Communiqué de presse : Le HCR exhorte le Kenya à continuer de respecter les droits des réfugiés et lance une mise en garde contre la stigmatisation envers les réfugiés.

Communiqués de presse, 20 décembre 2012

Le HCR est préoccupé par les récents incidents de sécurité au Kenya, qui ont causé la mort de Kényans ainsi que de réfugiés. Le HCR condamne ces attaques et exprime ses condoléances, sa sympathie et sa solidarité à toutes les victimes, ainsi qu'au peuple et au Gouvernement kényans.

Le HCR a noté que de récentes déclarations publiques mettent en lien la présence des réfugiés avec ces incidents de sécurité. Nous lançons une mise en garde contre la stigmatisation envers les réfugiés et les demandeurs d'asile.

Le HCR prend également note de la récente décision du gouvernement de mettre fin à la réception et à l'enregistrement des demandeurs d'asile à Nairobi et dans d'autres villes, ainsi que de transférer ces activités vers les camps de réfugiés à Dadaab et à Kakuma. Le HCR comprend également que les réfugiés enregistrés seront autorisés à rester uniquement dans la localité où ils se sont établis.

En rendant hommage à l'engagement de longue date du Kenya envers la protection des réfugiés, le HCR exhorte le Gouvernement du Kenya à continuer de respecter les droits des réfugiés et des demandeurs d'asile ayant fui vers le Kenya en quête de protection.

Le HCR continuera à appuyer le Gouvernement du Kenya pour assurer que les demandeurs d'asile aient accès aux procédures de réception et d'enregistrement, ainsi qu'à d'autres services, et répondre à leurs besoins en termes d'assistance et de protection. Le HCR compte sur les autorités pour assurer que les réfugiés aient un accès généralisé à des terrains et des installations, pour que les mesures liées à l'asile au Kenya restent conformes aux normes internationales.

Le Kenya est signataire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et de la Convention de l'OUA de 1969 relative aux réfugiés. Ce pays fournit généreusement un havre de paix à des réfugiés depuis des décennies. Actuellement, le Kenya accueille quelque 630 000 réfugiés, dont plus de 500 000 d'entre eux sont originaires de la Somalie voisine.

Pour de plus amples informations, veuillez svp contacter :

  • A Nairobi : Emmanuel Nyabera au +254 733 99 59 75 ou +254 20 423 2120
  • A Genève : Andrej Mahecic au +41 22 739 8657 ou +41 79 200 7617
  • Adrian Edwards au +41 22 739 8741 ou +41 79 557 9120
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Ce week-end, l'UNHCR a commencé, avec l'aide de l'armée américaine, le largage aérien d'urgence d'environ 200 tonnes de biens de secours destinés aux milliers de réfugiés affectés par de graves inondations dans les camps de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya.

Ces largages aériens offrent un spectacle impressionnant. Un avion cargo C-130 a largué, à chaque rotation, 16 tonnes de bâches en plastique, de moustiquaires, de tentes et de couvertures, au-dessus d'un site préalablement évacué de toute présence humaine et animale. Des réfugiés ont ensuite chargé le matériel dans des camions pour l'acheminer vers les camps.

Dadaab, un complexe de trois camps accueillant quelque 160 000 réfugiés, principalement originaires de Somalie, a été coupé du monde par un mois de fortes pluies qui ont emporté la seule route permettant de relier les camps isolés depuis la capitale kenyane, Nairobi. Le transport aérien s'est avéré la seule solution pour faire parvenir les secours vers les camps.

L'UNHCR a transféré 7 000 réfugiés parmi les plus touchés depuis Ifo vers le camp d'Hagadera, à quelque 20 kilomètres plus loin. 7 000 autres réfugiés ont été transférés vers un nouveau site, appelé Ifo 2, situé plus en altitude.

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Des inondations dans le nord-est du Kenya à la mi-novembre ont causé des dégâts dans les trois camps de réfugiés du complexe de Dadaab. Plus de 100 000 réfugiés sur les 160 000 qui y sont accueillis ont été affectés par ces inondations, en particulier au camp d'Ifo. Les réfugiés ont perdu leurs abris et les latrines ont été inondées et détruites. La route d'accès principale reliant Dadaab au reste du Kenya a été coupée par les inondations dues aux fortes pluies, empêchant tout approvisionnement d'aide par voie terrestre.

L'UNHCR a commencé à transférer les réfugiés - souvent avec des charrettes, tirées par des ânes - vers un lieu plus en sécurité, le camp de Hagadera, situé à 20 kilomètres et à une altitude plus élevée. La mise en place d'un pont aérien a permis d'apporter du carburant pour les générateurs, des kits médicaux d'urgence, des bâches en plastique et des pelles pour remplir des sacs de sable afin de consolider les digues anti-inondations. Des biens de premier secours ainsi que de la nourriture ont été distribués aux réfugiés démunis.

L'ampleur de ces inondations rappelle celle des inondations massives ayant suivi les pluies record d'El Nino en 1997, qui avaient submergé toutes les basses terres de l'est du Kenya.

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Les trois camps de Dadaab, dont la capacité d'accueil était initialement prévue pour 90 000 personnes, comptent désormais une population d'environ 250 000 civils somaliens, ce qui fait de ce complexe accueillant des réfugiés l'un des plus grands et des plus surpeuplés au monde. Le HCR craint l'arrivée de dizaines de milliers d'autres réfugiés en 2009 dans cette région isolée située au nord-est du Kenya, alors que la situation continue à se détériorer dans leur pays en proie à des troubles.

Les ressources, comme l'eau et la nourriture, se réduisent dangereusement dans les camps surpeuplés, avec parfois 400 familles se partageant l'usage d'un robinet d'eau. Il n'y a plus de place pour monter de nouvelles tentes, et les nouveaux arrivants doivent partager des abris déjà surpeuplés avec d'autres réfugiés.

Début 2009, le Gouvernement kényan a donné son accord pour allouer des terres supplémentaires à Dadaab, ce qui permettra d'héberger quelque 50 000 réfugiés. Les photos ci-après montrent les conditions de vie dans le camp de Dadaab en décembre 2008.

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