Le HCR organise un pont aérien pour aider au retour des déplacés au Yémen

Articles d'actualité, 31 décembre 2012

© HCR/Amira Al-Sharif
Ces palettes déchargées de l'avion-cargo contiennent des articles de secours du HCR y compris des matelas, des couvertures et d'autres articles non alimentaires provenant du Kenya où le HCR dispose d'un entrepôt de stockage de matériel de secours.

ADEN, Yémen, 30 décembre (HCR) Le HCR a envoyé une cargaison de matériel de secours vers le Yémen dans le cadre de son programme d'aide aux déplacés internes pour leur retour chez eux.

L'avion-cargo MD-11 a transporté 10 000 couvertures, 14 800 bâches en plastique et 10 000 matelas depuis un entrepôt de stockage au Kenya vers la ville portuaire d'Aden, au sud du Yémen, dans le cadre d'un pont aérien pour aider les déplacés qui sont rentrés dans le Gouvernorat d'Abyan ces derniers mois.

Le pont aérien a été financé grâce à une contribution spécifique de la Direction générale de l'aide humanitaire et de la protection civile (ECHO) de la Commission européenne. Le pont aérien fournit une assistance en temps utile pour les rapatriés qui ont désespérément besoin de soutien alors qu'ils reconstruisent leur vie dans leur région d'origine. Le HCR prévoit de venir en aide à 30 000 familles de retour parmi les plus vulnérables via ce pont aérien d'urgence, et également avec du matériel de secours qui arrivera plus tard par bateau.

« Le HCR vient en aide aux déplacés qui exercent leur droit au retour chez eux », a déclaré Navid Hussain, Représentant du HCR au Yémen. Le HCR veille à ce que le retour s'opère sur une base volontaire, en fournissant aux déplacés une aide au retour. L'agence pour les réfugiés plaide auprès du gouvernement et de la communauté internationale que le retour soit durable. « Le problème est de rendre ces retours durables via la réhabilitation et le travail de développement. »

Le HCR fournit une aide aux déplacés au sud du Yémen depuis le début de la crise en mai 2011, en livrant une assistance vitale, en évaluant les besoins et en assurant une aide psychologique.

En juillet 2012, les déplacés ont commencé à rentrer chez eux pour y reconstruire leur vie. D'abord, les retours se sont déroulés lentement du fait de la présence de nombreuses mines antipersonnel et de munitions non explosées, de la destruction massive des infrastructures et du désir de voir des preuves de l'amélioration de la situation de sécurité. Après des opérations de déminage par les autorités yéménites ainsi que d'autres actions pour améliorer la situation de sécurité, plus de 100 000 personnes sont rentrées chez elles.

Le HCR est l'agence humanitaire chef de file pour répondre aux besoins des déplacés en termes d'abris et d'articles domestiques. A ce jour, le HCR a distribué des articles non alimentaires à environ 10 000 familles et des kits d'abri à plus de 9 000 familles à Abyan. Le HCR est présent sur le terrain et les employés du HCR effectuent régulièrement des missions sur le terrain.

Teddy Leposky à Aden

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Au cours d'une récente visite au Yémen, la Haut Commissaire assistante pour la protection, Erika Feller, s'est engagée à mieux faire connaître cette situation, à lancer un appel pour des fonds supplémentaires et pour une action internationale afin de venir en aide au Yémen, et à développer des projets qui amélioreront les conditions de vie et l'autosuffisance des réfugiés au Yémen.

Depuis janvier 2006, le Yémen a reçu près de 30 000 personnes originaires de Somalie, d'Éthiopie et d'autres pays, alors que plus de 500 personnes sont mortes pendant leur traversée. Au moins 300 sont également portées disparues. L'UNHCR aide déjà le Yémen en fournissant de l'assistance, des soins et un logement à plus de 100 000 réfugiés qui se trouvent dans le pays.

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En réaction, l'UNHCR a appelé la communauté internationale à agir d'urgence pour endiguer le flux de réfugiés et d'immigrants éthiopiens et somaliens désespérés tombant aux mains de trafiquants sans scrupules dans l'espoir de rejoindre le Yémen puis d'autres pays. L'agence pour les réfugiés a également travaillé avec les autorités du Puntland, au nord-est de la Somalie, sur les moyens d'informer les gens sur le danger d'emprunter des bateaux de passeurs pour traverser le Golfe d'Aden. Ces moyens incluent la production de vidéos et de programmes radios, afin de sensibiliser les Somaliens et les Ethiopiens aux risques de ces traversées.

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Une fois à Bossasso, ils payent jusqu'à 150 dollars pour effectuer la traversée périlleuse du golfe d'Aden sur des bateaux de passeurs. Ils attendent souvent des semaines dans des abris de fortune ou des foyers, jusqu'à ce qu'un appel soudain les presse à partir un soir, à bord de bateaux surchargés et impropres à la navigation.

En mer, ils sont la proie des passeurs. Certains passagers sont battus, poignardés, tués et leurs corps sans vie sont jetés par-dessus bord. D'autres se noient avant d'arriver sur les côtes du Yémen, où sont enterrés des centaines d'innocents morts en route.

L'ONG yéménite SHS (Société pour la solidarité humaine) vient en aide à ces personnes depuis 1995. Le 13 septembre 2011, le HCR a annoncé que la distinction Nansen 2011 pour les réfugiés est décernée à SHS pour ses efforts exceptionnels dans l'assistance aux personnes arrivées depuis le golfe d'Aden et la mer Rouge.

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