Des milliers de personnes fuient les combats en Syrie vers le Liban voisin

Points de presse, 19 novembre 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 19 novembre 2013 au Palais des Nations à Genève.

En Syrie, environ 6 000 personnes ont fui leurs maisons à Qarah et ont traversé la frontière vers l'est du Liban. Des partenaires humanitaires sur le terrain au Liban travaillent depuis vendredi dernier avec des employés du ministère des affaires sociales et des autorités locales pour gérer cet afflux.

Ce déplacement aurait été déclenché par une escalade des violences à Qarah et dans les villages alentour. Les réfugiés nous ont expliqué avoir passé plusieurs jours dans des abris souterrains avant de décider de fuir. Une famille de 10 personnes nous a déclaré s'être entassée dans une seule voiture samedi soir pour fuir car la situation devenait « intenable ».

La plupart des réfugiés nouvellement arrivés se trouvent désormais à Arsal, au nord-est du Liban. La ville d'Arsal compte une population d'environ 60 000 personnes, y compris et déjà avant le précédent afflux 20 000 réfugiés enregistrés.

Quelque 100 familles ont transité via Arsal vers des villages voisins, y compris Jdeide, Fakeha et Al-Ain. Les autorités locales nous ont déclaré qu'environ 300 familles sont retournées dimanche à Yabrud en Syrie.

Le HCR et ses partenaires disposent de plans d'aide d'urgence pour ces mouvements soudains et même si un plus grand nombre de réfugiés encore franchissaient la frontière. Il est à craindre que les violences en cours dans les environs des villes de Qarah et Qalamoun pourraient forcer encore davantage de personnes à fuir la Syrie vers la région de l'est de la plaine de la Bekaa, qui est déjà mise à rude épreuve.

Plus de 1 000 familles syriennes parmi celles qui sont nouvellement arrivées à Arsal se sont enregistrées auprès de la municipalité locale ces trois derniers jours et ont obtenu une aide d'urgence. Ce travail est toujours en cours. L'assistance comprend des colis de vivres, des couvertures, des matelas, des batteries d'ustensiles de cuisine et des kits d'hygiène.

Abriter de nouveaux arrivants en grand nombre demeure un défi. Les réfugiés nouvellement arrivés ont été dirigés vers quatre centres d'hébergement collectif temporaires dans des bâtiments publics et des mosquées. Jusqu'à 80 familles ont trouvé refuge dans des installations informelles. D'autres ont monté des abris de fortune dans des bâtiments inachevés ou sont logés dans des familles des communautés locales. Aucun de ces abris ne peut considéré comme une option à long terme.

Le HCR et ses partenaires sont prêts à fournir de nouvelles options de logement si les autorités approuvent l'utilisation de certains terrains. En attendant, tout est fait pour assurer que les emplacements temporaires sont protégés contre les conditions hivernales et sont quelque peu chaleureux pour les réfugiés.

L'accès à l'eau potable et à l'assainissement est préoccupant. Des agences partenaires fournissent des latrines et des réservoirs d'eau pour remédier à cette situation et ont déployé des unités médicales mobiles qui fournissent des services de santé immédiats. Le ministère de la Santé publique et ses partenaires ont fourni des vaccins et des suppléments en vitamine A. Les femmes enceintes et les réfugiés blessés de guerre reçoivent également une aide immédiate.

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L'histoire de Jihan

Comme des millions d'autres, Jihan, 34 ans, était prête à tout pour échapper à la guerre sévissant en Syrie et pour mettre sa famille en sécurité. Contrairement à la plupart, Jihan est aveugle.

Il y a neuf mois, elle a fui Damas avec Ashraf, son mari âgé de 35 ans, qui est également en train de perdre la vue. Avec leurs deux fils, ils se sont rendus en Turquie par la mer Méditerranée, à bord d'un bateau avec 40 autres personnes. Ils espéraient que le voyage ne durerait huit heures. Ils n'avaient aucune garantie d'arriver sains et saufs.

Après une périlleuse traversée qui aura duré 45 heures, la famille est enfin arrivée à Milos, une île grecque de la mer Egée, à des kilomètres de la destination qui était prévue. Sans aucun soutien ni aucune assistance, ils ont dû se débrouiller pour se rendre à Athènes.

La police les a détenus pendant quatre jours à leur arrivée. On leur a demandé de rester hors d'Athènes, ainsi que trois autres villes grecques, en les laissant à l'abandon.

