Davantage de personnes déracinées au Mali, les réfugiés témoignent sur les pénuries de vivres

Points de presse, 22 janvier 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 22 janvier 2013 au Palais des Nations à Genève.

Près de 7 500 réfugiés ont fui vers les pays voisins, depuis que les forces françaises et maliennes ont lancé une contre-offensive contre les militants islamistes il y a presque deux semaines. L'exode se poursuit.

En Mauritanie, 4 208 réfugiés maliens sont arrivés depuis les tout derniers combats ayant commencé le 11 janvier dernier. Après avoir été enregistrés au centre de transit de Fassala, ils sont transportés plus à l'intérieur du pays vers le camp de réfugiés de Mbéra, qui accueille déjà quelque 55 000 personnes depuis les précédentes crises de déplacement de population.

Au Niger, on compte désormais 1 300 nouveaux réfugiés, originaires principalement des régions de Ménaka et Andéramboukané. Durant la même période, le Burkina Faso a reçu 1 829 nouveaux réfugiés. Ce sont principalement des Touaregs et des Songhaïs des régions de Gossi, Tombouctou, Gao et Bambara Maoudé.

Les nouveaux arrivants continuent de témoigner au HCR qu'ils ont quitté leur maison à cause des frappes aériennes françaises et des combats, ainsi que du fait de leurs craintes sur l'application de la charia. Ils témoignent également de la pénurie croissante de nourriture et de carburant, car les marchés traditionnels ne peuvent se tenir. Un manque de céréales pousse les éleveurs à tuer quelques têtes de bétail car ils n'ont rien d'autre à manger ou à essayer de les vendre.

Certains réfugiés ont fait le voyage en voiture ou en camion, alors que d'autres sont arrivés en provenance du Mali à pied ou à dos d'âne. De nombreux réfugiés nouvellement arrivés attendent que d'autres membres de leur famille les rejoignent depuis le Mali dans les prochains jours.

Le HCR et ses partenaires continuent d'aider les réfugiés qui se trouvent dans des camps au Burkina Faso, au Niger et en Mauritanie en leur fournissant des structures pour la distribution d'eau potable, l'assainissement et l'hygiène ainsi que de la nourriture, des abris, des soins de santé et l'éducation.

Au Burkina Faso, des véhicules font l'aller et retour à la frontière pour transporter les personnes qui ne peuvent pas marcher.

Samedi, un convoi transportant 568 réfugiés a quitté les sites de réfugiés de Ferrerio et de Gandafabou, dans la région du Sahel au nord du Burkina Faso pour un transfert vers le camp de Goudébou près de la ville de Dori. Ferrerio sera désormais utilisé comme centre de transit pour les nouveaux arrivants, avant qu'ils ne soient transportés à Goudébou. Au total, le Burkina Faso accueille 38 776 réfugiés maliens.

En additionnant les personnes déplacées ce mois-ci, près de 150 000 Maliens ont trouvé refuge dans les pays voisins depuis l'éruption de la crise au Mali en janvier 2012. A l'intérieur du Mali, 229 000 personnes sont déplacées essentiellement depuis les zones de Kidal, Tombouctou et Gao.

Pour les personnes déplacées ainsi que les réfugiés, les besoins immédiats concernent l'eau potable, la nourriture, l'abri et les soins de santé. Les conditions de vie sont particulièrement précaires pour les personnes déplacées. Le HCR finance des activités génératrices de revenus pour les personnes déplacées à Bamako, la capitale du Mali.

Toutefois, l'accès humanitaire à d'autres régions du Mali est fortement limité par la situation sécuritaire. Abdullah, 41 ans, séjourne dans une petite pièce de la maison de son père dans la capitale, après avoir fui vers le sud du pays avec sa famille la ville de Diabali, qui a été prise par les islamistes le 14 janvier dernier et brièvement occupée.

Correction : Dans son point de presse du 15 janvier, le HCR mentionnait la somme de 195.6 millions de dollars pour les besoins financiers en 2013. C'est incorrect. Les besoins financiers pour 2013 s'élèvent à 111.9 millions de dollars.

