La crise au Nigéria conduit plus de 6 000 personnes à fuir vers les pays voisins

Points de presse, 11 juin 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 11 juin 2013 au Palais des Nations à Genève.

La crise au nord-est du Nigéria a forcé plus de 6 000 personnes, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées à fuir vers le Niger voisin en quête de sécurité. Les personnes avec lesquelles le HCR s'est entretenu déclarent avoir fui par crainte d'être prises au piège dans la répression menée par les troupes gouvernementales contre les insurgés liés à la secte Boko Haram, notamment dans la zone de Baga au nord du Nigéria, près de la frontière avec le Niger.

Selon les réfugiés, des frappes aériennes des forces gouvernementales se poursuivent de manière sporadique, alors que les avions survolent régulièrement les Etats de Borno, Yobe et Adamawa où l'état d'urgence est en vigueur depuis le 14 mai.

Les réfugiés arrivés au Niger mentionnent également la présence accrue de bandits armés itinérants dans plusieurs Etats du Nigéria. La hausse des prix des produits de première nécessité, couplée à l'insécurité alimentaire qui existait déjà auparavant, devient une préoccupation majeure pour les populations des pays touchés.

Le Niger a accueilli à ce jour 6 240 personnes, dont des ressortissants nigérians (2 692), des ressortissants nigériens revenus dans leur pays (3 544) et 94 personnes d'autres nationalités (principalement des Tchadiens). Les nouveaux arrivants se sont installés principalement à Bosso, Diffa, Kablewa, Maine, Tam, Tcoukoujani et Garin Amadou. Une fois que leurs familles sont en sécurité au Niger, les hommes retournent au Nigéria pour travailler et subvenir aux besoins de leur famille.

Beaucoup de nouveaux arrivants sont arrivés à pied au Niger. Ils ont trouvé refuge dans des villages situés seulement à quelques kilomètres de la frontière. D'autres, qui ont fui des zones situées à 300 kilomètres comme Maidougouri au Nigéria, sont arrivés en voiture ou à moto.

Les nouveaux arrivants louent des maisons ou vivent dans des familles d'accueil, qui sont elles-mêmes dans des conditions très précaires. Le personnel du HCR a visité plusieurs villages d'accueil situés dans la zone frontalière. Certaines familles nigérianes vivent en plein air, sous les arbres.

La population locale a fait bon accueil aux nouveaux arrivants. Toutefois, leur présence accentue la pression sur les ressources locales alimentaires et en eau, déjà maigres, alors que le Niger, pays sahélien, est aux prises avec une insécurité alimentaire chronique suite à des années de sécheresse. Nous aidons également les autorités locales à enregistrer les nouveaux arrivants.

Des arrivées ont également été enregistrées au Cameroun et au Tchad au cours des dernières semaines. On compte 155 demandeurs d'asile nigérians au Tchad ainsi que 716 ressortissants tchadiens qui sont rentrés. Au Cameroun, 1200 ressortissants camerounais sont également rentrés.

La situation de sécurité au Nigéria reste extrêmement difficile. Le HCR n'est pas présent dans certaines zones du nord-est du pays, sous état d'urgence, en raison de l'insécurité. Les informations sont par conséquent limitées sur la situation humanitaire et les personnes déplacées dans le nord-est du pays.

Dans l'Etat d'Adamawa, l'insécurité serait pire dans les zones d'opérations militaires près de la frontière camerounaise. La plupart des régions du nord-est sont affectées par une insécurité chronique, du fait du conflit et des attaques menées par les insurgés (depuis l'Etat de Bono vers l'Etat de Kaduna).

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2014 : Les réfugiés centrafricains subissent des attaques alors qu'ils fuient au Cameroun

Chaque semaine, environ 10 000 musulmans traversent la frontière vers l'est du Cameroun pour échapper à la violence qui déchire la République centrafricaine (RCA). Beaucoup parmi les nouveaux arrivants racontent avoir été attaqués à plusieurs reprises lors de la fuite en exil. Les miliciens anti-balaka ont bloqué les routes principales vers le Cameroun, forçant les civils à trouver d'autres itinéraires à travers la brousse. Beaucoup marchent durant deux à trois mois pour rejoindre le Cameroun. Ils arrivent en état de malnutrition et ils portent des blessures de machettes ou par balles.

