Fin de l'opération du HCR pour le rapatriement des réfugiés libériens

Points de presse, 4 janvier 2013

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 4 janvier 2013 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR a achevé son programme de rapatriement pour plus de 155 000 réfugiés libériens, 23 ans après le début de la guerre civile dans leur pays d'origine. Un tout dernier groupe de 724 Libériens ont été aidés au retour depuis la Guinée le dernier week-end de 2012, ce qui a mis fin au programme débuté en 2004, une année après le rétablissement de la paix dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Depuis 2004, le HCR a facilité le rapatriement volontaire de 155 560 réfugiés libériens, principalement via des convois routiers ou par avion. Dans le cadre de ce programme, chaque rapatrié a reçu une allocation en espèces pour les aider à recommencer leur vie.

La Commission de rapatriement et de réintégration des réfugiés libériens vient en aide aux rapatriés en les orientant vers des opportunités d'emploi, en leur allouant des bourses d'études, en collaborant des ministères et d'autres organismes gouvernementaux pour embaucher des réfugiés qualifiés et pour aider chaque famille réfugiée à acquérir un carré de terrain pour construire.

La guerre civile au Libéria a éclaté en décembre 1989 et a pris fin en 2003. Quelque 750 000 civils sont devenus déplacés internes (500 000) ou réfugiés (250 000). Certains réfugiés ont passé plus de deux décennies dans des pays comme la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Nigéria, la Sierra Leone ou le Togo.

La paix a été rétablie en 2003 avec le déploiement des troupes de maintien de la paix des Nations Unies et, le 30 juin 2012, les Libériens qui avaient fui les combats vers d'autres pays ont cessé d'être considérés comme des réfugiés.

Parallèlement, le Libéria accueille près de 67 000 réfugiés ivoiriens qui avaient dû fuir leur pays. Une opération de rapatriement volontaire des réfugiés ivoiriens est également en cours, bien que la plupart aient indiqué vouloir rester au Libéria jusqu'à la mise en œuvre de processus de réconciliation plus efficaces dans leur pays.

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Manuel pour la protection des déplacés internes

Dans plus de 50 pays du monde entier, quelque 24 millions de personnes sont déracinées et déplacées dans leur propre pays suite à un conflit ou à des violations des droits de l'homme.

Personnes déplacées internes

Les personnes déplacées fuient en quête de sécurité dans d'autres régions au sein même de leur pays, où ils ont besoin d'une aide.

Des réfugiés transférés dans un nouveau camp au Libéria

Le HCR a commencé à transférer des réfugiés ivoiriens vers un nouveau camp dans la ville de Bahn, au nord-est du Libéria. Ces prochaines semaines, le HCR espère transférer jusqu'à 15 000 réfugiés dans ce site, construit sur un terrain gagné sur la jungle. Ils font partie des quelque 40 000 civils qui ont fui la Côte d'Ivoire pour échapper aux tensions politiques croissantes dans leur pays depuis l'élection présidentielle de fin novembre.

Le nombre final de réfugiés qui seront emmenés à Bahn dépendra du nombre de personnes souhaitant être réinstallées depuis des villages proches de la frontière entre la Côte d'Ivoire et le Libéria. Initialement, la plupart des réfugiés ont été accueillis par les communautés hôtes et ils ont vécu au côté des habitants. Le mauvais état des routes a compliqué l'acheminement des biens de secours par les institutions humanitaires. Les stocks de vivres, de médicaments et d'eau ont baissé, rendant les conditions de vie difficiles aussi bien pour la population locale que pour les réfugiés.

Au camp de Bahn, les réfugiés auront accès aux services de base comme les soins de santé, l'eau potable et l'enseignement primaire.

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Long voyage de retour vers Tombouctou

La guerre a atteint Tombouctou en avril dernier, quand des rebelles touaregs se sont emparés de cette ville antique du nord du Mali. Elle est rapidement tombée sous le contrôle des militants, qui ont commencé à imposer aux habitants une version stricte de la charia. Les femmes ont été forcées de porter le voile en public, des personnes suspectées d'adultère étaient fouettées ou lapidées, des voleurs ont eu les mains coupées et des chambres funéraires centenaires ont été détruites.

Des milliers de personnes ont alors fui Tombouctou et beaucoup ont trouvé refuge dans la capitale malienne, Bamako, au sud du pays. Fatima Nialy, une mère de quatre enfants, s'est jointe au flux des civils se dirigeant vers le sud car elle se sentait prisonnière dans sa propre maison à Tombouctou. A Bamako, elle et ses enfants - dont son bébé d'un mois - ont été pris en charge par des proches. Elle a vécu dans une chambre de la maison de son frère aîné.

En février 2013, peu de temps après que les forces françaises et maliennes aient libéré Tombouctou, Fatima a décidé de rentrer chez elle avec ses enfants. Le photographe Thomas Martinez les a suivis

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Colombie : Vivre dans les «barrios»

Après plus de quarante ans de guerre civile, la Colombie recense l'une des plus grandes populations de personnes déplacées au monde. Plus de deux millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs maisons ; beaucoup d'entre elles ont quitté des régions rurales éloignées pour aller chercher une sécurité relative dans les villes.

Les familles de personnes déplacées échouent la plupart du temps dans des taudis à la périphérie des grandes villes, où elles vivent dans un grand dénuement. Juste à la sortie de Bogota, des dizaines de milliers de personnes déplacées vivent dans les bidonvilles de Los Altos de Cazuca et de Los Altos de Florida. Les déplacé internes n'ont pratiquement pas accès aux services de santé, d'éducation ou de logement décent. La sécurité est également un problème, des gangs et des groupes armés contrôlant les bidonvilles et prenant souvent pour cible les jeunes.

L'UNHCR travaille en collaboration avec les autorités dans une dizaine de communes à travers la Colombie afin de s'assurer que les droits des personnes déplacées soient respectés, y compris leur accès aux services de base : la santé, l'éducation et la sécurité.

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Le HCR aménage un camp dans le nord-est du Libéria pour héberger des milliers de réfugiés ivoiriens. La communauté locale participe aux travaux.
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