Plus de 30 000 réfugiés et migrants sont déjà arrivés au Yémen cette année

Points de presse, 26 avril 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 26 avril 2013 au Palais des Nations à Genève.

Au Yémen, le HCR a déjà enregistré l'arrivée de plus de 30 000 réfugiés et migrants cette année. La plupart sont des ressortissants éthiopiens, les autres sont originaires de Somalie et d'un très petit nombre d'autres pays africains. Au total, et depuis 2006, lorsque le HCR avait commencé à recueillir des statistiques, près d'un demi-million de personnes (477 000) sont arrivées au Yémen après la traversée périlleuse en bateau depuis la corne de l'Afrique.

Les arrivées de réfugiés, de demandeurs d'asile et de migrants enregistrées au Yémen augmentent chaque année depuis six ans. L'an dernier, 107 500 personnes ont rejoint le Yémen depuis la corne de l'Afrique. Le nombre d'arrivées était de 33 634 à la même période en 2012.

Les Somaliens arrivés au Yémen sont automatiquement reconnus en tant que réfugiés par les autorités, alors que le HCR procède à la détermination du statut de réfugié pour les ressortissants d'autres pays. Le Yémen est souvent utilisé comme point de transit par les Ethiopiens qui veulent rejoindre les Etats du Golfe et au-delà. Peu d'Ethiopiens décident de déposer une demande d'asile. De nombreuses informations font état de mauvais traitements, d'abus ou de tortures perpétrées contre les passagers qui font le voyage à bord de bateaux de passeurs.

Les conflits et l'instabilité au Yémen ont limité la capacité des autorités à lutter contre la traite des êtres humains, en particulier le long de la côte de la mer Rouge, où des passeurs yéménites attendent souvent pour y accueillir les nouveaux arrivants originaires de la corne de l'Afrique.

Toutefois, récemment, le gouvernement a joué un rôle actif dans la détection des repères de passeurs et des actions ont été mises en œuvre. La semaine dernière, dans le gouvernorat de Hajjah près de la frontière saoudienne, les autorités yéménites ont pris d'assaut plusieurs maisons gérées par des passeurs et ont libéré plus de 500 migrants éthiopiens, dont des femmes et des enfants. Beaucoup d'Africains libérés ont montré des signes de torture et de mauvais traitements. Bien que les autorités aient mené des raids similaires depuis 2012, l'extorsion, l'exploitation, la violence et les abus sexuels perpétrés contre des réfugiés, des demandeurs d'asile et des migrants sont en augmentation dans la région.

La plupart des nouveaux arrivants sont kidnappés ou abandonnés le long de la côte. Ils rejoignent, généralement à pied, le district de Haradh dans le nord où ils réalisent qu'ils ne pourront pas continuer leur chemin vers l'Arabie saoudite. Beaucoup souffrent de la faim et de la vie en plein air sans abri.

Le Yémen est un centre de transit historique pour les migrants et se distingue dans la région pour son hospitalité envers les réfugiés. Le pays accueille plus de 242 000 réfugiés, dont 231 064 sont d'origine somalienne.

Sur le nombre total des personnes arrivées cette année, quelque 7 518 sont arrivées en janvier, 10 145 en février et 1 806 en mars. Le HCR continue à enregistrer les arrivées pour avril.

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Depuis juillet dernier, alors que les hostilités ont diminué et que la sécurité a commencé à s'améliorer, plus de 100 000 déplacés internes sont rentrés chez eux dans la province, ou gouvernorat. La plupart avaient vécu plus d'un an dans des abris temporaires dans des provinces voisines comme Aden ou Lahj.

Aujourd'hui, des enfants à la mine réjouie jouent sans crainte dans les rues des villes comme Zinjibar, le chef-lieu de la province d'Abyan. Les magasins ont rouvert. Toutefois les dommages causés par le conflit sont bien concrets et les déplacés de retour ont trouvé une pénurie de services essentiels et d'opportunités pour les moyens d'existence ainsi qu'une insécurité persistante dans certaines zones.

Les personnes de retour sont affectées par l'état de dévastation des villes, qui affecte également le réseau d'électricité et de distribution d'eau. Mais la plupart d'entre elles ont foi en l'avenir et sont convaincues que la reconstruction va commencer bientôt. Le HCR fournit une aide vitale depuis le début de la crise de déplacement de populations en 2011 et l'organisation aide désormais au retour.

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