Le HCR demande l'allocation de davantage de terrains et davantage d'aide pour les réfugiés syriens en Iraq

Points de presse, 2 avril 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 2 avril 2013 au Palais des Nations à Genève.

Avec la crise syrienne entrant désormais dans sa troisième année, et les réfugiés traversant en grand nombre les frontières vers les pays voisins, la pression s'accroît pour les héberger. Le HCR est particulièrement préoccupé par la situation actuelle dans la région du Kurdistan d'Iraq, où les réfugiés arrivent au nombre de 800 à 900 par jour soit le double d'il y a trois mois. Le besoin de terrains est criant. Il faut de nouveaux camps pour décongestionner les camps existants.

La situation est tout spécialement inquiétante au camp de réfugiés de Domiz, dans le gouvernorat de Dohuk au nord-ouest de l'Iraq. Le camp de Domiz héberge actuellement 35 000 réfugiés syriens et il est très nettement surpeuplé. Des milliers de familles partagent des tentes avec de nouveaux arrivants et près de 3500 familles ne peuvent pas disposer de leur propre abri.

Les conditions de surpopulation auront bientôt un impact sur les installations sanitaires, déjà en-dessous des normes humanitaires en vigueur. La congestion et les températures plus élevées augmentent la vulnérabilité à la propagation de maladies ainsi que les tensions entre les résidents des camps.

Au camp, le nombre d'enfants âgés de moins de cinq ans et atteints de diarrhée a doublé ces dernières semaines : depuis février, en moyenne neuf enfants sur cent souffre de diarrhée chaque semaine. De plus, il y a eu 62 cas d'hépatite A depuis le début de l'année. Le HCR, l'UNICEF et l'OMS mènent une évaluation conjointe pour faire cesser cette tendance à l'augmentation.

Le HCR travaille avec le Gouvernement iraquien et les autorités du Kurdistan depuis octobre dernier pour assurer l'allocation de nouveaux terrains. Le HCR est encouragé par la récente décision des autorités d'Erbil et de Sulaymaniya à allouer davantage d'espace pour les camps. Cependant, les terrains alloués permettront d'héberger seulement 25 000 personnes soit un tiers des besoins.

Au 28 mars dernier, quelque 121 320 réfugiés syriens ont été enregistrés en Iraq. Plus de 90% d'entre eux sont accueillis dans la région du Kurdistan d'Iraq. La plupart des nouveaux arrivants sont des familles originaires de la ville de Qamishli. D'autres proviennent d'Al-Hassakeh, Alep ou Damas. Des camps de réfugiés ont été établis à Al Qa'im et Dohuk. Plus de 60% des réfugiés enregistrés dans la région du Kurdistan sont accueillis au sein des communautés iraquiennes ou vivent dans des maisons dont la construction est inachevée.

Le HCR a une présence permanente à la fois à Domiz et à Al Qa'im. Avec les partenaires et les autorités, nous répondons aux besoins des réfugiés vivant en milieu urbain et à ceux qui sont hébergés dans des camps via un appui aux mécanismes d'enregistrement et de réception, la distribution de matériel d'urgence et d'articles de secours de première nécessité comme des couvertures, des matelas et des batteries d'ustensiles de cuisine, ainsi que l'aide à l'accès aux services d'éducation, de santé et à d'autres activités.

L'année dernière, près de 5 000 kits contenant des articles de secours de première nécessité ont été distribués à environ 7 500 réfugiés syriens à Domiz et Al Qa'im. L'hiver dernier, le HCR, des organisations partenaires et les autorités ont distribué 25 000 couvertures thermiques ainsi que des appareils de chauffage, du kérosène et des édredons.

Ailleurs dans la région, la fuite en exil des réfugiés se poursuit depuis la Syrie. Au 28 mars, plus de 1 210 000 Syriens ont été enregistrés ou sont en attente de l'être dans les pays voisins.

L'enregistrement est un outil essentiel grâce auquel les réfugiés sont identifiés, protégés et aidés. Le HCR a mis en place des mesures extraordinaires pour développer les capacités d'enregistrement, avec notamment la mise en place de centres d'enregistrement, un système de double vacation et de procédures d'urgence, ce qui entraîne une réduction significative du délai d'attente.

