Le HCR ouvre un nouveau camp de réfugiés dans l'État d'Unity au Soudan du Sud

Points de presse, 22 janvier 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 22 janvier 2013 au Palais des Nations à Genève.

Dans l'État d'Unity au Soudan du Sud, le HCR s'apprête à ouvrir un nouveau camp de réfugiés dans les prochaines semaines. Ce camp nous aidera à gérer de nouveaux afflux de réfugiés soudanais et à décongestionner l'installation existante de Yida, où les services essentiels sont mis à rude épreuve et débordés.

Conjointement avec les autorités sud-soudanaises, nous avons convenu de localiser le nouveau camp à Ajuong, une région boisée de terre sablonneuse rouge avec une terre riche, des ressources en eau et beaucoup d'espace. Ajuong est situé dans le comté frontalier de Pariang. Nous avons reçu les assurances des autorités nationales selon lesquelles l'emplacement est sûr.

Les représentants des réfugiés et le HCR ont travaillé conjointement pour évaluer la pertinence de ce nouveau site. Après des visites de reconnaissance organisées pour les membres de la communauté réfugiée, les réfugiés ont déterminé que le site est approprié pour eux. La terre productive dans la région pourrait être utilisée pour l'agriculture par la population réfugiée. Les collectivités locales de la région ont également réagi positivement à la proposition.

En plus du camp de réfugiés à Ajuong, dont la capacité d'accueil est de 20 000 réfugiés, le HCR prévoit d'ouvrir d'autres camps dans l'État d'Unity, au nord du Soudan du Sud. Les nouveaux camps pourraient éventuellement héberger un total de 110 000 réfugiés.

Les nouveaux arrivants en provenance du Sud-Kordofan au Soudan seront hébergés en priorité à Ajuong, qui devrait commencer à recevoir des réfugiés au début du mois de mars. Au même titre que l'hébergement pour les réfugiés nouvellement arrivés, nous espérons que de nombreux réfugiés dans d'autres camps existants choisiront de déménager à Ajuong. Le nouveau site permettra aux réfugiés de vivre dans un environnement sûr où les meilleures conditions sont réunies pour l'autonomie et l'aide pour des activités rémunératrices.

Actuellement, quelque 61 000 personnes sont hébergées à Yida. C'est le plus important site de réfugiés au Soudan du Sud. Toutefois, le site de Yida présente des problèmes majeurs en grande partie parce qu'il est totalement isolé du monde durant les six mois de saison des pluies, ce qui pose de graves risques pour l'hygiène et la santé. L'année dernière, le Programme alimentaire mondial (PAM) a dû acheminer par avion 2 500 tonnes de nourriture pour un coût élevé, tandis que le HCR a également transporté par avion-cargo des milliers de tonnes d'articles de secours essentiels comme des seaux, des bâches en plastique et des médicaments.

Le camp de Yida est situé non loin de la zone frontalière contestée avec le Soudan, ce qui pose également des problèmes de sécurité et soulève des inquiétudes quant à la sécurité des réfugiés et à au caractère civil du site.

À l'heure actuelle, quelque 300 réfugiés arrivent chaque jour au Soudan du Sud. Alors que la situation reste confuse, quelque 60 000 personnes pourraient arriver au cours des cinq à six prochains mois, durant la saison sèche.

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La résilience et la dignité des réfugiés au Soudan du Sud

Depuis septembre 2011, plus de 100 000 réfugiés soudanais ont fui les raids aériens et les affrontements survenant dans leur pays d'origine. Ils ont trouvé refuge dans l'Etat du Nil supérieur au Soudan du Sud. Hébergés dans quatre camps de réfugiés dans le comté de Maban, ils font face à des difficiles conditions de vie qui ont empiré durant la saison des pluies. Le personnel du HCR vit également dans des conditions difficiles dans l'une des zones les plus isolées et difficiles d'accès au Soudan du Sud.

