Le nombre des réfugiés centrafricains s'élève désormais à 37 000

Points de presse, 5 avril 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 5 avril 2013 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR a fait état vendredi d'une augmentation du nombre de civils ayant fui l'instabilité en République centrafricaine. Leur nombre s'élève désormais à près de 40 000 et d'autres continuent à traverser les frontières en quête de refuge dans les pays voisins.

Ces deux dernières semaines, nos bureaux ont fait état de nouveaux arrivants au Tchad, au Cameroun et en République démocratique du Congo. Au total, et depuis que le conflit a commencé en décembre dernier, on compte désormais 37 000 réfugiés centrafricains dans la région

Les réfugiés sont principalement originaires de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, ainsi que des villes de Bangassou, Rifai et Zemio au sud-est du pays, une région qui borde la République démocratique du Congo (RDC). Depuis décembre, plus de 30 800 réfugiés ont trouvé asile dans le nord de la RDC. Le Tchad a reçu 5 600 réfugiés centrafricains et 1 024 arrivants ont été enregistrés au Cameroun.

Les besoins de ces réfugiés sont significatifs. Beaucoup ont quitté leurs maisons en hâte et ils n'ont pas pu emporter leurs affaires. Les arrivants n'ont pas d'abri ou ils sont hébergés par des familles locales qui vivent elles-mêmes dans une extrême pauvreté.

Le HCR travaille avec les autorités dans les trois pays hôtes pour assurer la protection et fournir une assistance. Nos équipes dans la région enregistrent les réfugiés, distribuent de l'aide et établissent des hébergements d'urgence. Nous travaillons également avec nos partenaires humanitaires pour fournir un soutien en éducation et en soins de santé dès que possible. Les réfugiés se trouvent souvent dans des localités isolées et difficiles d'accès.

Au Tchad, le HCR a aidé à transférer les réfugiés hors de la zone frontalière vers Moro, un camp qui héberge déjà des réfugiés centrafricains.

L'agence avait déjà réussi à venir en aide à plus de 26 750 personnes dans le nord de la République démocratique du Congo. Les personnes qui se trouvent dans la province Equateur se trouvent dans un camp et 19 sites temporaires. Aux alentours de Zongo, de l'autre côté du fleuve Oubangui depuis Bangui, le HCR prévoit d'agrandir le camp de Worobe.

Plus au nord à Inke, dans le district de Nord-Oubangui, nos collègues ont également commencé à défricher un terrain de 400 hectares donné par les autorités pour créer une capacité d'accueil initiale d'au moins 10 000 réfugiés. En transférant les réfugiés vers les camps, nous espérons améliorer la situation. Actuellement, les personnes sont dispersées le long d'une bande de 600 kilomètres à la frontière centrafricaine, ce qui rend difficile de répondre à leurs besoins.

Les zones où les réfugiés sont localisés manquent d'infrastructure de base. Il y a une pénurie de médicaments et de personnel médical dans les centres de santé. Le 29 mars, par exemple, un enfant est décédé d'hémorragie interne à l'hôpital général de Mobayi parce qu'elle n'a pas pu être prise en charge à temps.

Plus à l'est, dans la province Orientale, le HCR gère un centre de transit à Bondo et s'apprête à en construire six nouveaux et en réhabiliter un autre.

Parallèlement, la situation demeure instable en République centrafricaine, où 173 000 civils ont été déracinés par les récentes violences. Avant le coup d'Etat du 24 mars, on comptait 187 889 réfugiés centrafricains dans les pays voisins.

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L'autre crise de réfugiés au Tchad

Une seconde crise de réfugiés se développe silencieusement dans le sud du Tchad depuis ces dernières années. Cette crise n'attire que peu d'attention de la part des médias et de la communauté internationale. Environ 60 000 réfugiés de la République centrafricaine sont hébergés dans le sud du Tchad. Ils sont répartis dans cinq camps et ils reçoivent une aide régulière du HCR. Toutefois le financement pour cette aide et pour des projets de réintégration reste faible. Les réfugiés ont fui les combats entre des groupes rebelles et les forces gouvernementales au nord de la République centrafricaine. Depuis le début de l'année 2009, 17 000 nouveaux réfugiés sont arrivés dans le sud-est du Tchad.

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Crise humanitaire silencieuse en République centrafricaine

Une crise humanitaire silencieuse a lieu au nord de la République centrafricaine, où au moins 295 000 personnes ont été forcées de quitter leurs maisons depuis mi-2005. Environ 197 000 personnes sont déplacées internes et quelque 98 000 autres ont trouvé refuge au Tchad, au Cameroun et au Soudan. Toutes sont victimes des combats entre des groupes rebelles et les forces gouvernementales.

Nombre des déplacés internes vivent dans la brousse, non loin de leurs villages. Ils y ont construit des abris de paille et d'herbe, ils cultivent des légumes et ils crééent même des écoles de brousse pour leurs enfants. Cependant, l'accès à l'eau potable et aux soins de santé demeure un vaste problème. De nombreux enfants souffrent de diarrhées et du paludisme, mais leurs parents ont trop peur de les emmener dans des hôpitaux ou des cliniques pour les faire soigner.

Des gardiens de troupeaux au nord de la République centrafricaine sont la proie des zaraguinas - des bandits qui enlèvent des enfants contre rançon. Les villageois sont alors contraints de vendre leur bétail pour pouvoir payer les rançons.

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Des milliers de personnes sont déplacées à l'intérieur du Tchad

Lors de scènes de dévastation au mode opératoire similaire à celles du carnage perpétré au Darfour voisin, quelque 20 villages dans l'est du Tchad ont été attaqués, brûlés et pillés par des groupes de nomades armés depuis le 4 novembre. Des centaines de personnes ont été tuées, davantage encore ont été blessées. Au moins 15 000 personnes ont été déplacées de leurs villages d'origine.

Quelque 7 000 personnes se sont rassemblées aux alentours de Goz Beida, où elles ont trouvé abri sous des arbres ou ailleurs. L'UNHCR distribuera des articles de secours dès que la situation sécuritaire le permettra. L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a déjà distribué des bâches en plastique, des matelas, des couvertures et des médicaments aux déplacés internes nouvellement arrivés dans le camp de Habila. L'agence recherche actuellement un site temporaire pour accueillir les nouveaux arrivants et entre temps va augmenter le nombre de points d'eau dans le camp de Habila.

La détérioration de la situation sécuritaire dans la région est extrêmement préoccupante, ainsi que ses conséquences sur les opérations de l'UNHCR pour aider les déplacés internes et les réfugiés. Il y a 90 000 déplacés internes au Tchad, ainsi que 218 000 réfugiés originaires du Darfour présents dans 12 camps de l'est du Tchad.

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