Les livraisons d'aide reprennent près de Goma dans les sites de déplacés après plusieurs jours d'interruption

Points de presse, 27 novembre 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 27 novembre 2012 au Palais des Nations à Genève.

Ce week-end, le HCR et ses partenaires ont repris les livraisons d'aide aux personnes déplacées internes dans 12 sites localisés près de Goma, y compris Mugunga 3 avec des distributions de vivres par le PAM, ainsi que de savon et des jerrycans.

Les livraisons d'aide ont commencé samedi. Nous souhaitons que 110 000 personnes bénéficient de ces distributions. C'est la première distribution d'aide à grande échelle depuis la prise de Goma par les rebelles M23 le 20 novembre dernier.

Beaucoup de déplacés nous font part de leur intention de rentrer bientôt dans leurs villages d'origine et, pour cette raison, les premières livraisons d'aide sont seulement des rations alimentaires de trois jours. D'autres livraisons d'aide sont prévues dans les zones de retour.

Au nord de Goma, dans le territoire de Rutshuru, 2 000 personnes sont déjà rentrées par leurs propres moyens. Dans les prochains jours, des visites de reconnaissance seront organisées pour se rendre compte des conditions de sécurité dans les zones de retour à Rutshuru. Une aide au transport sera allouée en priorité aux malades et aux femmes enceintes. Quatre camions seront utilisés.

La crise récente a généré plus de 140 000 nouveaux déplacés qui ont trouvé refuge près de Goma, principalement dans des installations spontanées et au camp de Mugunga 3. La situation de déplacement reste confuse, avec des déplacés rejoignant Goma et d'autres quittant la ville.

De nombreux déplacés ont besoin d'un abri et d'eau potable. La situation sanitaire demeure un problème majeur, à cause du manque de toilettes et de points de distribution d'eau. Des cas de diarrhées, de vomissements et d'infections des voies respiratoires ont déjà été enregistrés. Ces infections respiratoires sont dues au fait que ces personnes n'ont pas d'abri et qu'elles dorment en plein air, sous la pluie.

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