Les réfugiés sont reconnaissants de l'aide vitale qu'ils reçoivent du HCR et de ses partenaires humanitaires. Ils sont également un exemple de l'extraordinaire résilience qui peut caractériser les êtres humains. Ces photos ont été prises par des employés du HCR. Elles montrent leurs conditions de vie pour que les réfugiés gardent espoir et dignité.

La résilience et la dignité des réfugiés au Soudan du Sud

La vie de réfugié dans un lieu reculé au Soudan du Sud

L'année dernière, des milliers de personnes de l'Etat du Sud-Kordofan au Soudan ont fui la violence en quête de sécurité. Ils ont rejoint le Soudan du Sud et le camp de réfugiés de Yida, situé juste en face de la frontière. A la fin septembre, Yida hébergeait environ 65 000 réfugiés originaires de la région des monts Nouba. Situé dans l'un des lieux les plus isolés au Soudan du Sud, Yida est désormais une île virtuelle du fait de la saison des pluies qui a rendu impraticables les routes d'accès.

Chaque jour, des réfugiés continuent d'arriver depuis l'autre côté de la frontière après un pénible voyage. Ils sont tous épuisés et un nombre croissant d'entre eux est en mauvaise santé. De nouvelles attaques aériennes et terrestres poussent de plus en plus de gens à fuir.

Le HCR et des partenaires humanitaires sur le terrain assurent la protection et fournissent une assistance vitale à la communauté réfugiée dans le cadre de l'une des opérations les plus délicates au monde. Les photographies ci-dessous, réalisées par Kathryn Mahoney, chargée d'information au HCR, décrivent la vie quotidienne des réfugiés à Yida.

La vie de réfugié dans un lieu reculé au Soudan du Sud

Une famille déracinée au Soudan du Sud

Après l'éruption des combats à Kormaganza dans l'Etat du Nil bleu en septembre l'année dernière, la famille de Dawa Musa, 80 ans, a décidé de fuir vers le village voisin de Mafot. Dawa était trop frêle pour faire le voyage de deux jours à pied. Aussi son fils, Awad Kutuk Tungud, l'a cachée dans des buissons durant trois jours pendant qu'il mettait sa femme, Alahia et leurs neuf enfants en sécurité. Awad est revenu chercher sa mère et l'a portée jusqu'à Mafo où la famille est restée pendant quelques mois dans une relative sécurité, jusqu'à ce que des attaques aériennes bombardent le village.

A nouveau, Awad a fui avec sa famille - cette fois-ci au-delà de la frontière - vers le Soudan du Sud. Durant 15 jours épuisants, il a porté sa vieille mère et sa fille sur son dos jusqu'à la frontière à Al Fudj au mois de février. Le HCR a ensuite pris en charge le transport de la famille vers le camp de réfugiés de Jamam au Soudan du Sud. Ils ont vécu en sécurité pendant sept mois. Les pluies ont causé des inondations rendant difficile pour le HCR d'acheminer de l'eau potable au camp et d'éviter les risques de maladies d'origine hydrique.

Le HCR a ouvert un camp de réfugiés à Gendrassa, situé un peu en hauteur et à 55 kilomètres de Jamam. Dès lors, l'agence a débuté le transfert de 56 000 personnes depuis la frontière vers le camp. Parmi eux, se trouvaient Awad et sa famille. Awad a porté à nouveau sa mère, mais cette fois-ci vers une nouvelle tente à Gendrassa. Awad a commencé à cultiver la terre. « Revenez dans trois mois », a-t-il déclaré. « Le maïs aura déjà poussé. »

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Les réfugiés affluent depuis la région du Nil Bleu au Soudan vers le Soudan du Sud. Beaucoup rejoignent le camp de Doro.
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Le Haut Commissaire du HCR se rend auprès des réfugiés dans l'installation de Yida, située non loin de la frontière avec le Soudan en proie à l'instabilité.
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Il est nécessaire de transférer d'urgence des réfugiés soudanais depuis les régions frontalières, pour leur sécurité et leur bien-être.