilomètres d'Arsal. Les Syriens sont désormais plus nombreux que les Libanais dans cette ville.

Vendredi dernier, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres s'est rendu à Arsal pour y rencontrer des personnes parmi ce groupe ayant fui 31 mois de guerre civile en Syrie et pour remercier les autorités locales ainsi que les organisations humanitaires qui viennent en aide aux nouveaux arrivants. Il a attiré l'attention sur le besoin urgent de porter assistance aux enfants syriens touchés par la violence. Sa visite dans la région a coïncidé avec la publication d'un nouveau rapport du HCR au sujet des conséquences de la guerre sur la prochaine génération de la Syrie.

Lors de sa visite, António Guterres a remercié le Liban pour son « immense générosité ». Le pays accueille plus de 800 000 réfugiés. Il a également exhorté les pays donateurs à répondre à cette générosité avec une aide financière pour le Liban et pour les réfugiés. Il a appelé à une plus grande disponibilité pour accepter des réfugiés syriens qui veulent être réinstallés dans des pays tiers.

« La réponse de la communauté internationale [à la crise des réfugiés syriens] est énorme », a-t-il déclaré. « Mais elle est hors de proportion avec les besoins. »

La charge que des pays comme le Liban et la Jordanie sont forcés de porter doit être partagée par toute la communauté internationale, a-t-il indiqué, si ces pays devaient encore à l'avenir garder leurs frontières ouvertes et accueillir des survivants du conflit.

« Soyons honnêtes. Nous n'en faisons pas assez », a indiqué António Guterres. « Ici, à Arsal, nous assistons à une situation d'urgence dans une situation d'urgence. Nous sommes dans une ville qui compte davantage de Syriens que de Libanais. Au-delà, il y a une pénurie de personnel, de cliniques, d'écoles. »

Il s'est exprimé lors d'une visite d'un nouveau centre de transit équipé de tentes du HCR en toile verte, établi la semaine dernière dans le cadre de ce qui est devenu la plus grande opération du HCR au monde.

António Guterres a appelé à renouveler l'attention sur le sort des enfants syriens, dans un nouveau rapport publié vendredi et intitulé : « L'avenir de la Syrie : la crise des enfants réfugiés syriens ».

Le rapport décrit la façon dont les enfants survivants de la guerre souffrent d'une profonde détresse psychologique, de solitude et de traumatismes après ce qu'ils ont vécu. Seulement un tiers des enfants vont à l'école. Plus de 1,1 million d'enfants sont désormais des réfugiés.

« Ces chiffres sont épouvantables », a indiqué António Guterres. « Mais ce qui est vraiment important, c'est la vie de chaque enfant : Nous devons voir un soutien massif si nous voulons éviter une nouvelle génération sacrifiée. »

• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Crise en République arabe syrienne : Appel urgent

Vous pouvez sauver la vie de milliers de réfugiés.

Donnez pour cette crise

La Distinction Nansen pour les réfugiés 2008

La distinction Nansen pour les réfugiés 2008 est remise au Centre de coordination de l'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban.

Le coordonnateur britannique d'un programme d'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban, ainsi que son équipe composée de près de 1 000 démineurs civils - des Libanais pour la plupart - ont été nommés, par le HCR, lauréats de la distinction Nansen pour les réfugiés 2008.

Christopher Clark, un ancien officier de l'armée britannique, est devenu en 2003 responsable du Centre de coordination de l'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban (UNMACC-SL). Ses équipes ont détecté et détruit des tonnes de munitions non explosées (UXO) et des dizaines de milliers de mines antipersonnel.

Ces chiffres incluent près de 145 000 sous-munitions, provenant de bombes à sous-munitions, trouvées au Sud-Liban après la guerre de cinq semaines ayant eu lieu mi-2006. Leur travail a permis à près d'un million de déplacés libanais par le conflit de rentrer chez eux en sécurité. Il a cependant eu un coût, 13 démineurs ont perdu la vie et 38 autres ont été blessés depuis 2006. Le Sud-Liban retrouve sa prospérité et la reconstruction se poursuit rapidement, en grande partie grâce au travail mené par les lauréats de la distinction Nansen 2008.

La Distinction Nansen pour les réfugiés 2008

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Les équipes de l'UNHCR ont commencé dès la deuxième quinzaine d'août 2006 à distribuer de l'aide humanitaire dans les villages meurtris du sud du Liban. Des tentes, des bâches en plastique et des couvertures sont distribuées aux personnes les plus vulnérables. Le matériel de l'UNHCR provient des entrepôts de Beyrouth, Saïda et Tyr, et continue d'arriver au Liban par voie aérienne, maritime et par camion.

Bien que 90 pour cent des personnes déplacées soient rentrées chez elles dans les premiers jours qui ont suivi le cessez-le-feu du 14 août, de nombreux Libanais n'ont pas pu regagner leur foyer et sont hébergés chez des proches ou dans des abris publics, tandis que quelques milliers sont restés en Syrie.

Depuis le début de la crise à la mi-juillet, l'UNHCR a acheminé 1 553 tonnes de matériel de secours en Syrie et au Liban pour venir en aide aux victimes du conflit. Cela représente environ 15 000 tentes, 154 510 couvertures, 53 633 matelas et 13 474 kits de cuisine. L'agence pour les réfugiés a également importé 5 camions et 15 autres sont en route.

Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Liban: Afflux de réfugiés syriens à ArsalPlay video

Liban: Afflux de réfugiés syriens à Arsal

L'afflux est important pour Arsal, une ville libanaise qui tente de faire face. Des abris d'urgence ont été installés dans tous les espaces disponibles de la ville. Les autorités locales, le HCR et ses partenaires font leur possible pour gérer l'afflux des réfugiés.
Réfugiés syriens : L'attente à LampedusaPlay video

Réfugiés syriens : L'attente à Lampedusa

L'année dernière, plus de 13 000 personnes sont arrivées à Lampedusa en Italie. Beaucoup d'autres sont mortes durant la tentative de traversée. De jeunes hommes originaires du continent africain aux familles syriennes…. Tous partagent le même rêve…. de sécurité et de stabilité en Europe.
Turquie: Accueil des réfugiés à la frontière à AkcakalePlay video

Turquie: Accueil des réfugiés à la frontière à Akcakale

Plus de 10 000 réfugiés syriens ont afflué vers la ville d'Akcakale au sud de la Turquie. Akcakale est une ville de 30 000 habitants, qui est désormais voisine d'un camp de plus de 30 000 réfugiés syriens qui sont arrivés en quête de sécurité.