Le HCR aide les réfugiés congolais en Ouganda et pare à la pénurie d'eau ainsi qu'au manque d'abris

Points de presse, 19 juillet 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 19 juillet 2013 au Palais des Nations à Genève.

Une semaine après que des civils congolais aient commencé à fuir vers l'ouest de l'Ouganda, le HCR tente d'accéder à des milliers de personnes qui sont toujours dispersées dans cette région frontalière vallonnée et, parallèlement, à gérer la situation dans un centre de transit fortement surpeuplé plus à l'intérieur de l'Ouganda.

Jeudi soir, 15 500 réfugiés avaient déjà été transférés hors de la zone frontalière dangereuse vers le centre de transit de Bubukwanga, où sont assurés la protection et d'autres services. Le centre de transit a une capacité d'accueil initiale de 25 000 personnes, avec la nouvelle allocation d'un terrain de 1,8 hectare par les autorités ougandaises.

Selon la Société ougandaise de la Croix-Rouge qui gère le centre, plus de 66 000 personnes ont fui la semaine dernière les combats sévissant dans la province du Nord-Kivu en RDC entre les troupes gouvernementales et les Forces démocratiques alliées, un groupe rebelle ougandais.

Le HCR et ses partenaires gouvernementaux gèrent une flotte de 15 camions pour transférer les réfugiés et leurs possessions vers le centre de Bubukwanga, situé à plus de 20 kilomètres de la frontière. Les réfugiés ont tous été transférés depuis quatre écoles et environ 5 000 personnes se trouvent désormais dans le site principal, l'école primaire de Butongo.

A Bubukwanga, la Croix-Rouge ougandaise a d'abord monté 229 tentes pour des familles. Puis le HCR a commencé à établir des abris collectifs pour fournir un abri à davantage de personnes et plus rapidement. Déjà 16 abris collectifs ont été installés. Des réfugiés se fabriquent leur propre abri de fortune avec les couvertures qu'ils reçoivent sur le site. Nous voyons des personnes qui utilisent les moustiquaires qu'ils ont apportées en tant que « toit ».

Beaucoup de réfugiés ont indiqué au HCR qu'ils avaient fui pour sauver leur vie, en laissant tout derrière eux. Ils ont passé plusieurs nuits dans la brousse, où des femmes ont accouché. Les personnes ont ensuite marché sur une distance de 15 kilomètres pour atteindre Butongo, où ils avaient très peu de nourriture et où ils ont attendu pour un transfert vers le centre de transit.

Au centre de transit, deux cuisines collectives ont été mises en place, pour fournir trois repas chauds par jour préparés avec des vivres livrés par le Programme alimentaire mondial. Une troisième cuisine est en cours de construction. Près de 80 latrines ont été creusées. A ce jour, il n'y a pas eu d'épidémie.

Grâce aux contributions des partenaires dont l'UNICEF, Médecins Sans Frontières (France), Oxfam et la Fédération luthérienne mondiale, des réservoirs d'eau sont livrés en nombre suffisant au centre de transit. Cependant, le HCR reste préoccupé par l'approvisionnement en eau, alors que le nombre de réfugiés dans le centre est en hausse.

Les enfants âgés de neuf mois à 15 ans sont actuellement vaccinés contre la rougeole et on leur administre des suppléments de vitamine A ainsi que des comprimés de vermifuge. Des équipes médicales identifient également les enfants malades et recherchent tous ceux qui souffriraient de malnutrition après avoir passé une semaine ou plus sans s'alimenter durant la fuite en exil ou leur séjour à la frontière.

Médecins Sans Frontières se rend le long de la frontière pour fournir des soins médicaux et administrer des compléments nutritionnels aux enfants réfugiés parmi ceux qui attendent encore d'être transférés. Le Ministère ougandais de la Santé renforce également le personnel médical et les équipements médicaux dans la région pour aider les réfugiés.

Le centre de transit est destiné à héberger les réfugiés pour une durée qui ne dépassera pas plus de trois semaines. Il est considéré comme sûr, mais le HCR et les autorités identifient d'autres lieux de transfert où les personnes pourront bénéficier d'une protection et se voir allouer des parcelles de terrain à cultiver pour subvenir à leurs besoins ainsi que du matériel pour l'abri et des rations alimentaires.

L'arrivée de milliers de réfugiés a perturbé les classes pendant une semaine dans de nombreuses écoles du district de Bundibugyo, où les réfugiés sont hébergés. Le HCR travaille avec le Bureau du Premier Ministre pour assurer que les classes peuvent reprendre la semaine prochaine.

