Le HCR est inquiet pour les civils déplacés par les combats dans l'Etat de Jonglei au Soudan du Sud

Points de presse, 11 juin 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 11 juin 2013 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR a fait part de son inquiétude sur la conséquence des combats entre les forces gouvernementales et les troupes armées dans l'Etat de Jonglei au Soudan du Sud. Ces affrontements ont généré le déplacement de dizaines de milliers de personnes depuis leur éruption en mars.

Dans le comté de Pibor en particulier, nous avons observé des tensions croissantes et de graves allégations sur des troubles à l'ordre public, qui se traduisent notamment par des violences aveugles et des pillages de biens appartenant à des civils. La majorité des habitants de Pibor sont touchés. La population de Pibor compte habituellement 148 000 personnes. Beaucoup ont fui plus d'une fois les hostilités. Un grand nombre d'entre eux ont rejoint la brousse et se trouvent dans des zones difficiles d'accès.

Les contraintes de sécurité rendent difficile pour le HCR de suivre la situation et de répondre aux besoins humanitaires. Accéder aux personnes affectées par les combats à Jonglei est une préoccupation majeure. Quand nous pouvons accéder à ces personnes, nous menons des missions de suivi de la situation aux frontières pour évaluer les mouvements de population et nous en informons les pays voisins.

De nombreux civils effectuent de longues distances à pied pour trouver refuge au Kenya, en Ouganda et en Ethiopie. Durant les cinq premiers mois de cette année, le HCR a enregistré 5 397 réfugiés arrivés depuis l'Etat de Jonglei au camp de réfugiés de Kakuma dans le nord-ouest du Kenya. Ce nombre est significatif. Il correspond quasiment à la population arrivée durant toute l'année dernière et c'est plus du double du nombre d'arrivants en 2011 ou 2010.

En Ouganda, environ 2 700 réfugiés depuis l'Etat de Jonglei sont arrivés depuis le début de l'année, soit environ 527 personnes par mois.

Les combats à Pibor ont entraîné un afflux en Ethiopie, toutefois à plus petite échelle par rapport à certaines informations récentes. Environ 16 000 personnes sont arrivées principalement entre février 2012 et février 2013 avant les combats les plus récents.

Les équipes d'évaluation du HCR reviennent tout juste de la région frontalière à l'intérieur de l'Ethiopie, où elles ont établi l'arrivée de 2 178 réfugiés entre le 7 mai et le 7 juin. Selon les nouveaux arrivants, beaucoup d'autres sont en chemin vers l'Ethiopie depuis les régions de Nyalongoro, Kaiwa et Niate au Soudan du Sud.

Au Soudan du Sud, nous travaillons à la fois dans l'Etat de Jonglei et au niveau national. Nous plaidons pour une meilleure protection des personnes déplacées. En tant qu'agence humanitaire, le HCR est engagé avec le gouvernement, la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud, les principaux membres de la communauté diplomatique et d'autres intervenants afin d'assurer la protection des civils et un meilleur accès humanitaire.

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Un camp de réfugiés rouvre au nord de l'Ouganda

Depuis décembre, les combats au Soudan du Sud entre les troupes gouvernementales et les forces rivales ont déplacé des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup ont trouvé refuge dans des centres de transit temporaire et d'autres centres d'accueil juste de l'autre côté de la frontière au nord de l'Ouganda. Depuis début janvier, le HCR a rouvert trois anciens camps de réfugiés et y a transféré environ 50 000 personnes. Ces sites sont localisés plus à l'intérieur de l'Ouganda. Il y est plus facile de leur assurer protection et assistance. Après avoir été transportés par camion vers l'un de ces sites, Nyumanzi I, situé à environ 30 kilomètres de la frontière, les nouveaux arrivants reçoivent des articles de secours, notamment des vivres, des couvertures, des nattes et des ustensiles de cuisine ainsi qu'un carré de terrain alloué par les autorités pour y construire un abri. Le site s'est rempli rapidement. Le HCR et ses partenaires ont travaillé sans relâche pour construire des routes, installer des réseaux de distribution d'eau et des dispensaires. Début février, des maisons et des petits commerces se construisent à travers le site. Les Sud-Soudanais ont repris le rythme de leur vie tout en surveillant de près la situation dans leur pays avec l'espoir d'y rentrer un jour.

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Depuis trois semaines après l'éruption de violences au Soudan du Sud, environ 200 000 Sud-Soudanais sont désormais déplacés dans leur propre pays. Environ 57 000 d'entre eux ont trouvé abri dans des bases des troupes des Nations Unies pour le maintien de la paix, à travers tout le pays. Ces photos de Kitty McKinsey, chargée d'information régionale au HCR, donnent un aperçu de la vie quotidienne de 14 000 personnes déplacées ayant trouvé refuge à l'intérieur d'un complexe abritant des bureaux des Nations Unies connu localement sous le nom de Tong Ping, près de l'aéroport de Juba, la capitale du Soudan du Sud. Les agences humanitaires, y compris le HCR, se mobilisent pour apporter des abris, des couvertures et d'autres articles d'aide. Toutefois, les premiers jours, les personnes déplacées ont dû se débrouiller par elles-mêmes. Les complexes abritant des bureaux ont pris l'apparence de petites villes avec des marchés, des kiosques, la collecte des ordures et des toilettes publiques. Étonnamment, les enfants parviennent encore à sourire et à organiser leurs jeux avec du matériel de fortune.

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À la mi-juillet 2013, des milliers de réfugiés congolais ont commencé à affluer à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et l'Ouganda, dans le district de Bundibugyo à l'ouest du pays. Ils fuyaient les combats ayant éclaté quand un groupe rebelle ougandais, les Forces démocratiques alliées, ont attaqué la ville de Kamango dans la province instable du Nord-Kivu en RDC. Beaucoup sont restés dans la zone frontalière montagneuse, mais d'autres ont été transférés vers le centre de transit de Bubukwanga plus à l'intérieur de l'Ouganda. Ils y ont reçu protection et assistance de la part du gouvernement, du HCR et de ses partenaires. Mais le centre de transit a une capacité d'accueil initiale de 12 500 personnes. Il a été rapidement surpeuplé et les gens ont été encouragés à rejoindre l'installation de réfugiés de Kyangwali, située à 280 kilomètres au nord dans le district de Hoima. Depuis que le premier convoi a quitté Bubukwanga pour Kyangwali le 14 août dernier, plus de 11 000 personnes ont rejoint ce site où elles accèdent à des services plus complets et plus durables. Le photographe Michele Sibiloni s'est récemment rendu à Bubukwanga et il a suivi un convoi de réfugiés se rendant à l'installation de Kyangwali.

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