Rapport sur l'Appel global du HCR - disponible pour les médias

Points de presse, 7 décembre 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 7 décembre 2012 au Palais des Nations à Genève.

Le Rapport de l'Appel global du HCR pour 2013, qui contient des informations sur nos opérations dans les pays ainsi que les besoins en financement, vient d'être publié (en anglais, la version française le sera prochainement). La version anglaise est disponible à l'adresse Internet http://www.unhcr.org/ga13/index.xml . Le rapport de l'Appel global contient des informations pour les journalistes travaillant sur les questions de réfugiés et de déplacés.

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Tendances mondiales : Le déplacement forcé de populations en 2014

Le déplacement global de populations, les guerres, les conflits et la persécution sont au plus haut niveau jamais enregistré, et l'accélération est rapide. A travers le monde, un humain sur 122 est désormais soit un réfugié, soit un déplacé interne ou encore un demandeur d'asile. Si cette population correspondait à celle d'un pays, celui-ci se classerait au 24e rang au niveau mondial.

Le tout dernier Rapport du HCR sur les Tendances mondiales fait état d'une hausse considérable du nombre de personnes forcées à fuir, avec 59,5 millions de déracinés à la fin 2014 en comparaison de 51,2 millions l'année précédente et 37,5 millions il y a une décennie. L'augmentation depuis 2013 est la plus importante jamais enregistrée en une seule année. En 2014, chaque jour, quelque 42 500 personnes sont devenues des réfugiés, des demandeurs d'asile ou des déplacés internes.

Cette hausse majeure survient depuis début 2011 après l'éruption du conflit en Syrie qui génère désormais le plus important déplacement de populations jamais enregistré à travers le monde. Toutefois l'instabilité et les conflits comme en République centrafricaine, au Soudan du Sud, au Burundi et en Afghanistan y ont également fortement contribué.

Du fait de graves pénuries de fonds et de profondes lacunes dans le régime mondial de protection des victimes de guerre, les personnes ayant besoin de compassion, d'aide et de refuge sont laissées à elles-mêmes. Aujourd'hui, plus que jamais, tous les pays du monde doivent oeuvrer ensemble pour restaurer et préserver la paix.

Rencontrez quelques-unes des personnes déracinées:

Tendances mondiales : Le déplacement forcé de populations en 2014

Le nombre de déplacés internes atteint le record de 38 millions en 2014

L'année dernière, 30 000 personnes par jour ont été déplacées à l'intérieur de leur propre pays dans le monde entier, soit un record de 38 millions au total, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés. Cela représente l'équivalent de la population cumulée de Londres, New York et Pékin. La plupart de ces 38 millions d'hommes, de femmes et d'enfants n'ont pas d'espoir ni d'avenir, et ils vivent souvent dans des conditions épouvantables. Le rapport de l'Aperçu global 2015 indique que 11 millions d'entre eux sont des personnes nouvellement déplacées en raison d'événements violents survenus au cours de la seule année 2014, dont 60% ont été forcés de fuir dans seulement cinq pays : l'Iraq, le Soudan du Sud, la Syrie, la République démocratique du Congo et le Nigéria. Pour ces individus, le présent est tout ce qu'ils possèdent. Demain existe à peine. Par cette série de photos, faites connaissance avec certains de ces déplacés internes, piégés dans des zones de conflit dans le monde entier.

Le nombre de déplacés internes atteint le record de 38 millions en 2014

Repérés au large des îles Canaries

Malgré des dangers considérables, des migrants en quête d'un avenir meilleur, et des réfugiés fuyant la guerre et les persécutions, continuent à embarquer dans des bateaux de fortune pour des traversées en haute mer. L'un des principaux itinéraires vers l'Europe part de l'ouest de l'Afrique vers l'archipel des Canaries, un territoire espagnol.

Avant 2006, la plupart des migrants irréguliers, empruntant cet itinéraire sur l'océan Atlantique, embarquaient sur des pateras, des bateaux pouvant transporter jusqu'à 20 personnes. Les pateras partaient en majorité depuis le Maroc et le Territoire du Sahara occidental, pour une traversée d'une demi-journée. Les pateras ont été remplacés par des bateaux plus importants appelés des cayucos, qui peuvent transporter jusqu'à 150 personnes. Les cayucos partent depuis des ports situés dans des pays d'Afrique de l'Ouest comme la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Sénégal ou la Sierra Leone. Ils prennent plus de trois semaines pour atteindre les Canaries.

Parmi les 32 000 personnes arrivées dans les îles Canaries, seule une petite proportion d'entre elles (359 personnes) ont demandé l'asile en 2006. En 2007, plus de 500 demandes d'asile ont été déposées aux îles Canaries. Ce chiffre est particulièrement significatif, étant donnée la diminution de 75 pour cent de nombre global des arrivées par la mer en 2007.

Repérés au large des îles Canaries