Le HCR et ses partenaires envoient une aide d'urgence dans un camp de réfugiés en Thaïlande après un incendie

Communiqués de presse, 23 mars 2013

Bangkok, 23 mars (HCR) Plus de 30 réfugiés originaires du Myanmar ont trouvé la mort et quatre autres ont été gravement blessés par un incendie qui s'est déclaré vendredi après-midi au camp de réfugiés de Ban Mae Surin, dans la province de Mae Hong Son, au nord-ouest de la Thaïlande.

La plupart des victimes ont été transportées vers des hôpitaux locaux. Les autorités enquêtent sur les causes de l'incendie qui a détruit des centaines de huttes au toit de chaume dans deux secteurs du camp avant qu'il n'ait été éteint vendredi soir. Environ 2 300 réfugiés ont perdu leurs maisons et leurs possessions dans cette catastrophe. Selon les premières informations, l'incendie a été provoqué par un feu de cuisine.

« Nous sommes profondément attristés par cet incident tragique et nous mettons tout en œuvre pour apporter une aide immédiate », a déclaré la Représentante du HCR en Thaïlande, Mireille Girard. « Nos équipes retournent au camp ce matin avec des bâches en plastique, des couvertures, des nattes de couchage et d'autres articles de secours pour fournir des abris temporaires d'urgence avant que leurs maisons ne soient reconstruites. »

Le dispensaire du camp et le centre de distribution alimentaire ont également été réduits en cendres. Le Comité international de secours a mis à disposition des moyens de transport et d'autres types d'assistance immédiate pour les réfugiés qui ont été blessés. Le Comité international de la Croix-Rouge a également offert de l'aide pour les blessés graves. Le Consortium frontalier Thaïlande-Birmanie regroupant les organisations non gouvernementales organise la logistique pour distribuer des vivres.

Les secours sont coordonnés par le Gouvernement royal thaïlandais, les autorités provinciales et la direction du camp, qui administrent ce camp isolé localisé sur un terrain accidenté à 90 kilomètres de la ville de Mae Hong Son.

Le camp de Ban Mae Surin a été créé en 1992 et il accueille quelque 3 500 réfugiés qui ont fui le conflit ethnique au Myanmar.

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Les déplacés tentent de survivre dans l'Etat de Rakhine au Myanmar

Une crise humanitaire s'est développée dans l'Etat de Rakhine au Myanmar, où quelque 115 000 personnes ont désespérément besoin d'aide après avoir été déplacées au cours de deux vagues de violence intercommunautaire successives en juin et en octobre 2012. Les personnes déplacées, dont la plupart sont des Rohingyas, ont trouvé refuge dans des camps provisoires et d'autres restent dispersées à travers l'Etat, vivant étroitement surveillées dans leurs villages détruits. Les conditions sont difficiles : les camps sont surpeuplés et certains sont même dépourvus d'installations d'assainissement, alors que de nombreux villages sont totalement détruits et ne disposent que de faibles ressources en eau. Dans l'un des villages, plus de 32 familles vivaient ensemble sous seulement deux grandes tentes. Les enfants n'ont pas accès à l'éducation. Les nouveau-nés et les personnes âgées sont très vulnérables en raison d'une pénurie de centres de soins. Le HCR distribue des articles de secours et travaille avec les autorités ainsi que les partenaires pour améliorer les conditions de vie dans les camps. Mais une aide internationale est nécessaire.

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Rapatriés au Myanmar

Au début des années 90, plus de 250 000 Rohingyas musulmans traversèrent la frontière du Myanmar pour venir se réfugier au Bangladesh, mettant en cause des violations de droits humains perpétrés par le gouvernement militaire de leur pays. En exil, ils furent accueillis dans une vingtaine de camps situés dans la région de Cox's Bazaar au Bangladesh. Plus de 230 0000 de ces réfugiés sont rentrés chez eux depuis 1992, mais il en subsiste encore environ 22 000 dans les camps. L'UNHCR travaille en collaboration avec des ONG pour garantir la stabilité dans les communautés de rapatriés, en les aidant à se réintégrer au mieux dans leur pays. L'UNHCR fournit une présence itinérante sur le terrain, assure la protection et la sécurité des rapatriés et offre enfin des programmes d'éducation primaire et pour adultes, des projets générateurs de revenus et des formations professionnelles.

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Réfugiés du Myanmar

Au cours des derniers mois, plus de 2 000 réfugiés originaires du Myanmar sont arrivés dans le nord de la Thaïlande. Ils disent fuir la reprise du conflit et les violations des droits humains dans l'Etat de Kayin au Myanmar. Les réfugiés, qui appartiennent principalement à l'ethnie Karen, disent que leurs maisons et leurs villages ont été brûlés et que des civils ont été tués. Beaucoup sont en très mauvaise santé et souffrent de maladies telles que le paludisme après un voyage long et dangereux vers les camps à travers des zones extrêmement minées. Les réfugiés arrivent dans des camps gérés par le gouvernement, principalement dans la région de Mae Hong Son, au nord de la Thaïlande.

L'UNHCR travaille avec le gouvernement thaïlandais et les organisations non gouvernementales pour s'assurer que les nouveaux arrivants sont admis dans les camps et qu'ils reçoivent l'hébergement et la protection adéquats. L'hébergement est une préoccupation majeure car certains camps de réfugiés sont surchargés. Lors d'une réunion à la mi-mai, les autorités thaïlandaises ont donné leur accord pour la construction de maisons en matériaux plus résistants afin d'y installer les nouveaux arrivants.

Actuellement 140 000 réfugiés originaires du Myanmar vivent en Thaïlande dans neuf camps situés près de la frontière, beaucoup d'entre eux sont là depuis plus de 20 ans.

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Ni Ang, âgée de 16 ans, parcourt le marché de nuit à Delhi pour trouver de la nourriture pour elle et ses trois frères et soeurs. Ces enfants non accompagnés luttent pour leur survie en Inde après avoir fui leur village au Myanmar.