Le HCR se félicite des promesses d'aide pour 1,5 milliard de dollars à Koweït pour les Syriens déracinés

Articles d'actualité, 30 janvier 2013

© HCR/B.Sokol
Les besoins des Syriens déracinés sont immenses, y compris pour ces enfants qui circulent entre des tentes du HCR dans le camp de réfugiés de Za'atri, cet hiver.

KOWEIT, Koweït, 30 janvier (HCR) Le Haut Commissaire du HCR António Guterres a remercié mercredi les pays donateurs qui se sont engagés à verser plus de 1,5 milliard de dollars pour aider les Syriens réfugiés dans les pays voisins et ceux qui sont déplacés au sein de leur pays déchiré par le conflit.

Il a indiqué que le montant des annonces de contributions durant la conférence des donateurs à Koweït mercredi était « sans précédent » et « généreux » et qu'il « nous permettrait d'aider beaucoup plus les Syriens qui souffrent tant... et d'assurer que leurs besoins essentiels sont satisfaits. »

Il n'a pas été précisé quelle part de ce nouveau financement serait allouée au travail du HCR, qui recherche des fonds cette année pour ses opérations en Syrie et dans les principaux pays d'accueil voisins l'Iraq, la Jordanie, le Liban et la Turquie. Le HCR, qui est l'un des 55 partenaires pour l'aide aux réfugiés syriens, avait publié un appel de fonds en décembre pour un milliard de dollars afin d'assurer la protection des réfugiés syriens entre janvier et juin cette année dans le cadre d'un Plan d'aide régional aux réfugiés syriens. Avant mercredi, le HCR avait reçu des fonds ainsi que des annonces de contribution pour 22,3% du montant nécessaire.

Durant son allocution mercredi à Koweït, António Guterres a réitéré son appel à la communauté internationale pour fournir un appui aux pays hôtes, qui sont soumis à une forte pression économique et sociale du fait de l'afflux massif.

« Il est urgent de renforcer la solidarité internationale pour soutenir les pays hôtes », peut-on lire dans son texte d'allocution prévu pour la conférence. « Ce n'est pas une question de générosité, mais plutôt d'intérêt personnel éclairé », a ajouté le Haut Commissaire sur une crise qui, selon lui, constitue une menace sur la sécurité ainsi que la paix régionale et mondiale.

António Guterres a également souligné que la crise en Syrie s'est aggravée à un rythme alarmant ces derniers mois. Durant la première année de cette crise jusqu'à avril 2012, le HCR avait enregistré seulement 33 000 réfugiés syriens dans les pays voisins.

Lundi, le nombre des personnes enregistrées ou en attente de l'être s'élevait à plus de 712 000, soit une moyenne de 34 000 personnes ayant fui la Syrie chaque semaine ce mois-ci. Le Haut Commissaire a indiqué que le chiffre réel est probablement encore plus élevé. En comparant les estimations gouvernementales des pays hôtes et les statistiques d'enregistrement du HCR, a-t-il indiqué, « nous approchons du million de Syriens ayant quitté leur pays. »

« Aucune lumière n'apparaît au bout du tunnel, de plus en plus de réfugiés arrivent », a-t-il indiqué, en précisant qu'il n'y a aucun signe de fin prochaine pour le conflit et l'afflux de réfugiés.

La plupart des annonces de contribution de mercredi proviennent des pays de la région, avec des montants sans précédents de plusieurs dizaines de millions de dollars. Ces pays sont l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis ainsi que le Koweït qui accueille cette conférence, reflétant ainsi une préoccupation pour les populations arabes et une solidarité avec les principaux pays hôtes.

Au Liban, le HCR a enregistré près de 230 000 réfugiés syriens qui sont dispersés dans 700 municipalités. Il y a également environ 150 000 Syriens qui ne se sont pas présentés pour un enregistrement, ce porte le total des Syriens au Liban à 380 000. Ils ont été largement absorbés par les communautés locales, et le gouvernement fait son possible pour étendre les capacités d'hébergement.

En Jordanie, le nombre des réfugiés syriens qui se sont présentés pour l'enregistrement dépasse 222 000. Environ 80% d'entre eux vivent en milieu urbain, avec plus de 65 000 des arrivants qui ont trouvé abri au camp de réfugiés de Za'atri. Un second site devrait ouvrir prochainement. Selon les estimations gouvernementales, le nombre total des Syriens en Jordanie dépasse les 300 000.

Dans le sud-est de la Turquie, environ 163 000 Syriens sont désormais hébergés dans 15 camps. Au moins 70 000 autres vivraient en milieu urbain, ce qui porte le total des Syriens en Turquie à plus de 230 000. En Iraq, un pays qui fait face à sa propre transition depuis le conflit vers la stabilité, le nombre des réfugiés syriens est désormais supérieur à 77 000 et environ la moitié d'entre eux vit dans des camps. Quelque 14 000 Syriens ont déjà été enregistrés dans des villes égyptiennes.

Le Haut Commissaire a également souligné les immenses souffrances subies par la population en Syrie, où des centaines de milliers de civils sont déplacés. Il a également évoqué la situation des réfugiés dans ce pays, principalement des Iraquiens et des Palestiniens, dont près de 400 000 d'entre eux ont besoin d'une aide spécifique à cause du conflit. Il a exhorté les donateurs à aider ces personnes également et il a lancé un appel d'urgence à toutes les parties en Syrie pour qu'elles respectent et protègent ces personnes.

