Plus de 62 000 personnes ont déjà effectué la traversée vers le Yémen en 2013

Points de presse, 8 novembre 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 8 novembre 2013 au Palais des Nations à Genève.

Au Yémen, le HCR a déjà enregistré plus de 62 000 arrivées par la mer cette année (du 1er janvier au 31 octobre). Nous restons préoccupés par le grand nombre de personnes qui risquent leur vie en effectuant la traversée périlleuse depuis la corne de l'Afrique.

Cela fait six années successives que le Yémen voit un grand nombre d'arrivées par la mer. L'année dernière, un nombre record de 107 532 personnes ont effectué la traversée. Bien que, cette année, le nombre soit plus bas qu'en 2012, avec 62 194 personnes de janvier à octobre en comparaison de 88 533 personnes à la même période l'année dernière, le golfe d'Aden demeure l'un des itinéraires les plus empruntés pour la migration mixte (i.e. par des demandeurs d'asile et des réfugiés).

Au total, depuis 2006 lorsque le HCR a commencé à recueillir des statistiques, plus d'un demi-million de demandeurs d'asile, réfugiés et migrants ont traversé la mer vers le Yémen. La plupart sont Ethiopiens, (51 687 en 2013). Ils citent la difficile situation économique dans leur pays et ils espèrent souvent continuer leur voyage via le Yémen vers les Etats du Golfe et au-delà. Les Somaliens arrivés au Yémen (10 447 en 2013) sont automatiquement reconnus en tant que réfugiés par les autorités, alors que le HCR aide à déterminer le statut de réfugié d'autres demandeurs d'asile, y compris pour les Ethiopiens, les Erythréens et les ressortissants d'autres pays.

La traversée depuis la corne de l'Afrique vers le Yémen est, à travers le monde, l'un des itinéraires les plus meurtriers que le HCR surveille étroitement. Des centaines de personnes, y compris des réfugiés syriens, sont morts ces derniers mois lors de la traversée de la Méditerranée vers l'Europe. En Asie du Sud-Est, depuis le week-end dernier, des dizaines de personnes sont portées disparues après le naufrage de leur bateau au large des côtes du Myanmar dans le golfe du Bengale.

Parmi les mesures mises en œuvre par le HCR pour enrayer ces tendances, nous encourageons la coopération entre les pays affectés par la migration mixte. Et nous soutenons le gouvernement yéménite pour l'organisation d'une conférence la semaine prochaine sur la migration et l'asile conjointement avec l'Organisation internationale pour les migrations. La conférence de trois jours débutera lundi à Sana'a. Parmi les participants, il y aura des représentants de gouvernements de pays de la corne de l'Afrique, des Etats du Golfe, des pays donateurs, d'ONG et d'institutions comme le Secrétariat régional sur la migration mixte.

L'objectif de la conférence du Yémen est d'établir un plan d'actions régional pour aider à gérer la migration mixte entre la corne de l'Afrique et la Péninsule arabique. Les objectifs de ce plan sont :

- Sauver des vies humaines ;

- Mettre en place de meilleurs systèmes de protection pour les demandeurs d'asile et les réfugiés, en soulageant les souffrances des migrants et la charge pour les communautés qui les accueillent ;

- Renforcer l'application de loi contre les réseaux de passeurs et de traite d'êtres humains ;

- Accroître les financements de programmes de retour volontaire assisté pour les migrants bloqués dans un pays de transit ou en situation de conflit ;

- Etendre les options disponibles pour la migration légale ;

- Faire connaître les dangers de la migration irrégulière.

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Crise dans la corne de l'Afrique

Des dizaines de milliers de Somaliens fuient le conflit et la sécheresse vers Djibouti, l'Ethiopie et le Kenya.

Nouvelles arrivées en Ethiopie

La contrée isolée de Dolo Ado devient le refuge de quelque 10 000 Somaliens fuyant la violence dans leur pays.

