Le HCR déplore la mort de réfugiés syriens dans un incendie

Communiqués de presse, 17 janvier 2013

Le HCR a exprimé aujourd'hui sa tristesse après la mort de sept réfugiés syriens au cours d'un incendie qui s'est déclaré dans un centre de transit de la ville frontalière jordanienne de Ramtha. Six des personnes décédées étaient des enfants.

Les victimes étaient toutes membres de la même famille et dormaient dans un logement préfabriqué ayant été dévasté par le feu mercredi soir. Quatre rescapés ont été transportés depuis le centre de transit Abdullah Park vers l'hôpital le plus proche, où ils ont reçu des soins pour des brûlures et l'inhalation de fumée.

Selon une enquête préliminaire menée par les autorités locales, le feu a été provoqué par un chauffage au kérosène.

Le centre de transit Abdullah Park accueille plus de 900 réfugiés syriens, tous hébergés dans des logements préfabriqués.

Ces décès ont bouleversé la communauté humanitaire en Jordanie. La perte de ces enfants s'est déroulée dans des circonstances particulièrement tragiques.

Le HCR et ses partenaires en Jordanie mènent régulièrement des campagnes de sensibilisation sur la sécurité contre les incendies dans tous les centres de transit en Jordanie, ainsi qu'au camp de réfugiés de Za'atri.

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L'histoire de Jihan

Comme des millions d'autres, Jihan, 34 ans, était prête à tout pour échapper à la guerre sévissant en Syrie et pour mettre sa famille en sécurité. Contrairement à la plupart, Jihan est aveugle.

Il y a neuf mois, elle a fui Damas avec Ashraf, son mari âgé de 35 ans, qui est également en train de perdre la vue. Avec leurs deux fils, ils se sont rendus en Turquie par la mer Méditerranée, à bord d'un bateau avec 40 autres personnes. Ils espéraient que le voyage ne durerait huit heures. Ils n'avaient aucune garantie d'arriver sains et saufs.

Après une périlleuse traversée qui aura duré 45 heures, la famille est enfin arrivée à Milos, une île grecque de la mer Egée, à des kilomètres de la destination qui était prévue. Sans aucun soutien ni aucune assistance, ils ont dû se débrouiller pour se rendre à Athènes.

La police les a détenus pendant quatre jours à leur arrivée. On leur a demandé de rester hors d'Athènes, ainsi que trois autres villes grecques, en les laissant à l'abandon.

Démunis et épuisés, la famille a été contrainte de se séparer. Ashraf est parti vers le nord en quête d'asile et Jihan s'est rendue à Lavrion avec ses deux enfants, une installation informelle à une heure de route de la capitale grecque.

Aujourd'hui, Jihan est impatiente de retrouver son mari qui, entre temps, a obtenu le statut de réfugié au Danemark. La chambre qu'elle partage avec ses deux fils, Ahmed, 5 ans, et Mohammad, 7 ans, est minuscule, et elle s'inquiète pour leur éducation. Sans greffe de la cornée, une chirurgie très complexe dont elle a besoin d'urgence, son oeil gauche se fermera à jamais.

« Nous sommes venus ici en quête d'une vie meilleure et pour trouver des personnes qui seraient plus à même de comprendre notre situation », explique-t-elle d'un air triste. « Je suis tellement en colère quand je vois qu'ils ne comprennent pas. »

L'histoire de Jihan

Commerces florissants au camp de réfugiés de Zaatari

Dans le camp de réfugiés de Zaatari, près de la frontière syrienne au nord de la Jordanie, se trouve un marché animé. Il comprend notamment des salons de coiffure, des salles de jeux vidéo et des magasins de téléphonie mobile. Ce marché dessert une population déterminée et ingénieuse comptant près de 100 000 personnes déracinées. Ce qui avait commencé comme un petit nombre de magasins de vêtements d'occasion s'est transformé en quelque 3 000 boutiques pour le plus grand plaisir des amateurs de shopping. Les habitants du camp qualifient leur marché de « Champs Élysées ». On peut y trouver notamment des machines à laver, des oiseaux de compagnie, des poulets rôtis, de la lingerie et des robes de mariée.

Un membre du personnel du HCR souvent présent à Zaatari explique que réaliser du commerce sur le site est illégal. Toutefois ces magasins sont tolérés et ont notamment l'avantage de créer des emplois et de rendre le camp plus dynamique. Les résidents y dépenseraient environ 12 millions de dollars par mois. « Avant, c'était difficile, mais les choses changent et les commerçants améliorent leurs magasins », déclare Hamza, le copropriétaire du Zoby Nut Shop. Le photographe Shawn Baldwin s'est récemment rendu dans le camp pour mettre en image cet esprit d'entreprise.

Commerces florissants au camp de réfugiés de Zaatari

Un nouveau camp, un nouveau chez-soi : une famille syrienne à Azraq

Le 30 avril 2014, les autorités jordaniennes ont ouvert officiellement un nouveau camp de réfugiés dans le désert à l'est d'Amman, la capitale jordanienne. Le HCR aidera à gérer le camp d'Azraq, qui a été établi pour soulager la pression portée sur le camp de Za'atri. On compte actuellement près de 5 000 abris à Azraq, ce qui représente une capacité d'accueil initiale allant jusqu'à 25 000 réfugiés. Parmi le premier groupe des arrivants se trouvait Abou Saleh, 47 ans, et sa famille. Ils ont effectué un long voyage depuis le camp d'Al-Hassakeh, au nord de la Syrie, vers la Jordanie. « Quand les combats ont atteint notre village, je craignais pour la vie de ma femme et de mes enfants. Nous avons décidé de partir vers la Jordanie en quête de sécurité », a déclaré Abou Saleh, 47 ans. C'est une famille de fermiers. Ces deux dernières années, ils n'ont toutefois rien pu cultiver et ils ont vécu sans eau courante ni électricité. Il explique que la famille voulait trouver un endroit où vivre en sécurité, à la fois physiquement et moralement, avant de pouvoir retourner dans son pays d'origine. Le photographe Jared Kohler a suivi la famille dans son périple depuis la frontière vers le camp d'Azraq.

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Malala Yousafzai s'est rendue dans le camp de réfugiés de Zaatari avec un message : les enfants veulent un avenir… ils ont des rêves et ils ont besoin d'aller à l'école.
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L'afflux est important pour Arsal, une ville libanaise qui tente de faire face. Des abris d'urgence ont été installés dans tous les espaces disponibles de la ville. Les autorités locales, le HCR et ses partenaires font leur possible pour gérer l'afflux des réfugiés.
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L'année dernière, plus de 13 000 personnes sont arrivées à Lampedusa en Italie. Beaucoup d'autres sont mortes durant la tentative de traversée. De jeunes hommes originaires du continent africain aux familles syriennes…. Tous partagent le même rêve…. de sécurité et de stabilité en Europe.