Le nombre des réfugiés syriens dépasse 1,5 million, alors que subsiste un déficit de financement

Points de presse, 17 mai 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Dan McNorton à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 17 mai 2013 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR a annoncé vendredi que le nombre de civils syriens qui avaient fui leur pays pour échapper au conflit avait dépassé 1,5 million. Le conflit en Syrie continue d'avoir un impact dévastateur sur la vie des personnes et les forcent à fuir.

En réalité, leur nombre est probablement bien plus élevé, du fait de problèmes d'enregistrement pour les Syriens.

Le fossé grandissant entre les besoins et les ressources disponibles est un défi croissant. Le HCR a enregistré près d'un million de réfugiés depuis le début de 2013 soit environ 250 000 personnes par mois. Début juin 2013, les Nations Unies et les ONG annonceront un appel de fonds révisé pour l'aide aux réfugiés et aux déplacés syriens.

Les réfugiés nous expliquent que les combats accrus et le changement de contrôle dans les villes et les villages, particulièrement en zone de conflit, génèrent de plus en plus de départs parmi les civils. Ces quatre derniers mois, nous avons observé une détérioration rapide en comparaison des 20 mois de conflit précédents.

Le HCR continue à répondre aux besoins d'urgence des personnes ayant désespérément besoin d'aide à l'intérieur de la Syrie et dans les pays voisins.

Syrie

A l'intérieur de la Syrie, parallèlement, le HCR continue cette semaine à suivre le développement de la situation et des besoins pour plusieurs centaines de familles déplacées dans le village de Zamarin, à proximité de Tartus, une ville sur la côte méditerranéenne. Ces personnes ont fui le district de Banias dans le gouvernorat de Lattakia, où des affrontements avaient éclaté début mai. Certaines familles ont trouvé abri dans une mosquée et des écoles locales. Mais la majorité des déplacés est hébergée chez des familles à Zamarin.

Ces familles ont reçu une aide humanitaire d'urgence de la part du HCR la semaine dernière, y compris des couvertures, des matelas, des kits d'hygiène, des couches pour les bébés et des serviettes hygiéniques. Beaucoup de familles seraient retournées à Banias, où les enfants vont passer leurs examens très bientôt.

L'aide du HCR, dans le cadre de l'effort interagence des Nations Unies, a bénéficié à 3 000 personnes et a été distribuée entre le 4 et le 11 mai par les partenaires de l'agence pour les réfugiés. Le HCR est présent à Tartus depuis début avril. Le HCR dispose désormais d'une présence permanente dans cinq villes avec également Damas, Alep, Hassakeh et Homs. Globalement en Syrie, des biens de secours du HCR ont été distribués à 860 000 Syriens déplacés depuis le début de l'année.

Liban

L'opération du HCR pour l'enregistrement au Liban est l'une des opérations les plus importantes et les plus complexes au monde pour l'enregistrement urbain.

Au Liban, le HCR a intensifié sa capacité pour enregistrer les réfugiés. Chaque jour, plus de 4 200 personnes se rendent dans nos bureaux pour l'enregistrement. En avril, plus de 90 000 réfugiés ont été enregistrés dans nos centres. C'est 10 fois le chiffre d'avril 2012.

La durée d'attente pour l'enregistrement a également baissé avec un délai moyen de 16 à 30 jours dans le pays, à part dans le sud où le centre d'enregistrement du HCR est tout juste opérationnel. Et dans ce centre aussi, chaque semaine, le délai d'attente est en baisse.

Le bureau du HCR au Liban réduit également son retard au rythme de plus de 8 000 personnes par semaine. Le HCR a ouvert de nouveaux centres d'enregistrement. L'agence a recours à des procédures d'enregistrement améliorées, en assurant que les entretiens individuels sur la protection se déroulent systématiquement, en fournissant une aide au transport pour les réfugiés et en accroissant les périodes d'ouverture des bureaux.

Les tout derniers chiffres pour la région :

Nombre des Syriens enregistrés ou en attente de l'être : 1 515 639

- JORDANIE au 15 mai

Nombre de Syriens enregistrés ou en attente de l'être auprès du HCR : 473 587

Enregistrés / En attente de l'être : 390 371 / 83 216

- LIBAN au 15 mai

Nombre de Syriens enregistrés ou en attente de l'être auprès du HCR : 470 457

Enregistrés / En attente de l'être : 375 624 / 94 833

- TURQUIE sur la base des chiffres communiqués par les autorités turques au 15 mai

Total des Syriens enregistrés dans les camps ou en milieu urbain et des Syriens attendant l'enregistrement en milieu urbain : 347 157

Enregistrés / En attente de l'être : 316 772 / 30 385

- IRAQ au 15 mai

Nombre de Syriens enregistrés auprès du HCR : 147 464

- EGYPTE au 14 mai

Nombre de Syriens enregistrés ou en attente de l'être auprès du HCR : 66 922

Enregistrés / En attente de l'être : 48 429 / 18 493

- AFRIQUE DU NORD au 15 avril

Nombre de Syriens enregistrés auprès du HCR : 10 052

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Apatrides à Beyrouth

Depuis la création du Liban en tant que nation dans les années 1920, il existe une population apatride de longue date dans ce pays.

