Sahara occidental - une réunion sur les mesures de restauration de la confiance vient de s'achever au Portugal

Communiqués de presse, 14 février 2013

Le HCR, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés, se félicite de l'achèvement samedi 8 février d'un séminaire qui a réuni 33 participants. Certains étaient venus depuis les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, en Algérie, et d'autres, depuis le territoire du Sahara occidental, avec des coordonnateurs appartenant aux autorités marocaines et au Front Polisario.

Ce séminaire, qui s'est tenu au Portugal, était le tout dernier d'une série de mesures de restauration de la confiance visant à rétablir le lien entre des réfugiés sahraouis des camps de Tindouf en Algérie avec les membres de leurs familles dans le Territoire, en attendant qu'une solution politique soit trouvée à l'une des situations de réfugiés les plus anciennes au monde. Durant cet événement qui s'est tenu tout le week-end, les participants, au côté des animateurs venant de Mauritanie, ont passé du temps ensemble et discuté d'idées visant à conserver le patrimoine culturel.

« Cette série de séminaires est une composante importante de l'effort du HCR pour aider à restaurer la confiance entre les différentes parties », a indiqué le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, António Guterres. « J'espère sincèrement que cela contribuera à la poursuite des efforts menés par les Nations Unies et les parties concernées pour trouver une solution politique à la situation du Sahara occidental, et pour que les réfugiés sahraouis puissent un jour rentrer chez eux. »

Le séminaire était organisé par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, avec l'appui des autorités du Portugal. Il s'inscrit dans le cadre d'un programme plus large pour des mesures de restauration de la confiance, au sein duquel sont engagés le Maroc et le Front Polisario, ainsi que les pays voisins, l'Algérie et la Mauritanie.

D'autres initiatives pour la restauration de la confiance dans le programme concernent des rotations aériennes pour des visites familiales entre les camps de réfugiés de Tindouf et le Territoire, qui font partie des efforts persistants déployés par le HCR pour établir un pont humanitaire entre les réfugiés dans les camps de Tindouf et les membres de leurs familles dans le Territoire, qui sont séparés depuis 37 ans.

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Repérés au large des îles Canaries

Malgré des dangers considérables, des migrants en quête d'un avenir meilleur, et des réfugiés fuyant la guerre et les persécutions, continuent à embarquer dans des bateaux de fortune pour des traversées en haute mer. L'un des principaux itinéraires vers l'Europe part de l'ouest de l'Afrique vers l'archipel des Canaries, un territoire espagnol.

Avant 2006, la plupart des migrants irréguliers, empruntant cet itinéraire sur l'océan Atlantique, embarquaient sur des pateras, des bateaux pouvant transporter jusqu'à 20 personnes. Les pateras partaient en majorité depuis le Maroc et le Territoire du Sahara occidental, pour une traversée d'une demi-journée. Les pateras ont été remplacés par des bateaux plus importants appelés des cayucos, qui peuvent transporter jusqu'à 150 personnes. Les cayucos partent depuis des ports situés dans des pays d'Afrique de l'Ouest comme la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Sénégal ou la Sierra Leone. Ils prennent plus de trois semaines pour atteindre les Canaries.

Parmi les 32 000 personnes arrivées dans les îles Canaries, seule une petite proportion d'entre elles (359 personnes) ont demandé l'asile en 2006. En 2007, plus de 500 demandes d'asile ont été déposées aux îles Canaries. Ce chiffre est particulièrement significatif, étant donnée la diminution de 75 pour cent de nombre global des arrivées par la mer en 2007.

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