L'aide du HCR pour 5 000 personnes parvient à une région isolée du nord de la Syrie

Articles d'actualité, 14 juin 2013

© HCR/R.Alsalem
Le HCR livre de l'aide aux personnes dans le besoin en Syrie et au Liban, où ces deux Syriennes ont été photographiées dans la ville de Tartus. Le HCR y a récemment distribué des allocations d'aide financière.

GENÈVE, 14 juin (HCR) Le HCR a livré cette semaine une aide vitale à Al Raqqa, dans une région isolée du nord de la Syrie, où la situation humanitaire serait désastreuse. La région a été inaccessible ces trois derniers mois.

En tirant parti d'une fenêtre d'opportunité, le HCR a envoyé dimanche et mercredi un total de neuf camions remplis de matelas, de couvertures, de kits d'hygiène et de batteries d'ustensiles de cuisine depuis Damas. « Sept camions ont confirmé leur arrivée à Raqqa et la confirmation est attendue pour les deux derniers. L'assistance viendra en aide à quelque 5 000 personnes déplacées dans cette zone », a indiqué Melissa Fleming, porte-parole du HCR, aux journalistes à Genève.

Cette semaine également, l'équipe du HCR en Syrie a commencé la distribution d'allocations en espèces à des familles déplacées syriennes à Tartus, une ville sur la côte méditerranéenne. Les déplacés sont originaires d'Alep, qui est situé à une distance d'environ 200 kilomètres. Les familles vivent dans l'un des abris collectifs à Tartus où s'était rendue l'équipe du HCR et qu'elle aide depuis avril.

Selon Melissa Fleming, depuis jeudi, le HCR a aidé près de 800 familles déplacées (soit plus de 3 200 personnes) sur un objectif de 1 110 familles. Toutes les familles ont été sélectionnées selon leur niveau de vulnérabilité. Le montant moyen de l'aide financière est de 150 dollars par famille. Les études menées par le HCR plus tôt cette année à Damas et dans le gouvernorat environnant de Rif Dimashq, après des distributions similaires, ont montré que les familles utilisaient cette allocation en espèces principalement pour le paiement du loyer, des aliments frais et du gaz domestique.

Après Damas et Rif Dimashq, puis Tartus cette semaine, le HCR s'apprête dans les prochains mois à aider les familles déplacées vulnérables avec des allocations similaires en espèces dans les neuf gouvernorats à travers le pays, en commençant par Homs et Damas.

Parallèlement, les équipes du HCR au Liban continuent d'enregistrer et de porter assistance aux réfugiés arrivant depuis la ville d'Al Qusayr, à l'ouest de la Syrie, que les forces gouvernementales ont récemment reprise après des combats acharnés.

Depuis le début de la crise dans le pays, la municipalité d'Arsal a été le théâtre d'un afflux régulier de réfugiés via des points de passage frontière informels dans le gouvernorat de Bekaa au nord-est du Liban, avec des pics d'arrivée en période de violence accrue de l'autre côté de la frontière.

L'offensive d'Al Qusayr, les affrontements qui ont suivi et les bombardements sur les villages proches de cette ville stratégique, ont mené à une augmentation de la moyenne quotidienne des nouveaux arrivants à Arsal et à des informations sur des déplacements de population en Syrie. Durant l'offensive, entre le 19 mai et le 6 juin, une baisse du nombre des nouveaux arrivants a été observée. Les arrivées ont recommencé à augmenter la semaine dernière.

La population civile, qui est restée à Al Qusayr et dans les villages environnants, avait d'abord été déplacée dans la zone même du conflit. Beaucoup ont depuis décidé de traverser la frontière vers le Liban. « De nombreux réfugiés nous ont indiqué avoir laissé des membres de leur famille sur place, avec l'intention de trouver un abri au Liban et de leur dire de traverser la frontière à leur tour », a indiqué Melissa Fleming.

D'autres avaient d'abord quitté Al Qusayr avec l'intention de rejoindre des proches ou des amis au Liban. Un large nombre de familles seraient restées du côté syrien de la frontière. Bien qu'elles aient l'intention de rejoindre le Liban, il y a peu de capacité de transport transfrontalier.

Selon Melissa Fleming, le HCR et ses partenaires répondaient aux besoins de la population croissante en coordination avec les autorités locales et les organisations communautaires. Les familles reçoivent des kits d'aide alimentaire et des articles non alimentaires. Une hausse importante du nombre des blessés, y compris 60 enfants, a été observée.

« Les familles avec lesquelles nous nous sommes entretenues décrivent une ville réduite à un amas de décombres, vidée de ses habitants et des combattants », a déclaré la porte-parole. « Un homme avec lequel nous avons parlé nous a dit qu?il n?y avait plus de nourriture, ni d?eau dans la ville. Il a indiqué que les habitants en étaient réduits, pour se sustenter, à les feuilles des arbres pour en extraire de l?eau », a-t-elle ajouté. Durant les combats, les civils ont fui dans les champs en espérant la fin des affrontements et qu?elles pourraient rentrer chez elles. Ceux qui ont fui vers le Liban ont pris une route dangereuse et indirecte vers Arsal.

Bien que beaucoup de nombreux arrivants vivent chez des amis ou des proches, trouver un abri correct demeure le principal problème pour les familles qui choisissent de rester à Arsal. Près de 20 familles avaient trouvé abri dans le jardin d'un bâtiment public, récemment un matin.