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La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

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Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Les équipes de l'UNHCR ont commencé dès la deuxième quinzaine d'août 2006 à distribuer de l'aide humanitaire dans les villages meurtris du sud du Liban. Des tentes, des bâches en plastique et des couvertures sont distribuées aux personnes les plus vulnérables. Le matériel de l'UNHCR provient des entrepôts de Beyrouth, Saïda et Tyr, et continue d'arriver au Liban par voie aérienne, maritime et par camion.

Bien que 90 pour cent des personnes déplacées soient rentrées chez elles dans les premiers jours qui ont suivi le cessez-le-feu du 14 août, de nombreux Libanais n'ont pas pu regagner leur foyer et sont hébergés chez des proches ou dans des abris publics, tandis que quelques milliers sont restés en Syrie.

Depuis le début de la crise à la mi-juillet, l'UNHCR a acheminé 1 553 tonnes de matériel de secours en Syrie et au Liban pour venir en aide aux victimes du conflit. Cela représente environ 15 000 tentes, 154 510 couvertures, 53 633 matelas et 13 474 kits de cuisine. L'agence pour les réfugiés a également importé 5 camions et 15 autres sont en route.

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Réfugiés non-iraquiens en Jordanie : La vie dans un camp isolé du désert, sans aucune solution en vue

Suite à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, des groupes de réfugiés vivant en Iraq depuis de nombreuses années ont tenté de fuir le désordre et l'anarchie. Des centaines de personnes ont fui vers la frontière jordanienne, des Palestiniens depuis Bagdad et des Kurdes iraniens depuis le camp d'Al Tash dans le centre de l'Iraq.

A l'exception de quelques Palestiniens ayant pu rejoindre des proches en Jordanie, les réfugiés se sont vus refuser l'entrée et la libre circulation dans ce pays. Des milliers d'entre eux se sont alors retrouvés bloqués dans le no man's land entre l'Iraq et la Jordanie, ou dans le camp de Ruweished, situé dans le désert à 60 kilomètres à l'intérieur du pays.

Depuis 2003, des Palestiniens, des Kurdes iraniens, des Iraniens, des Soudanais et des Somaliens vivent dans ce désert jordanien. Ils subissent des conditions climatiques extrêmes : la chaleur torride en été et le froid glacial en hiver. L'UNHCR et ses partenaires ont distribué des tentes et des biens de secours. L'agence pour les réfugiés a tenté de trouver des solutions - en participant à la réinstallation de plus de 1 000 personnes dans des pays tiers. Début 2007, 119 personnes - pour la plupart des Palestiniens - étaient encore présentes au camp de Ruweished, sans aucune solution immédiate en vue.

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L'auteur de best-sellers internationaux et Ambassadeur de bonne volonté du HCR Khaled Hosseini s'est rendu pour la première fois au nord de l'Iraq cette semaine pour rendre visite aux réfugiés syriens qui y ont trouvé refuge. Khaled Hosseini est lui-même un ancien réfugié afghan. Il est l'auteur de plusieurs best-sellers comme « Les cerfs-volants de Kaboul » et « mille soleils splendides ». Il s'est entretenu avec de nombreux réfugiés durant sa visite, y compris Payman qui est âgée de 16 ans. Cette jeune auteure très ambitieuse est très frustrée car pour le moment elle ne peut pas aller à l'école.
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L'afflux est important pour Arsal, une ville libanaise qui tente de faire face. Des abris d'urgence ont été installés dans tous les espaces disponibles de la ville. Les autorités locales, le HCR et ses partenaires font leur possible pour gérer l'afflux des réfugiés.
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L'année dernière, plus de 13 000 personnes sont arrivées à Lampedusa en Italie. Beaucoup d'autres sont mortes durant la tentative de traversée. De jeunes hommes originaires du continent africain aux familles syriennes…. Tous partagent le même rêve…. de sécurité et de stabilité en Europe.