Le HCR se félicite des visas humanitaires délivrés par le Brésil pour les Syriens fuyant le conflit

Points de presse, 27 septembre 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 27 septembre 2013 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR se félicite de l'annonce faite cette semaine par la Commission nationale brésilienne pour les réfugiés (CONARE) sur les visas pour raisons humanitaires offerts aux Syriens et aux ressortissants d'autres pays affectés par le conflit syrien et qui souhaitent déposer une demande d'asile au Brésil.

La décision aidera à faciliter les formalités d'entrée au Brésil et la résolution prévoyant cette procédure spéciale est valable pour deux ans.

Selon l'annonce, les ambassades du Brésil dans les pays voisins de la Syrie seront responsables de la délivrance des visas pour les personnes voulant se rendre dans le pays. Les demandes d'asile devront être déposées à l'arrivée au Brésil. Ces visas pour raisons humanitaires seront également délivrés aux proches des requérants qui vivent dans des pays voisins de la Syrie.

Le Brésil est le premier pays dans la région des Amériques à adopter cette approche envers les réfugiés syriens. Environ trois millions de Brésiliens ont des ancêtres syriens, principalement du fait d'une vague d'immigration datant du début du 20e siècle.

Jusqu'à présent, le nombre de réfugiés issus de la crise en Syrie et arrivés au Brésil est limité, avec environ 280 personnes ayant été reconnues en tant que réfugiées par la CONARE. Il n'y a aucune demande d'asile en attente et le Brésil a approuvé 100 pour cent des réclamations qui ont été présentées.

Toutefois, selon le ministère de la Justice, le nombre des demandes d'asile augmente progressivement. La procédure annoncée par le gouvernement brésilien est compatible avec les dispositions prévues par la législation brésilienne sur les réfugiés.

Actuellement, quelque 3 000 demandeurs d'asile et 4 300 réfugiés vivent au Brésil. La plupart sont originaires de la Colombie, de la République démocratique du Congo et de la Syrie.

Le HCR a appelé les Etats à proposer l'admission à titre humanitaire pour jusqu'à 10 000 réfugiés syriens cette année. L'admission humanitaire est un processus accéléré qui assure une solution immédiate aux personnes qui en ont le plus besoin. Parallèlement, un programme de réinstallation est dans sa phase initiale de mise en œuvre. Il permet également d'offrir des places supplémentaires en dehors des quotas annuels de réinstallation des Etats.

A ce jour, l'Allemagne a offert 5 000 places pour l'admission humanitaire des réfugiés syriens arrivés au Liban, et l'Autriche en a offert 500. Un certain nombre de pays ont également présenté des offres de places de réinstallation. Ceux-ci comprennent l'Australie, le Canada, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, l'Espagne, la Suède et la Suisse. En date du 10 septembre, ces pays s'étaient engagés à offrir plus de 1 650 places de réinstallation, dont 960 pour 2013. Les Etats-Unis ont indiqué envisager un nombre indéterminé de places supplémentaires.

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Un visage parmi un million d'autres : les difficultés des réfugiés syriens au Liban

Ils sont partout au Liban - un million de réfugiés syriens, dans un pays de 4,8 millions d'habitants. Il n'y a pas de camps de réfugiés au Liban. La plupart des réfugiés louent des appartements, tandis que les autres vivent dans des abris de fortune, des garages, des usines et des prisons. Trois ans après le début de la crise en Syrie, le Liban est devenu le pays au monde hébergeant la plus forte densité de réfugiés par habitant. Le Liban tente de faire face. Le montant des loyers a grimpé en flèche, les logements se font rares ; le prix des denrées augmente. Pendant ce temps, une génération pourrait être sacrifiée. La moitié des réfugiés syriens sont des enfants ; la plupart ne vont pas à l'école. Beaucoup travaillent pour aider leurs familles à survivre. Certains se marient jeunes, d'autres mendient pour gagner un peu d'argent. Pourtant, ils ont tous les mêmes rêves d'éducation.

Dans la ville de Tripoli, au nord du Liban, beaucoup de Syriens vivent dans le district d'Al Tanak, surnommé « Tin City » (« ville de tôle »). Longtemps habité par les populations pauvres de la ville, ce quartier est désormais une banlieue surréaliste - des tas d'ordures d'un côté, une grande roue de l'autre. Les habitants cohabitent avec les rats. « Ils sont gros comme des chats », déclare l'un d'eux. « Ils n'ont pas peur de nous, c'est nous qui avons peur d'eux ».

