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Campagne d'affichage du HCR dans les stations de métro à Paris

Articles d'actualité, 31 octobre 2012

© HCR/W.Spindler
Marre de métro-boulot-dodo ? Pensez à ceux qui sont contraints de changer de vie du jour au lendemain. Le HCR lance une campagne d'affichage dans le métro parisien.

PARIS, France, 31 octobre (HCR) Cette semaine, dans le métro parisien, les voyageurs découvrent une campagne spectaculaire évoquant des scènes de conflit qui font malheureusement la une de l'actualité. Sur des affiches 4X3, le grand public voit les membres d'une famille se serrant les uns contre les autres dans un logement endommagé par des bombardements.

Les affiches de la campagne « Dilemmes » sont visibles dans plus de 100 stations de métro à Paris. Cette campagne vise à attirer l'attention du public sur la question des réfugiés et d'autres personnes relevant de la compétence du HCR. Elle durera deux semaines.

© HCR/F.Moumtaz
Les affiches de la campagne du HCR sont visibles dans plus de 100 stations à Paris. Le métro parisien accueille environ trois millions de voyageurs par jour.

« A travers cette campagne, nous espérons transmettre notre message à plusieurs millions d'habitants, à Paris et en banlieue. En moyenne, le métro parisien accueille près de trois millions de voyageurs par jour », explique le Représentant du HCR à Paris, Philippe Leclerc.

L'affiche s'inscrit dans le cadre de la campagne « Dilemmes » lancée en juin dernier. Elle décrit les choix difficiles auxquels les réfugiés sont chaque jour confrontés, pour aider le public à découvrir la situation des réfugiés et à éprouver de l'empathie à leur égard.

« Notre campagne mondiale 'Dilemmes' fait suite à celle de 2011 qui était intitulée « un seul réfugié, c'est déjà trop ». La campagne 2012 vise à sensibiliser l'opinion publique à la cause des réfugiés et d'autres personnes déracinées ainsi qu'à lutter contre l'intolérance et la xénophobie envers eux. Ceci afin que le public se rende compte que personne ne choisit d'être un réfugié », indique Leigh Foster, responsable de la communication stratégique du HCR.

L'Emissaire du HCR Angelina Jolie et d'autres célébrités ont également tourné des spots diffusés dans les cinémas. Ils parlent des choix déchirants auxquels sont confrontés chaque jour les réfugiés : mourir ou survivre ailleurs. Les spectateurs sont invités à se mettre dans la peau d'un réfugié, tout en leur faisant comprendre que personne ne choisit de l'être.

© HCR/M.Dupuy
"Quel est le chemin le plus court pour rentrer chez vous ? Et si vous n'aviez plus de chez vous ?" Le HCR lance une campagne d'affichage dans le métro parisien.

En France, le spot d'Angelina Jolie a été projeté ces derniers mois dans 70 salles de cinéma à Paris, Bordeaux, Lille, Limoges, Lyon, Nancy, Nantes, Perpignan, Rennes, Rouen, Strasbourg et dans d'autres villes de l'hexagone. Plus de 64 000 cinéphiles ont vu le message d'Angelina Jolie, la célèbre actrice connue également pour ses engagements humanitaires.

Le HCR a développé une application gratuite pour les smartphones. Il s'agit d'un jeu de rôle intitulé « Ma vie en tant que réfugié ». Par des mises en situation, cette application fait découvrir au grand public le parcours des personnes réfugiées et déplacées ainsi que les dilemmes auxquels elles doivent faire face.

Par William Spindler à Paris

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Un « Hôtel » 0 étoile que les demandeurs d'asile appellent « maison » à Dijon

La France est l'une des principales destinations pour les demandeurs d'asile en Europe, avec quelque 55 000 nouvelles demandes d'asile en 2012. Compte tenu du nombre croissant de demandeurs, beaucoup de villes françaises sont confrontées à une pénurie sévère d'hébergements pour demandeurs d'asile.

