Les équipes du HCR travaillent pour endiguer le retour de la polio en Syrie

Communiqués de presse, 13 novembre 2013

Le HCR aide à répondre aux besoins en vaccins contre la poliomyélite dans des zones difficiles d'accès en Syrie, et ce en étroite coordination avec le Croissant-Rouge arabe syrien. Les deux agences humanitaires participent, au côté d'autres organisations, à la campagne de vaccination menée au niveau national qui a récemment commencé après des informations faisant état de plusieurs cas de poliomyélite.

Le HCR et le Croissant-Rouge arabe syrien travaillent conjointement pour financer une campagne de vaccination dans des zones habituellement difficiles d'accès dans la région rurale de Damas, celle de Homs ainsi que les provinces de Deir Ezzor et Raqqa.

Certaines informations selon lesquelles des enfants avaient contracté la polio ont été récemment confirmées. La Syrie avait éradiqué la polio il y a 14 ans, mais les vaccinations ont été ralenties durant ces trois dernières années de conflit.

Au dispensaire d'Al Hassakeh dans l'est de la Syrie, 23 soignants volontaires soutenus par le HCR assurent des formations sur les problèmes liés à la polio et d'autres maladies. En un mois, le nombre d'enfants soignés dans ce centre a augmenté depuis 46 à 1 357. Les volontaires du HCR procèdent également à la vaccination des enfants.

A ce jour, dans toute la province d'Al Hassakeh, 87 728 enfants ont été vaccinés, y compris 7 676 d'entre eux qui l'ont été par des volontaires soutenus par le HCR. La semaine prochaine, les volontaires du HCR rejoindront des équipes mobiles qui se rendront auprès des enfants dans des régions isolées.

« Clairement, beaucoup reste à faire », a indiqué Tarik Kurdi, le Représentant du HCR à Damas. « Le HCR se félicite de l'étroite collaboration avec des organisations partenaires dans le domaine de la santé, pour que des enfants vulnérables et d'autres personnes dans des zones difficiles d'accès de la région rurale de Damas, celle de Homs ainsi que les provinces de Deir Ezzor et Raqqa puissent accéder aux vaccinations nécessaires. »

Le nombre total d'enfants devant être vaccinés dans la province d'Al Hassakeh s'élève à 241 203, selon les statistiques du ministère de la santé. L'Organisation mondiale pour la santé prévoit six à huit séries de vaccinations orales contre la polio en Syrie.

L'UNICEF a déjà mis à disposition 1,35 milliard de doses de vaccin oral contre la polio pour toutes les campagnes de vaccination à travers le monde, y compris dans la région du Moyen-Orient, avec une prévision de 1,7 milliard au total d'ici la fin 2013.

Les préparatifs sont en cours pour accéder à la population cible d'enfants de moins de cinq ans, y compris la formation de volontaires, les efforts pour maintenir la chaîne du froid et d'autres volets logistiques de l'opération. Les vaccinations dans la région rurale de Damas ainsi que les provinces de Deir Ezzor et Raqqa devraient commencer d'ici une semaine. Le Croissant-Rouge arabe syrien a déjà commencé les vaccinations dans la région rurale de Homs.

Parallèlement, le HCR continue de participer à la campagne de sensibilisation concernant les problèmes liés à la polio et à la rougeole. L'efficacité des campagnes de sensibilisation est reconnue pour informer les parents d'enfants syriens vulnérables qui pourraient avoir manqué les vaccinations s'avérant vitales.

La campagne de communication au centre du HCR pour la distribution d'allocations financières à Damas a atteint environ 5 000 personnes à Damas (soit 800 familles déplacées). Alors que la distribution par le HCR d'allocations mensuelles en espèces a commencé cette semaine à Lattakia, plus de 36 000 personnes vulnérables (soit 6 000 familles) devraient, dans cette communauté, avoir reçu les messages sur la nécessité de faire vacciner les enfants.

Des milliers de personnes déplacées et d'autres groupes dans le besoin contactent le HCR pour recevoir une aide en espèces chaque mois. Les centres de distribution sont donc parfaitement adaptés pour informer les personnes affectées par le conflit sur la campagne de vaccination menée par les Nations Unies. Le HCR fournit également des articles de secours, y compris des ustensiles de cuisine, des tentes, des bâches goudronnées, des couvertures et des articles d'hygiène. Du matériel de secours a déjà été distribué cette année à 2,7 millions de personnes dans les 14 gouvernorats de la Syrie.

• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Crise en République arabe syrienne : Appel urgent

Vous pouvez sauver la vie de milliers de réfugiés.

Donnez pour cette crise

L'histoire de Jihan

Comme des millions d'autres, Jihan, 34 ans, était prête à tout pour échapper à la guerre sévissant en Syrie et pour mettre sa famille en sécurité. Contrairement à la plupart, Jihan est aveugle.

Il y a neuf mois, elle a fui Damas avec Ashraf, son mari âgé de 35 ans, qui est également en train de perdre la vue. Avec leurs deux fils, ils se sont rendus en Turquie par la mer Méditerranée, à bord d'un bateau avec 40 autres personnes. Ils espéraient que le voyage ne durerait huit heures. Ils n'avaient aucune garantie d'arriver sains et saufs.

Après une périlleuse traversée qui aura duré 45 heures, la famille est enfin arrivée à Milos, une île grecque de la mer Egée, à des kilomètres de la destination qui était prévue. Sans aucun soutien ni aucune assistance, ils ont dû se débrouiller pour se rendre à Athènes.

La police les a détenus pendant quatre jours à leur arrivée. On leur a demandé de rester hors d'Athènes, ainsi que trois autres villes grecques, en les laissant à l'abandon.