Le HCR et ses partenaires ont mis en place des cliniques mobiles supplémentaires aux points de passage frontière pour fournir des soins d'urgence dès l'arrivée des réfugiés. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés appuie également des dispensaires publics qui sont submergés par le nombre de réfugiés et leur mauvais état de santé.

Parallèlement, le HCR a transféré quelque 20 000 réfugiés qui vivaient en plein air dans les zones frontalières de Garoua Bouai et de Kenzou. Ils se trouvent désormais dans de nouveaux sites à Lolo, Mborguene, Gado et Borgop dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua.

Depuis début 2014, le Cameroun a reçu près de 70 000 réfugiés centrafricains. Ce chiffre s'ajoute aux 92 000 réfugiés arrivés lors de précédents afflux survenus depuis 2004 pour échapper aux groupes rebelles et aux bandits qui écumaient le nord de leur pays.

Paul Spiegel et Michele Poletto, employés du HCR, se sont récemment rendus dans l'est du Cameroun et ils ont pris les photos suivantes avec leur iPhone ou un appareil photo.

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Des milliers de Nigérians fuient pour échapper à la violence dans leur pays

Dans certaines régions au nord-est du Nigéria, la situation de sécurité est instable depuis mai 2103, quand les autorités ont décrété l'état d'urgence dans les Etats de Borno, Yobé et Adamaoua. Beaucoup ont rejoint la région de Diffa au Niger voisin ou alors le Cameroun. Cette année, un regain de violence a contraint des milliers de personnes à fuir vers ces deux pays. La photographe du HCR Hélène Caux s'est rendue à Bosso, une ville de la région de Diffa au Niger, peu avant le tout dernier afflux. Elle y a rencontré des réfugiés qui avaient rejoint le Niger lors de précédentes vagues de violence. Ils lui ont décrit les violences dont ils ont été témoins, la perte de leurs proches et leurs efforts pour mener une vie aussi normale que possible à Diffa, avec notamment la scolarisation des enfants. Les réfugiés nigérians sont reconnaissants envers les communautés qui les accueillent au Niger.

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Les réfugiés maliens au Niger luttent pour reconstruire leur vie.

Quelque 60 000 civils maliens ont trouvé refuge au Niger cette année. Ils ont fui les combats au nord du Mali ainsi que l'instabilité politique dans le pays tout entier. La plupart sont hébergés dans trois camps formels - Tabareybarey, Mangaizé et Abala. Par ailleurs, beaucoup d'autres vivent dans des installations spontanées. Tous les lieux d'accueil sont situés dans un environnement aride et dur où la vie est difficile, malgré l'assistance fournie par le HCR et les autres agences humanitaires.

Les enfants sont le groupe le plus vulnérable avec certains souffrant de malnutrition sévère. Des enfants plus âgés attendent de pouvoir retourner à l'école dans un pays étranger. Par ailleurs, 6 000 réfugiés vivent à Niamey, la capitale nigérienne, où ils sont nombreux à chercher du travail pour pouvoir envoyer de l'argent à leurs familles restées au Mali.

En attendant, l'avenir reste incertain. Beaucoup ont peur que les combats continus à l'intérieur du Mali n'entraînent un exil accéléré des réfugiés maliens dans les pays voisins, y compris au Niger.

Les photos suivantes ont été prises par Hélène Caux, photographe au HCR. Elles illustrent la vie des réfugiés aux camps de Tabareybarey et Mangaize ainsi qu'à Niamey.

Les réfugiés maliens au Niger luttent pour reconstruire leur vie.

Niger : fuir le NigériaPlay video

Niger : fuir le Nigéria

Les personnes qui fuient les combats entre l'armée nigériane et les rebelles Boko Haram sont accueillis chaleureusement au Niger.
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Niger : Exil depuis le Mali

Près de 40 000 Maliens se sont réfugiés au Niger depuis l'embrasement du nord de leur pays, en janvier dernier.
Niger : Nouveau camp à MangaizéPlay video

Niger : Nouveau camp à Mangaizé

Un nouveau camp de tentes de toile est en construction pour offrir de meilleures conditions de vie aux familles, à Mangaizé au Niger, près de la frontière.