Réunion de Genève sur la crise des réfugiés syriens : l'aide internationale aux pays hôtes sera élargie

Communiqués de presse, 1 octobre 2013

Une conférence ministérielle à Genève sur la crise humanitaire engendrée par le conflit en Syrie, qui dure depuis deux ans et demi, s'est terminée aujourd'hui avec un accord sur une action internationale nécessaire d'urgence pour alléger l'impact économique et social sur les pays voisins en proie à des difficultés face à la charge générée par plus de deux millions de réfugiés syriens.

Dans un communiqué conjoint, les Etats membres du Comité exécutif du HCR ont fait part de leur inquiétude sur la situation à l'intérieur de la Syrie qui pousse tant de Syriens à fuir. Ils ont reconnu le profond impact qu'elle génère sur les communautés, l'économie, la société, les services, l'infrastructure et la sécurité dans chaque pays accueillant des réfugiés, en Iraq, en Jordanie, au Liban, en Turquie et en Egypte. Ils ont fait l'éloge de leur générosité, de leur hospitalité exemplaires et de leur investissement significatif pour héberger les réfugiés syriens.

Ils ont reconnu que l'aide internationale à ces pays avait été largement insuffisante par rapport aux besoins, et ils ont appelé à un appui massif pour leur permettre de continuer à accueillir tant de réfugiés, et plus particulièrement :

- l'aide directe aux gouvernements ;

- l'aide financière et en nature aux populations réfugiées et aux communautés les accueillant ;

- une assistance fournie dans chaque pays pour son économie, sa société, ses services, son infrastructure, son environnement et sa sécurité ;

- Davantage de possibilités pour la réinstallation, les admissions pour des motifs humanitaires et le regroupement familial pour les réfugiés syriens dans les pays tiers ;

- les initiatives et projets de développement pour aider les communautés hôtes à alléger le coût économique et social pour héberger des réfugiés syriens ;

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Antonio Guterres s'est félicité des engagements pris par plusieurs pays pour la réinstallation ou l'admission pour des motifs humanitaires au bénéfice de plus de 10 000 réfugiés syriens extrêmement vulnérables. Le Haut Commissaire a appelé tous les pays, particulièrement en Europe et dans le Moyen-Orient tout entier à permettre le dépôt de demandes d'asile et à introduire des systèmes plus généreux pour la réinstallation. Il a aussi salué les initiatives mises en œuvre par les acteurs du développement international et les institutions financières pour renforcer les services publics et les infrastructures fragiles qui sont soumises à rude épreuve, ce qui bénéficiera à la fois aux communautés hôtes et aux réfugiés.

La réunion de Genève a réuni des représentants gouvernementaux de quelque 135 États, de deux entités d'observateurs, de sept organisations intergouvernementales, de trois autres entités, de la Banque mondiale, de neuf organisations des Nations Unies (FAO, UNICEF, PNUD, UNESCO, UNITAR, FNUAP. OCHA, UNRWA et PAM), de 29 organisations non gouvernementales ainsi que l'Éminent défenseur du HCR Sheikha Jawaher Bint Mohammed Al Qasimi de Sharjah (Emirats Arabes Unis) ainsi que de 10 autres invités et représentants.

Parmi les personnes présentes depuis la région environnante de la Syrie, il y avait le Ministre des Affaires étrangères de l'Iraq, le Ministre des Relations extérieures de la région du Kurdistan d'Iraq, de la Jordanie, de la Turquie, le Ministre des Affaires sociales du Liban et le Ministre adjoint des Affaires étrangères de l'Egypte.

Le conflit en Syrie, qui a commencé en mars 2011, a généré l'une des situations les plus dramatiques et rapides en termes de déplacement forcé depuis des décennies. Aujourd'hui, on estime que 4,25 millions de personnes sont déplacées à l'intérieur de la Syrie tandis que ce week-end, 2 123 971 personnes avaient été enregistrées en tant que réfugiés ou en attente de l'être dans les pays voisins. Actuellement, le Plan régional des Nations Unies pour l'aide aux réfugiés syriens en 2013, qui vise à répondre aux besoins humanitaires dans les pays d'accueil des réfugiés, est financé à hauteur de 47 pour cent.

La déclaration complète issue du segment de haut niveau du Comité exécutif sur le Programme du Haut Commissaire sur la solidarité et le partage de la charge avec les pays accueillant des réfugiés syriens peut être consultée ici : http://www.unhcr.fr/524bf2749.html

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