Tchad : le HCR termine le transfert des réfugiés du Darfour loin de la ville frontalière de Tissi

Points de presse, 14 juin 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 14 juin 2013 au Palais des Nations à Genève.

Dans le sud est du Tchad, nous avons terminé le transfert des réfugiés du Darfour depuis la zone frontalière instable à Tissi vers le camp nouvellement établi d'Ab Gadam, qui abrite actuellement 10 247 personnes.

Outre l'urgence de transférer les réfugiés pour des raisons de sécurité, Tissi est également le théâtre d'intempéries. Les premières tempêtes et les vents violents ont déjà frappé la région qui est traversée par des oueds qui débordent pendant la saison des pluies, ce qui rend impossible le déplacement routier des convois humanitaires.

Le dernier convoi de transfert a quitté Tissi il y a trois jours. Au total, le HCR et ses partenaires ont transféré 7 161 personnes au cours du mois dernier la plupart de ces réfugiés étaient des femmes, des enfants et des personnes âgées. Environ 3 086 autres réfugiés se sont rendus à Ab Gadam à pied et en charrette tirée par un âne.

Nous dirigeons maintenant notre attention vers d'autres réfugiés du Darfour dispersés sur 18 autres sites isolés situés dans la zone frontalière. Un premier convoi est parti du village d'Haraza hier avec 270 réfugiés. Notre objectif est de terminer tous les transferts avant la crue des oueds.

Les réfugiés de ces sites vivent dans les abris de fortune qui sont à peine protégés du soleil et de la pluie. La population locale partage avec eux ses maigres ressources. Dès le début des fortes pluies, les camps de réfugiés seront complètement isolés. Il deviendra extrêmement difficile d'acheminer de l'aide aux personnes. Les pluies au Tchad durent de la fin mai à novembre.

Dans le nouveau camp d'Ab Gadam, le HCR et ses partenaires se préparent également pour la saison des pluies. Nous distribuons des rations de vivres et des produits non alimentaires et nous prépositionnons aussi du matériel de secours.

Le week end dernier, nous et nos partenaires avons également relocalisé des bureaux depuis Tissi vers Bir Nahal, à tout juste 12 kilomètres du camp. La proximité au camp nous permettra de poursuivre la distribution d'aide aux réfugiés tout au long de la saison des pluies et de répondre aux nouveaux besoins.

Deux postes médicaux temporaires ont été construits et les partenaires en santé du HCR commenceront à traiter les réfugiés sur place. Avant le transfert, les réfugiés nécessitant des traitements devaient être transportés au poste principal de santé de Tissi situé à environ 29 kilomètres, avec le risque que la route soit coupée par les pluies.

Bien qu'Ab Gadam offre aux réfugiés un meilleur accès à une protection et à une aide, certaines parties du camp sont inondables. Nous invitons, par conséquent, les réfugiés à ne s'installer que dans les secteurs désignés et redirigeons ceux qui occupent des zones exposées aux inondations vers des aires plus sûres.

Entre temps, nous continuons de travailler avec nos partenaires pour fournir suffisamment d'eau propre à tous les réfugiés du camp d'Ab Gadam. Jusqu'à la semaine dernière, les organismes d'aide devaient transporter par camion de l'eau de la rivière Tissi et la rendre propre à la consommation, les quatre trous de sonde creusés jusqu'ici n'ayant pas révélé de nappe phréatique. Nous avons maintenant commencé à transporter par camion l'eau du lac Tira, situé à 9 kilomètres du camp.

Depuis janvier, on estime qu'environ 30 000 habitants du Darfour ont traversé la frontière vers le sud est du Tchad. La première vague de réfugiés a fui le conflit opposant les tribus des Binheissin et des Rizeigat autour des mines d'or localisées dans le nord du Darfour, tandis qu'un dernier groupe a traversé en raison des violences communautaires faisant rage entre les tribus des Salamat et des Misseriya à Um Dukhun, région de l'ouest du Darfour située à tout juste sept kilomètres au nord de Tissi. Les réfugiés signalent la poursuite des combats au Soudan. Le HCR continuera de surveiller les frontières pour observer l'arrivée de nouveaux réfugiés.

Pour plus d'informations sur ce sujet, prière de contacter :

  • À Genève : Adrian Edwards, portable +41 79 557 91 20
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  • À Genève : Dan McNorton, portable +41 79 217 30 11
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Dans cette zone inhospitalière, l'accès aux réfugiés est difficile. Le personnel de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés doit sillonner la région des jours durant pour les localiser. Les bombardements sur la zone frontalière et les raids transfrontaliers des milices soudanaises mettent ces réfugiés en danger et soulignent l'urgente nécessité de les transférer dans des camps à l'intérieur du pays. De plus, la saison des pluies qui débute en mai rend la circulation impraticable sur les pistes sablonneuses. Les travailleurs humanitaires sont lancés dans une course contre la montre pour apporter un secours d'urgence à ces réfugiés.

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L'UNHCR et ses partenaires continuent de former et de rémunérer les instituteurs au sein des 12 camps de réfugiés, assurant ainsi une éducation de qualité aux enfants réfugiés. Les ONG partenaires entretiennent les écoles et fournissent les uniformes aux écoliers. L'UNICEF distribue des livres, des cahiers et des fournitures. En août 2007, l'UNHCR, l'UNICEF et le Ministère de l'éducation tchadien ont travaillé conjointement pour améliorer l'éducation des Soudanais déracinés par le conflit au Darfour.

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