Démunis et épuisés, la famille a été contrainte de se séparer. Ashraf est parti vers le nord en quête d'asile et Jihan s'est rendue à Lavrion avec ses deux enfants, une installation informelle à une heure de route de la capitale grecque.

Aujourd'hui, Jihan est impatiente de retrouver son mari qui, entre temps, a obtenu le statut de réfugié au Danemark. La chambre qu'elle partage avec ses deux fils, Ahmed, 5 ans, et Mohammad, 7 ans, est minuscule, et elle s'inquiète pour leur éducation. Sans greffe de la cornée, une chirurgie très complexe dont elle a besoin d'urgence, son oeil gauche se fermera à jamais.

« Nous sommes venus ici en quête d'une vie meilleure et pour trouver des personnes qui seraient plus à même de comprendre notre situation », explique-t-elle d'un air triste. « Je suis tellement en colère quand je vois qu'ils ne comprennent pas. »

L'histoire de Jihan

Charbon de bois: le travail des enfants au Liban

Bebnine est l'une des nombreuses petites villes au nord du Liban qui a été le théâtre d'une arrivée massive de réfugiés syriens ces derniers mois. La plupart des nouveaux résidents sont des enfants dont l'éducation est interrompue. Beaucoup d'entre eux doivent travailler pour subvenir aux besoins de leur famille au lieu d'étudier pour un avenir plus prometteur. Cette série de photographies d'Andrew McConnell, suit un groupe de jeunes garçons qui risquent leur santé en travaillant comme vendeurs de charbon de bois à Bebnine. Agés de 11 à 15 ans, ils gagnent moins de 70 centimes l'heure. Leur travail consiste à remplir, peser et transporter des sacs de charbon de bois. C'est une tâche difficile et, après une journée de huit heures en moyenne, ils sont couverts de poussière de charbon de bois. A travers toute cette région, environ un enfant réfugié syrien sur dix travaille.

Charbon de bois: le travail des enfants au Liban

Une simple tente pour commencer : un enseignant syrien ouvre une école en Jordanie

Dans la zone semi-rurale de Kherbet Al-Souk, dans la banlieue d'Amman, des réfugiés syriens qui n'avaient pas pu inscrire leurs enfants dans des écoles publiques surpeuplées ont pris les choses en mains. Ils ont ouvert eux-mêmes une petite école dans leur installation spontanée comptant environ 500 réfugiés. Les familles vivaient dans les camps de Za'atri ou d'Al-Aghwar, mais ils ont déménagé pour se rapprocher de leurs proches et accéder aux services essentiels dans la capitale. Assurer l'éducation à tous les enfants réfugiés en Jordanie est difficile pour le gouvernement et ses partenaires, y compris le HCR. Selon les Nations Unies, plus de la moitié de tous les enfants réfugiés syriens en Jordanie ne sont pas scolarisés. A Kherbet Al-Souk, l'école gérée par les réfugiés se compose d'une grande tente où les élèves sont assis à même le sol avec leurs manuels. Ils suivent les cours tous ensemble avec les plus jeunes d'entre eux aux premiers rangs. Avant, ils passaient beaucoup de temps à jouer, mais ils n'apprenaient rien. Un réfugié, Djamal, a décidé de faire quelque chose. Le photographe Shawn Baldwin a rencontré Djamal et s'est rendu dans cette école sous tente. Voici quelques-unes de ses photos.

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Liban: Afflux de réfugiés syriens à ArsalPlay video

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L'afflux est important pour Arsal, une ville libanaise qui tente de faire face. Des abris d'urgence ont été installés dans tous les espaces disponibles de la ville. Les autorités locales, le HCR et ses partenaires font leur possible pour gérer l'afflux des réfugiés.
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L'année dernière, plus de 13 000 personnes sont arrivées à Lampedusa en Italie. Beaucoup d'autres sont mortes durant la tentative de traversée. De jeunes hommes originaires du continent africain aux familles syriennes…. Tous partagent le même rêve…. de sécurité et de stabilité en Europe.
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Plus de 10 000 réfugiés syriens ont afflué vers la ville d'Akcakale au sud de la Turquie. Akcakale est une ville de 30 000 habitants, qui est désormais voisine d'un camp de plus de 30 000 réfugiés syriens qui sont arrivés en quête de sécurité.