• FAITES UN DON •

 

• COMMENT NOUS AIDER • • RESTEZ INFORMÉS •

Crise en République arabe syrienne : Appel urgent

Vous pouvez sauver la vie de milliers de réfugiés.

Donnez pour cette crise

La Distinction Nansen pour les réfugiés 2008

La distinction Nansen pour les réfugiés 2008 est remise au Centre de coordination de l'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban.

Le coordonnateur britannique d'un programme d'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban, ainsi que son équipe composée de près de 1 000 démineurs civils - des Libanais pour la plupart - ont été nommés, par le HCR, lauréats de la distinction Nansen pour les réfugiés 2008.

Christopher Clark, un ancien officier de l'armée britannique, est devenu en 2003 responsable du Centre de coordination de l'action contre les mines des Nations Unies au Sud-Liban (UNMACC-SL). Ses équipes ont détecté et détruit des tonnes de munitions non explosées (UXO) et des dizaines de milliers de mines antipersonnel.

Ces chiffres incluent près de 145 000 sous-munitions, provenant de bombes à sous-munitions, trouvées au Sud-Liban après la guerre de cinq semaines ayant eu lieu mi-2006. Leur travail a permis à près d'un million de déplacés libanais par le conflit de rentrer chez eux en sécurité. Il a cependant eu un coût, 13 démineurs ont perdu la vie et 38 autres ont été blessés depuis 2006. Le Sud-Liban retrouve sa prospérité et la reconstruction se poursuit rapidement, en grande partie grâce au travail mené par les lauréats de la distinction Nansen 2008.

La Distinction Nansen pour les réfugiés 2008

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

L'UNHCR a pour objectif d'aider 25 000 enfants réfugiés à retourner à l'école en Syrie, en soutenant financièrement leurs familles et en leur fournissant des uniformes et du matériel scolaire. Environ 1,4 million d'Iraquiens sont réfugiés en Syrie ; la plupart ont fui l'extrême violence sectaire déclenchée par le bombardement de la Mosquée d'Or de Samarra en 2006.

Pour de nombreux parents réfugiés iraquiens, l'éducation est une priorité d'une importance équivalente à celle de la sécurité. En Iraq, à cause de la violence et des déplacements forcés, les enfants iraquiens n'allaient pas régulièrement à l'école et nombre d'enfants réfugiés ont manqué une bonne partie de leur scolarité. Bien que l'éducation soit gratuite en Syrie, des frais pour l'achat de fournitures, d'uniformes et les frais de transport ne permettent pas d'accéder à l'éducation. Par ailleurs, de nombreux enfants réfugiés sont contraints de travailler plutôt que de fréquenter l'école, pour subvenir aux besoins de leur famille.

Afin d'encourager les familles iraquiennes défavorisées à inscrire leurs enfants à l'école, l'UNHCR prévoit d'aider financièrement au moins 25 000 enfants en âge d'être scolarisés et de fournir des uniformes, des livres et des fournitures scolaires aux réfugiés iraquiens enregistrés auprès de l'agence. L'UNHCR va également informer les réfugiés sur leur droit d'envoyer leurs enfants à l'école, et soutiendra les programmes d'ONG en faveur des enfants qui travaillent.

La rentrée scolaire des enfants iraquiens en Syrie

Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Les équipes de l'UNHCR ont commencé dès la deuxième quinzaine d'août 2006 à distribuer de l'aide humanitaire dans les villages meurtris du sud du Liban. Des tentes, des bâches en plastique et des couvertures sont distribuées aux personnes les plus vulnérables. Le matériel de l'UNHCR provient des entrepôts de Beyrouth, Saïda et Tyr, et continue d'arriver au Liban par voie aérienne, maritime et par camion.

Bien que 90 pour cent des personnes déplacées soient rentrées chez elles dans les premiers jours qui ont suivi le cessez-le-feu du 14 août, de nombreux Libanais n'ont pas pu regagner leur foyer et sont hébergés chez des proches ou dans des abris publics, tandis que quelques milliers sont restés en Syrie.

Depuis le début de la crise à la mi-juillet, l'UNHCR a acheminé 1 553 tonnes de matériel de secours en Syrie et au Liban pour venir en aide aux victimes du conflit. Cela représente environ 15 000 tentes, 154 510 couvertures, 53 633 matelas et 13 474 kits de cuisine. L'agence pour les réfugiés a également importé 5 camions et 15 autres sont en route.

Les Libanais de retour reçoivent de l'aide

Turquie : La vie au campPlay video

Turquie : La vie au camp

En Turquie, plus de 100 000 Syriens sont hébergés dans 14 camps de réfugiés, mais davantage de camps sont nécessaires.
Liban : Hébergement dans la plaine de la Bekaa Play video

Liban : Hébergement dans la plaine de la Bekaa

Des réfugiés syriens continuent de fuir vers les pays voisins pour échapper au violent conflit qui déchire leur pays.
Turquie : Fuir la violence  Play video

Turquie : Fuir la violence

Le témoignage d'un civil qui a fui avec sa famille en Turquie, un pays qui accueille près de 90 000 réfugiés syriens dans 13 camps.