Le gouvernement essaie de s'attaquer à ce problème et a annoncé, en février 2013, la création de 4 000 places supplémentaires dans les centres d'accueil pour demandeurs d'asile financés par l'État. Cependant de nombreux demandeurs d'asile sont toujours obligés de dormir à la rue ou d'occuper des bâtiments vides. L'un de ces bâtiments, surnommé « Hôtel Réfugiés » par ses occupants de passage, se trouve dans la banlieue de la ville de Dijon, dans l'est de la France. Il illustre la situation critique de l'hébergement.

L'ancien abattoir héberge environ 100 demandeurs d'asile, originaires principalement du Tchad, du Mali et de Somalie, mais aussi de Géorgie, du Kosovo et d'autres pays d'Europe de l'Est. La plupart sont des hommes seuls, mais il y a aussi deux familles.

Dans ce bâtiment vide, froid, humide et infesté de rats, les tuyaux fuient et l'électricité fonctionne de manière sporadique. Il n'y a qu'un seul lavabo, deux robinets d'eau potable, aucune salle de bain et aucune cuisine. Les demandeurs d'asile dorment dans les anciennes chambres froides. Les autorités ont essayé de fermer le squat plusieurs fois. Ces images, prises par le photographe britannique Jason Tanner, montrent l'état épouvantable du bâtiment et représentent les personnes qui l'appellent leur « maison ».

Un « Hôtel » 0 étoile que les demandeurs d'asile appellent « maison » à Dijon

Depuis Paris avec affection, des jouets pour les enfants syriens

Chaque année, le Musée du Quai Branly à Paris organise une collecte de jouets auprès d'écoliers à Paris et, avec un peu d'aide du HCR et d'autres partenaires clés, les envoie aux enfants réfugiés qui ont tant perdu.

Cette année, les bénéficiaires étaient des dizaines d'enfants syriens vivant dans deux camps de réfugiés en Turquie, l'un des principaux pays d'accueil pour plus de 1,4 million de Syriens qui ont fui leur pays, avec ou sans leurs familles. La plupart des enfants sont traumatisés et ils ont perdu toutes leurs affaires dans les décombres en Syrie.

La semaine dernière, le personnel du musée, le HCR et la Fédération des Associations d'Anciens du Scoutisme ont rassemblé les jouets et les ont emballés dans 60 colis. Ces colis ont ensuite été transportés vers la Turquie par Aviation sans Frontières puis acheminés vers l'école maternelle et des garderies dans les camps de Nizip-1 et Nizip-2 près de la ville de Gaziantep.

Ce cadeau a été donné par des enfants grandissant paisiblement dans la capitale française. Les jouets ont apporté un rayon de soleil dans la vie de ces jeunes réfugiés syriens et leur rappelle qu'ils ne sont pas oubliés par d'autres enfants dans le monde extérieur.

Ces images de la distribution de jouets ont été prises par le photographe Aytac Akad et Selin Unal du HCR.

Depuis Paris avec affection, des jouets pour les enfants syriens

Dehors dans le froid à Calais

Un grand nombre de jeunes hommes et d'adolescents originaires d'Afghanistan, d'Erythrée, d'Iran, d'Iraq, de Somalie et du Soudan arrivent à Calais, une ville portuaire du nord de la France, après un long et dangereux périple. Certains ont fui leur pays pour échapper aux persécutions, au conflit ou à l'enrôlement forcé ; d'autres recherchent une vie meilleure. La ville de Calais est devenue un point de transit où des passeurs ont des réseaux établis qui amènent ces hommes vers d'autres pays européens. Les demandeurs d'asile et les migrants bâtissent des camps de fortune qui sont régulièrement rasés par la police française. Le plus souvent, ils doivent dormir en plein air et ils vivent dans la crainte constante d'une arrestation ou d'une expulsion. Le HCR a ouvert un bureau à Calais, dans le but d'informer les jeunes arrivants sur les procédures d'asile en France ainsi que d'autres aides disponibles.

Dehors dans le froid à Calais

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Dehors dans le froid à Calais

Malgré des températures négatives, des migrants et des demandeurs d'asile continuent à affluer vers la ville portuaire de Calais dans le nord de la France, avec l'objectif de traverser la Manche vers le Royaume-Uni. Certains sont originaires de zones de conflit et le HCR fait son possible pour qu'ils aient accès aux procédures d'asile. 02/02/2010