Trois causes principales expliquent cette situation : l'exclusion de certaines personnes du dernier recensement national en 1932 ; des lacunes juridiques qui privent certains groupes de la nationalité et des obstacles administratifs qui empêchent certains parents de fournir la preuve du droit à la citoyenneté de leurs nouveau-nés.

En outre, une raison essentielle pour laquelle cette situation persiste tient au fait qu'en vertu du droit libanais, les femmes libanaises, contrairement aux hommes, ne peuvent pas transmettre leur nationalité à leurs enfants ; cela signifie qu'un enfant né d'un père apatride et d'une mère libanaise héritera de l'apatridie de son père.

Bien que leur nombre exact ne soit pas connu, il est généralement admis que plusieurs milliers de personnes n'ont pas de nationalité reconnue au Liban et le problème s'aggrave en raison du conflit en Syrie. Plus de 50 000 enfants syriens sont nés au Liban depuis le début du conflit et, avec plus d'un million de réfugiés syriens dans le pays, ce chiffre va augmenter.

Il est très compliqué d'enregistrer une naissance au Liban et cela peut nécessiter jusqu'à cinq étapes administratives différentes pour des parents syriens, y compris un contact direct avec le gouvernement syrien. Première étape pour établir une identité légale, le fait de ne pas enregistrer correctement la naissance d'un enfant lui fait courir un risque d'apatridie et pourrait l'empêcher de retourner en Syrie avec ses parents un jour.

Les conséquences de l'apatridie sont désastreuses. Les apatrides ne peuvent pas obtenir de documents d'identité officiels, les mariages ne sont pas enregistrés et leur apatridie peut se transmettre à leurs enfants. Les apatrides n'ont pas accès aux services de santé publique dans les mêmes conditions que les ressortissants libanais et ils ne peuvent pas posséder ni hériter de biens. Privés de documents, ils ne peuvent pas occuper un emploi légalement dans les administrations publiques ni bénéficier de la sécurité sociale.

Les enfants peuvent se voir refuser l'inscription dans les écoles publiques et sont exclus des examens étatiques. Même quand ils peuvent se payer un enseignement privé, ils sont souvent dans l'impossibilité d'obtenir un certificat officiel.

Les apatrides n'ont pas droit à un passeport et ne peuvent donc pas voyager à l'étranger. Même leur liberté de circulation à l'intérieur du Liban est restreinte car sans documents ils risquent d'être détenus pour séjour illégal dans le pays. Ils ne jouissent pas non plus des droits politiques de base comme le droit de voter ou de se présenter aux élections.

Voici l'histoire de Walid Sheikhmouss Hussein et de sa famille, originaires de Beyrouth.

Apatrides à Beyrouth

Des milliers de réfugiés syriens désespérés fuient vers la Turquie après une escalade des combats

Une escalade des combats au nord de la Syrie depuis le 3 juin a généré quelque 23 135 nouveaux réfugiés qui ont tenté de passer la frontière vers la province de Sanliurfa au sud de la Turquie. Environ 70 pour cent d'entre eux sont des femmes et des enfants, selon les informations reçues par le HCR cette semaine.

La plupart des nouveaux arrivants sont des Syriens ayant fui les combats entre des forces militaires rivales dans et autour de la ville frontalière clé de Tel Abyad. Cette ville est située en face d'Akcakale du côté syrien de la frontière. Ces tout derniers arrivants ont rejoint les rangs d'environ 1,77 million de réfugiés syriens qui se trouvent déjà en Turquie.

L'afflux comprend également jusqu'à 2 183 Iraquiens originaires des villes de Mossoul, Ramadi et Faloujah.

Selon le personnel du HCR sur le terrain, la plupart des réfugiés sont épuisés et ils transportent avec eux quelques affaires. Certains ont marché durant des jours. Ces derniers jours, les personnes ont fui directement vers Akcakale pour échapper aux combats à Tel Abyad, une ville où le calme serait actuellement revenu.

Des milliers de réfugiés syriens désespérés fuient vers la Turquie après une escalade des combats

Infographie : Syrie

Le conflit syrien entre dans sa 5e année. 3,9 millions de réfugiés syriens sont des réfugiés. Voici les pays où ils ont fui.

Infographie : Syrie

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Philippines : survivre au typhon Haiyan, un an après la devastation

Le 8 novembre 2013, le typhon Haiyan a balayé le centre des Philippines, dévastant tout sur son passage et tuant des milliers de personnes. Un an après, la reconstruction dure toujours. Sur l'île de Leyte, Bartolome témoigne de la vie de sa famille, pendant plusieurs semaines dans un bateau échoué après la destruction de leur maison.
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Plus de 170 000 personnes ont fui la ville de Kobané au nord de la Syrie pour échapper à une violente offensive menée par des militants ISIS. Faysal a réussi à s'échapper en Turquie avant que les combats ne s' intensifient. Toutefois, il a encore une famille qui a dû rester dans la ville frontalière assiégée.
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Iraq: Un généreux donateur

L'afflux de réfugiés est important à Dohouk où Fahrad a construit un camp, avec des tentes, de l'électricité, de l'eau ... un lieu de refuge. Sa compassion est sincère ... Dans son enfance, il avait également dû fuir sa maison.