Six mois après l'éruption de violence dans l'Etat de Rakhine au Myanmar, les besoins sont toujours immenses

Points de presse, 7 décembre 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 7 décembre 2012 au Palais des Nations à Genève.

Six mois après l'éruption des violences intercommunautaires dans l'Etat de Rakhine à l'ouest du Myanmar, environ 115 000 personnes déplacées vivent toujours dans des conditions difficiles. Le HCR a distribué des articles de secours à près de deux tiers des communautés affectées, mais les besoins sont toujours immenses.

Actuellement, les civils ne peuvent pas rentrer chez eux du fait des destructions généralisées et de la poursuite des tensions. Nous travaillons avec les autorités du Myanmar pour mieux faire connaître les normes appropriées en termes de sécurité et de conditions propices à un retour volontaire. De plus, nous continuons à plaider pour la citoyenneté en tant que solution pour les personnes déplacées qui sont dépourvues de nationalité.

Plus de 100 personnes ont été tuées et des milliers de maisons ont été détruites durant l'instabilité en juin, en août et fin octobre. Aujourd'hui, les personnes déplacées vivent au sein de familles d'accueil, dans des camps et dans des installations temporaires. Ces dernières semaines, des abris de fortune ont apparu le long des routes dans le chef-lieu de l'Etat, Sittwe. Certains habitants de ces abris de fortune disent que leurs familles d'accueil ne pouvaient plus les héberger, alors que d'autres seraient arrivés depuis des camps reculés dans l'espoir de recevoir une aide.

Cette semaine, le HCR a monté des tentes données par l'Agence de coopération internationale de la République de Corée (KOICA) pour fournir de meilleurs abris aux récents arrivants. Nous avons également transféré environ 5 000 personnes vers des maisons en bambou de style longère dans les environs de Sittwe. Nous construisons des maisons supplémentaires pour plus de 12 000 personnes et plus de 220 maisons permanentes pour les rapatriés à Maungdaw.

Dans le cadre de la réponse interagence à la situation d'urgence dans l'Etat de Rakhine, le HCR est l'agence chef de file pour les programmes de protection, d'abri et de distribution d'articles non alimentaires ainsi que pour la coordination et la gestion des camps pour les personnes déplacées. Notre assistance est destinée aux deux communautés affectées, sur la base de leurs besoins.

A ce jour, le HCR a distribué des articles incluant des bâches en plastique, des couvertures et des ustensiles de cuisine à environ 70 000 personnes. Environ 3 500 tentes du HCR devraient arriver par bateau à Sittwe ce week-end pour fournir un abri d'urgence aux personnes déplacées en octobre et désormais dispersées dans des lieux comme Pauk Taw, Mrauk-U, Kyauktaw et Myebon.

Le HCR travaille avec les autorités et d'autres agences humanitaires pour garantir les normes de base dans les camps humanitaires autour de Sittwe. Les abris, par exemple, doivent être suffisamment espacés pour éviter des conditions de surpopulation et de potentiels problèmes sanitaires ou sociaux qui sont associés au surpeuplement. Nous plaidons également pour la fourniture d'eau potable, de systèmes d'assainissement et de services de santé, ainsi que sur un mode de gestion des camps qui engage les communautés déplacées elles-mêmes.

Il y a toujours des régions dans l'Etat de Rakhine qui sont difficiles d'accès du fait de leur éloignement et de la poursuite des tensions. Toutefois, le personnel du HCR a distribué des articles de secours de première nécessité et plaide auprès des autorités et des partenaires pour l'amélioration de la planification de sites et de la fourniture de services essentiels sur place. Certains membres du personnel d'ONG ont été réticents à aller dans certaines régions où les tensions intercommunautaires restent fortes. A Myebon, le HCR distribue de l'aide et fournit des moyens de transport pour les médecins qui se rendent auprès des malades.

Parallèlement, les efforts doivent ouvrir la voie pour d'éventuels retours des personnes déplacées dans la sécurité et la dignité. Le HCR a lancé un appel d'urgence au gouvernement pour faire davantage dans les villages affectés, afin de promouvoir la tolérance et la coexistence pacifique entre les deux communautés, ainsi que pour créer un environnement propice au retour.

Le HCR a reçu moins de 30% des 24,35 millions de dollars dont nous avons besoin pour aider les personnes déplacées dans l'Etat de Rakhine jusqu'à juin l'année prochaine.

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Manuel pour la protection des déplacés internes

Dans plus de 50 pays du monde entier, quelque 24 millions de personnes sont déracinées et déplacées dans leur propre pays suite à un conflit ou à des violations des droits de l'homme.

Personnes déplacées internes

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Avec huit vols cargo et un convoi terrestre depuis la Thaïlande, l'UNHCR a déjà acheminé vers le Myanmar, en date du 6 juini, 430 tonnes de matériel d'abri et d'articles de première nécessité pour aider environ 130 000 victimes du cyclone Nargis. L'aide inclut des bâches et des rouleaux de plastique, des moustiquaires, des couvertures et des ustensiles de cuisine. Elle est rapidement distribuée une fois sur place.

Aux alentours de Yangon - une région qui a également été touchée par le cyclone - et dans le delta d'Irrawaddy, des familles ont construit des abris de fortune avec des toits de feuilles de palmier. Ils ont cependant désespérément besoin de bâches en plastique pour se protéger des pluies de mousson.

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L'aide d'urgence de l'UNHCR parvient aux victimes du cyclone au Myanmar

Avec huit vols cargo et un convoi terrestre depuis la Thaïlande, l'UNHCR a déjà acheminé vers le Myanmar, en date du 6 juin, 430 tonnes de matériel d'abri et d'articles de première nécessité pour aider environ 130 000 victimes du cyclone Nargis. L'aide inclut des bâches et des rouleaux de plastique, des moustiquaires, des couvertures et des ustensiles de cuisine. Elle est rapidement distribuée une fois sur place.

Aux alentours de Yangon - une région qui a également été touchée par le cyclone - et dans le delta d'Irrawaddy, des familles ont construit des abris de fortune avec des toits de feuilles de palmier. Ils ont cependant désespérément besoin de bâches en plastique pour se protéger des pluies de mousson.

Légendes.

L'aide d'urgence de l'UNHCR parvient aux victimes du cyclone au Myanmar

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Les 2 et 3 mai 2008, le cyclone Nargis a dévasté le Myanmar, causant la mort de milliers de personnes et en laissant plus d'un million d'autres sans abri. En réponse immédiate à la catastrophe, le bureau de l'UNHCR à Yangon a acheté et distribué l'équivalent de 50 000 dollars de bâche en plastique et de nourriture en conserve aux rescapés.

Depuis, avec un premier convoi d'aide humanitaire par camion, l'UNHCR a fait parvenir 22 tonnes de tentes et de bâche en plastique en provenance des stocks de l'agence dans le nord-ouest de la Thaïlande. Par ailleurs, plus de 100 tonnes de toile goudronnée, de couvertures, d'ustensiles de cuisine et de moustiquaires sont acheminées par avion depuis l'entrepôt régional de l'UNHCR à Dubaï.

L'UNHCR n'intervient pas habituellement en cas de catastrophe naturelle, mais l'agence a agi en raison de l'ampleur de la dévastation, du besoin urgent des victimes et de la proximité de ses entrepôts d'aide d'urgence, qui sont situés non loin du Myanmar.

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Ni Ang, âgée de 16 ans, parcourt le marché de nuit à Delhi pour trouver de la nourriture pour elle et ses trois frères et soeurs. Ces enfants non accompagnés luttent pour leur survie en Inde après avoir fui leur village au Myanmar.