Démunis et épuisés, la famille a été contrainte de se séparer. Ashraf est parti vers le nord en quête d'asile et Jihan s'est rendue à Lavrion avec ses deux enfants, une installation informelle à une heure de route de la capitale grecque.

Aujourd'hui, Jihan est impatiente de retrouver son mari qui, entre temps, a obtenu le statut de réfugié au Danemark. La chambre qu'elle partage avec ses deux fils, Ahmed, 5 ans, et Mohammad, 7 ans, est minuscule, et elle s'inquiète pour leur éducation. Sans greffe de la cornée, une chirurgie très complexe dont elle a besoin d'urgence, son oeil gauche se fermera à jamais.

« Nous sommes venus ici en quête d'une vie meilleure et pour trouver des personnes qui seraient plus à même de comprendre notre situation », explique-t-elle d'un air triste. « Je suis tellement en colère quand je vois qu'ils ne comprennent pas. »

L'histoire de Jihan

Une simple tente pour commencer : un enseignant syrien ouvre une école en Jordanie

Dans la zone semi-rurale de Kherbet Al-Souk, dans la banlieue d'Amman, des réfugiés syriens qui n'avaient pas pu inscrire leurs enfants dans des écoles publiques surpeuplées ont pris les choses en mains. Ils ont ouvert eux-mêmes une petite école dans leur installation spontanée comptant environ 500 réfugiés. Les familles vivaient dans les camps de Za'atri ou d'Al-Aghwar, mais ils ont déménagé pour se rapprocher de leurs proches et accéder aux services essentiels dans la capitale. Assurer l'éducation à tous les enfants réfugiés en Jordanie est difficile pour le gouvernement et ses partenaires, y compris le HCR. Selon les Nations Unies, plus de la moitié de tous les enfants réfugiés syriens en Jordanie ne sont pas scolarisés. A Kherbet Al-Souk, l'école gérée par les réfugiés se compose d'une grande tente où les élèves sont assis à même le sol avec leurs manuels. Ils suivent les cours tous ensemble avec les plus jeunes d'entre eux aux premiers rangs. Avant, ils passaient beaucoup de temps à jouer, mais ils n'apprenaient rien. Un réfugié, Djamal, a décidé de faire quelque chose. Le photographe Shawn Baldwin a rencontré Djamal et s'est rendu dans cette école sous tente. Voici quelques-unes de ses photos.

Une simple tente pour commencer : un enseignant syrien ouvre une école en Jordanie

Un visage parmi un million d'autres : les difficultés des réfugiés syriens au Liban

Ils sont partout au Liban - un million de réfugiés syriens, dans un pays de 4,8 millions d'habitants. Il n'y a pas de camps de réfugiés au Liban. La plupart des réfugiés louent des appartements, tandis que les autres vivent dans des abris de fortune, des garages, des usines et des prisons. Trois ans après le début de la crise en Syrie, le Liban est devenu le pays au monde hébergeant la plus forte densité de réfugiés par habitant. Le Liban tente de faire face. Le montant des loyers a grimpé en flèche, les logements se font rares ; le prix des denrées augmente. Pendant ce temps, une génération pourrait être sacrifiée. La moitié des réfugiés syriens sont des enfants ; la plupart ne vont pas à l'école. Beaucoup travaillent pour aider leurs familles à survivre. Certains se marient jeunes, d'autres mendient pour gagner un peu d'argent. Pourtant, ils ont tous les mêmes rêves d'éducation.

Dans la ville de Tripoli, au nord du Liban, beaucoup de Syriens vivent dans le district d'Al Tanak, surnommé « Tin City » (« ville de tôle »). Longtemps habité par les populations pauvres de la ville, ce quartier est désormais une banlieue surréaliste - des tas d'ordures d'un côté, une grande roue de l'autre. Les habitants cohabitent avec les rats. « Ils sont gros comme des chats », déclare l'un d'eux. « Ils n'ont pas peur de nous, c'est nous qui avons peur d'eux ».

La photo-journaliste plusieurs fois primée, Lynsey Addario, a visité la « ville de tôle » et d'autres régions du Liban avec le HCR pour montrer les visages et faire connaître les souffrances des Syriens dans le monde. A travers ses publications dans le New York Times et National Geographic, Lynsey Addario a mis en lumière les victimes des conflits et les violations des droits dans le monde, en particulier les femmes.

Un visage parmi un million d'autres : les difficultés des réfugiés syriens au Liban

Liban: Afflux de réfugiés syriens à ArsalPlay video

Liban: Afflux de réfugiés syriens à Arsal

L'afflux est important pour Arsal, une ville libanaise qui tente de faire face. Des abris d'urgence ont été installés dans tous les espaces disponibles de la ville. Les autorités locales, le HCR et ses partenaires font leur possible pour gérer l'afflux des réfugiés.
Réfugiés syriens : L'attente à LampedusaPlay video

Réfugiés syriens : L'attente à Lampedusa

L'année dernière, plus de 13 000 personnes sont arrivées à Lampedusa en Italie. Beaucoup d'autres sont mortes durant la tentative de traversée. De jeunes hommes originaires du continent africain aux familles syriennes…. Tous partagent le même rêve…. de sécurité et de stabilité en Europe.
Turquie: Accueil des réfugiés à la frontière à AkcakalePlay video

Turquie: Accueil des réfugiés à la frontière à Akcakale

Plus de 10 000 réfugiés syriens ont afflué vers la ville d'Akcakale au sud de la Turquie. Akcakale est une ville de 30 000 habitants, qui est désormais voisine d'un camp de plus de 30 000 réfugiés syriens qui sont arrivés en quête de sécurité.