Une mission inter-agence livre de l'aide vitale à 2 000 Kachin au nord du Myanmar

Articles d'actualité, 1 mars 2013

© HCR/A.Kirchhof
Un camp financé par le HCR où sont accueillis des déplacés internes près de Myitkyina, la capitale de l'Etat de Kachin, dans le nord du Myanmar.

YANGON, Myanmar, 1er mars (HCR) L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré vendredi que la visite inter-agence dans l'Etat de Kachin au nord du Myanmar a acheminé une aide vitale pour des centaines de personnes touchées par le conflit.

Des employés du HCR ont participé à une mission dans la zone de Hpakant dans l'État de Kachin entre le 17 et le 21 février, après que l'accès ait été accordé par les autorités du Myanmar. La région avait vu une intensification des combats entre septembre et décembre l'année dernière.

C'était la première fois que des membres du personnel humanitaire des Nations Unies ont pu accéder à des personnes déplacées internes qui se trouvent dans cette zone depuis janvier 2012. Au côté des employés du HCR, des membres du personnel du Programme alimentaire mondial (PAM), du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), du Conseil danois pour les réfugiés et du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont également pris part à cette mission.

Un convoi de 10 véhicules a transporté des articles de secours pour 400 familles déplacées, soit l'équivalent d'environ 2 000 personnes. Ceux-ci comprenaient des bâches goudronnées pour les abris, des couvertures, des moustiquaires, des ustensiles de cuisine, des vêtements et des articles d'hygiène. Au cours des prochaines semaines, le HCR prévoit de revenir à Hpakant pour distribuer des articles de secours à 1 000 autres familles déplacées qui n'ont encore reçu aucune aide.

A Hpakant, l'équipe a évalué les conditions de vie, les besoins et la situation de protection et elle a également recensé dans 17 camps plus de 6 000 personnes déplacées internes.

« Les travailleurs humanitaires ont trouvé des abris collectifs surpeuplés et craignent que le manque d'intimité ne donne lieu à des problèmes de protection. Ils ont souligné la nécessité d'un hébergement temporaire de meilleure qualité et l'amélioration de l'infrastructure dans les camps, y compris davantage de services de santé et l'amélioration de la distribution d'eau et des installations sanitaires », a déclaré un porte-parole du HCR. Plusieurs personnes déplacées ont déclaré que la situation dans leurs lieux d'origine était trop dangereuse pour rentrer.

Dans le cadre de la réponse interagence dans l'État de Kachin, le HCR dirige le secteur de la protection. L'organisation est par ailleurs responsable des groupes de travail sur les abris, les articles non alimentaires ainsi que la coordination et la gestion des camps.

L'éruption des combats en juin 2011 dans les Etats de Kachin et de Shan au nord du Myanmar aurait causé le déplacement de 75 000 civils. Parmi ceux-ci, quelque 32 000 sont contrôlées par le gouvernement. Une reprise des combats entre les forces gouvernementales et les rebelles en décembre et janvier aurait généré des milliers de déplacés supplémentaires. Cependant, les statistiques sont difficiles à vérifier car l'accès à de nombreuses zones est sévèrement limité.

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Les déplacés tentent de survivre dans l'Etat de Rakhine au Myanmar

Une crise humanitaire s'est développée dans l'Etat de Rakhine au Myanmar, où quelque 115 000 personnes ont désespérément besoin d'aide après avoir été déplacées au cours de deux vagues de violence intercommunautaire successives en juin et en octobre 2012. Les personnes déplacées, dont la plupart sont des Rohingyas, ont trouvé refuge dans des camps provisoires et d'autres restent dispersées à travers l'Etat, vivant étroitement surveillées dans leurs villages détruits. Les conditions sont difficiles : les camps sont surpeuplés et certains sont même dépourvus d'installations d'assainissement, alors que de nombreux villages sont totalement détruits et ne disposent que de faibles ressources en eau. Dans l'un des villages, plus de 32 familles vivaient ensemble sous seulement deux grandes tentes. Les enfants n'ont pas accès à l'éducation. Les nouveau-nés et les personnes âgées sont très vulnérables en raison d'une pénurie de centres de soins. Le HCR distribue des articles de secours et travaille avec les autorités ainsi que les partenaires pour améliorer les conditions de vie dans les camps. Mais une aide internationale est nécessaire.

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Rapatriés au Myanmar

Au début des années 90, plus de 250 000 Rohingyas musulmans traversèrent la frontière du Myanmar pour venir se réfugier au Bangladesh, mettant en cause des violations de droits humains perpétrés par le gouvernement militaire de leur pays. En exil, ils furent accueillis dans une vingtaine de camps situés dans la région de Cox's Bazaar au Bangladesh. Plus de 230 0000 de ces réfugiés sont rentrés chez eux depuis 1992, mais il en subsiste encore environ 22 000 dans les camps. L'UNHCR travaille en collaboration avec des ONG pour garantir la stabilité dans les communautés de rapatriés, en les aidant à se réintégrer au mieux dans leur pays. L'UNHCR fournit une présence itinérante sur le terrain, assure la protection et la sécurité des rapatriés et offre enfin des programmes d'éducation primaire et pour adultes, des projets générateurs de revenus et des formations professionnelles.

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Réfugiés du Myanmar

Au cours des derniers mois, plus de 2 000 réfugiés originaires du Myanmar sont arrivés dans le nord de la Thaïlande. Ils disent fuir la reprise du conflit et les violations des droits humains dans l'Etat de Kayin au Myanmar. Les réfugiés, qui appartiennent principalement à l'ethnie Karen, disent que leurs maisons et leurs villages ont été brûlés et que des civils ont été tués. Beaucoup sont en très mauvaise santé et souffrent de maladies telles que le paludisme après un voyage long et dangereux vers les camps à travers des zones extrêmement minées. Les réfugiés arrivent dans des camps gérés par le gouvernement, principalement dans la région de Mae Hong Son, au nord de la Thaïlande.

L'UNHCR travaille avec le gouvernement thaïlandais et les organisations non gouvernementales pour s'assurer que les nouveaux arrivants sont admis dans les camps et qu'ils reçoivent l'hébergement et la protection adéquats. L'hébergement est une préoccupation majeure car certains camps de réfugiés sont surchargés. Lors d'une réunion à la mi-mai, les autorités thaïlandaises ont donné leur accord pour la construction de maisons en matériaux plus résistants afin d'y installer les nouveaux arrivants.

Actuellement 140 000 réfugiés originaires du Myanmar vivent en Thaïlande dans neuf camps situés près de la frontière, beaucoup d'entre eux sont là depuis plus de 20 ans.

Septembre 2006

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Ni Ang, âgée de 16 ans, parcourt le marché de nuit à Delhi pour trouver de la nourriture pour elle et ses trois frères et soeurs. Ces enfants non accompagnés luttent pour leur survie en Inde après avoir fui leur village au Myanmar.