Le HCR améliore le logement dans un camp de réfugiés au Yémen

Agir pour faire la différence, 19 novembre 2012

© HCR/E.Leposky
Faduma et ses enfants sont accueillis dans leur nouvelle maison, fournie par le HCR grâce aux fonds versés par ECHO.

CAMP DE RÉFUGIÉS de KHARAZ, Yémen, 19 novembre (HCR) Cinq ans après avoir fui au Yémen pour échapper aux combats tribaux qui ont tué sa mère au Somaliland, Faduma se sent enfin chez elle dans une maison en dur, un foyer sûr qui lui permet d'espérer pour l'avenir de ses trois enfants.

La famille a récemment déménagé dans l'une des nouvelles maisons en briques et en bois qui ont été construites par le HCR au camp de réfugiés de Kharaz. Les nouvelles maisons, construites grâce au financement reçu de l'Office Humanitaire des Communautés Européennes (ECHO), sont désormais un abri permanent pour quelque 1 260 réfugiés, en particulier des personnes âgées et des handicapés, dont certains vivaient sous la tente depuis six ans.

Kharaz est situé dans le désert au sud du Yémen. Ce camp abrite près de 20 000 réfugiés somaliens qui ont fui leur pays d'origine en tentant la traversée périlleuse du golfe d'Aden vers le Yémen. Dans le camp, le HCR et ses partenaires fournissent aux personnes comme Faduma et ses enfants de la nourriture, un logement, des soins médicaux et des services d'éducation.

Faduma est maintenant âgée de 35 ans. Elle était enceinte de trois mois quand elle est partie avec ses enfants vers le Yémen. Elle a été battue par des passeurs lors de la traversée du golfe d'Aden. Elle a fait une fausse couche et elle a eu un rein gravement endommagé, ce pourquoi elle a dû être hospitalisée durant plusieurs mois. Après avoir récupéré la santé, elle a déménagé à Kharaz avec l'aide du HCR.

Elle s'est sentie en sécurité à Kharaz et heureuse que ses enfants puissent aller à l'école, malgré la vie sous la tente pendant quatre ans sous des températures torrides et humides. Cet environnement hostile a aggravé son état de santé et mis à rude épreuve le bien-être et le développement de ses enfants. La nouvelle maison de Faduma, bien que spartiate avec une pièce et une latrine, est une grande amélioration par rapport à ce qu'elle a auparavant enduré.

Le manque d'abris est un problème au camp de Kharaz, qui est encore aggravé par l'espace limité et une augmentation importante de la population du camp. Depuis le début de l'année 2011, la population du camp a augmenté de 28%. Elle s'élève aujourd'hui à près de 20 000 habitants, dont 96% d'entre eux sont somaliens. Des réfugiés vivant en milieu urbain ont également rejoint le camp l'année dernière, en raison de la situation économique et sécuritaire difficile.

Le HCR, avec le soutien d'ECHO, a également construit deux blocs de latrines communes et un système de drainage pour le centre de santé. De plus, l'agence pour les réfugiés a amélioré le système d'approvisionnement en eau du camp avec trois pompes électriques submersibles. Le HCR a également travaillé en étroite collaboration avec les autorités sur un projet d'expansion du camp. Des défis considérables demeurent, notamment pour les 3 000 réfugiés qui vivent encore sous la tente et dans des abris de fortune.

Le Yémen accueille quelque 223 000 réfugiés somaliens ayant fui la sécheresse, le conflit, l'instabilité politique et les violations des droits de l'homme dans leur pays d'origine. De nouveaux réfugiés originaires de la corne de l'Afrique continuent d'arriver au Yémen et beaucoup rejoignent le camp de Kharaz.

« Le HCR fera son possible pour continuer à améliorer les conditions de vie dans le camp », a déclaré Naveed Hussain, Représentant du HCR au Yémen.

Pour Faduma et ses enfants, les résultats sont désormais tangibles. Après avoir emménagé dans leur nouvelle maison Faduma a expliqué : « Vivre dans une tente me faisait mal aux reins et c'était difficile pour mes enfants. Maintenant, je peux espérer que la vie s'améliorera pour mes enfants. »

Teddy Leposky au camp de réfugiés de Kharaz

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La vie reprend lentement son cours dans les zones rurales et urbaines de la province d'Abyan, au sud du Yémen, où les combats entre les forces gouvernementales et rebelles ont causé d'importants déplacements de population en 2011 et 2012.

Depuis juillet dernier, alors que les hostilités ont diminué et que la sécurité a commencé à s'améliorer, plus de 100 000 déplacés internes sont rentrés chez eux dans la province, ou gouvernorat. La plupart avaient vécu plus d'un an dans des abris temporaires dans des provinces voisines comme Aden ou Lahj.

Aujourd'hui, des enfants à la mine réjouie jouent sans crainte dans les rues des villes comme Zinjibar, le chef-lieu de la province d'Abyan. Les magasins ont rouvert. Toutefois les dommages causés par le conflit sont bien concrets et les déplacés de retour ont trouvé une pénurie de services essentiels et d'opportunités pour les moyens d'existence ainsi qu'une insécurité persistante dans certaines zones.

Les personnes de retour sont affectées par l'état de dévastation des villes, qui affecte également le réseau d'électricité et de distribution d'eau. Mais la plupart d'entre elles ont foi en l'avenir et sont convaincues que la reconstruction va commencer bientôt. Le HCR fournit une aide vitale depuis le début de la crise de déplacement de populations en 2011 et l'organisation aide désormais au retour.

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Le 6 juillet 2012, Barbara Hendricks, Ambassadrice de bonne volonté à vie du HCR, s'est rendue au camp de Damba, dans le nord du Burkina Faso, pour y rencontrer des réfugiés maliens. Par ce geste, la célèbre chanteuse lyrique entend sensibiliser l'opinion publique au sort des milliers de réfugiés qui, après avoir fui le conflit sévissant dans leur pays depuis le début de l'année, vivent dans des camps ou des zones d'installation des pays voisins. Début juillet, on dénombrait au total plus de 198 000 Maliens à s'être désormais réfugiés en Mauritanie (88 825), au Burkina Faso (65 009) ou au Niger (44 987). On estime par ailleurs qu'il y a au Mali, principalement dans le nord, au moins 160 000 déplacés internes.

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Les 157 000 déplacés internes d'Abyan ont été accueillis chez des amis ou des parents. Toutefois, 20 000 d'entre eux ont dû être logés dans des dizaines d'écoles ainsi que dans huit édifices publics inoccupés. Les conditions de vie y sont pénibles avec, par exemple, plusieurs familles devant cohabiter dans une même pièce conçue initialement comme salle de classe.

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