Depuis le début de l'année, environ 10 000 Somaliens ont traversé la frontière en quête de refuge et ils sont arrivés à Dolo Ado, un lieu isolé, brûlé par le soleil et situé au sud-est de l'Ethiopie - où les habitants sont majoritairement de l'ethnie somali. La plupart ont fui l'insécurité après le retrait des troupes éthiopiennes du centre et du sud de la Somalie et la reprise de ces régions par des insurgés. Au pic de l'afflux au début du mois de février 2009, quelque 150 personnes franchissaient la frontière chaque jour. En réponse à cette situation, une équipe d'urgence du HCR a été envoyée sur place pour aider à gérer un centre de transit à Dolo Ado. De plus, le HCR a fait parvenir des convois contenant des articles de secours, y compris des moustiquaires, des couvertures, des jerrycans, des batteries d'ustensiles de cuisine et des bâches en plastique. Les efforts humanitaires sont coordonnés avec d'autres agences des Nations Unies et des ONG pour assurer que les besoins sont satisfaits. Bien que de nombreux Somaliens déplacés à l'intérieur du sud et du centre de la Somalie ont commencé à rentrer, principalement vers Mogadiscio, de nombreux Somaliens restent à Dolo Ado car ils ont besoin de protection. Etant donné les faibles perspectives de rapatriement dans un avenir proche, un nouveau camp est actuellement en cours de préparation et les cas des réfugiés sont maintenant examinés.

Nouvelles arrivées en Ethiopie

Traite d'êtres humains dans le Golfe d'Aden

Fin mars, au cours d'une période de six jours, plus de 1 100 Somaliens et Éthiopiens sont arrivés sur le territoire yéménite, après avoir traversé le Golfe d'Aden à bord de bateaux de passeurs depuis Bossasso, en Somalie. Au moins 28 personnes sont mortes lors de ces voyages - d'asphyxie, des coups reçus ou de noyade - et plusieurs ont été gravement blessées par les trafiquants. D'autres souffrent de problèmes dermatologiques en raison d'un contact prolongé avec de l'eau de mer, des excréments, de l'essence ou d'autres produits chimiques.

Au cours d'une récente visite au Yémen, la Haut Commissaire assistante pour la protection, Erika Feller, s'est engagée à mieux faire connaître cette situation, à lancer un appel pour des fonds supplémentaires et pour une action internationale afin de venir en aide au Yémen, et à développer des projets qui amélioreront les conditions de vie et l'autosuffisance des réfugiés au Yémen.

Depuis janvier 2006, le Yémen a reçu près de 30 000 personnes originaires de Somalie, d'Éthiopie et d'autres pays, alors que plus de 500 personnes sont mortes pendant leur traversée. Au moins 300 sont également portées disparues. L'UNHCR aide déjà le Yémen en fournissant de l'assistance, des soins et un logement à plus de 100 000 réfugiés qui se trouvent dans le pays.

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Camp de Bonga, Ethiopie

Le camp de Bonga est situé dans la région tourmentée de Gambella, à l'ouest de l'Éthiopie. Contrairement au camp de Fugnido et à la ville de Gambella toute proche, il a été épargné par les conflits ethniques qui ont fait des ravages ces derniers mois.

Pour les 17 000 réfugiés soudanais du camp de Bonga, la vie poursuit son cours malgré les troubles dans la région. Les enfants réfugiés vont à l'école et jouent tandis que leurs parents améliorent l'aide fournie par l'UNHCR en participant à des projets d'autosuffisance.

La vie culturelle n'est pas en reste, avec notamment les cérémonies traditionnelles de la tribu majoritaire Uduk. D'autres communautés ethniques - les Shuluks, les Nubas et les Équatoriens - se sont aussi bien intégrés dans le camp, comme en témoigne la réception réservée aux nouveaux arrivants transférés de Fugnido à la fin 2002.

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Ethiopie : Arrivée de réfugiés somaliens

Cette région reculée et desséchée, au sud-est de l'Ethiopie, a reçu un afflux massif de réfugiés somaliens, dont beaucoup souffrent de malnutrition et font des récits tragiques.
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Des enfants jouent au football et semblent heureux et insouciants. En fait, ils sont réfugiés et un grand nombre d'entre eux sont non accompagnés. Ils sont confrontés à de nombreux problèmes.
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Un camp de réfugiés éco-responsable

On peut penser qu'un camp de réfugiés est nocif pour l'environnement. Pourtant à Sherkole, un camp de réfugiés situé dans une région montagneuse à l'ouest de l'Ethiopie, les résultats d'une campagne de protection de l'environnement sont positifs. 16/12/2009