Un grand nombre de réfugiés décident de partir vers d'autres villes du Liban. Le nombre exact des nouveaux arrivants depuis Al Qusayr reste difficile à définir, car la plupart des familles partent immédiatement avec leurs proches vers d'autres régions du Liban. « Le HCR commencera l'enregistrement des nouveaux arrivants lundi, ce qui devrait brosser un tableau plus clair sur le nombre exact de réfugiés ayant besoin d'assistance », a indiqué Melissa Fleming.

Tous espèrent la fin de la guerre. « Je rêve de rentrer chez moi, mais je ne peux pas le faire maintenant », explique Reema, dont la maison a été détruite à Al Qusayr. « Je suis seule ici au Liban. Je n'ai personne pour m'aider », a ajouté cette jeune femme âgée de 25 ans dans un centre de réception du HCR à Tripoli au Liban.

En tenant sa fille de deux ans, Reema dit que l'enfant tremble à chaque fois qu'elle entend le son des tirs ou qu'elle voit le survol d'un avion. Reema a quitté Al Qusayr il y a quelques semaines. Même à ce moment-là, il y avait des tirs près des lignes de front du conflit. « Je veux qu'elle ait une vie dans la paix, loin de la guerre », dit-elle. « Je veux que mon enfant ait une vie confortable. Mais.... elle est traumatisée par ce qu'elle a vu et entendu. »

• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Crise en République arabe syrienne : Appel urgent

Vous pouvez sauver la vie de milliers de réfugiés.

Donnez pour cette crise

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Les équipes de l'UNHCR ont commencé dès la deuxième quinzaine d'août 2006 à distribuer de l'aide humanitaire dans les villages meurtris du sud du Liban. Des tentes, des bâches en plastique et des couvertures sont distribuées aux personnes les plus vulnérables. Le matériel de l'UNHCR provient des entrepôts de Beyrouth, Saïda et Tyr, et continue d'arriver au Liban par voie aérienne, maritime et par camion.

Bien que 90 pour cent des personnes déplacées soient rentrées chez elles dans les premiers jours qui ont suivi le cessez-le-feu du 14 août, de nombreux Libanais n'ont pas pu regagner leur foyer et sont hébergés chez des proches ou dans des abris publics, tandis que quelques milliers sont restés en Syrie.

Depuis le début de la crise à la mi-juillet, l'UNHCR a acheminé 1 553 tonnes de matériel de secours en Syrie et au Liban pour venir en aide aux victimes du conflit. Cela représente environ 15 000 tentes, 154 510 couvertures, 53 633 matelas et 13 474 kits de cuisine. L'agence pour les réfugiés a également importé 5 camions et 15 autres sont en route.

Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Réfugiés iraquiens en Syrie

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés est de plus en plus préoccupée par la violence en Iraq et par l'absence d'une réponse humanitaire internationale face au nombre très important de personnes déplacées. Suite à une mission d'évaluation effectuée en novembre 2006, des responsables de l'UNHCR ont signalé que l'agence faisait face à une crise humanitaire de plus grande ampleur que celle prévue pour 2002-2003. Cependant l'UNHCR et les autres organisations manquent cruellement de fonds pour venir en aide aux personnes déplacées en nombre croissant. Pour combler ce manque de financement, l'UNHCR a donc publié en janvier 2007 un appel de 60 millions de dollars pour financer ses programmes d'assistance aux réfugiés iraquiens en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Egypte et en Turquie, ainsi qu'aux réfugiés non iraquiens et aux déplacés internes au sein de l'Iraq déchiré par la guerre.

Plus le conflit durera en Iraq, plus la situation deviendra difficile pour des centaines de milliers de déplacés ainsi que les communautés qui tentent de les aider - à l'intérieur et à l'extérieur de l'Iraq. Le fardeau pour les gouvernements et les communautés d'accueil de la région est important, il est donc essentiel que la communauté internationale soutienne les efforts humanitaires.

Réfugiés iraquiens en Syrie

Liban: Afflux de réfugiés syriens à ArsalPlay video

Liban: Afflux de réfugiés syriens à Arsal

L'afflux est important pour Arsal, une ville libanaise qui tente de faire face. Des abris d'urgence ont été installés dans tous les espaces disponibles de la ville. Les autorités locales, le HCR et ses partenaires font leur possible pour gérer l'afflux des réfugiés.
Réfugiés syriens : L'attente à LampedusaPlay video

Réfugiés syriens : L'attente à Lampedusa

L'année dernière, plus de 13 000 personnes sont arrivées à Lampedusa en Italie. Beaucoup d'autres sont mortes durant la tentative de traversée. De jeunes hommes originaires du continent africain aux familles syriennes…. Tous partagent le même rêve…. de sécurité et de stabilité en Europe.
Turquie: Accueil des réfugiés à la frontière à AkcakalePlay video

Turquie: Accueil des réfugiés à la frontière à Akcakale

Plus de 10 000 réfugiés syriens ont afflué vers la ville d'Akcakale au sud de la Turquie. Akcakale est une ville de 30 000 habitants, qui est désormais voisine d'un camp de plus de 30 000 réfugiés syriens qui sont arrivés en quête de sécurité.