Dans une situation tendue, des milliers de personnes fuient la ville portuaire somalienne de Kismayo

Points de presse, 21 septembre 2012

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 21 septembre 2012 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR suit de près la situation autour de la ville portuaire somalienne de Kismayo où des milliers d'habitants fuient la ville en prévision des activités militaires et de nouveaux affrontements.

Ce mois-ci, plus de 10 000 personnes ont déjà fui Kismayo, craignant une reprise des combats. Les mouvements ont sensiblement augmenté lundi et se sont poursuivis depuis. Quelque 7 500 personnes ont fui la région au cours des quatre derniers jours dans une situation de tensions croissantes.

La plupart des Somaliens déplacés quittent Kismayo et ses environs en minibus. Les familles les plus pauvres entreprennent le voyage dans des camions et des camionnettes, pour certains, en charrettes tirées par des ânes.

La majorité des personnes déplacées se dirigent vers des villages situés dans d'autres régions du district de Kismayo, ainsi que des villages des districts voisins de Jilib et Jamame. Certains fuient également vers Mogadiscio et les camps de réfugiés de Dadaab.

Selon nos partenaires sur le terrain, la plupart des personnes qui fuient Kismayo disent qu'elles ont l'intention d'y retourner dès que la situation se sera stabilisée. Certaines informations évoquent des attaques et des pillages sporadiques menés par les milices. Les personnes déplacées avaient également peur d'être prises dans les échanges de tirs et d'éventuelles attaques de représailles menées par des groupes armés opérant dans la ville.

Pendant ce temps en Éthiopie, quelque 200 à 300 Somaliens continuent d'arriver au camp de Dollo Ado chaque semaine. Ils sont principalement originaires des régions de Gedo, Bakool et Bay. La plupart des nouveaux arrivants continuent à évoquer l'insécurité, les combats continuels et la peur du recrutement forcé en Somalie comme étant les principales raisons les ayant poussés à fuir leur foyer.

Après deux décennies de conflits et de violences, la Somalie reste l'une des pires crises humanitaires dans le monde entier, générant le plus grand nombre de réfugiés après l'Afghanistan et l'Iraq.

Aujourd'hui, plus d'un million de Somaliens sont réfugiés dans les pays voisins. 1,3 million de personnes supplémentaires sont déplacées en Somalie.

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Le rythme d'arrivée des réfugiés somaliens au Kenya est alarmant

Les trois camps de Dadaab, dont la capacité d'accueil était initialement prévue pour 90 000 personnes, comptent désormais une population d'environ 250 000 civils somaliens, ce qui fait de ce complexe accueillant des réfugiés l'un des plus grands et des plus surpeuplés au monde. Le HCR craint l'arrivée de dizaines de milliers d'autres réfugiés en 2009 dans cette région isolée située au nord-est du Kenya, alors que la situation continue à se détériorer dans leur pays en proie à des troubles.

Les ressources, comme l'eau et la nourriture, se réduisent dangereusement dans les camps surpeuplés, avec parfois 400 familles se partageant l'usage d'un robinet d'eau. Il n'y a plus de place pour monter de nouvelles tentes, et les nouveaux arrivants doivent partager des abris déjà surpeuplés avec d'autres réfugiés.

Début 2009, le Gouvernement kényan a donné son accord pour allouer des terres supplémentaires à Dadaab, ce qui permettra d'héberger quelque 50 000 réfugiés. Les photos ci-après montrent les conditions de vie dans le camp de Dadaab en décembre 2008.

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Kenya : largages aériens pour les camps de réfugiés affectés par les inondations

Ce week-end, l'UNHCR a commencé, avec l'aide de l'armée américaine, le largage aérien d'urgence d'environ 200 tonnes de biens de secours destinés aux milliers de réfugiés affectés par de graves inondations dans les camps de réfugiés de Dadaab au nord du Kenya.

Ces largages aériens offrent un spectacle impressionnant. Un avion cargo C-130 a largué, à chaque rotation, 16 tonnes de bâches en plastique, de moustiquaires, de tentes et de couvertures, au-dessus d'un site préalablement évacué de toute présence humaine et animale. Des réfugiés ont ensuite chargé le matériel dans des camions pour l'acheminer vers les camps.

Dadaab, un complexe de trois camps accueillant quelque 160 000 réfugiés, principalement originaires de Somalie, a été coupé du monde par un mois de fortes pluies qui ont emporté la seule route permettant de relier les camps isolés depuis la capitale kenyane, Nairobi. Le transport aérien s'est avéré la seule solution pour faire parvenir les secours vers les camps.

L'UNHCR a transféré 7 000 réfugiés parmi les plus touchés depuis Ifo vers le camp d'Hagadera, à quelque 20 kilomètres plus loin. 7 000 autres réfugiés ont été transférés vers un nouveau site, appelé Ifo 2, situé plus en altitude.

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Inondations dans les camps de réfugiés au Kenya

Des inondations dans le nord-est du Kenya à la mi-novembre ont causé des dégâts dans les trois camps de réfugiés du complexe de Dadaab. Plus de 100 000 réfugiés sur les 160 000 qui y sont accueillis ont été affectés par ces inondations, en particulier au camp d'Ifo. Les réfugiés ont perdu leurs abris et les latrines ont été inondées et détruites. La route d'accès principale reliant Dadaab au reste du Kenya a été coupée par les inondations dues aux fortes pluies, empêchant tout approvisionnement d'aide par voie terrestre.

L'UNHCR a commencé à transférer les réfugiés - souvent avec des charrettes, tirées par des ânes - vers un lieu plus en sécurité, le camp de Hagadera, situé à 20 kilomètres et à une altitude plus élevée. La mise en place d'un pont aérien a permis d'apporter du carburant pour les générateurs, des kits médicaux d'urgence, des bâches en plastique et des pelles pour remplir des sacs de sable afin de consolider les digues anti-inondations. Des biens de premier secours ainsi que de la nourriture ont été distribués aux réfugiés démunis.

L'ampleur de ces inondations rappelle celle des inondations massives ayant suivi les pluies record d'El Nino en 1997, qui avaient submergé toutes les basses terres de l'est du Kenya.

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