La planification d'un séjour éventuellement prolongé des réfugiés est en cours. Toutefois, à Lamiya Bridge près de Busunga, le personnel du HCR a vu des centaines de réfugiés rentrer dans l'est de la RDC, jeudi, en portant leurs possessions, y compris des canards et des chèvres. Beaucoup d'autres réfugiés vivent avec des amis ou des proches du côté ougandais. Il n'est pas clair combien restent encore le long de la frontière.

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Un camp de réfugiés rouvre au nord de l'Ouganda

Depuis décembre, les combats au Soudan du Sud entre les troupes gouvernementales et les forces rivales ont déplacé des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup ont trouvé refuge dans des centres de transit temporaire et d'autres centres d'accueil juste de l'autre côté de la frontière au nord de l'Ouganda. Depuis début janvier, le HCR a rouvert trois anciens camps de réfugiés et y a transféré environ 50 000 personnes. Ces sites sont localisés plus à l'intérieur de l'Ouganda. Il y est plus facile de leur assurer protection et assistance. Après avoir été transportés par camion vers l'un de ces sites, Nyumanzi I, situé à environ 30 kilomètres de la frontière, les nouveaux arrivants reçoivent des articles de secours, notamment des vivres, des couvertures, des nattes et des ustensiles de cuisine ainsi qu'un carré de terrain alloué par les autorités pour y construire un abri. Le site s'est rempli rapidement. Le HCR et ses partenaires ont travaillé sans relâche pour construire des routes, installer des réseaux de distribution d'eau et des dispensaires. Début février, des maisons et des petits commerces se construisent à travers le site. Les Sud-Soudanais ont repris le rythme de leur vie tout en surveillant de près la situation dans leur pays avec l'espoir d'y rentrer un jour.

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Sur la route : le HCR transfère des réfugiés congolais vers leur future maison en Ouganda

À la mi-juillet 2013, des milliers de réfugiés congolais ont commencé à affluer à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et l'Ouganda, dans le district de Bundibugyo à l'ouest du pays. Ils fuyaient les combats ayant éclaté quand un groupe rebelle ougandais, les Forces démocratiques alliées, ont attaqué la ville de Kamango dans la province instable du Nord-Kivu en RDC. Beaucoup sont restés dans la zone frontalière montagneuse, mais d'autres ont été transférés vers le centre de transit de Bubukwanga plus à l'intérieur de l'Ouganda. Ils y ont reçu protection et assistance de la part du gouvernement, du HCR et de ses partenaires. Mais le centre de transit a une capacité d'accueil initiale de 12 500 personnes. Il a été rapidement surpeuplé et les gens ont été encouragés à rejoindre l'installation de réfugiés de Kyangwali, située à 280 kilomètres au nord dans le district de Hoima. Depuis que le premier convoi a quitté Bubukwanga pour Kyangwali le 14 août dernier, plus de 11 000 personnes ont rejoint ce site où elles accèdent à des services plus complets et plus durables. Le photographe Michele Sibiloni s'est récemment rendu à Bubukwanga et il a suivi un convoi de réfugiés se rendant à l'installation de Kyangwali.

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Lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés

Soeur Angélique Namaika, une religieuse congolaise qui démontre un courage exceptionnel et qui offre un soutien infaillible aux survivants de la violence en République démocratique du Congo (RDC), est la lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés.

L'Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe rebelle ougandais sans scrupules, a mené une campagne de violences qui a déraciné des centaines de milliers de personnes dans la province Orientale, au nord-est de la RDC, au cours de la dernière décennie. De nombreuses femmes et jeunes filles congolaises ont été kidnappées et terrorisées.

Soeur Angélique est une lueur d'espoir pour ces victimes, notamment par l'approche très personnelle et individualisée qu'elle utilise pour aider les rescapées à sortir de leur traumatisme. Un grand nombre de personnes dont elle s'occupe ont été déracinées et elles ont subi des sévices sexuels.

La brutalité de la LRA est notoire, et les témoignages des femmes que soeur Angélique a aidées sont effroyables. Le fait que de nombreuses victimes soient stigmatisées par la société à cause de leur expérience accentue le traumatisme subi. Il faut une personnalité hors du commun pour aider ces femmes à surmonter leur problème et à reconstruire leur vie.

La lauréate de la distinction Nansen 2013 du HCR pour les réfugiés a passé la dernière décennie à aider les femmes, via notamment des activités génératrices de revenus, des formations professionnelles, des cours d'alphabétisation et une aide psychosociale. Elle a amélioré la vie de milliers de personnes, leur famille et leur communauté.

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