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Des milliers de Nigérians fuient pour échapper à la violence dans leur pays

Dans certaines régions au nord-est du Nigéria, la situation de sécurité est instable depuis mai 2103, quand les autorités ont décrété l'état d'urgence dans les Etats de Borno, Yobé et Adamaoua. Beaucoup ont rejoint la région de Diffa au Niger voisin ou alors le Cameroun. Cette année, un regain de violence a contraint des milliers de personnes à fuir vers ces deux pays. La photographe du HCR Hélène Caux s'est rendue à Bosso, une ville de la région de Diffa au Niger, peu avant le tout dernier afflux. Elle y a rencontré des réfugiés qui avaient rejoint le Niger lors de précédentes vagues de violence. Ils lui ont décrit les violences dont ils ont été témoins, la perte de leurs proches et leurs efforts pour mener une vie aussi normale que possible à Diffa, avec notamment la scolarisation des enfants. Les réfugiés nigérians sont reconnaissants envers les communautés qui les accueillent au Niger.

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L'objet le plus important - Réfugiés maliens au Burkina Faso

« L'objet le plus important » présente - par des témoignages et des photos - l'une des décisions les plus difficiles à prendre par les personnes qui doivent fuir leur maison. Avec le soutien du HCR, le photographe américain Brian Sokol avait commencé ce projet au Soudan du Sud, en prenant des photos de réfugiés soudanais et l'objet le plus cher à leurs yeux qu'ils avaient apporté. Il leur a également demandé d'expliquer pourquoi. Brian Sokol a continué ce projet avec des réfugiés syriens en Iraq. Cette galerie de photos concerne des Maliens se trouvant dans des camps de réfugiés au Burkina Faso voisin. Alors que les photos montrent ce qui leur est le plus précieux, ce sont leurs témoignages qui en disent le plus.

Pour les Soudanais, les objets les plus importants étaient des objets de première nécessité qui leur ont permis de survivre durant le voyage long et difficile : une marmite, une hache, une jarre ou un sac. Pour les Syriens, les objets étaient davantage sentimentaux : une bague, une photographie déchirée, une clé pour ouvrir une porte qui n'existe plus. Les objets décrits par les Maliens dans cette galerie de photos ont trait à leur identité culturelle. Ils ont emporté des objets qui renforcent leur sentiment d'appartenance à leur communauté, et ce malgré l'exil

L'objet le plus important - Réfugiés maliens au Burkina Faso

Transfert depuis la région frontalière du Burkina Faso

Le processus de réinstallation des réfugiés d'un site vers un autre, plus sûr, est toujours confronté à des difficultés. Au Burkina Faso, le HCR travaille avec des organisations partenaires et le gouvernement pour transférer des milliers de familles de réfugiés maliens plus à l'intérieur du pays depuis des sites localisés en région frontalière, comme Damba, vers un site plus sûr à 100 kilomètres vers le sud. Les employés humanitaires travaillent sous une chaleur torride et dans des conditions difficiles. Ils démontent les abris et aident les personnes à charger leurs possessions dans des camions pour le voyage. Le nouveau site de Mentao est également plus facile d'accès pour l'aide d'urgence, y compris les abris, les vivres, les soins de santé et l'éducation. Ces images prises par le photographe Brian Sokol suivent le voyage d'Agade Ag Mohammed, un nomade âgé de 71 ans, et de sa famille depuis Damba vers Mentao en mars. Ils ont fui leurs maisons dans la province de Gao l'année dernière pour échapper à la violence au Mali, y compris un massacre ayant causé la mort de deux de ses fils, un frère et cinq neveux. A la mi-avril 2013, on comptait plus de 173 000 réfugiés maliens dans les pays voisins. Au Mali, environ 260 000 personnes sont déplacées internes.

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Le Guichet Unique de Niamey est un lieu d'accueil, d'information et d'orientation où tous les réfugiés urbains peuvent accéder à des services pour défendre leurs droits et améliorer leurs moyens de subsistance.
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Pour permettre aux réfugiés d'améliorer leur autonomie et leurs conditions de vie, l'UNHCR Niger appuie les activités génératrices de revenu en faveur des personnes vulnérables.
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Les personnes qui fuient les combats entre l'armée nigériane et les rebelles Boko Haram sont accueillis chaleureusement au Niger.