Le HCR prépositionne des biens de secours pour les réfugiés du Darfour à Tissi avant la saison des pluies dans l'est du Tchad

Points de presse, 17 mai 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Dan McNorton à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 17 mai 2013 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR prépositionne de l'aide pour des dizaines de milliers de réfugiés du Darfour dans l'est du Tchad, car on craint que les fortes pluies n'entravent l'accès à ce groupe. Près de 30 000 personnes ont récemment fui la violence communautaire dans le nord et l'ouest du Darfour au Soudan. Les réfugiés sont principalement des femmes et des enfants. Ils ont d'urgence besoin d'abris, de vivres, d'eau potable et de soins médicaux. Ils expliquent avoir fui car des personnes ont été tuées durant les violences et que de nombreuses maisons ont été réduites en cendres par les hommes armés.

Une première vague de réfugiés soudanais était arrivée à Tissi dans l'est du Tchad entre janvier et mars, lorsque des affrontements concernant les mines d'or de Jabel Amer, au nord du Darfour, s'étaient transformés en violence ethnique (entre les Ben Hissein et les Rizeigat). Un second groupe est arrivé début avril du fait de conflits tribaux (opposant les tribus Misseriya et Salamat) dans la zone d'Um Dhukun à l'ouest du Darfour. En plus des réfugiés du Darfour, la violence a également forcé près de 20 000 Tchadiens à traverser vers Tissi, ainsi que 458 réfugiés centrafricains qui vivaient au Darfour depuis des années.

Tissi se trouve dans une région frontalière instable au Tchad qui chevauche des zones troublées au nord de la République centrafricaine et au Darfour. Dans cette région, les routes deviennent impraticables durant la saison des pluies qui dure de mai à novembre. Les premières pluies ont déjà commencé. La région dispose de rares infrastructures et la présence des nouveaux arrivants exerce une pression sur les communautés locales.

A ce jour, le HCR a enregistré 28 278 réfugiés soudanais dans la zone de Tissi. Ils sont arrivés dans 16 sites dans un rayon de 100 kilomètres. La plupart d'entre eux sont des éleveurs qui recherchent fréquemment des pâturages et de l'eau pour leur bétail. De ce fait, il est extrêmement difficile de les enregistrer et de leur porter assistance.

Pour assurer que le HCR puisse assurer protection et assistance aux réfugiés jusqu'à la prochaine saison sèche, nous avons prépositionné suffisamment d'aide dans la région pour couvrir les besoins de 3 000 familles réfugiées. La distribution d'aide commencera ce week-end. Du matériel d'aide supplémentaire devrait arriver depuis notre entrepôt régional de Douala, au Cameroun, afin de couvrir les besoins de quelque 4 000 autres familles.

Du fait de la mousson, nous sommes actuellement engagés dans une course contre la montre. Le transport routier entre Doula et Tissi prend 20 jours. Pour accélérer l'acheminement de l'aide, le HCR prévoit de louer un hélicoptère.

Après les pluies, le HCR prévoit de transférer les réfugiés vers des lieux plus sûrs à l'intérieur du pays une fois que des sources d'eau seront identifiées dans des sites alloués au HCR par les autorités. Parallèlement, nous travaillons avec nos partenaires à réhabiliter des pompes d'eau existantes alors que nous creusons des puits. Actuellement, les réfugiés boivent l'eau d'une rivière et ils encourent donc le risque de contracter des maladies transmises par l'eau.

Parallèlement, nous avons réussi à transférer environ 1500 réfugiés vers Goz Amer, un camp situé à environ 250 kilomètres au nord de Tissi. Nous avons fourni aux réfugiés transférés des abris, des vivres et des articles domestiques. Nous avons cessé les transferts à cause des fortes pluies. En moyenne, 300 réfugiés arrivent chaque jour à Tissi car les tensions communautaires persistent au Darfour. Les nouveaux arrivants expliquent que beaucoup d'autres sont en route vers le Tchad mais que des groupes armés les empêchent de traverser la frontière.

Avant ce tout dernier afflux, on comptait environ 300 000 réfugiés du Darfour au Tchad.

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A la veille du référendum portant sur l'autodétermination du Sud-Soudan le 9 janvier 2011, des dizaines de milliers de personnes qui vivaient dans le nord du Soudan ont plié bagage pour rentrer dans leurs villages d'origine au sud du pays. Le HCR a établi des points d'escale le long des axes de retour vers le Sud-Soudan, afin de distribuer des vivres aux voyageurs et de leur fournir un lieu sûr pour qu'ils se reposent durant ce pénible voyage. Plusieurs cas d'attaques et de viols perpétrés contre des voyageurs ont justifié l'ouverture de ces centres où les femmes, les enfants et les personnes handicapées peuvent passer la nuit. Le HCR a mobilisé des ressources pour répondre aux besoins de 50 000 personnes, dans l'éventualité d'un déplacement massif suite aux résultats du vote.

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Tchad

Depuis le début des hostilités l'an dernier dans la région du Darfour, à l'ouest du Soudan, plus de 110 000 réfugiés soudanais ont fui vers le Tchad voisin. Ils sont aujourd'hui dispersés le long d'une zone frontalière désertique de 600km, exposés à des conditions extrêmes, sous un soleil de plomb le jour et par des températures glaciales la nuit.

Dans cette zone inhospitalière, l'accès aux réfugiés est difficile. Le personnel de l'agence des Nations Unies pour les réfugiés doit sillonner la région des jours durant pour les localiser. Les bombardements sur la zone frontalière et les raids transfrontaliers des milices soudanaises mettent ces réfugiés en danger et soulignent l'urgente nécessité de les transférer dans des camps à l'intérieur du pays. De plus, la saison des pluies qui débute en mai rend la circulation impraticable sur les pistes sablonneuses. Les travailleurs humanitaires sont lancés dans une course contre la montre pour apporter un secours d'urgence à ces réfugiés.

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L'UNHCR s'associe avec le Ministère de l'éducation et des partenaires ONG pour améliorer l'éducation des réfugiés soudanais au Tchad. La violence continue dans la région ouest du Darfour, au Soudan, a déraciné deux millions de Soudanais dans leur propre pays et a fait fuir quelque 230 000 personnes de l'autre côté de la frontière dans l'est du Tchad. Les réfugiés sont hébergés dans 12 camps au Tchad. Bien que le taux d'inscription à l'école dans les camps au Tchad soit élevé, l'assiduité est variable. Le manque d'instituteurs qualifiés et de fournitures scolaires perturbe le déroulement des classes. Par ailleurs, de nombreux enfants sont accaparés par les tâches domestiques, tandis que d'autres arrêtent l'école pour travailler dans des familles tchadiennes. La fréquentation des filles est moins régulière, surtout après leur mariage qui a lieu généralement lorsqu'elles ont 12 ou 13 ans. Pour les garçons et adolescents, fréquenter l'école diminue le risque d'être recruté par différents groupes armés opérant dans la région.

L'UNHCR et ses partenaires continuent de former et de rémunérer les instituteurs au sein des 12 camps de réfugiés, assurant ainsi une éducation de qualité aux enfants réfugiés. Les ONG partenaires entretiennent les écoles et fournissent les uniformes aux écoliers. L'UNICEF distribue des livres, des cahiers et des fournitures. En août 2007, l'UNHCR, l'UNICEF et le Ministère de l'éducation tchadien ont travaillé conjointement pour améliorer l'éducation des Soudanais déracinés par le conflit au Darfour.

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