Le HCR ferme un camp au sud de la Tunisie et transfère les services en ville

Articles d'actualité, 2 juillet 2013

© HCR/A.Duclos
Le camp de Choucha était situé en milieu aride entre la ville de Ben Gardane et la frontière avec la Libye.

A la fin juin, plus de 600 réfugiés vivaient dans les villes de Ben Gardane et Médenine au sud de la Tunisie. Environ 300 réfugiés n'ont pas souhaité bénéficier d'une assistance en milieu urbain.

La population au camp de Choucha a progressivement diminué depuis 2011, ce qui a permis au HCR de transférer ses opérations vers des villes. « La fermeture du camp [ce week-end] s'effectue en accord avec les autorités tunisiennes, qui ont fait part de leur volonté de délivrer un permis de séjour temporaire à environ 300 réfugiés qui ne seront pas réinstallés dans d'autres pays », a indiqué le porte-parole du HCR.

Le nombre des personnes entrant en Tunisie via sa frontière avec la Libye est faible depuis la fin du conflit en Libye en 2011.

Parallèlement, les départs pour des pays de réinstallation ont commencé à s'accélérer au milieu de l'année dernière.

En ville, les réfugiés ont un accès garanti aux services essentiels comme les soins de santé et l'éducation. Ils reçoivent une allocation pour le transfert et une aide pour trouver un logement de la part du partenaire du HCR, le Croissant-Rouge tunisien. En plus du soutien financier, les réfugiés peuvent bénéficier de cours de langue, de formations professionnelles ainsi que de microprojets pour la génération de revenus, grâce au travail de l'ONG Islamic Relief Worldwide, un autre partenaire du HCR.

Le HCR travaille pour trouver des solutions au bénéfice de la population de Choucha depuis l'ouverture du camp en 2011. Au pic de la crise, le camp a reçu jusqu'à 18 000 personnes par jour. La majorité d'entre elles ont été rapatriées sur une base volontaire vers leurs pays d'origine, pour beaucoup avec l'aide du HCR et de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le HCR continue de militer en faveur de l'adoption par les autorités tunisiennes d'un statut juridique formel pour les réfugiés, qui aiderait à garantir leur accès aux droits socio-économiques, comme les activités génératrices de revenus.

« Le HCR se félicite des mesures déjà prises par le Gouvernement tunisien, comme l'accès sans entrave aux systèmes nationaux de santé et d'éducation », a indiqué le porte-parole. De plus, les autorités tunisiennes ont commencé à numériser les relevés d'empreintes digitales des réfugiés dans le sud de la Tunisie, la première étape vers la délivrance de permis de résidence temporaire.

Dans le cadre de l'Initiative mondiale de réinstallation solidaire lancée par le Haut Commissaire Guterres en 2011 pour réduire l'impact de l'afflux massif des personnes déracinées depuis la Libye, plus de 3 170 réfugiés sont déjà partis vers des pays de réinstallation, principalement les Etats-Unis suivis de la Norvège, de la Suède, de l'Australie, du Canada et de l'Allemagne.

La guerre civile de 2011 en Libye a généré un afflux massif de réfugiés et d'autres personnes à la recherche de protection vers le sud de la Tunisie. Pendant une période de six mois à partir de février 2011, environ un million de personnes y ont trouvé refuge, y compris 200 000 personnes originaires d'autres pays que la Libye.

Comme la Tunisie ne dispose pas encore d'un système d'asile, le HCR a mené l'examen des demandes d'asile et les entretiens pour la détermination du statut de réfugié. L'agence a accordé le statut de réfugié à plus de 4 000 personnes.

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Réinstallation pour les réfugiés du camp tunisien de Choucha

De février à octobre 2011, plus d'un million de personnes ayant fui le conflit libyen sont arrivées en Tunisie. Il s'agissait en général de travailleurs migrants ayant regagné leur pays d'origine par leurs propres moyens ou ayant été rapatriés. Parmi les arrivants se trouvaient néanmoins des réfugiés ou des demandeurs d'asile ne pouvant ni retourner chez eux ni vivre librement en Tunisie.

Le HCR fait son possible pour trouver des solutions pour les demandeurs d'asile et les réfugiés qui, pour la plupart, ont abouti au camp de transit de Choucha, près de la frontière libyenne. La réinstallation est la formule la plus appropriée pour ceux qui ont été enregistrés à Choucha en tant que réfugiés avant la date butoir du 1er décembre 2011.

À la fin avril, 14 pays avaient accepté d'accueillir 2349 réfugiés pour une réinstallation, dont 1331 ont d'ores et déjà quitté la Tunisie, les autres devant le faire dans le courant de l'année. Pour une majorité d'entre eux, les pays d'accueil seront l'Australie, la Norvège ou les États-Unis d'Amérique. Cependant il reste au camp de Choucha plus de 2600 réfugiés et près de 140 demandeurs d'asile. Le HCR continue de solliciter les pays pour une réinstallation des réfugiés.

Réinstallation pour les réfugiés du camp tunisien de Choucha

Crise en Libye

Le HCR travaille avec les autorités tunisiennes et égyptiennes et les organisations humanitaires pour faire face à l'afflux massif de dizaines de milliers de personnes qui fuient la Libye. Début mars, deux semaines après le déclenchement des violences en Libye, plus de 140 000 personnes avaient fui vers les pays voisins, alors que des milliers d'autres attendaient de traverser la frontière. Il s'agit pour la plupart de citoyens égyptiens et tunisiens, même si un petit nombre de Libyens et de ressortissants d'autres pays sont parvenus à s'échapper. Le HCR s'inquiète particulièrement du sort de milliers de réfugiés et d'autres étrangers pris au piège à l'intérieur de la Libye, en particulier des personnes originaires de l'Afrique sub-saharienne. Ce reportage photographique donne un aperçu de la situation aux frontières.

Crise en Libye

Rentrer chez soi

Depuis deux semaines, le HCR travaille avec le Gouvernement tunisien, le Croissant-Rouge tunisien et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour répondre aux conséquences de l'afflux massif de plus de 90 000 personnes qui ont fui les violences en Libye. La plupart sont des travailleurs migrants originaires de l'Égypte, de la Tunisie, du Bangladesh, de la Chine, de la Thaïlande et du Viet Nam. Des dizaines de milliers de ces personnes sont rentrées chez elles par avion, à la suite d'un appel du HCR et de l'OIM aux gouvernements pour mettre en oeuvre un pont aérien et les rapatrier.

Rentrer chez soi

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Tunisie : réfugiés libyens

Le mois dernier, plus de 50 000 personnes, des Berbères pour la plupart, ont traversé la frontière à Dehiba depuis la Libye vers la Tunisie. Certaines d'entre elles expliquent pourquoi elles ont fui la Libye.
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L'Ambassadrice de bonne volonté Angelina Jolie se rend dans un camp en Tunisie, auprès des réfugiés ayant fui le conflit en Libye.
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Tunisie : Un formidable élan de solidarité

Alors que des dizaines de milliers de personnes ont fui depuis la Tunisie vers la Libye, la population locale a ouvert ses portes aux nouveaux arrivants. L'accueil des Tunisiens est un exemple de solidarité.