La photo-journaliste plusieurs fois primée, Lynsey Addario, a visité la « ville de tôle » et d'autres régions du Liban avec le HCR pour montrer les visages et faire connaître les souffrances des Syriens dans le monde. A travers ses publications dans le New York Times et National Geographic, Lynsey Addario a mis en lumière les victimes des conflits et les violations des droits dans le monde, en particulier les femmes.

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Troisième anniversaire de la crise en Syrie: un enfant du conflit

Achraf est né le jour même où le conflit a commencé en Syrie : le 15 mars 2011. C'est le septième enfant d'une famille de Homs. Une semaine après sa naissance, le conflit a atteint son quartier. Pendant des mois, sa famille est restée quasiment recluse à la maison. Certains jours, les bombardements étaient sans interruption, d'autres jours un calme inquiétant régnait. Ces jours-là, la maman d'Achraf se précipitait avec lui dans la clinique locale pour les vaccins et les contrôles.

Quand Achraf avait environ 18 mois, sa tante, son oncle et son cousin ont été assassinés - la gorge tranchée - alors que le garçon dormait à côté dans la maison de sa famille. Terrifiée et craignant d'être les prochains, la famille d'Achraf s'est entassée dans leur voiture, emportant quelques effets précieux, et est partie vers la frontière.

Ils ont abandonné leur maison, construite par le père et l'oncle d'Achraf. Au bout de quelques jours, la maison a été pillée et détruite. Le photographe Andrew McConnell a rendu visite à la famille dans leur nouveau foyer dans la plaine de la Bekaa, au Liban, également construit par le père et l'oncle d'Achraf. Situé au bord d'un champ de boue, c'est un patchwork de bâches en plastique, de toile et de ferraille. Le sol est couvert de couvertures et de matelas fournis par le HCR. Ils font désormais face à de nouveaux défis comme la lutte quotidienne pour que les enfants soient au chaud, au sec et protégés contre les rats. Achraf sursaute toujours quand il entend des bruits soudains et forts, mais le médecin a expliqué à sa mère que le garçon s'y habituerait.

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Forcé de grandir trop vite au Liban : Mahmoud

Mahmoud est âgé de 15 ans et il ne va plus à l'école depuis trois ans. Dans sa Syrie natale, ses parents avaient peur de l'envoyer à l'école à cause de la guerre civile. Ils ont fini par fuir il y a un an lorsqu'un matin, très tôt, une bombe est tombée sur une maison du voisinage. La famille, encore engourdie après avoir été réveillée aussi brutalement, a préparé quelques affaires et a fui vers le Liban. Depuis, leur maison et l'école locale ont été détruites.

Au Liban, le père de Mahmoud ne trouve pas de travail et la famille peut désormais à peine payer le loyer.

Il y a un mois, Mahmoud a commencé à travailler à la commission, il s'occupe de vider des poissons dans une petite boutique non loin de chez lui. Il gagne environ 60 dollars par mois. Avec cet argent, il aide à payer le loyer de la pièce unique souterraine de sa famille, qu'il partage avec ses parents et ses huit frères et soeurs. Mahmoud est fier d'aider sa famille. Toutefois, le magasin de poissons étant situé dans la même structure souterraine que sa maison, il voit à peine le soleil.

Des enfants comme Mahmoud, dont certains âgés de sept ans seulement, travaillent de longues heures pour un maigre salaire, parfois dans des conditions dangereuses. Ces enfants mettent en péril leur avenir en manquant l'école et en perdant les années d'insouciance de l'enfance. Beaucoup sont également traumatisés par ce qu'ils ont vu en Syrie.

Le HCR et ses partenaires, conjointement avec les autorités locales, fournissent des allocations d'aide financière pour aider des familles vulnérables de réfugiés syriens à couvrir des dépenses courantes, comme le loyer et les soins médicaux. Cette aide leur permet de moins retirer les enfants de l'école pour les faire travailler. Les agences des Nations Unies et leurs partenaires ont également mis en place des systèmes de gestion et d'orientation en Jordanie et au Liban pour identifier les enfants à risque et les orienter vers des services appropriés.

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L'Emissaire spéciale du HCR Angelina Jolie et le chef de l'agence pour les réfugiés António Guterres rencontrent des réfugiés syriens en Jordanie et écoutent leurs témoignages déchirants.